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Réquisitions - Réseau de partage, à l’abordage !

Discussion dans 'Activisme, théories et révolution sociale' créé par ninaa, 24 Juin 2018.

  1. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  2. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Réquisitions à l’horizon - Réseau de partage, à l’abordage !
    Publié le 23 juin 2018
    Réquisitions à l'horizon - Réseau de partage, à l'abordage !
    Rendez-vous lundi 25 juin, à 18h à la chapelle pour discuter ensemble de réquisitions à mener en soutien aux personnes exilées et en galère, et des bases d’un réseau solidaire de partage d’outils et d’expériences de lutte.

    Tout le monde peut constater que partout c’est la galère, des gens dorment dans la rue : des familles à Saint Cyprien devant la veille sociale, des familles syriennes au Mirail, des gentes en galère à la gare et partout ailleurs. Les pouvoirs publics, lorsqu’ils n’expulsent pas manu militari, ne proposent que des solutions instables et précaires qui ne durent que le temps de cacher la misère. Et lorsque que ces personnes trouvent des solutions par elles.eux-memes, la justice prend le relai pour expulser, poursuivre ou réclamer des amendes.

    Par delà ces galères du quotidien, les exilé.e.s, pour avoir accès à une situation "régulière", sont confronté.e.s à des procédures administratives excessivement compliquées. En plus de la barrière de la langue (formulaires souvent pas traduits, langage administratif inaccessible), ielles font face à des dispositifs d’exclusion (CRA, procédure Dublin III...) qui les empêchent de se reconstruire ici.

    Face à cette situation délétaire, il nous faut rompre l’isolement et l’invisibilisation. Si l’ouverture du squat 6 place Henry Russell à Toulouse est un premier pas vers une solidarité en acte avec les personnes exilées, certaines expériences nous prouvent qu’il est possible de s’organiser ensemble efficacement et largement (CREA, CSA d’Ivry, collectif el mamba etc) face aux politiques de plus en plus ouvertement racistes et xénophobes. Nous souhaitons donc élargir et inscrire cette iniative dans le temps, avec toutes celles et ceux qui voudraient prendre part à cette lutte.

    Nous proposons de réflechir ensemble aux bases d’un collectif axé sur :
    • la réquisition de bâtiments (afin de proposer des solutions de logements pour les personnes exilées et les personnes en galères)
    • la création (ou vivification) d’un réseau solidaire articulé sur le partage d’outils pratiques, d’expériences de vie collective et de lutte.

    Il ne tiendra qu’a nous d’élaborer ensemble les moyens, les buts et les perspectives de ce collectif, ainsi que de réflechir aux formes qui en garantiraient l’horizontalité.

    Du coup, pti rendez-vous, lundi soir pas trop tard, 18 heures piles à la chapelle
     
  3. pilou-ilou
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    pilou-ilouMembre du forum Membre actif

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    a ton avis combien peut on accueillir de réfugiés en France ? IL y a pleins de logements vides, mais je me doute que les propriétaires vont s'arc bouter pour pas les mettre à disposition.
    Peut on accueillir des millions de gens d'un coup ?
    Pour moi il est plus qu'obligatoire de mettre à l'abri les gens qui fuient les bombes, la mort, les persécutions, la peine de mort ou la prison du à leurs opinions, ou la famine. Si j'étais moi même confronté à ces choses horribles je serais le plus heureux des hommes si un pays voulait bien m’accueillir et s'occuper de moi.
    Mais j'arrive pas à me représenter ce que l'on peut faire réellement.
    Il y a des impératifs logistiques, comme le miam miam, le logement, les vêtements, les loisirs, la santé, donc combien de personnes peut ont s'occuper ?
    Parfois je vois des pauvres gens réfugiés dans la rue, ça me serre le coeur.

    L'autre jour je me disais que quelque part nous avons tous des ancêtres qui étaient des migrants. Nous avons tous des ancêtres qui ont changés soit de régions ou de pays. Pour ma part je le sais en ayant fait mon arbre généalogique.
     
  4. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  5. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    "On" n'a pas à "s'en occuper" ni à "les accueillir", vu qu'"on" n'est pas plus légitimes à vivre ici ou là que n'importe qui...

