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Actualité militante Yémen : Au moins 28 morts alors que les affrontements s'intensifient

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 26 Mai 2011.

  1. Ungovernable
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    SANAA, Yemen — Au moins 28 personnes ont été tuées jeudi au Yémen, où les affrontements s'intensifient entre les forces gouvernementales et les combattants tribaux, les deux camps donnant des versions contradictoires des faits.

    Le bilan reste pourtant le même, portant à au moins 109 morts le nombre de victimes depuis lundi et le déclenchement d'affrontements armés au coeur de la capitale Sanaa, qui menacent de faire plonger le pays dans une guerre civile totale, après des mois de manifestations, la plupart du temps pacifiques, pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

    Selon le ministère de la défense, c'est l'explosion d'un dépôt d'armes dans l'ouest de Sanaa qui a fait 28 morts jeudi. L'opposition affirme quant à elle que les victimes ont été tuées dans les tirs des forces gouvernementales contre un bâtiment occupé par des combattants fidèles au cheikh Sadeq al-Ahmar, chef de la plus puissante confédération tribale du pays.

    Ce groupe tribal, les Hashid, s'était rallié au camp de la contestation il y a deux mois, mais n'avait pas jusque là impliqué sa puissante milice. Les Hashid sont passés à l'attaque lundi, après que les forces gouvernementales aient tenté de prendre par la force le quartier général du cheikh Al-Ahmar dans le centre de Sanaa.

    Depuis, ses hommes assiègent au moins neuf ministères, et les forces fidèles au président Saleh ont riposté par des tirs de mortiers et d'obus, et lancé un mandat d'arrêt contre Al-Ahmar et plusieurs autres chefs tribaux.

    Interviewé par téléphone par la chaîne panarabe Al-Jazira, le cheikh a accusé le président Saleh "d'entraîner le pays dans la guerre civile", exhortant les pays de la région à pousser le président vers la sortie. Il a proposé un cessez-le-feu si Saleh prend des mesures pour mettre fin aux combats, qui selon lui se sont étendus à toute la ville de Sanaa y incluant des secteurs autour de l'aéroport.

    Mais le président a durci le ton, jurant mercredi qu'il refuserait de démissionner, considérant que cela équivaudrait à laisser le Yémen tomber aux mains d'Al-Qaïda. "Je ne quitterai pas le pouvoir, et je ne quitterai pas le Yémen. Je ne prends pas mes ordres de l'étranger", a-t-il déclaré mercredi via un communiqué lu par un porte-parole. AP
     
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