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Guerres & impérialisme Afghanistan : l'intervention n'a rien changé à la misère

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 31 Mars 2010.

  1. Ungovernable
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    Malgré les quelque 35 milliards de dollars injectés en Afghanistan entre 2002 et 2009, le pays souffre toujours de corruption, de pauvreté et de violence. C'est la conclusion d'un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, rendu public à Genève mardi.


    Selon le document, les deux tiers de la population afghane vivent dans une pauvreté extrême. De plus, cette population ne croit pas en l'aptitude du gouvernement et de la communauté internationale à améliorer son sort, selon les rédacteurs du rapport.


    Ces Afghans reprochent à leur gouvernement et à la communauté internationale leur incapacité à assurer la sécurité et à fournir nourriture et abri.« La corruption très répandue limite davantage l'accès aux services pour une large proportion de la population », souligne le rapport de 26 pages.
    Les rédacteurs accusent les responsables afghans de se soucier de leurs propres intérêts aux dépens du reste de la population. Ils soulignent les discriminations dont souffrent les femmes, les minorités ethniques et les personnes invalides.
    Par ailleurs, la communauté internationale est critiquée pour avoir trop mis l'accent sur la sécurité et négligé le développement à long terme.

    La misère en statistiques

    L'Afghanistan est le deuxième pays au monde pour la mortalité maternelle, et le troisième en matière de mortalité infantile, selon le rapport.
    Seulement 23 % des habitants ont accès à l'eau potable et seulement 24 % de la population âgée de plus de 15 ans sait lire et écrire, précise le document.


    Rupert Colville, un porte-parole du bureau de l'ONU chargé de la protection des droits de l'homme, a déclaré que la communauté internationale n'avait pas réussi à répondre à ces problèmes en dépit des engagements pris en faveur du pays lors d'une conférence de 2001 à Bonn, en Allemagne.
    Pour de nombreux Afghans, le seul moyen de survivre est de prendre les armes et de perpétuer le « cercle vicieux » de guerre et de pauvreté qui affecte le pays depuis des décennies, a-t-il expliqué à des journalistes à Genève.


    Après ce constat, le Haut-Commissariat préconise une approche plus globale de la lutte contre la pauvreté, s'attaquant également aux systèmes permettant des abus de pouvoir.
     
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