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Violences conjugales : Un exemple avec Bertrand Cantat

Discussion dans 'Féminisme et luttes d'émancipations LGBTQ' créé par kuhing, 8 Octobre 2017.

  1. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  2. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Euh ça veut dire quoi "même chose que le problème posé par le radicalisme"??? {confus}
    Quelles seraient ces mystérieuses "racines du mal" sources uniques de toutes les misères et toutes les saloperies? Le Capitalisme? L'Etat? Aucune oppression (des femmes par les hommes, par exemple...) n'aurait jamais existé dans des sociétés structurées sans Etat ni Capitalisme?
    Quelles seraient ces "sous catégories"?
    Les femmes?
    Parce qu'il semble que même pour les anarchistes les femmes représentent bel et bien une "sous catégorie",
    qu'on peut mépriser, tabasser, violer, traiter comme de la merde et cantonner à des tâches subalternes.
    C'est bien pourquoi en Espagne en 36 les femmes ont été obligées de créer les Mujeres Libres.

    Extrait d'un témoignage d'une de ces "Femmes libres":
    Femmes et anarchistes. De Mujeres Libres aux anarchaféministes - Chroniques rebelles

    Pour en revenir à Bertrand Cantat, la lutte contre les violences faites aux femmes n'est pas forcément révolutionnaire, mais on ne va pas attendre la révolution pour lutter contre le machisme et ses conséquences.
     
    Dernière édition: 25 Décembre 2017
  3. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    T’as pas besoin de sortir l’encyclopedie universalis.
    La racine du mal, et c’est étonnant que pour une anarchiste tu te poses la question, c’est le pouvoir.
    Celui exercé sur et contre les autres toutes catégories confondues et non sur soi-même comme il devrait l’être pour toute personne un tant soit peu consciente.
     
  4. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  5. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    J'ai besoin de faire un rappel d'histoire (en postant un article et une émission de femmes anarchaféministes). Déjà à l'époque les femmes ont été obligées de faire valoir leurs droits face à des hommes anarchistes qui cherchaient à faire perdurer les discriminations sexistes.

    Le Pouvoir n'est pas une entité abstraite qui possèderait les gens. Et on ne le combat pas non plus avec des formules toute faites et des incantations abstraites, "toutes catégories confondues".
    D'ailleurs les anarchaféministes luttent aussi pour faire connaître les théories et pratiques anarchistes en général. Ce qui n'est pas forcément le cas de ceux (nombreux, insultants et parfois carrément haineux...) qui leur ordonnent d'arrêter de combattre l'oppression spécifique dont elles sont victimes.
    Si des anarchistes qui prétendent combattre "LE Pouvoir" en théorie exercent ce pouvoir dans les faits sur certaines catégories (les femmes par exemple) on se doit de combattre ces manifestations de pouvoir et ceux qui l'exercent (des hommes en l'occurrence).
    Le sexisme, manifestation spécificque de pouvoir - dans ce cas des hommes sur les femmes, est une tare profondément enracinée dans la société depuis des millénaires, il ne va pas s'autodétruire sans qu'on l'aide un peu.
    Les choses ont quand même un peu évolué dans ce domaine grâce à des luttes féministes, on en va pas attendre la mort du "Pouvoir" en général pour tenter de poursuivre cette évolution.

    Autre extrait de l'article sur les Mujeres libres:
    En principe les anarchaféministes sont opposées à toute idée de sanction pénale. Et personnellement je ne crois pas à "l'éducation" des machos, violeurs, cogneurs de femmes. Même faire changer d'avis ceux qui n'en ont juste rien à foutre, qui renvoient à une "problématique plus générale" je n'y crois pas.
    Alors que faire?
    Ayant été moi même battue par un ancien copain, et plus récemment agressée sexuellement, comme beaucoup de copines pourtant anarchaféministes comme moi j'ai été consternée de constater que les femmes se sentent coupables quand elles sont battues, violées. Les témoignages de femmes victimes de viol en milieu militant font toutes part de cette difficulté à surmonter un sentiment de culpabilité. Sentiment beaucoup trop courant chez les femmes en général pour qu'il n'ait pas de racines communes (l'idée que les femmes méritent leur "sort", tandis que les hommes qui les violent ou battent sont des victimes: des femmes qui les ont "allumés", les ont "énervés" ou encore "victimes d'un mauvais karma").
    De plus le viol, les violences conjugales, la distribution des tâches domestiques, les discriminations sociales... ne sont pas des conséquences du "Pouvoir" en général (la domination de classe par exemple...) mais bien du pouvoir patriarcal (d'hommes sur les femmes).
    Marie Trintignant était une bourgeoise. Des hommes exploités peuvent être des violeurs et battre leur femme.

