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ViVe la commune libre d'Oaxaca

Discussion dans 'Activisme, théories et révolution sociale' créé par zombifex, 19 Juillet 2007.

  1. zombifex
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    Juin 2007
    repression a oaxaca .....
    extrait indymedia paris :
    Aujourd'hui 16 juillet 2007, aux alentours de 10 heures du matin, des incidents eurent lieu pendant la marche organisée dans la ville de Oaxaca afin d'inaugurer la Guelaguetza populaire et boycotter, par la meme occasion, la Guetlaguetza officielle mise en place et appuyée à la fois par le gouvernement d'Ulises Ruiz et par plusieurs multinationales qui participent au developpement d'une politique néoliberale et impopulaire. Cette marche avait été préalablement convoquée par de nombreuses associations, collectifs et individu-E-s du peuple de Oaxaca.

    Des les premiers pas de la manifestation, la police s'est montrée omniprésente, surveillant, intimidant et arretant plusieurs participants. Plus tard, des affrontements eurent lieu pendant le trajet lorsque la police a commencé a lancer des pierres et des gaz lacrimogenes, provoquant la dispersion du rassemblement. Profitant du mouvement de foule, la police s'est alors approchee pour encercler, frapper et arreter violemment une soixantaine de companer@s. A l'heure de la traduction de ce communique (mardi 17 juillet, vers 10h), une liste officielle confirme la comparution a la Procuraduria de Oaxaca de 40 personnes qui sont en train de faire leur déclaration. De ceux-ci, quatre personnes recoivent toujours des soins medicaux, dont notre compagnon Emeterio Merino Cruz Vazquez, touche par l'impact d'un explosif lance par la police. Nous recevons egalement la confirmation de la detention de Silvia Gabriela Hernandez Salinas, etudiante en sciences sociales a l'Université Benito Juarez de Oaxaca, emprisonnée dans la prison de Tlacolula. Silvia, continuellement menacee et torturee pour son engagement au sein du collectif Voix de Oaxaca pour la Construction de l'Autonomie et la Liberte (VOCAL).

    La mise en place de ce dispositif repressif se produit au moment où le mouvement populaire de Oaxaca commence à reprendre des forces et a se repositionner comme une force de lutte sociale efficace. Cette recente attaque est un nouvel exemple de la militarisation croissante à laquelle doivent faire face les differentes luttes organisees a travers le pays.

    Le present communique provient de la seconde rencontre anargalaktike qui a lieu en ce moment à San Cristobal de Las Casas, Chiapas. Y participent des ompaner@s mexicain-E-s et internationaux-ALLES qui travaillent à la mise en place d'une coordination permettant d'integrer des travaux et des propositions organisatrices, afin de fortifier le mouvement anarchiste et pouvoir, à notre tour, non seulement nous solidariser avec le peuple de Oaxaca mais egalement agir de maniere concrete, pour repondre à une analyse critique et integrale de la situation actuelle.

    A travers ce communique, les differentes organisations, collectifs et individu-E-s presents manifestent leur degout et leur refus de la pseudo-politique de securite mise en place par la dictature militaire du PAN, à la tete de laquelle se trouve actuellement Calderon -main dans la main avec le PRI et le PRD. Cette politique repressive, organisee dans l'ensemble du pays, se developpe de forme brutale et inhumaine dans l'etat de Oaxaca.

    En tant que mouvement libertaire nous n'arreterons jamais de lutter contre les politiques criminelles d'un Etat qui cherche a terroriser la societe, emprisonnant, reprimant, assassinant et eliminant finalement tout espace necessaire a une lutte critique et efficace permettant l'auto-organisation et l'auto-determination de l'ensemble de la societe.

    Nous nous solidarisons avec le peuple de Oaxaca et exigeons le retour immediat des personnes disparues en bonne sante, comme nous exigeons la liberte de tou-TE-s les prisonnier-E-s politiques que le gouvernement maintient derriere les barreaux alors que leur unique delit fut de lutter pour une veritable transformation d¡un peuple digne et rebelle.

    Nous lancons un appel au mouvement libertaire, à l'Autre Campagne, à la societe en general et à la communaute internationale à la mobilisation generale le 18 juillet prochain et à l'organisation de differentes activites nous permettant de denoncer la situation actuelle et manifester notre solidarite ; le 19 juillet, nous appelons à la realisation d'actions locales pour protester contre la repression et s'aligner avec le Forum contre la Repression afin de stopper la guerre de basse intensite ehontee que nous vivons depuis si longtemps.

    HALTE A LA MILITARISATION LIBERTE A TOU-TE-S LES PRISONNIER-E-S POLITIQUES RETOUR DES DISPARU-E-S EN BONNE SANTE DISPARITION DE TOUS LES POUVOIRS D'ETAT ET SORTIE DE LA PFP DE OAXACA DISSOLUTION DE TOUS LES CORPS REPRESENTATIFS
     
  2. zombifex
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    zombifexMembre du forum Membre actif

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    Juin 2007
    Rebellion
    Deux lyonnai-se-s présent-e-s à Oaxaca ces trois derniers jours rendent compte de la situation d’affrontements entre la Police Fédérale et les forces de l’APPO.

    Le pouvoir assassin

    Les deux derniers lundi de juillet a lieu traditionnellement la Guelaguetza, fête traditionnelle où les communautés des huit regions de l’État de Oaxaca échangent leurs expèriences, et font la fête : danses, musiques spécifiques.
    Le pouvoir essaie de récupérer cette fête pour en faire une opération commerciale et touristique, et affaiblir la capacité d’organisation de ces communautés. Les places de la Guelaguetza commerciale coûtent jusqu’a 800 pesos (environ 55€) ce qui est inaccessible pour la plupart de la population.

    C’est pourquoi la APPO et la seccion 22 (syndicat enseignant) ont, comme l’année dernière, organisé la semaine précédente la Guelaguetza popular du 14 au 16 juillet (tout est gratuit). Le dimanche il y a eu une Calenda Popular, défilé des différentes délégations avec fleurs, musiques, danses, chants, slogans contre Ulises Ruiz, gouverneur de Oaxaca. Celle ci a rassemblé au moins 5000 personnes et s’est terminée par un feu d’artifice sur le zocalo (place centrale de la ville).
    Le lundi, rendez-vous a 9h00 sur le zocalo pour partir en cortège à l’auditorium en plein air sur le cerro del Fortin, lieu suffisamment grand pour accueillir tout le monde.

