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Luttes vertes Radioactivité inquiétante aux abords de Fukushima

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 24 Mai 2011.

  1. Ungovernable
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    L'accident nucléaire de Fukushima aurait affecté un rayon bien plus large que prévu

    Une expertise française alarmante a été publiée et une commission indépendante mise en place.

    Le gouvernement japonais a approuvé mardi la constitution d'une commission d'experts indépendants afin d'enquêter sur la crise nucléaire à la centrale de Fukushima et de permettre la mise en oeuvre des modalités pour éviter à l'avenir des accidents semblables. Elle devrait établir un rapport d'étape en décembre et un document final à l'été 2012.

    Une annonce qui intervient alors qu'un rapport alarmant a été publié par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) sur l’impact de la catastrophe nucléaire sur les terres et les eaux. Basé à Caen, le laboratoire indépendant a analysé des échantillons de terre, de légumes et d’eau de mer envoyés du Japon par des personnes résidant sur place. Cette étude a été menée dans le cadre de l’Observatoire citoyen de la radioactivité, une démarche participative de l’Acro qui consiste à faire participer aux recherches des particuliers bénévoles.
    Au-delà de la zone interdite, la terre est contaminée

    "Dans la province de Fukushima, au-delà de la zone interdite, on a mis en évidence une contamination digne de Tchernobyl, de fortes pollutions avec un cocktail de radioéléments et des niveaux, qui, en Biélorussie, donneraient droit à la migration", déplore ainsi sur Europe 1 David Boyer, le président de l’Acro.

    La terre et l'eau de mer ont été contaminées :

    Dans la province de Miyagi, au nord, cette pollution est présente à des "niveaux moindres", mai, elle reste également "assez élevée". Des "traces significatives" de radioactivité ont aussi été relevées jusqu’à Kanagawa, à 270 km, où il a été rapporté que du thé avait été contaminé. Dans cette même zone, nuance David Boyer, les légumes cultivés plus tard risquent toutefois moins d’être contaminés, puisque leurs feuilles ne sont pas exposées.

    A 40 km au nord de Fukushima, de l’eau de mer a été prélevée, dans laquelle "quelques becquerels par litre" ont été décelés, ce qui laisse supposer que les poissons et les algues ont été également contaminés.
    Les résultats de l'AIEA attendus fin juin

    Néanmoins, les résultats de l’Acro ne sont pour l’heure pas interprétés au pied de la lettre. Plus attendu, un rapport de 20 experts de l’AIEA, sur place jusqu’au 2 juin prochain, est attendu en revanche avec impatience. Il devrait être présenté lors d’une réunion ministérielle des 151 Etats membres de l'agence onusienne, qui doit se tenir du 20 au 24 juin à Vienne.

    Les techniciens japonais, continuent, eux, à s’affairer autour et dans de la centrale. Mais la colère commence à monter chez les japonais touchés par le tsunami. Un grand nombre de personnes sont encore sans logement.







    Pollution radioactive à Fukushima : un laboratoire français inquiet

    Les niveaux de pollution radioactive dans l’environnement proche (terrestre et marin) de Fukushima, au Japon, seraient alarmants depuis la catastrophe du 11 mars dernier qui a endommagé la centrale nucléaire de la préfecture, selon l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro).

    Les accidents qui se succèdent depuis le séisme et le tsunami du 11 mars sur le site de Fukushima Daiichi seraient aussi grave que ceux qui sont survenus il y a 25 ans à Tchernobyl. Les niveaux de pollution radioactive y sont "alarmants", pour l’Acro, Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, créée après la catastrophe nucléaire en Ukraine en 1986. Pour ce laboratoire indépendant qui a analysé à Caen des échantillons envoyés du Japon, les niveaux seraient "comparables à ce que l’on retrouve autour de Tchernobyl", rapporte l’AFP. "Toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie", ajoute l’Acro.

    Par ailleurs, cette pollution s’étendrait au-delà de la préfecture de Fukushima. La préfecture voisine de Miyagi et celle de Sendaï seraient également concernées par cette pollution inquiétante. Pire, "les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 kilomètres de la centrale", précise le laboratoire.

    L’Acro a procédé à l’analyse de plusieurs éléments : de la terre, des légumes et de l’eau de mer. Le laboratoire a précisé à l’AFP que "l'eau de mer prélevée à une quarantaine de kilomètres de la centrale présente aussi une contamination anormale en césium 137, 134 et iode 131. La vie marine sur place, qui a tendance à concentrer ces pollutions, doit être fortement contaminée".

    Par ailleurs, un total de 250 tonnes d'eau très radioactive auraient été déversées dans la mer début mai depuis la réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré samedi l’opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco). Une barge, destinée à contenir des milliers de tonnes d’eau radioactive utilisée pour refroidir les réacteurs endommagés de la centrale nucléaire, a été amarrée ce jour-là près de la centrale.

    Voir le détail des résultats de l’Acro sur http://acro.eu.org.
     
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