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Vitor Hugo: Han d’Islande

Discussion dans 'Bibliothèque anarchiste' créé par Marc poïk, 12 Novembre 2017.

  1. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Han d’Islande est un roman de jeunesse de Victor Hugo, publié en 1823.Ce roman de jeunesse de Victor Hugo a été écrit en 1821 à 19 ans. Quelque temps auparavant, il rencontre Adèle Foucher dont il tombe amoureux et avec qui il correspond en secret. Malheureusement la mère de Hugo découvre la correspondance et interdit aux jeunes gens de se voir. À la mort en 1821 de Madame Hugo, l’auteur peut renouer avec Adèle. Mais des problèmes d’argent éloignent encore le mariage. Après de longues fiançailles, le mariage a lieu en 1822 grâce à une pension accordée par Louis XVIII. C’est face à ces soucis financiers que Victor Hugo écrit Han d’Islande, qui reflète cet amour contrarié. Han d’Islande se situe dans la région de Trondheim en Norvège en 1699. Ordener Guldenlew, personnage principal, jeune homme vertueux, noble et courageux, est le fils du Vice-Roi de Norvège et amoureux d'Ethel, douce jeune fille de Schumaker, ancien Comte de Griffenfeld déshonoré par le Roi et enfermé à la forteresse de Munkholm. Seuls certains papiers, enfermés dans une cassette en fer et aux mains de Han d’Islande, pourraient sauver Schumaker et sa fille ...

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    ce qui m’a le plus fasciné dans cette œuvre considérable et dans les accomplissements de cet homme, c’est la constante résolution qu’il eut de hisser son idéal révolutionnaire vers l’absolu sans s’écarter des évidences ni des réalités. Il s’agissait pour lui, en somme, de ne jamais séparer les actes du langage car seul le langage peut porter la résonance des actes au-delà de la sphère de l’entendement immédiat. Dans chacun des textes de Hugo on sent vibrer cette force transcendentale qui est capable de se jouer de la perfidie des idées reçues, de l’immobilisme des préjugés, des barrages dressés par des intérêts particuliers. En témoignent chacun des combats littéraires, épistolaires et politiques qu’il mena sans faiblir en faveur du suffrage universel, de la liberté d’expression, des droits de l’homme, des droits de la femme et de ceux de l’enfant, en faveur de l’éducation, en faveur de la vie elle-même – souvenons-nous de son fameux cri : « Mort à la mort ‘ » –, et même en faveur de l’édification européenne dans laquelle nous tâtonnons encore avec tant de maladresses et d’ambiguïtés, son combat en faveur d’une paix universelle – mais en ne manquant pas de rappeler qu’elle ne saurait, cette paix, être obtenue « à n’importe quel prix » –, son combat simlultané contre la guerre – qu’une de ses belles formules résume si bien : « Qu’est-ce que la guerre ? C’est le suicide des masses ».

    Tout en s’inscrivant dans une tentative généreuse d’établir une modernité lumineuse, chacun des combats de Victor Hugo est mené avec l’assistance d’une écriture générative comme nous en avons peu d’exemples dans l’histoire des hommes. J’ai dans l’idée que l’immense popularité que connut et connaît encore Victor Hugo, et même l’hostilité ou le mépris dont il eût à connaître et que parfois on voit ressurgir, viennent du sentiment, clair chez les uns, indistinct chez d’autres, que le sous-texte est chez lui habité par une énergie indéfinie qui est peut-être le secret de la survivance dans une humanité si prompte à se laisser prendre aux vertiges suicidaires."
    Hubert Nyssen
     
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