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Activisme & pratiques Squats

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par ninaa, 9 Janvier 2018.

  1. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  2. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    On a fini sans bleus! Retour sur la violente intervention policière contre le squat «La Cabine»
    Publié le 9 janvier 2018
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    Une attaque policière nocturne, illégale et violente du squat «La Cabine» a eu lieu le 7 janvier. 200 personnes dont des enfants ont été séquestrées et gazées. Un article envoyé par des personnes séquestrées a été lu plus de 20 000 fois sur Rebellyon. Le contre-feu de la préf’ est vite arrivé sur Le Progrès et sur LyonMag.
    Voici notre version des faits : que ce serait-il passé si les flics avaient réussi à exploser notre porte et nos gueules?

    Le soir du Samedi 6 janvier, nous nous sommes fait attaquer par la police. Des demandes contradictoires et l’absence de justification légale sont inadmissibles, on pense à une tentative d’intimidation, on ne se laissera pas faire.

    Notre habitation, ouverte depuis fin septembre, accueille régulièrement des soirées de soutien à divers collectifs. Ce lieu de vie est un squat expulsable à partir du 15 février par décision du tribunal administratif. Ici vivent des familles avec enfants (6 ans, 3 ans et un bébé de 3 semaines - une femme enceinte) ainsi qu’un collectif varié uni par les mêmes convictions humaines.

    Samedi, c’était une soirée de soutien au collectif musical SILO, à des amis en bouclage d’un documentaire et au squat hébergeant environ 150 migrants, l’Amphi Z. Nous faisions la fête comme on peut la faire partout. A 5 minutes de là, “le petit salon”, une boîte de nuit branchée de Lyon, fait péter les watts. On entend bien les basses autour. Les jeunes qui sortent de là, saoul, marchent dans les rues en criant à tue-tête. Ils font la fête eux aussi, mais une autre fête : évènement clubbing étudiant, afterwork…la fête y est consommée du mercredi au samedi. Même genre de nuisance, plus continuelle, mais aucune affirmation politique.

    Ce samedi, devant chez nous, à 2h30 du matin, la première caisse de condés pointe le bout de sa matraque expliquant aux copains avoir reçu des appels et demandant de vider l’impasse pour la tranquillité du voisinage. C’est vrai qu’on est beaucoup et que pour des raisons de place on a déjà stoppé les entrées. Du coup, on demande aux gens d’entrer ou de bouger, ça se fait tranquillement. D’autres équipages arrivent, les ordres changent, ils veulent que tout le monde sorte sous dix minutes. Ils sont rapidement une soixantaine, avec matraques, casques et boucliers. Le climat est tendu, ils se comportent de manière menaçante, la circulation sur l’avenue est bloquée, on sent l’entourloupe.

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    Une fois déployés, les flics commencent à entrer dans l’impasse. On se précipite à l’intérieur, la porte se ferme de justesse. Et BOOM, sans sommation, on entend le premier coup de bélier d’une longue série. Spontanément, une masse anonyme scande “cassez-vous” et tient la porte. Les coups sont violents, les flics sont acharnés, assez vite, le bas de l’encadrement de la porte se décolle du bâtit. Profitant de l’interstice, ils sortent le gaz au poivre et ne se privent pas d’en balancer à l’intérieur. Les premières lignes suffoquent tandis que le relais s’organise.

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    Autour du bar, ça commence à piquer, des gens ouvrent la fenêtre pour sortir, les flics profitent de notre inattention pour remettre une couche de gaz par la fenêtre, on ferme le volet. La porte donnant sur cette partie est attaquée brièvement. Dans la salle où se déroule la fête, les gens comprennent la gravité de la situation. Illes savent que si la police entre dans les lieux, on risque un carnage. Derrière la porte, les policiers nous parlent : “on va vous défoncer”, ce qui laisse peu de doute quant au possible déroulé des événements. Les familles qui dorment au dessus de la porte sont réveillées tant par les coups de béliers que les effets du gaz se faisant ressentir à l’étage. Les flics sont pourtant au courant de leur présence. On s’assure que le bébé va bien et on rassure les enfants.

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    On est beaucoup, il fait chaud, l’air est de moins en moins respirable. Les gens montent et se réfugient dans les chambres, les fenêtre s’ouvrent et on s’y masse, on a du mal à circuler. Trois personnes vont vraiment mal, on se débrouille pour les aider et le sérum phi coule a flot. Des personnes veulent fuir par les toits ou s’y réfugier, d’autres sortent par les fenêtres du RDC. Certaines personnes sorties restent devant le bâtiment, un attroupement se forme et une certaine agitation dans le quartier se fait sentir.