    Or la veille, la police a envahi le cerro pour empêcher les répétitions. Environ 10 000 personnes se sont dirigées vers le cerro Fortin. La route menant a l’auditorium était barrée a 1,5 km, devant un hotel de luxe. 500 policiers bloquaient l’accès, armés de boucliers, matraques et fusils. Il y a alors eu des négociations pour pouvoir passer.
    A 11h30, les provocations se sont accentuées de la part des policiers qui filmaient les manifestants. Une légère bousculade a alors eu lieu, suivie de jets de pierres des deux côtés, puis les policiers ont lancé les premières lacrymos, suivies de petites grenades. Les manifestants ripostaient par des jets de pierres, à la main, à la fronde ou au lance-pierres. Des lacrymos ont été envoyées, soit directement par la police, soit renvoyées par les manifestants sur les balcons de l’hôtel. Un quinzaine de minutes plus tard sont arrivés les peseros (autobus) qui ont été mis en travers de la route pour servir de barricades. Ils ont été ensuite incendiés, ce qui a considérablement ralenti l’avancée de la police. Les quelques voitures qui se trouvaient sur le parking de l’hôtel ont été defoncées à coups de pierres. Des peseros ont servi de bélier contre certains commerces.

    La répression qui a suivie a été très brutale, les policiers usant de lacrymos, de grenades et lançant aussi des pierres. Les affrontements ont duré 3 heures et se sont soldés par deux morts, 50 blessés civils (dont des journalistes frappés par la police parce qu’ils prenaient des photos), 15 policiers blessés et 42 arrestations.

    Les photos des interpellés sont impressionantes : on les voit a genoux, les mains au sol, les visages tuméfiés par les coups, les policiers leur bandent les yeux.

    Des manifestations de protestation doivent avoir lieu mercredi a Oaxaca, San Cristobal de las Casas et peut-être d’autres lieux.

    Des actions seront certainement menées pour empêcher la tenue de la Guelaguetza commerciale.
     
  3. John-John Tralala
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    John-John TralalaEncore un compte libre ! Expulsé par vote

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    Juin 2007
    Nous avons reçu cette chronologie des événements d'hier, 16 juillet, dans
    la ville d'Oaxaca. Nous en remercions les auteurs.

    8:o0 De nombreuses personnes arrivent à la place centrale (zocalo) de la
    ville d'Oaxaca.

    10:30 La manifestation commence.

    11:35 Les premiers affrontements ont lieu, pierres et bâtons contre gaz
    lacrymogène et matraques.

    11:45 Les forces anti-émeute bloquent la manifestation et isolent ses
    premières lignes, formées d'universitaires. Une partie de la manifestation
    a réussi à entrer dans l'amphithéâtre de la Guelaguetza officielle. Les
    affrontements continuent, les détenus sont brutalement frappés.

    12:30 à 14:o0 Les affrontements continuent. La police d'Oaxaca reçoit le
    renfort de la Police fédérale préventive (PFP). Du côté des manifestants,
    la résistance diminue. En effet, les dirigeants de la section XXII du
    Syndicat des enseignants ont commencé la Guelaguetza populaire au niveau
    de la place de la Danza et la majorité des gens s'y concentre.

    13:15 On rapporte 40 manifestants blessés, 20 policiers blessés et
    plusieurs détenus. 5 camions ont été incendiés. L'arrière de la
    manifestation a été durement attaqué et a dû se replier. Dans le jardin
    d'El Llano des personnes sont détenues. La situation reste tendue.

    20:15 La mort d'Emeterio Cruz est confirmée. Il était hospitalisé suite à
    l'impact d'une grenade lagrymogène. Les autorités ont voulu le transférer.
    C'est lors du transfert qu'il a perdu la vie.

    21:45 La Radio Disturbio confirme le décès de Raymundo Torres des suites
    de blessures provoquées par une grenade lacrymogène.

    22:43 Les listes officielles et celles des organisations civiles ne
    coïncident pas. L'APPO compte 62 détenus.

    22:54 La direction de la section XXII du Syndicat des enseignants se
    désolidarise des manifestants.

    22:55 La police occupe le zocalo de la ville d'Oaxaca.

    22:57 Des barrages policiers sont installés à l'entrée de la ville
    d'Oaxaca et sur la route Tehuacán-Oaxaca.

    23:10 3 hélicoptères de la PFP viennent d'arriver à l'aéroport d'Oaxaca.

    23:10 La radio Oaxaca libre est privée de transmission.

    23:10 Les taxis ne prennent plus personne.

    Liste provisoire de détenus :

    SILVIA GABRIELA HERNÁNDEZ SALINAS,
    LOURDES HERNÁNDEZ HERNÁNDEZ,
    EDITH GONZÁLEZ,
    JOSÉ LÓPEZ MARTÍNEZ,
    GABRIEL IVÀN VIRGEN,
    SAÙL MARTÌNEZ PÈREZ,
    SERGIO YAHIR MARTÌNEZ,
    JULIÁN CONSTANTINO MARTÌNEZ SÁNCHEZ,
    IGNACIO MARTÌNEZ PÈREZ,
    ARMANDO AGUSTÍN CARRIEDO CHÀVEZ,
    CARLOS YAHIR BALDERAS GARCÌA,
    JUAN MANUEL CRUZ RÌOS,
    GARCÌA HERNÀNDEZ "X",
    JOAQUIN VICENTE,
    JESUS LOPEZ MARTINEZ,
    JORGE LUIS MARTINEZ,
    JUAN CARLOS CRUZ,
    EDILBERTO LLESCAS AGUILAR,
    PABLO PEREZ HERNANDEZ,
    GENARO HERNANDEZ,
    JOAQUIN ISRAEL VICENTE CRUZ


    Vous pouvez envoyer vos messages de protestation à :

    Presidente FELIPE DE JESÚS CALDERÓN HINOJOSA
    Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán
    Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF
    Tel: +52 (55) 27891100
    fax: +52 (55) 52772376
    felipe.calderon@presidencia.gob.mx

    Licenciado Francisco Javier Ramírez Acuña,
    Secretario de Gobernación,
    Bucareli 99, 1er. piso, Col. Juárez,
    Delegación Cuauhtémoc, México D.F., C.P. 06600,
    México,
    fax: +52 (55) 5093 3414
    frjramirez@segob.gob.mx

    Ambassade du Mexique
    9 rue de Longchamp - 75116 Paris
    Tel 01.53.70.27.70
    fax 01.47.55.65.29
    Site internet http://www.sre.gob.mx/francia/

    Consulat du Mexique & Office du tourisme
    4, rue Notre-Dame-des-Vicoires - 75002 PARIS
    Tel 01 42 61 51 80
    fax 01.42.86.56.20
    fax 01 42 86 56 20

    Consulat honoraire : Toulouse
    35 rue Ozenne - 31000 Toulouse
    Tel 05.61.25.45.17
    fax 05.61.55.01.55

    Consulat honoraire : Strasbourg
    19a rue Lovisa - 67000 Strasbourg
    Tel 03.88.45.77.11
    fax 03.88.45.87.69

