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Luttes vertes Fukushima: Incident de niveau 5 ou 6, contrairement à ce que disaient les médias (niveau 4)

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 14 Mars 2011.

  1. Ungovernable
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    A Paris, l'Autorité de Sûreté Nucléaire estime que l'accident de la centrale japonaise relève désormais du niveau 5 ou 6 sur une échelle de 7.

    Le niveau d'eau dans le réacteur 2 de la centrale de Fukushima a de nouveau fortement baissé, ce qui empêche le refroidissement des barres de combustible, ont rapporté lundi 14 mars les médias, citant l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

    Lors d'une conférence de presse ce lundi, André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a estimé que l'accident de la centrale nucléaire japonaise relève désormais du niveau 5 ou 6 sur une échelle de 7. Ce niveau était pour le moment évalué à 4. L'accident de Tchernobyl en 1986 qui est considéré comme l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire est évalué à 7.

    Une grosse explosion au niveau du réacteur 2 de la centrale Fukushima est improbable, a pourtant estimé le porte-parole du gouvernement japonais. La centrale a été endommagée par le séisme et le tsunami de vendredi.

    Yukio Edano considère que le réacteur 2 ne sera pas victime d'une grosse explosion due à l'accumulation d'hydrogène, comme celles qui se sont produites dans les bâtiments supérieurs des réacteurs 1 et 3, selon ses propos rapportés par les médias.
    La déflagration dont a été victime lundi le bâtiment du réacteur 3 a accidentellement troué le bâtiment voisin qui abrite le réacteur 2.

    De fait, même si l'opérateur procède à des décompressions volontaires du réacteur 2, l'hydrogène généré s'échappera par cet orifice, ce qui évitera son accumulation et réduira le risque d'une grosse explosion.
    Grâce aux mesures actuellement mise en oeuvre, l'opérateur espère stabiliser la situation, a expliqué Yukio Edano.



    Possible fusion dans le réacteur 2

    Après les explosions dans le réacteur 3, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, la compagnie Tokyo Electric Power, n'avait pas exclu que le combustible du réacteur 2 soit entré en fusion, à cause d'une panne du système de refroidissement. Toutefois le porte-parole du gouvernement japonais juge improbable une grosse explosion au niveau du réacteur 2, selon des propos rapportés par l'agence Kyodo.

    La station de pompage qui permet de maintenir immergées les barres de combustible ne fonctionnant plus, le niveau d'eau a baissé dans le réacteur, et il est possible qu'elles aient été hors d'eau, a expliqué Tepco, lors d'une conférence de presse.
    Toutefois, comme elle l'avait fait pour les réacteurs 1 et 3, la compagnie a injecté directement dans l'enceinte du réacteur de l'eau de mer afin d'immerger de nouveau les barres pour stopper le processus de fusion.
    Explosions au niveau du réacteur 3



    Deux explosions se sont produites plus tôt lundi au niveau du réacteur 3 de la centrale de Fukushima 1, mais le réacteur n'a pas été endommagé, a affirmé Tokyo Electric Power (Tepco). Le porte-parole du gouvernement japonais, Yukio Edano, a peu après confirmé ces informations, et ajouté que la possibilité d'une importante fuite radioactive était "faible". "Selon l'Agence de sûreté nucléaire, bien que le toit du bâtiment ait été soufflé, l'enceinte de confinement qui abrite le réacteur n'a été pas affectée", a détaillé pour sa part la chaîne publique NHK. L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a expliqué en outre que ces explosions avaient été provoquées par de l'hydrogène. Le système de refroidissement du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 est "en panne", a par ailleurs annoncé ll'opérateur Tepco, cité par l'agence de presse Jiji.


    "Des rejets très importants"



    Une explosion similaire avait eu lieu samedi sur le réacteur 1 de la même centrale. Tepco avait entrepris une opération pour relâcher de la pression sur ce réacteur, dont le système de refroidissement était tombé en panne après le séisme et le tsunami de vendredi. L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a annoncé dimanche que "des rejets (radioactifs) très importants" se sont "produits simultanément à l'explosion". "Lors de l'explosion, le débit de dose à la limite du site aurait atteint 1 millisievert par heure (mSv/h)", indique l'IRSN, "valeur à comparer à l'ordre de grandeur de la radioactivité naturelle qui est de 0,0001 mSv/h". Pour l'IRSN, la valeur de 1 mSv/h correspond à "un rejet très important dans l'environnement". L'IRSN cite des informations transmises par l'ambassade de France à Tokyo et ajoute que "seules quelques mesures sont actuellement disponibles". Douze heures après l'explosion, selon l'Institut, "le débit de dose aurait encore été de 0,040 mSv/h".