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    Au bout d’une heure et après que pas mal de personnes se soient enfuies, on se sent mieux à l’intérieur, et malgré les coups de bélier répétés, on tient bon. Du coup, on balance le son par les fenêtres. La fête et la danse reprennent au milieu de l’avenue et dans le squat. Finalement, les coups de béliers s’arrêtent mais les palets de lacrymo commencent à être lancés sur les soutiens, certains leurs sont rendus. Des charges, heureusement sans blessé.e ni interpellation, se succèdent. Les soutiens sont repoussés petit à petit, certains vers le nord et d’autres à l’Est. Certain.e.s flics continuent la dispersion, les autres effectifs restés devant le squat abandonnent l’assaut, impuissants, et encaissent leur défaite sous les cris et quelques insultes. La fête a continué avec une saveur particulière, celle de la résistance victorieuse, dont les échos se sont fait entendre tard dans la nuit.

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    Les flics auront tapé sur la porte pendant ce qui nous a paru une très grosse heure. Leur détermination à entrer ne fait pas de doute. Illes ont utilisé abondamment du gaz au poivre à l’intérieur d’un bâtiment bondé et sans issue, créant une atmosphère anxiogène et des mouvements paniqués.

    Lyon est un laboratoire des pratiques sécuritaires habitué aux dispositifs policiers démesurés. C’est le chef lieu du ministre de l’intérieur Gerard Collomb. Ce dernier mène depuis son arrivée une chasse aux migrants saluée par l’extreme droite, a inscrit l’état d’urgence dans le droit commun et a pour projet de détruire le droit d’asile en France. Un mouvement d’occupation en soutien aux migrant.e.s a commencé fin novembre à Lyon et a réuni squatteur.se.s, étudiant.e.s et associations en lutte. Face a l’absence complète d’aide de la part des pouvoirs publiques, le mouvement a décidé de réquisitionner un lieu vide de la métropole.

    La soirée du samedi 6 janvier et d’autres événements soutenaient ces luttes. Les agissements irresponsables de la police ont sciemment mis en danger l’intégrité physique et psychologique des personnes présentes. Les seuls échanges ont été des menaces et des insultes. Nous avons l’impression que leur but était de semer la peur chez les personnes solidaires venues s’amuser, et que cette opération a réussi au moins par la surprise de l’agression. Le pire a été évité parce que nous avons tenu, que nous n’avons pas laissé jouer en notre défaveur le rapport de force initié par l’état. On n’en sort pas sans dommages, ça fait bizarre à tout le monde de moins se sentir en sécurité dans nos lieux de vie et on pense aux petites séquelles que laisse ce genre de moment. On gardera quand même le souvenir d’une petite victoire d’un soir, où on a empêché la violence des flics de s’inviter sous notre garde.

    On remercie les potes et leur solidarité qui ont permis qu’on tienne. C’était moche, mais on l’a rendu beau. À bientôt. On a fini sans bleus!

    L’ACAB In, la bac Out

    On a fini sans bleus ! Retour sur la violente intervention policière contre le squat « La Cabine »
     
  3. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  4. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    Abusé cette histoire. J'ai le sentiment que les flics ou leurs donneurs d'ordre ont décider de serrer la vis à fond depuis la rentrée des classes à Lyon. Ils ont dû partir sur l'idée qu'ils utiliseraient n'importe quel moyen pour casser le mouvement anti-loi travail puis ils ont continué dans leur zèle.
     
  5. mc²
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    mc²Membre du forum Membre actif

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    Août 2014
    Comme quoi c'est pas impossible même quand les decs sont déterminés à entrer, de les en empecher {thumbsup}
     
  6. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  7. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Grenoble : Dans les médias, la mairie de Grenoble loge des SDF ! ou, L’histoire d’un enfumage médiatique
    janvier 14th, 2018
    En l’espace de deux semaines entre le 11 et 22 décembre, de nombreux articles paraissaient dans les médias. France Bleu, Ouest-France, Rue89, Dauphiné Libéré, annoncent que « à Grenoble, la Ville propose gratuitement des logements vides aux SDF ». Tout semble si beau dans la capitale des Alpes… Plus de caméras, plus de publicité, et des logements gratuits pour les sans-abris. Cette fable médiatique tente de cacher la réalité du quotidien des Grenobloises et Grenoblois : il y a toujours plus de caméras dans la ville, les publicités fleurissent à chaque installation d’un nouvel abribus, et le nombre de sans-logis ne cesse d’augmenter.
    Depuis le 11 mars 2017, date à laquelle était organisée une « marche pour le droit au logement », pas une semaine ne s’est écoulée sans son lot d’expulsions, de gardes-à-vue arbitraires. Et avec l’arrivée de l’hiver, la répression n’a pas faibli dans l’agglo : coupures de fluide et non-respect de la trêve hivernale, vigiles protégeant des locaux vidés, confiscation de matériel de camping par la police, et bientôt chasse aux sans-papiers dans les centres d’hébergement d’urgence [1]… Malgré l’accumulation de ces dispositifs visant les plus pauvres et leurs façons de vivre, le mouvement sur le logement mobilise toujours plus. Des personnes continuent à s’organiser pour permettre à chacune de vivre décemment.