    Consulat honoraire : Lyon
    3 chemin des Cytises - 69340 Francheville
    Tel 04.72.38.32.22
    fax 04.72.38.32.29

    Consulat honoraire : Le Havre
    Société Georges Vatinel
    58 rue de Mulhouse - 76600 Le Havre
    Tel 02.35.26.41.61
    fax 02.35.25.18.92

    Consulat honoraire : Fort-de-France
    31 rue Moreau de Jonnes - 97200 Fort-de-France
    Tel 05.96.72.58.12
    fax 05.96.63.18.09

    Consulat honoraire : Bordeaux
    11-15 rue Vital Carles V- 33080 Bordeaux
    Tel 05.56.79.76.55
    fax 05.56.79.76.66

    Consulat honoraire : Barcelonnette
    7 avenue Porfirio Diaz - 04440 Barcelonnette
    Tel 04.92.81.00.27
    fax 04.92.81.33.70


    Plus d'information :
    http://cml.vientos.info
    http://mexico.indymedia.org
    http://www.asambleapopulardeoaxaca.com/
    http://oaxacalibre.org/
    http://www.larabiosaradio.org

    Radio Disturbio :
    http://www.giss.tv:8000/radiodisturbio.ogg.m3u

    Photos :
    http://cml.vientos.info/node/9919

    Vidéo :
    http://oaxacaenpiedelucha.blogspot.com/
     
  4. John-John Tralala
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    John-John TralalaEncore un compte libre ! Expulsé par vote

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    Juin 2007
    NOUVELLE ACTION RÉPRESSIVE DU GOUVERNEMENT D'OAXACA

    Extraits d'un article de Sergio de Castro Sanchez, écrit le 16 juillet même.

    Traduction d'Olivier Dubois (révisée pour la liste du CSPCL)

    […] A peine quelques jours après que le gouvernement de Oaxaca eut crié à
    tout vent que le conflit social dans l'État était résolu, différents corps
    policiers, en collaboration avec les forces militaires, ont de nouveau
    montré quel est le véritable visage qui se dissimule derrière ce qu'Ulises
    Ruiz et ses acolytes appellent démocratie et état de droit […].

    Déjà l'APPO avait annoncé la possibilité qu'Ulises Ruiz fasse de nouveau
    usage de ses "arguments" politiques, vu le niveau de pression que suppose
    tout un peuple soulevé contre la marchandisation de la Guelaguetza,
    symbole d'une culture dont les formes d'organisation politique sont
    fondées sur un système de valeurs cimenté par l'entraide, supposant un
    danger pour l'autoritarisme de la droite mexicaine. Mais personne ne
    pouvait imaginer une action aussi violente, planifiée comme celle qui a eu
    lieu le 16 juillet 2007. Une date de plus à ajouter à la liste des tristes
    éphémérides qui font maintenant partie de l'histoire criminelle d'Oaxaca
    et du Mexique.

    Quand est tombée la nuit à Oaxaca, les rapports faisaient état du décès de
    Raymundo Torres et de la situation critique d'Emeterio Merino Cruz, bien
    qu'il ait été question, au début, de son décès. Alors qu'aux premières
    nouvelles le nombre des prisonniers s'élevait à 7, ce chiffre est
    actuellement monté à 40, d'autres sources parlent de plus de 60, desquels
    seulement 14 ont été "présentés", en majorité blessés, certains par armes
    à feu. Les autres sont toujours "disparus". Des journalistes peu
    susceptibles d'être accusés de complicité avec le mouvement ont aussi été
    attaqués par les policiers. L'opération continue dans les rues. Aux
    dernières nouvelles, trois hélicoptères de la Police fédérale préventive
    sont déjà arrivés à l'aéroport d'Oaxaca. Et, selon des informations de
    membres de l'APPO, on craint que les détentions sélectives se poursuivent
    toute la nuit et dans les jours à venir. Tout indique que tout cela n'est
    rien moins que le début d'une "chasse" semblable à celle qui a été mise en
    œuvre par le gouvernement d'Oaxaca après le 25 novembre 2006.

    Tout a commencé avec une marche depuis le zocalo (place centrale) jusqu'à
    l'auditorium de la Guelaguetza afin de célébrer la Guelaguetza populaire,
    alternative à l'officielle, convertie en un spectacle pour touristes qui
    attaque directement la dignité des peuples indigènes oaxaquègnes,
    convertis en marchandise pour attirer le tourisme, source de recettes de
    l'élite patronale d'Oaxaca. […].

    Les marcheurs, en arrivant, ont essayé de dialoguer avec les forces
    policières afin qu'ils les laissent entrer, de manière pacifique, dans
    l'auditorium de la Guelaguetza. Face à leur refus, il a été décidé
    d'effectuer l'acte au croisement des avenues Venus et Ninos Heroes. […] Ce
    qui est certain est que, sans aucun type de provocation de la part des
    manifestants, autour de 11 h 30 les différents corps policiers ont
    commencé à lancer pierres et gaz lacrymogène contre la multitude. […]
    Certaines des personnes présentes, qui ne s'attendaient pas à une telle
    agression, ont commencé à lancer des pierres aux policiers dans un acte de
    légitime défense difficilement critiquable. Devant la situation de
    vulnérabilité d'une multitude, où se trouvaient des personnes âgées et des
    enfants, qui étaient seulement préparée à un évènement festif et devant un
    scénario dans lequel était sérieusement mise en danger la vie des
    participants, la mise en place de barricades a été improvisée. C'est à ce
    moment que divers véhicules ont été incendiés afin de freiner l'action
    répressive de la police […].

    L'attaque policière n'avait pas pour but de disperser la foule, sinon de
    donner un nouveau coup répressif au mouvement populaire ; il est clair
    dans les faits que, quand les gens ont commencé à se disperser, la police
    a poursuivi les participants avec violence. Tel est le cas, par exemple,
    de Silvia Gabriela Hernández, membre de Voix d'Oaxaca construisant
    l'autonomie et la liberté (VOCAL) qui, suivie avec insistance par la
    police jusqu'à un lieu éloigné de la confrontation, a été arrêtée alors
    qu'elle se préparait à abandonner le lieu en autobus.

    Selon des témoins oculaires, les agressions ont continué pendant le
    transfert des prisonniers avec la violence traditionnelle caractéristique
    de la police mexicaine, ce qui, ajouté au fait qu'une majorité sont encore
    disparus et qu'il est traditionnel de refuser l'attention médicale aux
    blessés, fait craindre pour l'intégrité physique de ceux qui en ce moment
    peuvent être qualifiés d'otages du gouvernement.

    Alors que quelques chefs d'entreprise touristiques oaxaquègnes, complices
    une nouvelle fois, de l'agression, demandent qu'on fasse justice et
    annoncent même qu'ils iront jusqu'à la capitale mexicaine pour exiger de
    Felipe Calderón que soit rétablie la paix sociale et que soient punis ceux
    qu'ils qualifient de "coupables" de la confrontation, les femmes détenues
    hier commencent à dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont souffert
    de la part des "forces de l'ordre".