    Les luttes de logement, même les plus réformistes comme le DAL, luttent contre ce scandale (qui d'ailleurs ne concerne pas que les sans papiers). D'autant que la loi de réquisition existe déjà: il suffirait de la faire appliquer. Même si c'est pas gagné d'avance comme tous les combats pour la justice sociale. Ce qui n'est pas une raison pour baisser les bras!

    Réquisition GO ! A la chasse aux immeubles vides ! | Droit Au Logement

    Sans papiers, ils sont encore plus exploités que le travailleur lambda. C'est pourquoi tous le disent: l'urgence pour eux c'est obtenir des papiers.

    [​IMG]

    Pour lire l'article en entier:

    COMMENT LES SANS-PAPIERS COTISENT ET PAIENT DES IMPÔTS : TÉMOIGNAGES -
     
    pilou-ilou et IOH aiment ça.
  6. pilou-ilou
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    pilou-ilouMembre du forum Membre actif

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    ta première phrase est super intéressante. tu pourrais l'approfondir s'il te plait ? je sens que ça m'aide à me faire une opinion.
     
  7. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  8. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Vu que les anarchistes ne reconnaissent pas l'existence des nations et des frontières, on habite tous la même planète... il ne peut pas y avoir de "on" ni de "eux".
     
  9. pilou-ilou
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    pilou-ilouMembre du forum Membre actif

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    d'accord avec toi. Mais disons pour être pragmatique et bassement matériel, les humains ne peuvent occuper un espace que si celui leur garantis des ressources ( miam-miam, glou glou, dodo au chaud ). Qui régulerait ça ? Ca me fait penser au livre de Jared Diamond '' Effondrement ", en gros il disait que des populations insulaires avaient disparues du fait de la surpopulation insulaire et de la sur exploitation des ressources. C'est très terre à terre je sais, mais c'est ce que j'essaye de résoudre comme problème.
    En plus tu imagine sur un petit confetti en plein milieu de l'océan et si tout le monde veut habiter la. Par définition oui tout le monde a le droit de le faire, mais au bout d'un moment il va y avoir un manque de place évident. Comment une société libertaire appréhendait cet aspect du problème ? Il doit y avoir certainement une solution que je trouve pas et que j'aimerai trouver.
     
  10. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  11. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    T'inquiètes, y a largement assez de miam miam, glouglou, dodo et au chaud: le miam miam on en gaspille des tonnes, voir plus haut pour les appartements vides...

    et pourquoi refuser des droits aux sans papiers puisqu'ils travaillent déjà, mais dans des conditions encore plus déplorables que les prolos avec papiers?

    Dans une société libertaire la plupart de ces migrants n'auraient aucune raison de quitter leurs amis, famille, habitudes...

    On en est loin encore une fois, mais en admettant que ça arrive, une suggestion: puisque les "Français de souche" n'ont pas plus de légitimité à vivre dans un coin mieux loti, pourquoi ne pas leur céder la place? après tout on en a bien profité jusque là, y a pas de raison que ça soit toujours aux mêmes de crever la faim!
     
  12. pilou-ilou
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    pilou-ilouMembre du forum Membre actif

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    Sans faire d'angélisme et d'idéalisme tu t'appuie sur des données concrètes qui me convainquent. Encore une fois de plus j'ai une tendance maladive au catastrophisme.
    De plus je pense qu'il serait bon que nous consommions moins les ressources naturelles. C'est un impératif vu l'accroissement démographique. j'imagine les humains d'ici 20 ans, la on sera bien obligés de réduire notre consommation et la partager; et augmenter le recyclage bien plus encore qu'aujourd'hui.
     
  13. sofia
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    sofiaMembre du forum Compte fermé

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    Juin 2018
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  14. anti-fasciste
    Tiens, pour aller dans ton sens :

    (source)
     
  15. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  16. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    2,8 millions de logements inoccupés en France : à Lyon, on choisit la réquisition !
    [​IMG]
    La crise du logement, c’est pas pour tout le monde. Chaque année, 87 000 habitations en moyenne deviennent vacantes. Leur propriétaire n’y fait plus habiter personne. Au total, ce sont 2,8 millions d’appartements ou de maisons vides qui parsèment le territoire. C’est ce que montre l’étude de l’Insee parue mardi 26 juin.