    Même si tous les hommes ne sont pas des violeurs ou cogneurs, même si des hommes admettent que le sexisme est un problème qu'on se doit de combattre EN PLUS de l'oppression de classe.

    Si aujourd'hui l'opinion publique a beaucoup changé à propos des agressions sexuelles, du harcèlement, des violences conjugales, des discriminations sociales sexistes, il reste encore beaucoup à faire, il faut encore en parler pour sensibiliser sur ces questions et sur la persistance du sexisme en général.

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    Dernière édition: 25 Décembre 2017
  6. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bonjour à tous,
    Ce n'est pas pour rien que j'ai parlé dans mes messages de Gilles de Rais, compagnon
    fidèle de Jeanne d'arc, grand seigneur breton et grand soldat, maréchal de France, (c'est à dire
    ministre de la guerre du roi Charles VII......),
    et qui fut condamné à mort, pendu et brûlé pour le viol et le massacre de plusieurs dizaines d'enfants, ( ou plus, on parle
    de plus 600 victimes.....),
    A Nantes en 1440. C'est ce personnage qui fut à la genèse du " barbe bleue" , des contes populaires.
    Au delà de ses crimes réels ou pas, ( car certains historiens soutiennent la thèse d'un complot contre lui....),
    C'était la première fois, depuis des centaines d'années, voire des milliers d'années qu'un grand seigneur, je devrais plutôt
    dire un grand "saigneur", était condamné pour de tels actes,
    Le viol et l'assassinat de pauvres , de serfs, de dépendants et dépendantes......
    Chose habituelle à l'époque et depuis si longtemps....
    C'est dans ce sens que le procès de Gilles de Rais est exemplaire.....
    Pour la première fois, le pouvoir en place en France,reconnaît la monstruosité de la noblesse féodale,
    en condamnant à mort l'un des siens pour crime contre des serfs ou pauvres paysans......
    Amitié.
     
    pschrsrgnc apprécie ceci.
  7. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  8. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    je ne suis pas sûre de ce que tu cherches à démontrer, qu'on devrait en tant que libertaires se réjouir et considérer comme un progrès qu'un "pouvoir en place" ait condamné à mort un criminel?

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    La prison n'est pas non plus une solution pour venir en aide aux femmes battues. Combien de femmes sont tuées par leur mari après l'avoir dénoncé? Ou quand il sort de prison?
    La plupart des associations d'aide aux femmes victimes de violences s'accordent pour préconier la protection avant tout.
    Car si les bourgeoises peuvent être victimes autant que des prolotes, tout est toujours pire sans fric. Si elle l'avait désiré Marie Trintignant aurait pu vivre séparément de Cantat. Pour beaucoup de femmes c'est impossible pour des raisons financières!
    La création de foyers d'accueil a été un gros progrès dans ce domaine mais hélas ils sont saturés et ce n'est pas une solution pérenne. Dans l'idéal les femmes devraient pouvoir refaire leur vie loin de l'auteur de violences.

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    Maison des Femmes de Paris
     
  9. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Le pouvoir exercé contre les autres et non celui qui devrait être, par chacun-e, exercé sur soi-même, ne s’applique pas uniquement au niveau des classes sociales.
    On le retrouve quasiment partout et c’est une caractéristique qui est la conséquence du caractère primitif de l’espèce humaine.

    Des hommes oppriment des hommes, des hommes oppriment des femmes mais des femmes et des hommes oppriment des animaux, des femmes peuvent opprimer des hommes, des blancs-ches peuvent opprimer des noir-e-s mais des noir-e-s peuvent aussi opprimer des noir-e-s voire des blancs-ches, etc etc...
    Les pourcentages passent après le principe général.

    On peut se battre spécifiquement en se fixant sur le terrain catégoriel si on appartient à une de ses tranches ou si on se solidarise avec l’une d’elles mais le risque, si on part du particulier au lieu du général, est de se tromper de cause voire de cible et même d’inverser le rapport de domination sans le supprimer.

