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Informatique La Grande-Bretagne veut mettre son web sous surveillance

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 7 Septembre 2012.

  1. Ungovernable
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    Un projet de loi prévoit de stocker l'ensemble des données des internautes durant un an. Wikipedia menace de crypter ses connexions.

    Le fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, a menacé de crypter les connexions à son site si le gouvernement britannique adoptait un projet de loi de surveillance du web particulièrement controversé, et surnommé par ses détracteurs "la charte des fouineurs".

    Ce projet de loi, qui fait actuellement l’objet d’auditions au Parlement, prévoit en effet tout simplement d’enregistrer les moindres faits et gestes des internautes britanniques. Pour ce faire, le texte prévoit d’obliger les fournisseurs d’accès à conserver toutes les activités en ligne de l’ensemble des internautes britanniques, et ce pour une durée de 12 mois.
    Des pages visitées aux mails

    Ces données comprendraient l’ensemble des pages internet visitées par l’internaute, son activité sur les réseaux sociaux ou encore ses mails. Les forces de police auraient cependant toujours besoin d’un mandat pour consulter les contenus de messages privés.

    Le gouvernement britannique justice ces mesures drastiques par le fait que, selon lui, à l’heure actuelle 25% des données circulant sur internet ne peuvent pas être facilement surveillées par la police. Le nouveau dispositif permettrait, toujours selon le gouvernement, de combler ce manque.

    Dans le cadre de ce projet de loi, le Parlement britannique a entamé une série d’auditions des principaux acteurs du secteur. C’est à ce titre que Jimmy Wales comparaissait, mercredi 5 septembre, devant les parlementaires.

    Or, pour le fondateur de Wikipedia, il est hors de question d’accepter une surveillance généralisée de ses internautes :
    Si nous nous rendons compte que les fournisseurs d’accès britanniques gardent des traces de chaque page internet que vous lisez sur Wikipedia, je suis pratiquement sûr que nous passerions à un cryptage par défaut de toutes les communications avec les Grande Bretagne".

    Pour Jimmy Wales, un tel cryptage ne serait pas très difficile à être contourner. Mais, pour cela, les autorités seraient obligées d’avoir recours aux "arcanes du hacking".
    Ca ne semble pas être quelque chose dans lequel une démocratie civilisée souhaite être impliquée. C’est quelque chose que, franchement, j’attendrais plus de la part des Iraniens ou des Chinois".

    Egalement entendu par les parlementaires, les fournisseurs d’accès britanniques ont, eux aussi, fait part de leur opposition, mais pour des raisons beaucoup plus pragmatiques. En effet, le projet du gouvernement suppose de leur part de stocker des données, parfois sensibles, de société tiers. Ce qui pourrait, selon eux, conduire à de nombreux différends commerciaux.
     
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