    Entre 2010 et 2015, le nombre de logements vacants a grimpé de 3,4% chaque année. Le taux de vacance a atteint son plus haut niveau depuis 1982, et progresse à un rythme 6 fois plus rapide que dans les années 90. La part de logements inoccupés représente désormais environ 8% de la totalité du parc.

    Le capitalisme contre le droit au logement
    L’Insee explique cette augmentation des logements non habités par la hausse des prix de l’immobilier, l’importante part des logements en mauvais état mais aussi l’inadéquation de l’offre d’habitations, mal localisées ou trop chères, qui ne trouvent pas preneurs. Si le départ en maison de retraite des personnes âgées est aussi une cause avancée, on comprend bien que c’est avant tout le marché de l’immobilier qui est à l’origine de la situation. En bref, le capitalisme gagne contre le droit au logement.

    Sur le sujet du logement comme dans bien des domaines, pour les riches tout va bien… Non seulement ils bénéficient de la hausse des prix de l’immobilier pour s’enrichir ou spéculer, mais ils contribuent aussi à créer des logement peu habités en investissant dans des maisons secondaires. En France, leur nombre a augmenté de 1,3% par an entre 2010 et 2015. L’Insee précise que «La France compte ainsi 3,3 millions de résidences secondaires ou occasionnelles, soit 9,5% des logements en 2015.»

    Les logements vides se multiplient dans toutes les zones géographiques
    Si tous les territoires sont impactés, les grandes villes ne sont pas les plus touchées par la multiplication des logements innocupés. Celle-ci est particulièrement forte dans les centres-villes des moyens et petits pôles urbains, dans les zones périurbaines et dans les communes isolées sont les plus touchées par cette vacance résidentielle. L’INSEE résume en expliquant que les territoires les plus touchés sont ceux qui «restent à l’écart de la croissance démographique, et cumulent vieillissement de la population et difficultés économiques».

    Néanmoins, en nombre absolu, c’est quand même dans le cœur des grands pôles urbains et dans leurs banlieues qu’on retrouve le plus de «nouveaux logements vacants» : ce sont chaque année respectivement 23 3000 et 21 600 logements vides qui apparaissent dans ces zones géographiques. Comme le constate l’Insee, «entre 2010 et 2015, dans les villes-centres des grands pôles urbains, le parc de logements vacants augmente moins vite qu’ailleurs, mais le taux de vacance y est élevé (9,5%)».

    À Lyon, 8,4% de logements inoccupés, 365 000 dans toute la région
    L’Insee précise que notre région n’est pas des plus touchées par la vacance car elle comprend des pôles attractifs (Lyon et Grenoble principalement). Cependant, les chiffres restent spectaculaires et le nombre de logements inoccupés est, ici aussi, en hausse.

    En 2015, la région comptait 4 342 803 logements. 11,7% d’entre-eux sont des résidences secondaires. 8,4% sont inoccupés, soient pas moins de 365 000 habitations potentielles qui ne servent à personne.

    Enfin, 7,2% des logements de l’aire urbaine lyonnaise étaient vides en 2015. C’est dans la ville de Lyon que la proportion est la plus forte puisqu’elle atteint 8,4%. Le taux de vacances est de 6,7% dans les villes de la banlieue lyonnaise et de 6,9% dans la grande couronne.


    [​IMG]



    Avec près de 30 000 logements vides, il y a de la place pour tout le monde à Lyon


    Après la parution d’un article dénonçant le refus d’ouverture d’un gymnase en hébergement d’urgence de la part de la mairie, et face au discours de haine propagé par l’extrême droite qui dénonce sur les réseaux l’occupation de ces hébergements par les immigré·es plutôt que par « nos SDF bien de chez nous », (…)

    12 janvier 2017



    Davantage de logements vides que de mal logé·es
    Comme on peut le lire régulièrement sur Rebellyon, des milliers de personnes dorment dans les rues de Lyon et de ses alentours. D’autres sont forcées de cohabiter dans des squats surpeuplés, naviguent de foyers en expulsions ou n’ont d’autre choix que d’occuper l’école de leurs enfants. La hausse des loyers en condamnent aussi beaucoup à vivre dans des logements trop petits. Dans ce contexte, la quantité de maisons secondaires et le nombre croissant de logements vacants démontre une fois de plus que la situation résulte non d’un déficit de place mais d’un choix politique indécent.