    Pourtant il paraîtrait qu’il y a « entre Éric Piolle et les squats de Grenoble, des petits rapprochements discrets ».

    M. le Maire remplirait-il ses engagements ?

    Nous recenserons les mètres carrés de bureaux inutilisés et accompagnerons leur transformation en logements. Nous agirons sur le logement privé dégradé ou de mauvaise qualité. Si nécessaire, nous userons du droit de préemption, notamment pour ceux en mauvais état pour les transformer en logements conventionnés ou sociaux, après rénovation. Nous mobiliserons tous les outils juridiques notamment ceux que nous confère notre responsabilité en matière d’hygiène, pour lutter contre les marchands de sommeil. Nous recourrons à des baux d’occupation précaire pour des bâtiments inoccupés, notamment en contractualisant avec les demandeurs, ou encore pour des activités de courte durée.

    Engagement 74 du projet Grenoble une ville pour tous de la campagne électorale de l’équipe Piolle de 2014.

    Grenoble ville apaisée (dans les médias) !
    Ces articles ne sortent pas à une semaine d’intervalle dans un laps de temps très court par hasard. Selon toute vraisemblance, il s’agit là d’une opération de communication engagée par l’équipe municipale. Depuis plusieurs mois à Grenoble des mouvements de lutte multiplient les initiatives (manifestations, occupations, rassemblements, soupe de mal-logé·e·s, campements, etc.) et mettent la pression sur la question du logement et de l’hébergement des plus démuni·e·s. Depuis l’arrivée de Bartłomiej Barcik [2] au cabinet du Maire, il y a environ un an, la mairie semble vouloir se débarrasser de « la patate chaude » du mal-logement par des manipulations douteuses.

    La stratégie est simple : faire croire à son électorat que les engagements de campagne sont respectés, sans pour autant prendre des mesures significatives pour le logement. C’est une manière de se plier aux directives de l’État [3], que cette municipalité n’a ni le courage, ni l’envie de remettre en question.

    Elle se permet de ne rien faire, ou si peu, en se cachant derrière une novlangue utilitariste tout en utilisant des éléments de langage comme « nous faisons plus que nos prérogatives », « nous finançons déjà le site du Rondeau », « nous avons fait notre part, à l’État et aux citoyens de faire là la leur », « nous voulons instaurer un rapport de force avec la préfecture »… En terme de rapport de force avec la préfecture, nous voyons mal comment des petits déjeuners entre MM Éric Piolle et Lionel Beffre (le préfet de l’Isère) y contribuent.

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    Il est plus aisé d’y voir là l’organisation d’une politique conjointe et cohérente, plus efficace et rentable entre les instances préfectorales et la mairie de Grenoble. Cette connivence impacte également le discours municipal quand s’épanouissent les références racistes aux « appels d’airs » et autres métaphores des flux, déshumanisantes, lorsqu’il s’agit de parler des personnes qui parcourent l’Europe à la recherche d’un lieu pour s’installer durablement.

    En mettant sous les feux de la rampe la signature d’une seule convention avec des SDF, on laisse entendre que la mairie se préoccupe du sort des pauvres pour le plus grand plaisir des « anarchistes » qui voteront Piolle en 2024 [4]. Un véritable tapage médiatique relayé sur Facebook et Twitter, où l’on peut lire des acclamations de ce type :

    En novembre, la Ville de Grenoble a établi deux conventions avec des SDF pour qu’ils puissent occuper des maisons vides promises à la démolition. Cette petite révolution qui permet de pallier au problème de saturation des structures d’accueil en période de grand froid. Une démarche exemplaire pour les municipalités.

    Source sur Facebook

    Certes les faits ne sont pas erronés et deux maisons ont été conventionnées début décembre, mais à quel prix ? Permettez-nous donc de mettre en lumière les zones d’ombres de ce miraculeux revirement de situation de la part de l’équipe Piolle.

    Comment se faire mousser tout en expulsant, ou La véritable histoire des maisons MOUS
    Pour Plume et Bobby, si souvent cités dans les médias, acquérir un toit n’a pas été si facile que la mairie veut nous le faire croire. Durant deux ans les services leur ont fait miroiter une petite maison rue Argouges, maison initialement prévue dans la MOUS (maîtrise d’œuvre urbaine et sociale [5]) mais pas question de leur mettre à disposition tout de suite. Ainsi, si vous êtes une SDF à Grenoble, il vous faudra vivre deux ans dans la rue en passant régulièrement devant la maison murée qui vous est promise, créer une association, avoir un « projet type » comme ces gens d’« en haut » aiment bien, écrire un règlement intérieur, parler le langage technique, être poli…

    Cette belle histoire occulte d’ailleurs totalement le contexte dans lequel cette mise à disposition a pu être possible, car c’est bien par la lutte que cette maison a été arrachée : en mars 2016, après deux occupations de la mairie par l’Assemblée des mal Logés·e·s, regroupant des personnes sans domicile fixe, des locataires en galère, des Roms pourchassés de camps en camps, des exilé·e·s dormant dehors et des organisations de lutte, un groupe de travail est créé pour travailler concrètement aux conditions de mise à disposition d’une maison. Après plusieurs rendez-vous avec le CCAS pour lesquels il aura fallu de nouveau se mobiliser, la mairie cède finalement cette maison rue Argouges.