    C’est ce qui se passe souvent concernant certain-e-s féministes et on en a eu l’illustration quelques messages plus haut quand quelqu’un a parlé d’hommes battus qui existaient aussi.
    Le réflexe attendu d’accusation ( ou presque ) de « masculinisme » qui a une connotation très péjorative, ne s’est pas fait attendre.

    Le pouvoir sur les autres n’est pas une chose « abstraite ». Il est multi-catégoriel et même multi-spéciste.
    C’est bien sur le terrain d’une évolution de la conscience humaine qui fera que la volonté de puissance propre à l’homme ( sens générique ) trouvera son vrai chemin, celui du pouvoir que chaque individu exercera sur lui-même, que le combat pratique et théorique devrait se mener.
     
  10. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bonjour Ninaa
    Non, pas du tout, la peine de mort est une horreur sans nom.
    Mais peut-être devrait on se réjouir, qu'à cette époque, le pouvoir ait enfin
    reconnu la culpabilité "d'un grand" dans l'assassinat sauvage de ses serfs et serves.....
    Ce qui dans mon esprit ne justifie en rien le pouvoir ni la répression qu'il exerce.
    Mais, enfin, pour une fois, il était reconnu publiquement l'abomination de tels actes....
    Amitié
     
  11. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  12. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    @ henri Belhache:
    Non, la peine de mort n'a jamais constitué un progrès.

    Ces pourcentages, l'universalité du problème sont le reflet d'une situation globale. Sinon comment expliquer l'énormité de cette disparité?
    Des animaux peuvent dévorer des humains, les animaux ne sont pas tous des bisounours.
    Il n'empêche que globalement ce sont les humains qui oppriment et exploitent les animaux.

    Les Noirs n'ont pas kidnappé de Blancs pour organiser l'esclavage en Afrique. L'Afrique ne s'est pas partagé l'Europe. L'ensemble des femmes n'ont jamais légitimé politiquement la domination, l'exploitation, le viol et les violences sur l'ensemble des hommes.

    je l'ai dit et répété: par définition, les anarchistes se désolidarisent de ce genre de féminisme, elles ne veulent pas le pouvoir pour les femmes mais l'abolition de tout pouvoir. Pas question d'exiger que des femmes deviennent patronnes ou politiciennes. Ni qu'elles puissent à leur tour violer et battre les hommes.


    Lire plus haut:

    Et concernant les hommes battus, même s'ils sont une exception qui confirme la règle, et absolument pas le reflet d'une situation historique, universelle, sociale et politique, même si les médias insistent unanimement sur ce sujet tout en prétendant que c'est "un tabou", même si des masculinistes se servent de leur drame pour minimiser le problème des violences faites aux femmes...
    je pense qu'ils devraient pouvoir être écoutés et accueillis dans les mêmes foyers que les femmes, ceux qui risquent d'être tués par leur agresseuse devraient pouvoir aussi se mettre en sécurité.

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    70% des femmes dans le monde sont victimes de violences au cours de leur vie

    La lutte pour l'égalité hommes-femmes n'a rien de révolutionnaire en elle même: le fait est que la situation globale des femmes a évolué dans un cadre étatiste et capitaliste!
    Cependant les anarchistes ne doivent pas oublier cet objectif de l'abolition du pouvoir, de l'Etat, du capitalisme. Dans cet objectif on peut diffuser nos idées, en discuter autour de nous, partager des lectures, articles, documentaires... On peut aussi illustrer les pratiques anti-autoritaires dans des luttes. C'est ce que faisaient les Mujeres libres (qui n'oubliaient pas de lutter aussi pour l'abolition de tout pouvoir). C'est ce que font aussi beaucoup de militantes anarchistes aujourd'hui.

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    Dernière édition: 27 Décembre 2017
  13. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bien d'accord
    mais le fait de ne pas laisser des crimes odieux impunis, oui.
    C'est tout ce que je dis avec mon exemple sur Gilles de Rais.
    Qu'est ce que tu ferais si un enfoiré torturait et tuait un de tes enfants?,
    De mon humble avis, tu ne resterais pas à pleurer et à méditer dans ton coin sur la nature humaine.
    Je ne dis pas qu'il y a des solutions faciles ni satisfaisantes face à de tels crimes.
    Mais, pour le coup, si un tel destin arrivait à l'un de mes enfants,
    je n'aimerais pas voir le criminel courir dans la nature, comme s'il ne s'était rien passé.
    J'aurais beaucoup de mal à le supporter.
    Alors, c'est bien gentil les grands principes libertaires planant dans le ciel des idées.
    Mais dans la vraie vie, sur terre, on fait quoi ? par rapport à ce genre de crimes,
    qui arrivent malheureusement tous les jours dans notre monde si imparfait.
    On attend la révolution universelle ? qui résoudra ce genre de problèmes ?
    Alors tu est contre toute punition, même pour ce genre de crimes,
    parce qu'on ne peut rien réparer..Ok, Ok,
    Donc, ici et maintenant, dans ce monde imparfait, on laisse pisser et courir les criminels
    pour être en accord avec notre belle morale libertaire?
    Va le dire en face à face aux proches de victimes innocentes.
    Moi, en tout cas, je n'aurais pas ce courage.
    J'aurais bien trop peur de me faire casser la gueule par l'un des proches.
    Et je comprendrais sa réaction violente.
     
