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Fev
16
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Autopsie des techniques policières et journalistiques pour maquiller les violences policières
Publié le 15 février 2018
région parisienne | BAC | violences policières | police | meurtres de la police
La récurrence des violences policières a obligé les policiers et certaines rédactions journalistiques à la botte de la préfecture à développer des techniques pour masquer la violence manifeste des pandores. Voici quelques-unes de ces techniques.

Depuis sa création en France sous Louis XIV, la police possède une longue tradition de répression des classes laborieuses (donc perçues par le pouvoir comme dangereuses). Cette répression se fait historiquement dans la violence doublée d’une communication étatique hors pair pour justifier l’emploi de celle-ci (répression des mouvements révolutionnaires de 1789, répression des mouvements ouvriers au XIXe et au début du XXe siècle qui font souvent de nombreux morts, sans oublier la participation active de celle-ci à l’arrestation, l’enfermement (comme au camps de concentration de Drancy) et la déportation des populations persécutées par le régime nazi et l’État de Vichy).

Qu’il s’agisse de réprimer des individus ou des mouvements collectifs — à ce titre les Crimes d’octobre 1961 sont un exemple édifiant — la communication préfectorale autour de la légitimation de l’usage de la violence par les forces de l’ordre dites républicaines à l’encontre des populations demeure assez constante. Si en 1982 l’accumulation de ces violences à l’encontre d’individus avait fait naître une grande réaction collective (la marche pour l’égalité et la justice) il semble qu’en plus de 30 ans rien n’ait changé.

Vital Michalon, Malik Oussekine,...
Jan
31
Les exilé.e.s occupent Paris 8!
Publié le 30 janvier 2018 | Maj le 31 janvier
migrants
Nous occupons depuis ce Mardi 30 janvier le bâtiment A de Paris 8 Université à Saint Denis. Nous, personnes exilées et leurs soutiens, avons pris possession de ce bâtiment pour prolonger le mouvement général contre les politiques migratoires racistes.

Les exilé·e·s occupent Paris 8 à Saint Denis

Le bâtiment A de l’université Paris 8 à Saint Denis est occupé depuis le mardi 30 janvier 2018 par des personnes exilé·e·s et leurs soutiens.

Nous avons pris possession du bâtiment A. Notre occupation s’inscrit dans le mouvement général de protestation contre les politiques migratoires européennes indignes et dans la continuité des occupations d’universités à Grenoble, Lyon, Nantes et dans d’autres villes.

Migrant·e·s, associations et particulier·ère·s s’élèvent et se mobilisent aujourd’hui plus que jamais, contre le traitement désastreux réservé aux personnes migrants vers l’Europe.

De l’enfer de la Libye aux conditions «d’accueil» aux frontières de Schengen; des dizaines de milliers de noyé·e·s dans la Méditerrannée, au harcèlement policier à Porte de la Chapelle et à la Villette; de la répression bureaucratique menée par l’OFPRA et l’OFII au «délit de solidarité» dont on accuse les soutiens militants : la politique migratoire européenne continue de s’illustrer par son racisme et son inhumanité. Le règlement de Dublin est responsable de l’expulsion des exilé·e·s vers les périphéries de l’Europe et contraint ces mêmes personnes à dormir dans la rue et à subir le froid et le harcèlement des forces de l’ordre. Parmi eux·elles, beaucoup de mineur·e·s. Pour les dubliné·e·s comme pour beaucoup de demandeur.euses.s d’asile et de sans-papiers, l’incertitude administrative et matérielle est la source d’une profonde détresse psychologique alors qu’ielles sortent d’un voyage éprouvant.

Dans les prochains mois, le...
Jan
09
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On a fini sans bleus! Retour sur la violente intervention policière contre le squat «La Cabine»
Publié le 9 janvier 2018
217 visites
Une attaque policière nocturne, illégale et violente du squat «La Cabine» a eu lieu le 7 janvier. 200 personnes dont des enfants ont été séquestrées et gazées. Un article envoyé par des personnes séquestrées a été lu plus de 20 000 fois sur Rebellyon. Le contre-feu de la préf’ est vite arrivé sur Le Progrès et sur LyonMag.
Voici notre version des faits : que ce serait-il passé si les flics avaient réussi à exploser notre porte et nos gueules?