    Mais sans cette mobilisation initiale, la mairie d’elle-même n’aurait jamais ouvert les portes closes et murées de cette bâtisse.

    Cette maison acquise par la mairie dans le cadre du dispositif MOUS a une petite sœur située au 72 avenue Léon Blum, cette dernière a été squattée depuis l’automne 2015, et alors que l’une se m(o)urait doucement, la seconde servait réellement à héberger une quinzaine de personnes sans le sou et parfois sans papiers.

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    Mais il n’était pas question alors pour la mairie de laisser cette maison à de vilain·e·s squatteureuses, accusés de profiter de ces locaux au dépens des familles méritantes de la MOUS. Pour seul interlocuteur la mairie envoie son huissier N’Kaoua et entame une procédure judiciaire qui aboutira sur l’expulsion des occupant·e·s le 25 octobre 2017. Depuis, SAGS [6] est payée pour vérifier que cette maison reste bien vide. Quel bel exemple, on crie sur tous les toits « convention » et à qui veut bien l’entendre pour expulser en catimini.

    Une convention pour les gouverner tous
    « Ce genre de convention pourrait aussi encadrer l’occupation de squats sauvages rue d’Alembert ou rue des Alliés, des discussions ont commencé. »

    Alain Denoyelle sur Rue89

    Courant décembre, une partie des squats dont la mairie est la propriétaire ont reçu une proposition de « convention d’occupation ». Les squats anars, pas anars, les centres sociaux, les lieux d’habitations, tous ont reçu exactement la même convention. Ainsi, pas de jaloux : personne ne pourra dire qu’il n’a pas eu la même chance. Toutes les conventions proposées par la mairie n’en sont que des copié-collés. Et tant pis pour les spécificités de chaque lieu : habitations, espace d’activités, centre social, squat artistique… tous sont logés à la même enseigne.

    Mais nous ne sommes pas dupes, et, à notre connaissance, aucun squat (c’est-à-dire lieu investi sans l’accord du propriétaire), ne semble prêt à envisager la signature d’un tel document en l’état. En effet, il semble que tout soit fait dans ces documents pour que les occupantes et occupants ne puissent respecter les clauses de contrats forcements inadaptés : ne citons que l’interdiction d’avoir des bouteilles de gaz, l’interdiction de faire des décorations sans l’accord de la mairie, l’interdiction de boire de l’alcool, la limitation du nombre de visiteurs… La mairie se couvre ainsi, pour pouvoir dès à présent engager des procédures d’expulsion sans perdre la face.

    Il y a dans la convention de la maison Argouges une remise en cause grave de plusieurs principes du droit au logement et à l’hébergement : pas de continuité (absence d’une garantie de relogement), pas d’inconditionnalité (puisque la convention peut être brisée si les règles ne sont pas respectées), déterioration du principe de domicile (on est pas vraiment chez soi quand le propriétaire peut venir à tout moment, quand on ne peut ni fumer ni consommer de l’alcool, ni décorer à sa guise ni inviter les amis qu’on souhaite), et aucune responsabilité prise par la mairie (sécurité, entretien et salubrité relèvent des habitants)… En réalité cette convention est un document-type fait pour des activités de type associatif que la mairie pourrait signer avec n’importe quelle autre association. Mais un squat, un logement, ne sont pas tout à fait un club d’aviron, ni une association dispensant cours et tournoi d’échecs.

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    Dans les articles cités, les journalistes laissent l’impression que les squatteurs et les SDF, attendent gentiment que les institutions « sociales » leur refilent les miettes du gâteau… Et pendant ce temps c’est sur le polygone scientifique que le gros du parc immobilier grenoblois se construit à grand renfort de finances publiques.

    En utilisant le vocable « squat » pour désigner la convention sur la maison Argourges, la mairie crée ainsi artificiellement la catégorie de squatteurs convenables en opposition aux « sauvages ». La convention devient alors une nouvelle arme pour tenter la séparation des squats.

    Un conventionnement pour expulser plus facilement ?
    En médiatisant autant la signature de cette convention, la mairie fait croire qu’il s’agit de la norme. Rappelons que les lieux se voyant proposer de telles conventions sont parallèlement menacés par des procédures en justice visant à les expulser [7]. S’il s’agit d’encadrer le logement précaire ou informel, ne serait-il pas plus judicieux de cesser d’engager des négociations sous pressions judiciaires ? La judiciarisation à outrance, loin des préceptes de la « co-construction » tant vantée par la municipalité, n’incite aucunement les squatteurs et squatteuses à négocier. Serait-ce la norme à venir pour les prochaines occupations ?