    En 2015, la seule ville de Lyon était composée de 295 408 logements, parmi lesquels 11 225 résidences secondaires (3,8% des habitations). Si on y ajoute les 24 814 logements inoccupés que répertorie l’Insee, on peut donc estimer à 36 000 le nombre d’habitations où l’on pourrait vivre sans nuire à personne.

    Contre la loi du marché, la réquisition populaire des logements est plus que jamais légitime. Squatt partout!

    2,8 millions de logements inoccupés en France : à Lyon, on choisit la réquisition ! |
     
  17. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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    France
  18. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Réquisitions à l’horizon - Réseau de partage, à l’abordage ! Round II
    Publié le 1er juillet 2018
    Suite de la réu du 25 juin à la chapelle : on se revoit le 7 juillet à 15h, à la chapelle pour avancer sur une campagne de réquisition, et un réseau de solidarité.

    Nous nous sommes vu.e.s à une vingtaine le 25 juin à la Chapelle pour discuter de réquisitions à mener en soutien aux personnes exilées et en galère, et des bases d’un réseau solidaire de partage d’outils et d’expériences de lutte.

    Nous nous sommes réparti.e.s en trois commissions pour

    • dresser un état des lieux de l’existant (réseau, squats, collectifs et autres)
    • préparer l’ouverture de lieux
    • réflechir aux bases d’un débat afin que l’on puisse définir ensemble nos axes politiques.
    On joue les prolongations samedi 7 juillet, à 15h à la Chapelle.

    On restituera le travail des commissions pour avoir matière à démarrer la discussion, et voir comment on compte s’organiser par la suite.

    Pour rappel, il s’agit de trouver les moyens de rompre l’isolement et l’invisibilisation des personnes exilées, et en galère, avec elles et eux, et mettre en place une solidarité en acte sur des bases horizontales.

    Texte d’appel

    Tout le monde peut constater que partout c’est la galère, des gens dorment dans la rue : des familles à Saint Cyprien devant la veille sociale, des familles syriennes au Mirail, des gentes en galère à la gare et partout ailleurs. Les pouvoirs publics, lorsqu’ils n’expulsent pas manu militari, ne proposent que des solutions instables et précaires qui ne durent que le temps de cacher la misère. Et lorsque que ces personnes trouvent des solutions par elles.eux-memes, la justice prend le relai pour expulser, poursuivre ou réclamer des amendes.

    Par delà ces galères du quotidien, les exilé.e.s, pour avoir accès à une situation "régulière", sont confronté.e.s à des procédures administratives excessivement compliquées. En plus de la barrière de la langue (formulaires souvent pas traduits, langage administratif inaccessible), ielles font face à des dispositifs d’exclusion (CRA, procédure Dublin III...) qui les empêchent de se reconstruire ici.



    Face à cette situation délétaire, il nous faut rompre l’isolement et l’invisibilisation. Si l’ouverture du squat 6 place Henry Russell à Toulouse est un premier pas vers une solidarité en acte avec les personnes exilées, certaines expériences nous prouvent qu’il est possible de s’organiser ensemble efficacement et largement (CREA, CSA d’Ivry, collectif el mamba etc) face aux politiques de plus en plus ouvertement racistes et xénophobes. Nous souhaitons donc élargir et inscrire cette iniative dans le temps, avec toutes celles et ceux qui voudraient prendre part à cette lutte.
    Nous proposons de réflechir ensemble aux bases d’un collectif axé sur :



    • la réquisition de bâtiments (afin de proposer des solutions de logements pour les personnes exilées et les personnes en galères)
    • la création (ou vivification) d’un réseau solidaire articulé sur le partage d’outils pratiques, d’expériences de vie collective et de lutte.

    Il ne tiendra qu’a nous d’élaborer ensemble les moyens, les buts et les perspectives de ce collectif, ainsi que de réflechir aux formes qui en garantiraient l’horizontalité.

    Réquisitions à l’horizon - Réseau de partage, à l’abordage ! Round II

     
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