Le soir du Samedi 6 janvier, nous nous sommes fait attaquer par la police. Des demandes contradictoires et l’absence de justification légale sont inadmissibles, on pense à une tentative d’intimidation, on ne se laissera pas faire.

Notre habitation, ouverte depuis fin septembre, accueille régulièrement des soirées de soutien à divers collectifs. Ce lieu de vie est un squat expulsable à partir du 15 février par décision du tribunal administratif. Ici vivent des familles avec enfants (6 ans, 3 ans et un bébé de 3 semaines - une femme enceinte) ainsi qu’un collectif varié uni par les mêmes convictions humaines.

Samedi, c’était une soirée de soutien au collectif musical SILO, à des amis en bouclage d’un documentaire et au squat hébergeant environ 150 migrants, l’Amphi Z. Nous faisions la fête comme on peut la faire partout. A 5 minutes de là, “le petit salon”, une boîte de nuit branchée de Lyon, fait péter les watts. On entend bien les basses autour. Les jeunes qui sortent de là, saoul,...
Jan
06
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Article tiré du blog NDNM: 2000$ de dons supplémentaires pour les causes anti-fascistes et l’accueil des réfugiés

En réponse à la montée de l’extrême-droite et du fascisme en 2017, et compte tenu des événements survenus aux États-Unis après l’élection de Donald Trump, nous avons jugé nécessaire de donner 2 000 $ supplémentaires aux causes antifascistes et pro-réfugiées. Considérant la situation actuelle, nous nous devons d’insister sur l’importance s’organiser contre le fascisme, le racisme et la haine – et d’en faire une priorité.

Notre don de 2000$ US a été partagé entre le International Antifascist Defence Fund et l’organisation caritative Refugee Community Kitchen.

En 2017, Antifa est passée d’un mouvement obscur de gens agissant dans l’ombre pour défendre leurs communautés contre les fascistes pour devenir le sujet chaud de l’été. C’était en grande partie dû à la vague sans précédent de violence et de meurtres commis par des extrémistes racistes cette année.

L’année dernière, nous avons contribué 3 000 $ à des causes antifascistes et avons également fait un don de 1 000 $ à des organismes caritatifs pour les réfugiés précédement. Nous sommes heureux-ses de réitérer notre solidarité cette année pour ces causes très importantes et nous continuerons d’y contribuer dans le futur.

À propos de l’International Anti-Fascist Defence Fund ...
Déc
22
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Déc
16
Souriez, vous êtes (toujours plus) fliqué.e.s !
Publié le 11 décembre 2017 | Maj le 15 décembre

Quand Minority Report s’invite à Marseille ! À partir de 2018, la mairie se lance dans l’aventure des mal-nommés « algorithmes prédictifs. »

La mairie de Marseille se targue de transformer la ville en une Smart City. Tout comme votre smartphone enregistre méthodiquement toute vos données pour les revendre aux plus offrants, et ainsi améliorer la prestation publicitaire vous visant, désormais la ville veut centraliser toutes les données qu’elle enregistre pour nous offrir une meilleure prestation sécuritaire.

Vidéosurveillance, infos RTM, réseaux sociaux, rapports de police, et, si tout va bien, des capteurs sonores ! [1] Voilà entre autres les joyeusetés sensées être compilées et traitées par la magie du Big Data pour « prédire » les lieux et la nature de potentiels « troubles à l’ordre publique » avant qu’ils ne se produisent. Le tout piloté par Engie pour la modique somme de 1,5 million d’euros.

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Plus d’investissement dans la surveillance, tant dans la rue qu’en ligne, moins dans les services sociaux. Inquiétude évidente face à la protection (ce qu’il en reste) des données personnelles, etc. La nouveauté vient de ces fameux « algorithmes prédictifs, » qui loin de prédire le future ont une fâcheuse tendance à répliquer les travers du passé.

