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23
Censure antiterroriste : Macron se soumet aux géants du Web pour instaurer une surveillance généralisée

14 novembre 2018

Il y a deux mois, la Commission européenne a publié sa proposition de règlement « censure antiterroriste ». Nous le dénoncions, expliquant que ce projet aura pour effet de détruire l’ensemble du Web décentralisé. Depuis, nous avons rencontré les ministères français en charge du dossier : nos craintes se sont amplifiées.

le texte, poussé par la France et l’Allemagne, utilise le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour soumettre l’ensemble des hébergeurs (et pas seulement les grandes plateformes) à des obligations extrêmement strictes :
- retrait en une heure de contenus qualifiés de terroristes par une autorité nationale
- la mise en place d’un « point de contact » disponible 24h/24 et 7j/7
- l’instauration de « mesures proactives » pour censurer les contenus avant même leur signalement ; si ces mesures sont jugées insatisfaisantes par les États, ces derniers peuvent imposer des mesures spécifiques telles que la surveillance généralisée de tous les contenus.

D’un point de vue humain, technique et économique, seules les grandes plateformes qui appliquent déjà ces mesures depuis qu’elles collaborent avec les polices européennes seront capables de respecter ces obligations : Google, Facebook et Twitter en tête. Les autres acteurs n’auront d’autres choix que de cesser leur activité d’hébergement ou (moins probable, mais tout aussi grave) de sous-traiter aux géants l’exécution de leurs obligations.

Quand nous avons dit aux ministères que leur texte détruirait l’ensemble du Web décentralisé, ne laissant qu’une poignée de géants en maîtres, on nous a laissé comprendre que, oui, justement, c’était bien le but.

Tranquillement, nos interlocuteurs nous ont expliqué que Google-Youtube et d’autres multinationales numériques avaient convaincu le gouvernement que la radicalisation terroriste était facilitée par les petites et moyennes plateformes,...
Avr
21
St-Just n’est pas mort, vive St-Just !
Publié le 19 avril 2019 |
(13ème) Saint-Just Squats
Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois. Et nous avons plus que jamais besoin d’aide !

Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois.

Pourtant, nous ne sommes plus assez nombreux.ses. Surtout, nous sommes épuisé.e.s et exténué.e.s. Il est important de bien le signifier, de le dire haut et fort, les personnes présentes depuis le début du squat, soit 4 mois, sont à bout de forces et de nerfs. Le relais est essentiel.

Le 4 et 5 avril, le Conseil Départemental et la Préfecture sont venus offrir des solutions de relogement aux habitant.e.s de St Just. Ce déplacement a été traumatique pour celles et ceux qui avaient été mis.e.s à l’abri dans les murs du 59 avenue de St-Just mais aussi pour les bénévoles. Si les propositions de l’ADDAP13 entraient dans les parcours d’accès au droit, les familles se sont vues offrir des solutions inacceptables en l’état. Une trentaine d’entre elles ont donc décidé de rester dans ce qui est désormais leur Maison. De nombreux mineurs se sont depuis présentés à la porte et nous les avons acceptés, puisque le placement de 170 d’entre eux ne signifie pas que la tâche du Département est terminée, n’en déplaise à nos politicien.ne.s.

Notre non-communication après le relogement forcé a peut-être donné l’illusion d’une fin de combat. Il n’en est rien, nous devions reprendre des forces.

Aujourd’hui, plus que jamais nous avons BESOIN DE...
Avr
16
16/04/2019 by Crame ton Cra - Lyon
Appel au secours de l’intérieur du CRA

