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Infiltration des manifs par des policiers de la SQ!

Discussion dans 'Activisme, théories et révolution sociale' créé par Ungovernable, 19 Mars 2009.

  1. Ungovernable
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    Voici une autre raison pourquoi le port de masque est nécessaire, et que la répression policière est permanente.

    Des document internes de la Sûreté du Québec (SQ) obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information lèvent le voile sur l’étendue de l’opération de surveillance des manifestants lors du Sommet de Montebello, en 2007: 26 agents civils étaient sur place, jour et nuit, dans le cadre de cette opération baptisée «Flagrant délit».

    Ces renseignements ont été obtenus par Francis Dupuis-Déri, un professeur en science politique à l’UQAM dont l’un des objets de recherche est la répression des mouvements sociaux par les forces policières. M. Dupuis-Déri a été surpris par l’ampleur de l’opération menée lors du Sommet de Montebello, les 20 et 21 août 2007.

    L’organigramme de «Flagrant délit» comprend une équipe de jour, pour encadrer les manifestations, et une équipe de nuit, pour surveiller les militants qui avaient érigé des campements de fortune sur le site du Sommet. Il comprend les noms de 35 policiers de la SQ imbriqués dans la hiérarchie: deux responsables, deux chefs de groupe, cinq chefs de section et 26 agents, parmi lesquels figurent au moins trois agents qualifiés de «provocateurs», et qui avaient été démasqués lors des manifestations en marge du Sommet.

    En effet, la SQ avait été plongée dans l’embarras et forcée de reconnaître l’utilisation d’agents d’infiltration au lendemain des manifestations. Des militants avaient pris en grippe trois hommes assez costauds, vêtus de noir et le visage recouvert d’un foulard. L’un d’entre eux portait un t-shirt d’appui à la station CHOI-FM, un accoutrement plutôt rare dans les milieux d’extrême gauche. Un autre tenait une pierre dans ses mains. «Les déguisements n’étaient pas super “tight”, ils étaient vaguement habillés en noir», dit Francis Dupuis-Déri.

    Une vidéo diffusée sur YouTube (et vue plus de 437 000 fois) illustre à merveille cette situation rocambolesque. Pris à partie par des jeunes vêtus de noir et masqués également, les trois agents d’infiltration semblent déroutés. «Policiers! Policiers!», crient les jeunes militants. Un des agents d’infiltration, excédé, pousse même le président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), Dave Coles, qui essaie de lui arracher son foulard. Coles demande à plusieurs reprises à l’agent de «lâcher sa roche» en anglais, mais il se fait envoyer paître en termes typiquement québécois. Invectivés de toutes parts, les trois agents finissent par se ranger derrière l’escouade anti-émeute, qui «procède» à leur arrestation. «On va les voir se faire tabasser! Vive la police!», crie un manifestant.

    Dans les jours suivant l’incident, la SQ avait fait savoir que les agents en civil avaient le mandat «de repérer et d’identifier les manifestants non pacifiques pour ainsi éviter les débordements». La SQ niait par le fait même que les trois policiers aient pu faire des gestes de provocation ou commettre des actes criminels. Aucune sanction disciplinaire n’a été prise contre eux.

    «Mais qu’est-ce qu’un policier fait avec une roche dans les mains et un foulard sur le visage, si ce n’est pas de la provocation?, s’interroge Francis Dupuis-Déri. Il y a quelque chose là-dedans qui me met mal à l’aise. Quand tu te promènes avec un caillou dans la main, c’est sûr que t’as la possibilité d’encourager d’autres à le faire.»

    Le chercheur et militant pacifiste mesure trop bien l’utilité des agents provocateurs dans les manifestations. «Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu’une manifestation dégénère. Ça peut détourner l’attention des arguments critiques du mouvement de contestation, puisqu’on va juste parler des gestes de turbulence dans les médias. Ça peut également faciliter les arrestations, et c’est certain que tant que la manifestation n’a pas dégénéré, les policiers ne peuvent pas faire ces arrestations», explique Francis Dupuis-Déri.