    […] La célébration de la Guelaguetza gouvernementale est prévue pour le 23
    juillet. Il ne faut pas prévoir une assistance massive à un événement que
    le mouvement social continue d'appeler à boycotter. Il est très probable
    que la violence et la répression seront à nouveau la réponse
    gouvernementale face aux demandes de justice du peuple oaxaquègne.
     
  5. anargreg
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    anargregMembre du forum

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    Juin 2007
    les troubles d'oaxaca ne sont pas nouveaux, cela fait plus d'un an que la population se bat contre l'état... subissant chaque jour des tragédies...
    il faut un plus grand mouvement de solidarité des pays du nord envers cepeuple mexicain qu'on opprime !
     
  6. zombifex
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    zombifexMembre du forum Membre actif

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    Juin 2007

    oui enfin ca n empeche pas qu il y est des news .... et en parlé n est pas le crée ...
     
  7. redskin31
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    redskin31Membre du forum

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    Mai 2007
    viva la appo y viva el EZLN comme a dire le camarade sa serai bien kil yé un mobilisation plus forte mais savoir ke au mexike il ya bocou dinégalité sociale donc toule monde ne pense pa pareil fo savoir ke la appo est un mouvemen de professeur et no un mouvement revolutionaire contrairement au EZLN demin je par au mexike et je compte bien me mobilisé viva la revolution y viva zapata
     
  8. Marika
    Offline

    MarikaPourquoi jsuis "senior" ? Membre actif

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    Juin 2007
  9. libertaire, anarchiste, féministe, internationaliste, auto-gestionnaire
  10. zombifex
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    zombifexMembre du forum Membre actif

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    Juin 2007
    Oaxaca : dernières nouvelles de la répression, et elles ne sont pas bonnes

    Oaxaca derniére nouvelles
    le boucher fasciste gouverneur de Oaxaca continue de plus belle

    il a d’ailleur été récompensé de ses exactions par une tournée dans les popottes yankees

    Note d’information sur Oaxaca n° 23, août 2007.

    Et voilà, les affaires reprennent, ou plutôt, à Oaxaca, elles ne se sont pas arrêtées. L’été a été riche en événements tristes, scandaleux, ou réjouissants, suivant les cas et les points de vue. On rappellera ici les principaux, dans l’ordre chronologique puisqu’il faut en choisir un.

    Guelaguetza : nouveaux affrontements

    La Guelaguetza, ce n’est pas rien dans l’Etat d’Oaxaca. Fête populaire traditionnelle, elle est l’occasion pour les différents peuples de présenter aux autres les nouveautés de leurs danses, de leurs chansons… Elle représente à la fois la grande diversité culturelle de l’Etat et l’envie de vivre ensemble de ses composantes, c’est-à-dire qu’elle est profondément indienne dans son fondement même : cette dialectique entre diversité et unité est typique du fonctionnement de la pensée indigène - pardon pour le jargon.

    Seulement, voilà : ce chatoiement de couleurs et de sons est évidemment très attirant pour les touristes. C’est ainsi que les marchands de soupe et leur commis, le malgouverneur Ulises Ruiz Ortiz, se sont acharnés ces dernières années à en faire un événement officiel et commercial.

    Comme en 2006, le mouvement populaire oaxaquègne a appelé à boycotter la Guelaguetza domestiquée et à en tenir une réellement populaire. Mais URO n’aime pas qu’on défie son autorité, et encore moins qu’on touche à son porte-monnaie. Il a donc envoyé le 16 juillet ses polices (d’Etat, municipale, parallèle...) réprimer violemment la Guelaguetza populaire. Bilan : une vingtaine d’arrestations. La plupart de ces personnes ont, bien sûr, passé de mauvais moments, mais ont toutes été relâchées dans la semaine ou les deux semaines suivantes. Il faut dire que le Mexique s’apprêtait à recevoir quelques personnalités internationales : rien moins que la secrétaire générale d’Amnesty International et le responsable de la Commission interaméricaine des droits humains (voir ci-dessous)...

    Mais il y a eu aussi le 16 juillet plusieurs blessés dont trois graves, Jesús Alfredo López García, César Grijalva et Emeterio Marino Cruz Vásquez. Le premier n’est autre que l’avocat du Comité de libération 25-Novembre, fondé par le peintre oaxaquègne Francisco Toledo, pour recenser les prisonniers liés au mouvement social, recueillir des fonds pour payer les cautions, et en général obtenir leur libération. Jesús López est aujourd’hui tiré d’affaire, mais il l’a échappé belle : rien que pour ses blessures à la tête, il a fallu 18 points de suture ; or il en avait sur tout le corps. César Grijalva, qui l’accompagnait, est psychologue du CL 25-11 ; il s’en est moins bien tiré : un policier lui a tranché les tendons de la main droite avec une bouteille qu’il venait de casser pour cet usage. Jesús López a raconté tout cela en détail dans "La Jornada" du 4 août.

    Quant au troisième, Emeterio Cruz, il est toujours hospitalisé. Maçon de son état et membre du Comité pour la défense des droits indigènes de Santiago Xanica, il a été laissé pour mort par la police. Il est sorti du coma assez vite, mais a dû subir plusieurs opérations lourdes, dont une trachéotomie. Il a toujours besoin d’assistance médicale pour respirer, se nourrir, uriner.

    Un mot sur la Guelaguetza officielle et commerciale. Grâce à ce déploiement policier, elle a réussi à se tenir. Mais l’assistance, un peu clairsemée, était en bonne partie constituée d’un public mercenaire. Une vidéo consultable sur le site de l’APPO montre en effet deux responsables du PRI local, liste en main, en train de distribuer alentour des billets de 200 pesos, à l’effigie de la tendre poétesse du XVIIe siècle Sor Juana Inés de la Cruz... Amis de la poésie, bonjour !

    Dernier détail pittoresque : 300 policiers municipaux d’Oaxaca se sont mutinés et déclarés en grève le 9 août. Ils n’avaient toujours pas touché la coquette prime (entre 4 600 et 6 000 pesos) qu’on leur avait promise pour qu’ils osent affronter l’APPO...