« -Ok donc y a deux jours y en a qui ont essayé de faire une tentative de s ’évader. Il y en a trois qui ont réussi et trois qui se sont fait attrapés, ont été grave blessés. Ils ont été quarante-huit heures en garde à vue et ils ont passé en quarante-huit heures et aujourd’hui ils rentrent au centre, et aujourd’hui il y a quelqu’un tout à l’heure qui a monté sur la porte où il y a le barbelé. Et il s’est suicidé avec le barbelé. Et il s’est étranglé avec le barbelé. Et la police ils on rien fait c’est nous qu’on l’a descendu. La police ils ont mis à peu près 25 minutes juste pour ramener une échelle. Ils étaient même pas loin à 200 ou 300 mètres. Nous on a voulu le récupérer malgré tout y a les portes entre nous, donc on s’est grimpé tout le monde et on a essayé de descendre mais sauf que eux ils nous a gazé ils nous a frappé ils nous a violé, laisse tomber. Ici tout le monde ils ont pété un plomb, tout l’monde ils ont commencé à brûler, brûler les chambres, à brûler les matelas, à brûler tout. Donc ici les gens ils sont traités comme des chiens, si il y a moyen de nous aider, ici on est des êtres humains on est pas des animaux, voilà notre seul délit qu’on a pas de papiers, c’est notre seul délit notre seul problème dans cette vie. Vous pouvez appeler les associations, ou appeler les médias ou appeler les journalistes, ou toutes les personnes qui sont là pour l’humanitaire, pour de vrai, il faut qu’ils soient là pour nous, pas de cinéma, pas de spectacle, pas de théâtre, ici c’est des êtres humains, on n’a pas besoin de théâtre, on n’a pas besoin de spectacle, on a besoin des gens qui luttent pour nous. C’est un message d’au secours.

-D’accord

-Voilà c’que j’veux dire, et c’est pour ça que...
Avr
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Avr
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Plusieurs textes sur les évenements qui se sont déroulé dimanche à Bruxelles.
Mar
14
Besançon: défonce ta ville et ses promoteurs !
mars 11th, 2019
À Besançon comme partout ailleurs, les villes sont en transformation constante. Elles n’ont jamais été (et ne sont pas) des espaces neutres mais plutôt modelées à l’image de l’Etat et du capital. Elles ressemblent de plus en plus à de gigantesques zones commerciales et carcérales à ciel ouvert, où tout pas de côté est durement sanctionné.

Des projets d’urbanisation fleurissent aux quatre coins des villes. Ca bétonne à tout va pour faire place nette à de nouveaux centres commerciaux et quartiers qui seront occupés par des citoyen.ne.s éco-responsables. Desservis par des transports doux et fluides (vélocités, tram, véhicules d’auto-partage…) et équipés de voies vertes, ils prolifèrent dans les villes et à leurs périphéries.

La domination s’adapte à l’air du temps pour promouvoir ses projets qui puent le fric et le béton.

Au sein des villes, le contrôle et la surveillance ne cessent d’être toujours plus étouffants: prolifération de caméras, de spots d’éclairage public plus puissants et de patrouilles de flics…

Dans ces quartiers ciblés par les urbanistes (à travers leurs PLU) pullulent spéculateurs du logement, recruteurs d’esclaves à patrons, bistrots et restos branchés vegan et bio, magasins et épiceries bio et écolo (sans sac ni plastique). A Besançon, le quartier Battant en fait partie.

Ainsi, dans la nuit de lundi [4] à mardi [5 mars], nous avons fracassé toutes les vitres de l’agence Foncia (y compris celles de l’entrée), au croisement du quai de Strasbourg et de la rue du Petit Battant.

Un big up aux incendiaires anonymes de la Maison de l’écoquartier des Vaîtes.

Guerre à la ville-prison !
Guerre aux riches !

ACAB

[Publié le vendredi 8 mars 2019 sur...
Fev
16
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Le Numéro Zéro / dimanche 11 février 2019



Saint Etienne Metropole et Serenicity, une filiale du marchand de mort Verney Carron, sont heureux de vous annoncer l’installation prochaine de micros dans le quartier Beaubrun Tarentaize.

Une expérimentation grandeur nature de la Smart City.
Cela va permettre d’appeler directement les pompiers s’il y a un accident sur la route, et ainsi la mamie du 3e n’aura plus à composer le 18. Quelle révolution !
Ce n’est pas pour fliquer, c’est pour améliorer nos vies. Nous rendre joyeux en quelque sorte. On pourra même enregistrer le chant des oiseaux, enfin s’il en reste encore…

La Smart City, quel merveilleux filon pour ces villes à la recherche d’un développement économique infini et ces startuppers en mal de reconnaissance.
La ville va être intelligente, car nous sommes trop cons. Alors il y a des gens bien intentionnés qui ont tout prévu pour nous rendre la vie facile et heureuse.
Eduquer ces pauvres qui gaspillent l’eau et l’électricité, en les équipant de mouchards. Imposer le numérique dans notre quotidien, en le rendant incontournable.
En attendant le tram, tu te reposais sur un vulgaire banc en bois. Maintenant tu poses ton cul sur un siège design connecté. Merci la smart city, merci la vie.