Alors que leurs implémentation en Europe est récente (à ma connaissance), cela fait déjà plusieurs années que ce type de logiciels est utilisé par de nombreux départements de police aux États-Unis. Au-delà du problème même de l’emploi de ce type de technologie à un usage répressif, la pratique a révélé que ces logiciels intensifie la répression de communautés déjà ciblées de façon disproportionnée par la police, tel que les personnes racisées, sous couvert d’une « impartialité numérique. » [2]

Il existe deux grandes catégories...
Déc
04
écrite par les synthésistes, signée par Sébastien Faure. L'édition numérique a été faite par la FA.

intéressant pour savoir ce que les anars pensaient à cette époque de sujets divers. ça a la forme d'un dictionnaire avec plein d'entrée (des mots) et l'avis des anars dessus.

http://www.encyclopedie-anarchiste.org/Encyclopedie Anarchiste.pdf
Déc
03
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Les autorités italiennes ressortent une loi de l'époque de Mussolini pour instaurer un couvre-feu militaire dans une ville dont la population s'oppose à l'installation d'un pipeline de gaz. Une "zone rouge" est déclarée à Melendugno par le gouvernement central.
Des activistes qui contactèrent le journal "The Independant" racontent que la police a fait irruption au milieu de la nuit et interdisent aux habitants de quitter leurs maisons, bloquent des rues et clôturèrent des fermes... . Selon une habitante du lieu, d'autres sont expulsés de Melendugno pour trois ans alors que d'autres doivent utiliser un laisser-passer pour se rendre à leur domicile.... Tous les lieux publics sont désertés et seule la police occupe les rues à la nuit tombée... Cette situation affecte le tourisme et le commerce.

Plus de photos, d'infos, sur ces sites ( en anglais)
- Italy uses Mussolini-era law to place community on military lockdown over pipeline project

-Stories of resistance
Nov
27
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Incarcéré depuis 4 mois suite au G20 de Hambourg, Fabio 19 ans, tient tête à la justice

« Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg. »
[B][/B]

Arrêté lors des journées d’émeutes qui ont secoué le G20 de Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, Fabio est accusé de jet de projectile et de rébellion. Il est incarcéré depuis 4 mois à la prison de Billwerder et comparaissait le 7 novembre dernier devant le tribunal pour mineur d’Altona à Hambourg. Nous reproduisons ici la déclaration qu’il a faite ce jour-là devant ses juges et qui contient plus de vérité, de sincérité et de justesse que tous les solipsismes inconséquents de procureurs.

Les prochaines audiences de son procès auront lieu les 27 novembre et 7 décembre prochain.

Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.

Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.

Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.

Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.

Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.

En effet...
Nov
07
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La CREA réquisitionne Toulouse
jeudi 2 novembre 2017, par deor

Texte rédigé en 2016 dans le numéro 1 de La Courroie. C’est long à lire en ligne et on vous conseille donc vraiment de plutôt vous procurer la version papier... (il y en a à Terra Nova et vous pouvez nous contacter pour en récupérer.

La Campagne de réquisition pour l’entraide et l’autogestion (CREA) fête ses 5 ans en 2016. Au moins un millier de personnes y ont croisé leurs chemins avec des niveaux d’implication différents : des simples coups de mains pour les activités, à une vie à plein temps dans les collectifs qui occupent ensemble bâtiments. Il y aurait donc plus d’un millier de manières de raconter la CREA.

Ceci n’est donc qu’un récit partiel et partial de l’histoire de ce réseau. Il s’appuie sur des entretiens et des rencontres lors d’assemblées générales, des soirées, des procès, des ouvertures de squats, des manifestations.

Étrangement, La CREA est peut-être plus connue parmis les militant.e.s des autres villes de France qu’à Toulouse, où beaucoup la résumeraient presque à un simple collectif d’anarchistes qui occupent ensemble un bâtiment. Ce texte a été écrit pour tenter de montrer la richesse de ce mouvement.

Juin 2014, les rues toulousaines commencent à se vider, désertées par ceux qui partent en vacances. Au local de la CNT 31 [1], les participants à la Campagne de réquisition pour l’entraide et l’autogestion (CREA) tiennent une de leur deux assemblées générales hebdomadaires. Progressivement, une quinzaine de personnes remplissent la pièce étroite prêtée par le syndicat. Chacun énonce les points à mettre à l’ordre du jour : la programmation d’une soirée de soutien pour alimenter la caisse, un appel à coup de main pour des travaux d’électricité dans une maison...
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