  14. pschrsrgnc
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    pschrsrgncGuest

    La peine de mort à connu ses méprises, l'affaire Ranucci:le pull over rouge.La 'veuve' à l'époque du bagne entre autre,était 'exemplaire' envers les condamnés !?
    Les ratés aux USA concernant les exécutions ne manquent pas et les couloirs de la mort comportent des innocents aussi.,Badinter à sauvé la tête de Henri,c'est exemplaire.
    Totalement contre,je ne comprend pas sa caution quelque soit le crime commis. La privation de liberté est largement suffisante, assez destructrice et...les erreurs judiciaires existent aussi.
    La perpétuité, qui n'est pas effective en France,est réclamée par certaines composantes politiques :le FN entre autre.
    Il faut retenir qu'une cour d'assises n'a pas pour but ; la réparation des victimes mais la condamnation des auteur.e.s de crimes qui est le fait d'avoir attenté à la vie d'un.e autre.
    Cantat étant le sujet ; je trouve que pour un crime défini comme passionnel et les multiples coups portés,il n'a pas trop 'mangé'.Le pognon,la notoriété a dû faire fonctionner une justice à 2 vitesses.(celle des pauvres et celle des riches) L'incarcération de longues années est tout de même lourde de conséquences. Ce n'est sûrement pas la colonie de vacances aux frais de la 'princesse' !Se la faire 'mieux' quand on est pas un indigent,lorsque l'on est blindé. e facilite. Un peu comme s'aventurer à goûter un plat inconnu,il y aura plus d'appréhensions!il doit en être de même !?
     
  15. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  16. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Non. "Punir" est une notion qui devrait être totalement étrangère à des anti-autoritaires!
    Alors que même des réformistes (simplement "humanistes"...) remettent en cause la notion même de la vengeance:
    Pourquoi faudrait-il punir ? - Pistes abolitionnistes

    Bien sûr pour les libertaires, s'il est toujours possible de "limiter les dégats" on ne peut pas envisager la résolution radicale de quelque problème que ce soit (les violences sexistes, les inégalités sociales, la répression...) dans un cadre globalement autoritaire, étatique et capitaliste.

    Pour ceux qui voudraient s'informer sur la critique libertaire des prisons:
    Médias - L’Envolée n° 45, « Les prisonniers ont raison de se révolter ! »
     
  17. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bonjour Ninaa,
    Je trouve ta réponse bien trop facile à mon goût,
    et qui ne répond absolument pas à mon dernier message.
    A savoir, comment faire avec des monstres pervers, ( et malheureusement, il y en a),
    ici et maintenant dans ce cadre autoritaire.
    Et pour moi, il est hors de question de passer l'éponge avec ces gens là.
    Il ne s'agit pas de vengeance, mais d'une protection que nous nous devons mutuellement
    pour les empêcher de recommencer.
    Et punir un salopard n'est pas une notion étrangère à un anarchiste comme tu dis.
    C'est malheureusement le seul moyen parfois d’empêcher de plus grands drames.
    Exemple:
    Sur ce forum, des libertaires parlent souvent de bannissement ou d'exclusion
    de membres qui commettraient des actes trop graves dans le groupe militant.
    C'est quoi cela, si ce n'est pas déjà une punition pour les exclus?
    Ne parlons de l'exclusion hypocrite qui consiste à tourner le dos à ces "déviants" et à ne plus leur parler,
    sans les foutre dehors du groupe. C'est peut-être pire.
    Alors tes grands principes anti-autoritaires sont bien beaux, ( et je les approuve),
    mais ne collent pas toujours avec la réalité telle qu'elle est. Car les libertaires fonctionnent
    aussi en punissant, car il faut bien se défendre contre des actes trop graves.
    Ne pas le reconnaître serait faire preuve d'angélisme ou de mauvaise foi.
    ( la seule différence c'est que les libertaires sont en général plus humains que les autres dans les moyens à employer.)
    Alors, bien d'accord avec toi pour dire que la prison n'est pas une solution.
    Mais que faire alors ?
    Moi, je n'ai pas de réponses.Je ne sais pas.