    Rapports accablants d’Amnesty et de la CIDH

    La france et les états unis Complice

    Le rapport Oaxaca : clameur pour la justice, présenté début août à Mexico par Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International en personne, rend compte d’innombrables atteintes aux garanties individuelles, perpétrées par les forces de police : usage excessif de la force, arrestations arbitraires, mise au secret des détenus, mauvais traitements et torture, menaces, harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits humains et des journalistes, violation des procédures judiciaires et du droit à un jugement équitable... Remarquons que "les forces de police", cela englobe non seulement tous les corps de police de l’Etat d’Oaxaca, mais aussi la Police fédérale préventive. C’est bien pourquoi le rapport signale également que le gouvernement fédéral doit intervenir pour faire appliquer dans tout le pays les traités et conventions signés par le Mexique. Irene Khan a même souligné la "politique schizophrénique" du gouvernement mexicain, champion des droits humains à l’étranger, mais s’asseyant dessus dans son propre pays. C’est une façon de démolir l’argument - invraisemblable - d’un prétendu respect du fédéralisme, et de l’impossibilité pour le gouvernement central de passer par-dessus la souveraineté des gouvernements des Etats.

    Toujours pince-sans-rire, Ulises Ruiz a déclaré aussitôt que ce rapport était "partial", puisqu’il représentait le point de vue des opposants à son régime, et qu’il "manquait de fondement". Ben voyons ! Tout le monde sait qu’Amnesty a l’habitude de parler à la légère !

    Quelques jours plus tard, le 7 août, c’était Florentín Meléndez, président de la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH), qui enfonçait le clou. Il s’est dit "profondément préoccupé" par l’impunité qui règne dans le pays face à la torture ou aux disparitions forcées, de même qu’aux crimes contre des journalistes. Il a affirmé également que la CIDH est préoccupée par "l’état de violence" qui sévit depuis plus d’un an à Oaxaca.

    Bien entendu, FeCal (Felipe Calderón) s’est engagé auprès d’Irene Khan et de Florentín Meléndez à tenir le plus grand compte de leurs observations..

    .

    Election des députés locaux : ¡Que se vayan todos !

    "Qu’ils dégagent tous !" Ce cri du cœur du mouvement social argentin, adressé aux politiciens de tous bords en 2001, a sûrement été pensé très fort par plus d’un-e Oaxaquègne à l’occasion de l’élection des députés au Congrès local, le 5 août dernier.

    Force est de constater que la consigne, donnée au nom de l’APPO par certaines de ses composantes (le Front populaire révolutionnaire, notamment), d’un vote sanction à l’égard du PRI d’Ulises Ruiz et du PAN de FeCal, a été suivie d’une certaine manière... et étendue à tous les partis politiques ! 70 % d’abstention ! Du jamais vu jusqu’ici.

    Sachant d’autre part qu’il en va des élections comme de la Gelaguetza officielle (gens amenés par camions, parfois sous la menace, et petite gratification à la sortie), la participation sincère et spontanée à ces élections n’a pas dû dépasser les 15 % du corps électoral.

    Dans ces conditions, il est normal, et dérisoire, que le PRI ait raflé tous les sièges. URO et les siens ont beau fêter leur succès, ils savent parfaitement qu’il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus. S’il est vrai qu’ils gardent leurs sièges et les privilèges qui vont avec, ils ne peuvent pas ne pas voir le violent rejet populaire dont est l’objet toute la classe politique de l’Etat. Les petites magouilles grâce auxquelles URO parvenait à mettre dans sa poche les opposants (voir, par exemple, Note n° 22) ne sont pas passées inaperçues auprès de la population. Et comme disait Coluche, "les gens, c’est pas que des cons !". Ils ont compris que la classe politique oaxaquègne dans son ensemble était gangrenée, et l’ont traitée comme telle, par le mépris.

    Cela dit, ce résultat inattendu contrarie certains plans de l’équipe d’Ulises Ruiz. Ces élections comportent d’une part l’élection directe au suffrage majoritaire pour les 25 circonscriptions de l’Etat. Mais il y a également une part de proportionnelle : 17 des 42 députés sont choisis sur les listes fournies par les partis en fonction des résultats globaux. Or si un parti, comme c’est le cas du PRI, obtient tous les sièges du système majoritaire, il n’a droit à aucun député à la proportionnelle. La tuile ! Car URO comptait bien, grâce à l’immunité parlementaire, assurer l’impunité à deux de ses assassins en chef, Jorge Franco Vargas et la sémillante Lizbeth Caña Cadeza, respectivement responsables de la police et de la justice en 2006 ; il les avait placés en tête de sa liste de députés à la proportionnelle.

    Bien sûr, il n’était pas question de les présenter au scrutin majoritaire, leur impopularité pesait trop lourd ; mais à la proportionnelle, en principe, c’était du velours. Et patatras ! Le bel échafaudage s’effondre. Il semblerait qu’une manœuvre soit en cours pour rattraper le coup. Le PRI pourrait reconnaître qu’il y a eu fraude dans les deux circonscriptions où le résultat était le plus serré, et refiler deux sièges au PRD (gauche). Tout bénéfice pour le PRI, qui se donne ainsi une image de démocrate réglo, garde une écrasante majorité, et case ses deux assassins. L’attrait de deux misérables sièges sera-t-il assez fort pour que le PRD avalise ce honteux marchandage, et donne à nouveau raison aux 70 % d’abstentionnistes ?

    Quatre Espagnols (catalans) arrêtés

    Le soir même du scrutin, le dimanche 5 août, cinq personnes, un Mexicain et quatre citoyens de l’Etat espagnol étaient arrêtés alors qu’ils se promenaient sur le zócalo d’Oaxaca, sans qu’on leur donne la moindre indication sur ce qui leur était reproché. Les policiers les ont ensuite emmenés "à un endroit qui semblait être une caserne". Là, ils leur ont confisqué toutes leurs affaires, y compris leurs passeports. On les a cagoulés, on a obligé les deux hommes à s’agenouiller, et les trois femmes à relever leur corsage. Les femmes ont ensuite fait l’objet d’attouchements sexuels. On les a photographiés de face et de profil. Quelques-uns ont reçu des coups, tous des menaces, des insultes et des humiliations. Au bout d’une heure et demie de ce traitement, on les a enfin conduits devant un agent du Ministère public, qui ne les a pas informés davantage du motif de leur arrestation. Ils ont ensuite été transférés à Itzalpa (District fédéral) et remis au service national de migration (INM) en vue de leur expulsion du territoire mexicain, puisqu’ils étaient... sans papiers !

    Heureusement, l’une des Catalanes, Laia Serra, avocate de la Commission civile internationale d’observation des droits humains (CCIODH), avait eu le temps de contacter la sénatrice Rosario Ibarra, fondatrice du mouvement Eureka pour la recherche des disparu-e-s. Celle-ci a pu présenter en urgence un "amparo" (recours) qui a permis d’éviter l’expulsion immédiate.

