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Répression & dérives sécuritaires Au Japon, une loi pour «punir jusqu’aux pensées des gens»

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par mc², 26 Octobre 2017.

  1. mc²
    Offline

    mc²Membre du forum Membre actif

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    Août 2014
    Une loi « anti-conspiration », récemment votée par le Parlement japonais, permettra de punir des crimes qui n’ont pas encore été commis. Sur l’île d’Okinawa, les opposants à la construction d’une base militaire américaine assurent être la cible de cette législation, qui facilitera les détentions arbitraires.
    Okinawa (Japon), de notre envoyé spécial.- Abe Takashi est inquiet. Journaliste depuis 20 ans au quotidien régional Okinawa Times, il assiste, impuissant, à l’accumulation des menaces sur les libertés publiques au Japon et ne mâche pas ses mots contre la nouvelle loi, dite « anti-conspiration » : « C’est une loi qui punit jusqu’aux pensées des gens. Elle ne peut pas s’appliquer sans surveiller, sans mettre sur écoute. Elle aura un effet dissuasif : nous ne sommes même plus censés penser à certains actes. »

    Supposée prévenir les actes terroristes à l’approche des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, cette législation a été adoptée le 15 juin dernier, malgré de nombreuses critiques. Elle définit 227 nouveaux crimes, dont certains ont un lien plutôt ténu avec le terrorisme, comme la collecte illégale de champignons, la copie illicite de partitions de musique ou les protestations contre la construction d’appartements. Elle autorise la police à arrêter ceux qui planifieraient ces méfaits… ou qui se contenteraient simplement d’en discuter.
    (...) Le rapporteur de l’ONU pour le droit à la vie privée, Joseph Cannataci, s’en est ému dans une lettre envoyée au premier ministre japonais conservateur, Shinzo Abe. Il y explique que la définition par la loi de « groupe criminel organisé » est trop vague et il s’inquiète des risques d’abus, en particulier pour les ONG actives dans des domaines liés à la sécurité nationale. Les opposants au texte le comparent aux « lois sur la préservation de l’ordre public » de 1925, décrétées par le Japon impérial pour museler les communistes et tous ceux qui étaient considérés comme une menace.(...)
    « La nouvelle loi ajoute un nombre illimité de nouveaux prétextes pour arrêter et punir presque n’importe qui, poursuit le juriste Colin Jones. La police peut déjà détenir des suspects pendant des semaines, parfois plus, avant même de lancer une poursuite en justice. Elle peut interroger les suspects du matin au soir, avec un accès limité à un avocat. »

    (Mediapart)
     
  2. Marc poïk
    Offline

    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Déc 2016
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    Oui j'ai lu cela: dingue. Attention on vit en démocratie. Il a bon dos ce mot.
     
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