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    Accepter de signer des conventions inadaptées est une manière de niveler par le bas les droits des plus démunis à vivre dans un logement décent, et de créer un sous marché locatif pour pauvres. La mairie de Grenoble, toujours à la pointe de l’innovation, a-t-elle trouvé une nouvelle technique pour virer les squatteurs et les idéaux politiques qu’ils défendent tout en paraissant « révolutionnaire » ? Fera-t-elle des émules ailleurs ?

    Grâce à cette nouvelle arme, la mairie grenobloise pourra, à la manière Castaner, dire : « Les personnes qui sont expulsées le sont, car elles ne veulent pas être conventionnées [8] ». Le conventionnement via des associations, sous des conditions coercitives, nous semble un symbole criant du manque de confiance en des humains de la part des institutions actuelles. Habiter un lieu et exercer sa liberté ne se réalise pas sous le joug de contrat paternalistes aux accents colonialistes (discrimination faite entre les squats conventionnés et les autres, « sauvages »).

    Au-delà du contexte local des squats grenoblois, rappelons que l’on compte entre 2500 et 4000 SDF sur l’agglo. Le maximum de cinq personnes autorisées par la convention sur la maison Argouges, et le petit plaisir évident de buzz que s’offre la mairie ne peuvent masquer la galère quotidienne quand on recense 6000 logements vides et que la mairie expulse sur les propriétés dont elle a la garde si ce n’est l’usage.

    Ce petit effort concerne évidemment des personnes en situations précaires mais « régulières » vis-à-vis de l’État. À Grenoble comme dans le reste du territoire français, la chasse aux roms et aux migrants se poursuit, les campements sont démantelés chaque matin avec son lot de violence.

    L’équipe municipale qui veut nous faire croire à ses engagements contre le mal-logement, est bien celle qui s’est vue interdire par la justice en avril 2017 l’expulsion du campement de Valmy en l’absence de proposition concrète de relogement. L’attaque du camp par des groupes fascisants a finalement servi de prétexte à la préfecture pour expulser manu militari un camp qui portait la misère jusque sous les fenêtres de la mairie, visibilisant les manquements des institutions en matière d’hébergement [9].

    Autre exemple rue d’Alembert. Deux squats presque face à face. À l’un (« le 38, centre social Tchoukar ») on proposera une convention, à l’autre la simple visite des forces de polices et une expulsion. Ce nomadisme forcé participe à la construction d’une image négative des Roms.

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    La différence de traitement correspond aux occupantes : les roms et demandeuses d’asile sont mises à la rue et tout est mis en œuvre pour les chasser vers d’autres villes. Il y a véritablement à Grenoble une politique raciste face au logement. Cela ne veut pas dire que les squatteuses et squatteurs « blancs » on la vie facile, il y a toute un jeu de mise en concurrence entre les personnes, souvent dans des situations très difficiles chacune. Que ça soit pour les places d’hébergement d’urgence, des hébergements réservés aux demandeurs d’asiles, des locaux vides mis à disposition par la mairie, à chaque fois la mairie et la préfecture nous fait croire qu’il n’y a pas assez de place ou qu’elle doit raser le bâtiment, ou qu’il n’est pas salubre et qu’il va falloir choisir.

    La municipalité nous rabâche qu’elle n’a pas de logement vacant et elle ment. Nous ne citerons qu’un exemple, son initiative « Gren’ de projet » où elle sort de son chapeau six bâtiments vide qu’elle met à disposition gratuitement pour « concilier innovation et valorisation patrimoniale, en se projetant dans la ville de demain ».

    Dans les squats, avec les associations locales, on continue d’œuvrer pour pouvoir vivre comme on le souhaite. Le DAL, mouvement à l’envergure nationale, propose depuis longtemps des mesures effectives pour lutter contre le mal-logement, peut-être serait-il temps de prendre acte du travail effectué [10]. En parallèle, des groupes affinitaires et collectifs luttent à leur manière, pour se réapproprier leur vie, sans rien attendre des institutions, peut-être serait-il temps de les laisser vivre.

    En définitive, nous dirons que les spasmes médiatiques de la municipalité peinent à cacher l’absence de mesures prises, et de volonté sincère d’agir sur le mal-logement.

    Un toit pour tous et toutes !

    Pas besoin d’élus pour nous apprendre à vivre.

    Des squatteuses et squatteurs grenoblois·e·s.

    [1] Voir à ce sujet la circulaire du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de la cohésion des territoires à l’adresse des centres d’hébergement d’urgence. Voir sur Mediapart.

    [2] M. Barcik, jeune docteur en sociologie des « politiques de lutte contre les discriminations » (son projet de thèse porte sur les « personnes qui se disent les victimes de discriminations », niant ainsi subtilement les discriminations des gens qui auraient l’outrecuidance de s’en plaindre), gauchiste universitaire, adjoint au maire sur les questions « techniques ». La plupart des négociations entre la mairie et des associations de lutte sur les questions de logement se passe en sa présence, il semble être en charge de ces dossiers.