    Entre-temps, l’affaire commence à faire du bruit en Catalogne et dans le monde, ce qui n’arrange pas l’image du Mexique auprès de ses hôtes Florentín Meléndez et Irene Khan. Celle-ci fait savoir publiquement qu’Amnesty International lance un appel mondial à ses adhérents pour qu’ils exigent du gouvernement mexicain qu’il enquête à fond sur les détentions arbitraires, les abus et violations des droits humains commis à l’encontre des militants des mouvements sociaux d’Oaxaca et Atenco. Il faut donc de toute urgence se débarrasser du bâton merdeux. Et c’est ainsi que l’INM, le 13 août, après avoir "vérifié la légalité du séjour" des quatre étrangers, les libère. Leur compagnon mexicain, lui, l’avait déjà été après versement d’une caution.

    Les frères Sosa transférés dans l’Etat d’Oaxaca

    Le 16 août, Flavio et Horacio Sosa ont été, enfin, transférés dans une prison de l’Etat d’Oaxaca. Leurs avocats le réclamaient depuis longtemps. Leur présence dans un pénitencier fédéral de haute sécurité n’avait aucune justification légale, puisque rien de ce qui leur est reproché n’est un crime fédéral. C’est à la justice ordinaire d’Oaxaca de les juger, c’est donc dans l’Etat d’Oaxaca que doit se passer leur détention, dit la loi mexicaine ; depuis le 4 décembre qu’ils sont en prison, il était temps de s’en rendre compte. URO n’a pas fait de cadeau à la famille Sosa : la prison de San Juan Bautista Cuicatlán se trouve aussi loin que possible de la capitale de l’Etat, à 104 kilomètres au nord. Cependant, si on se souvient que pour les autres prisonniers de l’automne 2006, leur rapatriement dans l’Etat d’Oaxaca avait été le prélude à leur libération, celui des frères Sosa est de toute façon une bonne nouvelle.

    Dix nouveaux mandats d’arrêt

    Toutefois, il ne faudrait pas croire trop vite à la conversion démocratique d’Ulises Ruiz et au retour à la normale dans l’Etat d’Oaxaca. Le 13 août, le pouvoir judiciaire de l’Etat a lancé dix nouveaux mandats d’arrêt contre des membres du Conseil de l’APPO, pour avoir "poussé leurs sympathisants à agresser la police" le 16 juillet. Même si toutes les preuves existent pour montrer que ce jour-là, c’est la police qui a agressé les manifestants, et pas l’inverse... Détail bien à la manière d’URO : la "justice" a publié un communiqué dans lequel elle cite une quinzaine de noms de responsables de l’APPO, sans dire lesquels précisément font l’objet d’un mandat d’arrêt. Il a dû trouver ça dans un manuel de guerre psychologique de la CIA ou dans les écrits du colonel français Lacheroy grand inspirtateur des bouchers tueurs et violeurs de la PFP l’équivalent mexicain des " démocratiques Crs et gardes mobiles français qui du reste les " forment " les " entrainent " et les " conseillent ".

    En tout cas, pour les soutiens, pas question de baisser la garde…

    20 août 2007.

    http://oaxacaenpiedelucha.blogspot.com/


    Traduction bellaciao :
     
  11. zombifex
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    zombifexMembre du forum Membre actif

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    Juin 2007
    Virer le gouvernement de nos vies

    Nous n’attendrons pas cinq cents ans de plus pour gagner notre libération.

    Le climat de répression violente et brutale continue à Oaxaca. Les corps policiers répressifs et l’armée mexicaine maintiennent leurs opérations de harcèlement, de traque et d’intimidation, avec une stratégie qui essaie de semer la terreur au moyen de la violation quotidienne des droits humains et civiques, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées, des tortures, des viols et des assassinats. Le tyran tente d’imposer sa vision du monde à tou-te-s les Oaxaquègnes et de protéger ses intérêts et ceux de ses sbires, sans aucun respect pour les opinions, la culture et la vie des majorités.

    Fait partie de cette stratégie la décision d’incarcération prise à l’encontre d’un groupe de nos compañer@s, sur la base de charges tout aussi infondées que cela avait été le cas pour des centaines de compañer@s que les autorités ont été obligées de remettre en liberté ; il s’agit de María Guadalupe Sibaja, Silvia Gabriela Hernández, Belem Areli Hernández, Isabel Martínez Hernández, Juan Diego García et José Francisco García Martínez. Sont également dans cette situation Eliel Miguel González Luna, Jorge Luis Martínez, Olivo Martínez Sánchez, Julio Alberto Ortiz López et Gonzalo González López [1], professeurs de la 22e section du Syndicat national des travailleurs de l’éducation.

    Ulises Ruiz constitue un exemple extrême et aberrant d’une situation caractéristique du moment dans le pays et dans le monde : les politiques néolibérales ne peuvent s’appliquer que par la force, moyennant l’emploi des corps policiers et militaires et la complicité des partis politiques. Les députés et les juges, de même que les fonctionnaires du gouvernement, se soumettent servilement et sans dignité aucune aux diktats du tyran. Ils soutiennent ainsi le règne de l’arbitraire et de la répression, sous lequel le sang du peuple continue de couler.

    Le 5 août auront lieu les élections des députés locaux. Dans de nombreux villages circule encore l’espoir que, dans cette conjoncture, il serait possible d’envoyer au Congrès des représentants honnêtes, qui pourraient prendre en charge les changements nécessaires. Un groupe important d’organismes civils a proposé des réformes légales qui apporteraient à l’État les instruments de la démocratie participative, tels que la révocation du mandat, l’initiative populaire, le référendum, le plébiscite et le budget participatif. Il s’agit d’efforts légitimes qu’on ne doit pas mépriser. Le vote sanction qui a été appliqué l’an dernier a été une preuve de la capacité de notre mouvement à concerter la volonté populaire et à faire un usage efficace de la tranchée électorale.

    À l’heure actuelle, cependant, ces attitudes nous font courir le risque de tomber dans des illusions contreproductives. Il suffit de voir les noms des candidats à la députation pour se rendre compte de la distance qui existe entre les partis politiques et les intérêts populaires. Il y a là des délinquants connus et des gens qui se sont distingués par leur incompétence. Dans tous les partis, il y a des hommes liges d’Ulises Ruiz, qui a appris du vote sanction de l’année dernière et qui a décidé à présent de se protéger en intervenant dans les candidatures de tous les partis. Au lieu de contribuer aux changements profonds qui sont nécessaires à Oaxaca, s’abandonner à l’illusion électorale devient actuellement un obstacle additionnel. L’attitude naïve de croire que le vote va installer au pouvoir des représentants des intérêts du peuple nous distrait des tâches que nous devons réaliser et nous prive de la capacité de décider par nous-mêmes de notre destin.

    Il nous faut, dans ces conditions, reprendre les vrais principes démocratiques : que ce soit nous-mêmes qui fassions les propositions et que ce soit notre voix qui dicte le cap et prenne les décisions, à partir de ce qui est nôtre, à partir de la communion et la solidarité qui sont dans les racine du peuple oaxaquègne, à partir de l’esprit fraternel et communautaire qui nous caractérise.