    Amitié
     
  18. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  19. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Pour résoudre totalement le problème des violences conjugales je ne sais pas non plus (même si j'ai quand même quelques pistes pour venir en aide aux victimes), en revanche je suis sûre de savoir ce qu'il ne faut pas faire quand on se dit anti-autoritaire! Tu prétends "ne pas savoir quoi faire" mais en attendant de "savoir" tu préconises quand même de jeter quand même les gens en taule à tout hasard???

    Ne pas accueillir quelqu'un ça n'a rien à voir avec la prison. Dans ce cas il ne s'agit pas de punir mais de garder un espace safe.
    Dans le cas des violences conjugales la punition n'empêche pas la récidive bien au contraire. Les faits divers abondent d'hommes qui sortent encore plus violents de prison et souvent courent massacrer toute leur famille. Quant à leur faire peur vu que le plus souvent ils se suicident dans la foulée...

    La seule réponse possible (même si pas parfaite mais il n'existe aucun moyen d'empêcher totalement la criminalité en général...) est de protéger les femmes: plus de structures d'accueil, possibilité de refaire sa vie, loin et anonyme dans les cas les plus graves.
    Dans les structures militantes si la délation publique des agresseurs (cogneurs, harceleurs, violeurs...) est rare, l'info circule dans les milieux concernés.
    Encore une fois ça n'a rien à voir avec la prison: l'anarchisme c'est la liberté d'association, chacun a donc tout à fait le droit de choisir qui il souhaite inviter ou pas chez lui.
    Et qui aurait envie d'inviter un cogneur, harceleur, violeur?
    "L'exclu" de ces espaces n'est pas enfermé dans une cellule, livré à l'arbitraire des matons, il peut se balader à sa guise.

    Pour les alternatives à la prison, j'ai posté ci dessus un texte (de démocrates "humanistes") qui suggèrent des pistes alternatives. Le journal "L'Envolée", plus spécifiquement libertaire, explique en quoi la prison ne constitue pas une solution mais aggrave les choses au contraire.

    Pour en revenir à Bertrand Cantat, la peur de la prison aurait-elle empêché de frapper Marie Trintignant? Evidemment non: car Cantat ne pouvait ignorer qu'il serait jugé comme n'importe qui si elle portait plainte ou... mourait.

    Pour trouver un foyer ou lieu d'accueil - centre d'hébergement partout en France:

    SOS Femmes Accueil - Annuaire des CHRS et autres lieux d'accueil

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  20. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Alors on est d’accord.
    Mais tout le monde, même anarchiste, n’a pas une position aussi claire.
     
  21. Fanya
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    FanyaMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Août 2015
    Austria
  22. social-démocrate
    Il a existé et existe encore des femmes féministes bolchéviques, (néo)nazies, maoistes. Des femmes féministes dans leur combat contre l'EL tuent des gens. Des Mujeres Libres ont tué des gens. Des femmes féministes sont pour le néonaticide (tuer des nouveaux nés). Des femmes féministes sont pour le passage à tabac en guise de représailles. Des femmes féministes radicales rêvent de voir les mâles anéantis. Des femmes féministes ont soutenu des dictatures (Simone de Beauvoir et d'autres). Etc etc etc.

    Alors quand je lis "le féminisme n'a jamais tué personne" je me marre (jaune).

    Allez y traitez moi de misogyne antiféministe.
     
  23. pschrsrgnc
    Online

    pschrsrgncGuest

    Si il faut te faire plaisir :
    Fanya,misogyne anti féministe. ?:p

    Le rêve... si seulement !
    Les conflits ont cultivés ces dissensions. Les femmes,(désignées par certains comme :le sexe faible ,quelle prétention ignominieuse !) doivent 'se battre' pour retrouver, trouver plutôt, l'égalité qui au minimum leur est due.
    Actions=Réactions entraînant certains aléas.
    De plus,anarchistes,anti-autoritaires,contre le patriarcat et toutes soumissions,leurs 'batailles' comporte des victimes résultant de la lenteur de la compréhension de leurs revendications.
    Le souhait pacifique d'ententes relatives sera utopique tant qu'elles devront 'guerroyer' pour 's'aligner'.
    Leurs luttes pour leurs reconnaissances émerge, la continuation risque d'entraîner des heurts dans cette logique avec certains hommes non permissifs qui campent' sur leurs intransigeances.