    La SQ a tiré des leçons de l’incident, selon les documents internes obtenus par M. Dupuis-Déri. Un compte rendu de réunion suggère de «modifier le profil des personnes sélectionnées afin qu’elles puissent fonctionner de façon efficiente». Il y est question de la «grosseur» des agents et de l’absence de femmes dans les équipes d’infiltration. «Une bonification de la formation et des renseignements concernant les us et coutumes des manifestants serait appropriée. [Il est] plus ardu de se fondre dans la foule avec peu de connaissances», ajoute le document.

    Le Sommet du partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) s’est soldé par quatre arrestations, cinq blessés mineurs parmi les policiers et des dizaines de blessés mineurs parmi les manifestants incommodés par les balles de plastique et les gaz lacrymogènes. Environ 1200 personnes étaient descendues dans les rues du petit village de Montebello (996 habitants) pour protester contre le voile de secret entourant la rencontre entre les trois dirigeants nord-américains, le président mexicain Felipe Calderón, le président américain George W. Bush et le premier ministre canadien Stephen Harper.

    Les partis d’opposition à Ottawa, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et des groupes de militants avaient exigé une enquête publique sur l’utilisation d’agents d’infiltration. Le ministre provincial de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et son homologue fédéral à l’époque, Stockwell Day, sont demeurés sourds à ces doléances.

    On se demande maintenant qui commence les « violences » lors de la manifestation annuelle du 15 mars : la police ou les manifestant-e-s ? À lire…

    Merci beaucoup Francis Dupuis-Déri pour son travail ! Je l’encourage à obtenir d’autres informations sur les activités douteuses et illégales de nos chers policiers dont on ne peut se protéger contre en cas d’abus. Merci encore !

    Source : Le Devoir
     
  3. Ungovernable
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    niouzeMembre du forum Expulsé par vote

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  6. libertaire
    chez nous aussi la police infiltre les manifs en general ce sont les rg mais pas seulement
    ainsi meme des policiers en civil sont bien chargés d'arpenter les cortèges et de prendre photos et vidéos pour que, dans un deuxième temps, « les propriétaires des banderoles délictueuses soient interpellés après une enquête traditionnelle ».(en effet certain slogan ou pancarte peuvent tomber sous le coup d'une vieille loi datant de 1881 disant que toute insulte ou diffamation est répréhensible(d'ailleur a ce sujet un quidam a été condamner y a pas longtemps pour avoir sur une pancarte inscrit "casse toi pôv' con")
    et une petite histoire (qui date je te l'avoue) qui m'a été raconter par mon pere :
    vers la fin des années 70 des mineurs etait dans une greve dur contre le gouvernement de l'epoque une grosse manifestation a lieu a paris au cours de la manif des casseur entre en action l'un d'entre eux est reperer par le so de la cgt qui decide de le choper il le bloque dans une rue et la le casseur sort un flingue accompagner d'une carte de police ils reussiront a le desarmer et lui prendre sa carte de police mais malgrer une plainte deposer il ne sera jamais inquieter

    sinon du coup je suis parti a la peche aux info car bien que ayant moi meme eu a certaine occasion des soupçons jamais eu de preuve et je suis tomber sur ce texte interressant :
    http://www.filmo0x.com/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=241

    et puis une petite definition trouver sur wiki : appariteur : A l'heure actuelle, désigne un auxiliaire de police ou agents en civil effectuant voie de fait, violences et saccages sous couverture afin de justifier aux yeux de l'opinion publique, l'intervention musclée des « forces de l'ordre ».si le mot existe c'est que le fait doit bien exister
     
  7. ivo
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    ivoMembre du forum

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  8. ramoca
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    ramoca"je suis ton père" :) Membre actif

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  9. niouze
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  10. libertaire
  11. Ruban Rouge
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    Ruban RougeMilitant? Bof. Nan. Membre actif

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    C'est clair. Si c'était pas des flics c'était des fafs.
     
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