    [3] L’État via ses préfectures accorde à Grenoble peu de places d’hébergement d’urgence (115). Cette année, sur la promesse de 200 places d’hébergement hivernal, seulement 150 sont disponibles pour 3000 personnes sans-logis dans l’agglomération. Autre exemple, la directive visant à envoyer « des équipes mobiles » dans chaque hébergement d’urgence pour balancer des OQTF à foison « examiner les situations administratives dans l’hébergement d’urgence », lettre du ministère de l’intérieur et du ministère de la cohésion des territoires aux préfets des régions et aux préfets des départements.

    [4] Référence à un article paru sur Indymedia Grenoble après l’élection de l’équipe Piolle signé « des anarchistes qui ont voté Piolle » (sic), probablement avant de se retrouver avec un siège au conseil municipal.

    [5] Dispositif du CCAS « ayant pour objectif l’accompagnement de personnes précaires dans l’accès aux droits, à l’hygiène, à la santé, à la scolarisation, etc. et d’œuvrer à la réduction de l’habitat précaire en favorisant les parcours individualisés d’insertion des ménages ».

    [6] Une boîte de « sécurité » appartenant à l’EPFL qui a notamment pour mission de surveiller toutes les maisons vides.

    [7] Comme par exemple le squat au 6 rue Jay qui a fait l’objet d’une procédure judiciaire anonyme.

    [8] « Ensuite, il y a des hommes et des femmes qui refusent aussi, dans le cadre des maraudes, d’être logés parce qu’ils considèrent que leur liberté – et je n’ai pas à juger de savoir si c’est bien ou pas – les amène à ne pas être en sécurité, à l’aise, dans ces centres » Castaner en interview sur BFM TV le vendredi 29 Décembre 2017.

    [9] L’État est censé loger les personnes faisant une demande d’asile durant le traitement de leur dossier même si la demande est déboutée.

    [10] Les principales propositions du DAL38 sont : gel de toutes les expulsions sur l’agglomération grenobloise ; mise à disposition des logements et bâtiments publics vides de l’agglomération ; baisse et encadrement des loyers comme politique de prévention des expulsions.

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    [Article publié le 13 janvier 2018 sur Indymedia Grenoble.]

    Tags: 6 rue Jay, 72 avenue Léon Blum, Grenoble, médias, rue des Alliés
    << Grenoble : Appel à signature de la lettre de soutien au 38 rue d’Alembert/Centre Social Tchoukar
     
  8. ninaa
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  9. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Le Squat de A à Z
    Octobre 2014

    Guide pratique et juridique (lois françaises) pour ouvrir un squat et faire en sorte de ne pas se faire expulser trop vite...

    Sommaire :

    Intro

    Ouvrir un squat
    - Choisir sa maison
    Repérage des lieux
    Première visite
    Bien choisir son propriétaire
    - L’installation
    L’ouverture
    Le kit de survie
    Premiers contacts avec la police, le proprio, les huissiers
    - Eau et électricité à tous les étages
    Quelques conseils si vous voulez pirater
    Quelques conseils si vous voulez payer

    Face à la justice

    - Résister ne passe pas forcément par les tribunaux
    - Les diverses procédures
    Les différents tribunaux
    - Préparer sa défense
    L’aide juridictionnelle
    Rapport aux avocat-e-s
    Mise en place d’un dossier de défense juridique
    Divers axes de défense
    Les délais
    Les indemnités d’occupation
    Les arrêtés de péril
    Le passage d’experts
    - La suite du jugement... puis l’expulsabilité
    Avant l’expulsion
    Expulsion et résistance

    Annexes

    1 - Articles de loi sur les divers délais
    2 - Texte affichable à l’extérieur du squat
    3 - Texte affichable à l’intérieur du squat
    4 - EDF et la loi
    5 - Rappel à la loi
    6 - Le cadastre

     
  10. Darkfire
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  11. libertaire, anarchiste, individualiste, révolutionnaire, autonome, anti-fasciste, anti-autoritaire
    Cette article date d'une vingtaine de jours et je suis passé a Côté, eh ben. c'est très révoltant de constater que les forces de l'ordres agissent sur les honnêtes personnes pas pour les protéger mais pour faire régner une peur crée de toute pièces. Agir de cette sorte devant des femmes et des enfants qui ne faisaient que s'amuser. Mais bravo a tout ceux qui leur ont tenu tête, comme quoi même un bélier n'as pas pu dissoudre la résistance.
     
    ninaa apprécie ceci.
  12. ninaa
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  13. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Jamais 2 sans 3! Ouverture d’un nouveau squat à Cusset! Besoin de soutien!
    Publié le 28 janvier 2018

    Jamais 2 sans 3!
    Réquisition d’un bâtiment en cours à côté de l’amphi Z! Besoin de soutien, faites tourner!
    c’est 39 rue bourgchanin, métro Cusset, venez nombreux et nombreuses!