    [FONT=Courier New][/FONT]
     
  24. henri belhache
    Online

    henri belhacheGuest

    Bonjour Ninaa,
    J'admire la manière que tu as de détourner les mots que je dis dans le sens qui t'es favorable. C'est du grand art!
    Je ne parle pas "d'accueil" mais "d'exclusion" d'un groupe pour actes graves,
    ce qui pour moi est bel et bien une punition contre "le déviant", quoique tu en penses.
    Je vais prendre un exemple: Dans ma communauté, il nous est arrivé d'exclure des personnes, (très rarement heureusement),
    pour actes graves envers d'autres membres du groupe. ( vols importants ou violences graves contre des femmes notamment).
    Et bien, je t'assure, ce n'est point une partie de plaisir que d'en arriver là. Ni pour le groupe qui doit décider sur la personne mise en cause,
    ni pour ces personnes qui ne voulaient absolument pas quitter le groupe.
    Pour avoir participé à ce genre de "tribunal populaire",( n'ayons pas peur des mots), avec les personnes concernées et l'ensemble du groupe,j'étais toujours très mal à l'aise.
    Et je n'ai jamais pu avoir un avis tranché sur la question de virer ou pas quelqu'un.
    Alors, lâchement, je me rangeais du côté des opinions majoritaires dans le groupe.
    Car évidemment, en face d'actes graves commis en son sein, une communauté est toujours divisée
    sur les réponses à apporter. ( enfin, tant qu'elle est authentiquement libertaire et qu'elle n'a pas des lois
    rigides et préétablies qui tuent le débat.).. De telles assemblées, on en ressort toujours frustré, et pas content du tout,
    aussi bien contre soi même que contre tous les autres membres du groupe....
    Alors, encore une fois, que faire??? Je n'en sais rien.
    Pour finir, je ne préconise pas de jeter les criminels en prison, "à tout hasard", comme tu dis.
    Je suis contre l'enfermement. Seulement ce que je sais, c'est que le groupe social, d'une manière ou d'une autre,
    doit marquer le coup contre ces gens là, et ne pas laisser pisser.
    De quelle manière??? Je n'en sais rien.
    Amitié
     
  25. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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  26. chaos/Nihiliste



    Pour l'infanticide et bien tuer serai pas pire que de laissés vivre ou creuvés lentement dans un environnement de merde.
    Tu serai donc imbibés de culture judeo chrétienne de la sacralisation de la vie et de la diabolisation de la mort sans posés la question de l'agonie et de autres complications au dela de ce duelisme ?
    As tu grandi dans une famille qui te prend comme un poids, qui te rejette et qui t'ignore ? A défault de ne pas avoir le droit de t'avoir butés a la naissance tu sera maltraités et rejetés...
    Sais tu ce que sa fait d'être pris comme une merde tout au long de l'enfance ? J'ai l'impression que dans la majorité de tes postes tu intervient surtout pour crachés sur des marginalités a défaut finalement de mettre en avant le conventionnelle et la normalités ou bien d'ignorés que le reste ne vaut pas mieux...
    Si tes géniteurs n'ont pas le droit de te tuer a la naissance tu ne récoltera pas mieux parce que de toute facon tu es née la comme un poids pour eux.
    Qu'espère tu franchement d'une vie absurde ? Risée, orphelin, internat, famille d'accueil... ? Qu'espère tu ?
     
  27. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    T’es une femme qui réfléchit.
    Super dangereux ça.{peur}
     
  28. pschrsrgnc
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    pschrsrgncGuest

    Forcément, la vie communautaire implique des responsabilités partagées. Même compréhensif. ve.s la respectabilité d'autrui bafouée engendre des décisions.
    Nina.a le sait je crois,elle à déjà évoqué de mémoire le bannissement dans certains cas critiques qui semble nécessaire sinon,il impacte les autres membres.
    L'édiction de 'règles péremptoires' d'évictions, de savoir- vivre permettant l'Entente semble basique pour une vie collective sans encombres .
     
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