    Depuis plus d’un an, le grand mouvement social dans lequel s’est obstiné le peuple d’Oaxaca a rompu avec toute sorte de préjugés et a apporté de grandes innovations à la lutte sociale et politique. L’occupation pacifique des médias publics et privés, les barrikades, les médias libres, les assemblées régionales, les communes en résistance, la communes autonome de San Juan Copala, le système d’échanges avec des monnaies sociales impulsé par l’Initiative citoyenne, l’Assemblée populaire des colonias [2] d’Oaxaca, sont à peine quelques exemples des innombrables initiatives prises directement par les gens, sans avoir besoin d’attendre des indications ou des décisions du Conseil de l’APPO, qui s’occupe essentiellement de la coordination des grandes mobilisations quand elles sont nécessaires.

    Pour réaliser une transformation vraiment profonde, il nous faut maintenir encore et toujours l’esprit de changement qui a été l’un des apports les plus précieux de ce mouvement de mouvements. Dans nos propres espaces, dans l’action quotidienne de chaque personne, dans notre quartier, notre communauté, notre lieu de travail ou d’études, dans chacun des espaces où nous agissons, il nous faut contribuer à conquérir une authentique autonomie. C’est pour l’autonomie que luttent les peuples indigènes depuis cinq cents ans, c’est devenu évident en 1995 quand on a vu publiquement que 417 des 570 communes ont décidé que leur destin politique serait lié à leurs propres "us et coutumes", à la "communalité" et à la libre détermination. C’est pour l’autonomie et sa pleine reconnaissance que nous continuons à lutter, pour défendre la Terre-Mère et protéger nos territoires et nos cultures.

    Les peuples et communautés d’Oaxaca ont montré au fil des siècles que la vie en commun pacifique et solidaire et l’harmonie conviviale entre gens différents ne sont pas une utopie. Elles sont l’expression naturelle et historique de notre volonté. La division et la confrontation, qui amènent la violence entre les peuples, naissent d’un mode de vie imposé par l’argent et le capital, et d’un système de gouvernement despotique, non de nos traditions et coutumes politiques.

    Nous avons résisté plus de cinq cents ans à ce qu’on a essayé de nous imposer. Nous avons été capables de maintenir en vie ce qui est nôtre. Nous avons fait face à la répression et à la violence de l’État, malgré sa férocité. Notre mouvement de mouvements a démontré que l’immense majorité des Oaxaquègnes sont uni-e-s dans la défense de notre culture et dans la lutte pour une vie juste et digne, que jusqu’à présent on nous a refusée.

    Nous ne sommes pas disposés à résister cinq cents ans de plus. L’heure est venue de nous diriger vers notre libération et de prendre l’initiative. C’est le moment de l’action autonome et libertaire, depuis tous les coins et recoins de l’État d’Oaxaca.

    Voix oaxaquègnes construisant l’autonomie et la liberté
    (VOCAL)
    Oaxaca, 28 juillet 2007.
    5 août : des chemins différents

    Les résultats des élections du 5 août 2007 donnent une grande leçon de dignité de la part des peuples d’Oaxaca qui luttent et qui résistent ; celle-ci va au-delà des analyses creuses que font les partis politiques à propos de la participation piégée aux élections locales. Pour le PRI et Ulises Ruiz, les résultats sont une preuve de l’appui inconditionnel du peuple à son gouvernement, tandis que pour la coalition "Pour le bien de tous" [3], l’abstentionnisme est dû à la politique de terreur du gouvernement d’Ulises Ruiz.

    Ces deux positions évacuent la signification évidente de l’échec du processus électoral. L’énorme abstention, d’environ 73 %, est une manifestation catégorique du mépris que les peuples d’Oaxaca dans leur immense majorité ressentent envers la classe politique de tous les partis. Et il ne peut en être autrement, puisque cette classe politique est la même qui a fait échouer les avancées des peuples d’Oaxaca vers une vie plus juste et plus digne. Les uns, le PRI et le PAN, en appuyant Ulises Ruiz et sa politique répressive, et en protégeant les coupables des crimes contre le mouvement social.

    Les autres, les partis de la soi-disant gauche, comme le PRD, le PT et Convergencia, en marchandant leur soutien, et celui des projets qu’ils représentent, pour réaliser les changements profonds que nos peuples exigent, en échange de la participation électorale et du vote pour des candidats dont beaucoup sont corrompus, menteurs, mus par l’ambition personnelle.

    Oaxaca a changé et rien ne sera plus comme avant. Tandis que la classe politique, tous partis confondus, s’obstine à poursuivre, dans l’inertie, vers le vide et la destruction, les hommes et les femmes d’Oaxaca qui luttent et qui résistent ont décidé de s’écarter de ce chemin-là, le chemin électoral truffé de pièges et de frustrations, pour exercer à la place leur droit à la construction active, autonome et libératrice de leur avenir.

    Cette inertie de la classe politique est aussi représentée dans les organes de prise de décision du mouvement social, la direction de la 22e section [4] et le Conseil [5] de l’APPO, qui reçoivent aujourd’hui une leçon magistrale ; pourvu qu’ils en tirent profit ! Les peuples d’Oaxaca qui avancent dans cette lutte leur ont démontré qu’ils n’étaient pas "les masses", bonne pâte qu’ils peuvent modeler à leur goût et à leur profit. À ce mouvement participent des milliers de femmes et d’hommes simples, avec un cœur en or, mais sûrement pas des naïfs qui acceptent tout sans broncher, et surtout sans participer aux "orientations" décidées par quelques leaders, qui s’obstinent à prendre la tête de ce mouvement uniquement pour réaliser leurs propres ambitions, personnelles ou de groupe.

    Le résultat est que la décision autoritaire et partisane de quelques chefaillons autoproclamés du Conseil de l’APPO, celle de convaincre d’un vote sanction contre le PRI et le PAN pour favoriser les candidats et les intérêts des partis de la soi-disant gauche, a été un échec retentissant. Et cela parce que, à la différence de l’année dernière, y compris dans la même action concrète d’appeler à un vote sanction comme un élément de plus de la lutte, on a oublié le "commander en obéissant", et il est devenu de plus en plus évident que les organes de prise de décision du mouvement suivent un chemin, et les peuples d’Oaxaca un autre. Il semblerait que les seuls moments où tout le monde marche ensemble, c’est pendant les manifs.

    Heureusement, dans cette divergence, le chemin qu’ont choisi les gens d’en bas, l’APPO légitime, est le chemin de l’autodétermination courageuse et pacifique. Malheureusement, le chemin prévu par les directions ressemble toujours davantage à celui des partis politiques, et à leur inertie en route vers le vide.