    Un niveau de radioactivité 1.000 fois supérieur à la normale



    Samedi, l'agence de presse japonaise Kyodo, citant une commission de sécurité avait déjà indiqué qu'un niveau de radioactivité 1.000 fois supérieur à la normale avait été détecté dans la salle de contrôle du réacteur numéro 1 de Fukushima I. Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a demandé aux habitants d'évacuer dans un rayon de 10 kilomètres autour du site, en raison d'un risque de fuite radioactive, selon l'agence de presse Jiji, citant le ministère de l'Industrie.


    "Nouveaux rejets de produits radioactifs"



    S'agissant du réacteur numéro 3 de Fukushima I, l'IRSN précise que de "nouveaux rejets de produits radioactifs" ont eu lieu dans l'environnement en raison d'une "dépressurisation de l'enceinte de confinement (...) après le début de la fusion du coeur". Concernant les réacteurs 1,2,3,4 de Fukushima II (Daini), "il semble que les installations soient actuellement dépourvues de systèmes de refroidissement", précise l'Institut. A la centrale d'Onagawa, au nord de Fukushima, l'Institut indique que des mesures élevées de radioactivité ayant déclenché l'état d'urgence "pourraient résulter du rejet de la centrale de Fukushima Daiichi".

    Enfin, s'agissant de la centrale de Tokai (120 km au nord-est de Tokyo), l'IRSN confirme que le réacteur nucléaire de ce site connaît une défaillance du système de refroidissement" mais "le circuit de secours fonctionnerait normalement".


    Risque d'explosion



    22 personnes ont été exposées aux radiations après l'explosion qui s'est produite dans le réacteur 1 de la centrale de Fukushima, rapportait NKH dimanche. Les autorités sanitaires effectuent des mesures de radioactivité sur les personnes qui vivent près de la centrale de Fukushima, explique encore la chaîne publique japonaise.



    200.000 personnes évacuées



    Plus de 200.000 habitants ont été évacués d'une zone de 20 kilomètres de rayon autour de cette centrale, et d'un périmètre de 10 kilomètres entourant la centrale Fukushima N°2, située à 12 kilomètres de la première. Dans la ville même de Fukushima, distante de 80 kilomètres des centrales, de nombreux Japonais se précipitent pour acheter des stocks de vivres, tandis que les pompes à essence sont déjà à sec. "Les gens ne sont pas paniqués mais nerveux, la centrale nucléaire fait peur", explique un habitant. "Je vais prier pour que la centrale nucléaire n'explose pas".


    Coupures d'électricité



    La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui dessert l'Est du Japon, continue de différer de quelques heures les coupures d'électricité prévues pour réguler la demande, jugeant qu'elle était pour le moment en mesure de répondre aux besoins.

    Tepco avait prévu de débuter à 6H20 cette opération exceptionnelle afin d'éviter qu'une consommation massive de courant n'excède largement ses capacités de production mises à mal par l'arrêt de centrales à la suite du séisme dévastateur de vendredi. Elle devait interrompre successivement la fourniture de courant par tranches de 3 heures et 40 minutes dans diverses zones de Tokyo et alentour. Mais la compagnie a décidé de reporter tant qu'elle le peut ces coupures qui ne pourraient commencer que lundi soir ou mardi. Elles interviendront dès que la demande s'élèvera trop, en fonction du programme horaire initialement fixé pour chaque zone.


    La Russie prête à rediriger 6.000 mégawatts d'électricité



    La Russie est prête à rediriger environ 6.000 mégawatts d'électricité vers le Japon, qui fait face à des problèmes énergétiques à la suite du très fort séisme et des explosions dans une centrale nucléaire, a déclaré lundi le vice-Premier ministre russe Igor Setchine. "Nous pourrions rediriger dans un avenir proche environ 6.000 mégawatts pour fournir le Japon", a dit M. Setchine, cité par l'agence Interfax. "Nous sommes prêts à augmenter les livraisons de charbon", a-t-il par ailleurs indiqué. M. Setchine a en outre souligné que le géant russe Gazprom était prêt à fournir 200.000 tonnes de gaz naturel liquéfié à l'archipel nippon en avril et en mai.
     
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