    Depuis le 26 janvier, un nouveau bâtiment est occupé à Cusset à côté de l’Amphi Z.

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    Aujourd’hui, on inaugure avec une porte ouverte à tous le monde!

    Venez nombreuses et nombreux profitez du soleil avec nous!

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    Jamais 2 sans 3 ! Ouverture d'un nouveau squat à Cusset ! Besoin de soutien !
     
  14. ninaa
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  15. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Cayenne (Guyane): opération de démolition de squats + opération de comm’ sécuritaire
    janvier 31st, 2018
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    À vomir. Une fois de plus, les pouvoirs « publics » se font de la pub de façon hallucinante sur une opération d’expulsion-démolition.

    Le discours politico-médiatique se résume simplement:
    1- Des gens, étranger-e-s et plus pauvres que les plus pauvres du pays, ont réussi par leurs propres moyens à se loger, dans des conditions difficiles mais bien meilleures que s’illes devaient dormir dehors.
    2- Dans ce quartier populaire, il n’y a pas que des squats-forcément-insalubres, il y a aussi de l’in-sé-cu-ri-té.
    3- L’insécurité, c’est forcément les pauvres, surtout quand illes sont étranger-e-s.
    4- Yaka les expulser et détruire leurs logements, comme ça ces étranger-e-s pauvres et menaçant la sécurité du quartier seront forcé-e-s d’aller ailleurs.
    5- Aussi, yaka prétendre qu’on les met au chaud dans des chambres d’hôtel pour les « humanistes » qui nous écoutent ne soient pas trop choqué-e-s.
    Et hop, le tour est joué !

    Dans l’article « Opération destruction d’habitat illégal à Eau Lisette » paru sur le site de la télé Guyane 1ère, on apprend que suite à l’expulsion d’un squat situé 31 rue des Ramiers, dans le quartier de la Cité Eau Lisette à Cayenne, quatre familles se retrouvent sans logement. On essaye de nous rassurer en disant qu’elles ont été « prises en charge par les services sociaux », mais pour combien de temps ? Cela n’est pas précisé, et on le sait, cela n’est jamais qu’une technique fourbe pour faire passer la pilule de l’expulsion, car ces personnes expulsées se retrouveront rapidement sans aucune solution de logement, ces chambres d’hôtel n’étant mises à disposition que pour quelques jours, « provisoirement », comme ils disent…

    « C’est un signal fort que nous envoyons, parce qu’on sait ce que ça veut dire le squat, c’est des gens qui vivent dans l’insalubrité, c’est aussi un problème lié à l’insécurité qui souvent gravite autour, et nous voulons vraiment, la ville de Cayenne et le maire, envoyer un signal fort à la population. »
    Philippe Kong, 1er adjoint à la Ville de Cayenne

    Ce terrain privé était occupé depuis des années par plusieurs personnes, la plupart originaires du Guyana. Quatre familles habitaient dans ce baraquement illégal.

    « Je suis allée à l’école à 6 ans, j’ai 35 ans et j’ai 4 enfants nés à Cayenne. J’ai eu deux fois des papiers pour une période de 6 mois et là je suis arrivée en fin de droit. Les services sociaux m’ont dit de me battre car j’ai des enfants et je n’ai aucun endroit où rester et je n’ai pas d‘argent pour aller à l’hôtel. Ils m’ont dit qu’il ferait le maximum pour me trouver un toit… »
    Une des squatteuses expulsées

    Et les squatteur-euse-s expulsé-e-s ont tout intérêt à s’organiser par eux-mêmes pour trouver des solutions à leurs problèmes de logement, car on a compris que la mairie les considère comme des indésirables.

    La conseillère « affaires juridiques » au cabinet du maire a beau essayer de mettre les formes pour que tout cela apparaisse comme bénéfique pour tout le monde, il est difficile d’oublier la pelleteuse en train de tout défoncer derrière elle (sur la vidéo de Guyane 1ère), et surtout, impossible de ne pas

    « Nous avons trouvé, justement, heu… des hébergements d’urgence, donc nos services sont en train d’emmener les personnes [expulsées] avec leurs affaires, on fait des va-et-vient dans les dans les dans les heu… dans les dispositifs qui ont été trouvé pour elles. Donc elles sont toutes hébergées, aujourd’hui personne ne dort dans la rue. »
    Natacha Karam, conseillère « affaires juridiques » au cabinet du maire de Cayenne

    Et demain ?

    La municipalité de Cayenne a annoncé une nouvelle série de démolitions dans ce même quartier, notamment au 44 de la même rue des Ramiers. Quand ils auront expulsé et détruit tous les squats du quartier, aucun doute, tout le monde sera en « sécurité »…

    Cayenne (Guyane): opération de démolition de squats + opération de comm’ sécuritaire
     
  16. ninaa
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  17. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Mauvaise nouvelle! Le squat La Cabine (voir en début de ce topic):

    Perquisition et interpellation au squat de «La Cabine»
    Publié le 7 février 2018
    1204 visites
    Ce mercredi 7 février, vers 20h30, une quinzaine de véhicules de la police nationale ont débarqué devant le squat de «La Cabine» (148 avenue Berthelot 69007). Une heure plus tard, après avoir forcée la porte et perquisitionné le bâtiment, ils sont repartis vers le commissariat de Marius Berliet en embarquant 3 personnes.