La Smart City est un vrai projet politique. Le déploiement massif des technologies numériques permet d’asservir et contrôler davantage la population. C’est aussi extraire des matières premières rares, polluer la Terre et consommer toujours plus d’énergie.
Réprimer nos libertés et détruire davantage la nature, voilà le vrai visage de la ville numérique.

Sainté Smart city, non merci !

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L’Essor / jeudi 7 février 2019

En mars, le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot sera équipé d’une vingtaine de micros destinés à détecter les...
Fev
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Publié le 6 février 2019 | Mise à jour le 8 février

Comme nombre de personnes ont pu le remarquer, depuis le mois de juillet dernier, le site grenoble.indymedia.org rencontre de nombreuses difficultés techniques, le rendant par moment innaccessible.
Notre édito du mois de décembre ("indymedia c’est reparti") annonçait que nous avions résolu des problèmes techniques et que l’ancien administrateur système (AS) était parti.
À cette époque, après sa décision de partir et la suppression de ses accès, nous n’étions pas totalement sûr-e-s qu’il n’ait plus accès au serveur mais estimions pouvoir lui faire confiance. Hélas, très vite après ce départ, puis semaines après semaines, nous nous rendons compte de multiples interventions de sabotage sur le site même : réécritures et disparition d’articles, injures, prise de controle sur le service caché Tor, spamages, suppression de compte de nouveaux administrateurs sur le site. Et nous nous rendons vite compte de qui est derrière tout ça : l’ancien administrateur système nous a trompé quant au retrait de ses accès, et joue maintenant les trolls contre Indymedia Grenoble.

Pourquoi ?
Malgré son départ et le fait qu’il ne nous ait rien dit franchement, nous supposons qu’il ne veut pas lâcher le site et estime que nous faisons mal le boulot. De plus s’ajoutent à tout ça des histoires interpersonnelles et des rencoeurs accumulées. En un mot, Indymedia est pris en otage par cet individu dans un but de vengeance personnelle.

Mais ce n’est pas aux contributrices et contributeurs, ce n’est pas aux mouvements sociaux, pas aux camarades et compagnon-e-s, pas aux visiteur-euse-s du site, de subir les petites vengeances d’une personnne. Qui plus est en raison de choses qui ne les concernent pas et...
Jan
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Les États, dans leur rôle de répression des individus et groupes pratiquant des activités subversives, déploient un certain nombre de moyens pour surveiller ces individus et ces groupes. Il semble qu’une partie de cette surveillance passe par la dissimulation de dispositifs de surveillance dans des espaces de vie.

Les dispositifs en question sont variés : microphones, caméras, balises de localisation. Les espaces visés peuvent être tous les espaces qu’on traverse : bâtiments, véhicules, espace public. Ces pratiques sont parfois légales, réalisées avec l’accord d’un juge d’instruction par exemple, et parfois non, réalisées par les services de renseignement hors d’un cadre légal.

On a constaté le manque d’informations disponibles autour de nous sur ce type de surveillance. Quelle est l’utilisation réelle de ces dispositifs par les services de renseignement ? Quels types de dispositifs sont utilisés ? Dans quels contextes ? Avec quelle efficacité ? Quels moyens mettre en place pour contrer ce type de surveillance ?

Du coup, on a décidé de collecter des informations à ce sujet, avec l’idée d’écrire et de publier une brochure d’ici quelques mois. On souhaite se concentrer dans cette brochure sur la surveillance exercée par les services de renseignement et de police politique des États en Europe à l’encontre d’individus ou groupes pratiquant des actions subversives. De plus, on se limite à l’étude des dispositifs de surveillance physiques dissimulés dans les espaces traversés par les individus ou groupes surveillés (on ne parlera donc pas d’autres types de surveillance comme les filatures, les écoutes téléphoniques ou la surveillance d’Internet).

C’est pas toujours facile de trouver des informations précises et fiables concernant ce sujet, compte tenu du secret relatif qui entoure souvent les pratiques policières, et plus encore les pratiques des services de renseignement. Pour...
Déc
04
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