    • # Mise à jour : hier à 22h43
      Les flics de retour devant la Cabine
      Nouvelle provocation policière : alors que des personnes sont en garde à vue, un équipage de policiers s’est repositionné devant le squat.

    • # Mise à jour : hier à 22h35
      Trois personnes arrêtées ce soir à la Cabine
      Les soutiens ont quitté les abords du commissarait, sous la pression des flics. Trois personnes sont en garde à vue.

    • # Mise à jour : hier à 21h33
      La police encercle les soutiens devant Marius Berliet
      Les personnes présentes devant le commissariat sont actuellement encerclées par la police et ses chiens.

    • # Mise à jour : hier à 21h06
      Rassemblement devant le commisariat central suite aux trois arrestations au squat de «La Cabine»
      Suite à l’arrestation de trois personnes pour des motifs encore inconnus, un rassemblement de soutien s’organise au 40 rue Marius Berliet.

    • # Mise à jour : hier à 20h57
      La police est partie de la cabine
      Tous les véhicules sont partis.

    • # Mise à jour : hier à 20h53
      Deux arrestations confirmées à l’interieur du squat
      Avec ces deux arrestations, on arrive à un total de trois. Il semblerait que la police ait décidé de s’en contenter.
    20h45 : une partie des policier·es sont entré⋅e⋅s dans le lieu. Il y a déjà eu au moins une arrestation.

    20h30 : Une quinzaine de véhicules de la police nationale se trouvent actuellement devant le squat de «La Cabine» (148 avenue Berthelot 69007 )
     
  18. ninaa
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  19. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Le Squid CSA
    10 rue Charles Domercq
    33800 Bordeaux
    squid-csa [at] riseup [point] net
    Le Squid CSA Bordeaux, Bordeaux France | radar.squat.net

    horaires d’ouverture:
    du lundi au samedi de 10h à 18h
    AG du CSA ouverte à tou-te-s tous les dimanches à 15h

    * cette occupation a été menée en toute illégalité.
    Elle enfreint la loi dès l’ouverture du bâtiment.
    Bienvenu.e dans un squat, ce n’est en rien une réquisition, la ville de
    Bordeaux n’ayant pas offert le bâtiment aux occupants.
    La mairie est mise devant le fait accompli.
    //
     
  20. ninaa
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  21. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Un site dédié aux occupations à Nantes avec les exilé-e-s:

    Occupation de l’ancien Ephad de Briat - NANTES.AVECLESEXILES.INFO

    Occupation de l’ancien Ephad de Briat
    jeudi 8 mars 2018

    Ce matin l’ancien EPHAD, 9 rue Maurice Sibille, bâtiment vide de 6 étages, a été investit par les exilé.e.s et leurs soutiens. Vers 12h les flics sont arrivés, ils ont repoussés les soutiens groupés autour du bâtiment, visant les personnes aux fenêtres avec leurs LBD (flashballs). Ils ont essayés de forcer les portes sans y parvenir, allant jusqu’à gazer par une ouverture. Des élus et syndicats étaient présents en soutien aux exilé.e.s à la rue.
    Après quelques heures de tension, les forces du désordre sont reparties, laissant place à une explosion de joie ! Tou.te.s ont pu visiter et investir ce nouveau bâtiment immense dans un bonheur euphorique. Le lieu est en effet en bon état avec eau et électricité et tout à fait approprié à l’habitation avec de nombreuses chambres, cuisines individuelles et sanitaires, de grands espaces collectifs, une cuisine professionnelle etc...

    Un aperçu de ce nouveau lieu :[​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG] [​IMG]
    Une délégation a été reçue par la mairie et il semblerait qu’elle nous laisse ce lieu, dont Nantes métropole habitat (HLM) est propriétaire, jusqu’au 31 mars (fin de la trêve hivernale).

    Les affaires que nous avons pu récupérer des occupations de Censive et château du Tertre, sont petit à petit déménagées vers le nouveau squat.

    Une réunion aura lieu en soirée pour organiser cette nouvelle occupation.

    Retrouvez ici le communiqué de presse de la mairie de Nantes, qui, entre autre, détaille un peu les conditions qui vont nous être imposées...

    Illes ferment un squat, on en ouvre 4 ! Longue vie à cette nouvelle occup’ !
     
  22. ninaa
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    Marseille : Anti-squat
     
  24. ninaa
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  25. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Criminalisation des squats : la loi Élan nous trompe énormément
     
  26. ninaa
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    Briançon (05): notre fraternité n’a pas de frontières
     
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