    Beaucoup d’analyses et d’interprétations vont maintenant venir de ceux d’en haut. Ulises Ruiz et le PRI vont décortiquer le processus électoral et justifier ainsi leur projet économique néolibéral et leur politique répressive. De leur côté, les partis de la soi-disant gauche vont divaguer entre la récrimination envers le gouvernement, la récrimination et le chantage voilé envers le peuple pour n’avoir pas voulu les accompagner sur leur chemin vers le vide, jusqu’à essayer de le convoquer pour défendre leurs intérêts, les sept sièges municipaux [6] qui leur garantiraient une source de revenus suffisante pour les trois années à venir.

    Oaxaca a changé, et rien ne sera plus comme avant. Le chemin qu’on entrevoit s’écarte aussi bien des institutions du pouvoir corrompu que de la voie des armes. Les deux options ont assiégé de façon provocatrice le mouvement pacifique des peuples d’Oaxaca, et celui-ci n’est tombé dans aucune provocation, bien au contraire il continue à construire lentement, sans découragement ni impatience, son propre chemin inédit vers la libération.

    À travers tout l’État, de manière silencieuse, discrète, mais profondément sage et pleine d’aspirations, s’est dégagé un accord pour sanctionner, par l’abstention, toute la classe politique. Car c’est toute cette classe, tous les partis politiques, qui sont directement responsables des dommages que subissent nos peuples. Cette sanction s’est exercée de diverses manières, depuis l’abstention personnelle jusqu’à l’accord décidé en assemblées de peuples indiens, comme à San Pedro et San Pablo Ayutla, de ne pas permettre l’installation des urnes électorales sur leur territoire.

    Le chemin qu’on entrevoit est difficile et fatigant, car à chaque tournant nous guettent les partis de gauche et de droite et les représentants du pouvoir économique ; ils veulent nous faire revenir, au moyen des menaces, des tromperies et des promesses de toujours, au chemin qu’en tant que peuples nous avons décidé de déserter grâce à des initiatives discrètes, personnelles ou communautaires. Et aussi grâce à cette leçon du 5 août, à travers laquelle les peuples d’Oaxaca sont en train de rejeter l’État, le gouvernement et le capital de leurs vies et de leurs territoires de façon courageuse, catégorique et pacifique.

    Même dans la minuscule conception des choses imposée par la civilisation occidentale, celle d’une division obligatoire entre gagnants et perdants, la majorité des peuples d’Oaxaca ne participe à aucun de ces groupes, car elle est au-dessus d’eux. L’échec des partis de gauche dans ces élections n’est pas l’échec du mouvement social, car il est devenu évident que les chemins sont différents. À Oaxaca, on entrevoit le chemin vers une authentique libération.

    David Venegas Reyes "Alebrije"
    Centre pénitentiaire de Santa María Ixcotel.
    L’abstention et l’espérance

    L’espérance, nous savons tous qu’elle ne meurt qu’au dernier instant ; pourtant, il y en a qui voulaient l’enterrer dans une boîte en carton. D’un côté, le PRI et Ulises Ruiz fêtent, contre toute raison, leur victoire électorale du 5 août, faisant l’impasse sur son illégitimité du fait du niveau historique d’abstention, de plus de 70 %. En même temps, les partis de la soi-disant gauche, le PRD, le PT et Convergencia, lancent par la bouche de leurs représentants des messages furibonds de récriminations et de chantage, aussi bien contre un peuple abstrait que contre l’APPO, coupables directs selon eux de l’échec électoral de leurs candidates et candidats. Magnanimes, cependant, ils tendent la main au peuple en lui offrant une chance de rédemption lors des prochaines élections, les municipales d’octobre 2007.

    Il a été particulièrement révélateur d’entendre dans les médias l’invitation au peuple d’Oaxaca à laisser de côté - disaient-ils - "la haine, la peur et le désespoir et [à] aller voter en octobre". Le message est évident, les centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ne sont pas allés voter le 5 août sont peureux, colériques et désespérés. Des épithètes de ce genre ont été assénées aux centaines de milliers d’abstentionnistes par certains représentants des partis politiques de la soi-disant gauche. Pour rester dans le ton, à l’intérieur du Conseil de l’APPO, illusoire direction du mouvement social, Florentino López Martínez, indéboulonnable porte-parole de l’APPO, attribue également à la peur des Oaxaquègnes l’échec électoral du PRD, du PT, de Convergencia et de sa propre organisation, le Front populaire révolutionnaire (FPR), embarquée elle aussi dans ce cirque électoral largement désavoué par le mouvement des peuples d’Oaxaca.

    De sorte qu’après la stupeur des premiers jours, provoquée par l’énorme et historique abstention du 5 août, dans la classe politique de la soi-disant gauche, ses différents partis et organisations commencent à élaborer une explication consensuelle conforme à leur intérêt. Ça a été la peur et le désespoir.

    C’est comme ça. Les mêmes hommes et femmes participant au mouvement social qui ont défendu, même au prix de leur propre vie, leur territoire et leurs idées, sont à présent terrorisés par on ne sait quel moyen - ceux qui expliquent ainsi leur échec électoral ne le disent pas - au point de ne pas avoir le courage de déposer un bout de papier dans une boîte en carton. De sorte que de ces êtres humains vaillants, dignes, pleins d’espoir qui remplissent les rues d’Oaxaca, avec leurs manifs, et aussi les prisons d’Oaxaca et du pays, de leur dignité récalcitrante, et qui ont même rempli l’année dernière les urnes de leurs votes, il ne resterait rien, si ce n’est des êtres timorés, pleins de haine, et dépourvus de toute espérance.

    Il semble bien que la cour maladive que faisaient les partis de la soi-disant gauche au mouvement des peuples d’Oaxaca touche à son terme. Il est loin, le temps des douces déclarations de soutien - sans jamais de passage à l’acte - de ces partis envers le mouvement, quand celui-ci, dans son élan irrésistible, lui concédait neuf sièges de députés fédéraux et deux de sénateurs en juillet de l’année dernière.

    Ces déclarations des partis politiques de la soi-disant gauche et de leurs alliés à l’intérieur du Conseil de l’APPO indiquent clairement comme ils sont loin du chemin et de la recherche que les peuples d’Oaxaca, depuis plus d’un an, ont commencé à parcourir. Ils ont du même coup rendu plus claire leur position, laquelle est évidemment plus proche du parti au pouvoir et de la classe qu’il représente que des gens simples et honnêtes qui participent au mouvement de l’APPO. Le démontre le manque total de pudeur et de vergogne avec lequel aujourd’hui, là-haut, à la table des puissants, ils négocient d’échanger l’impunité contre des sièges : ils sont prêts à protéger Jorge Franco Vargas et Lizbeth Caña Cadeza, génocidaires du peuple d’Oaxaca, en échange de la concession par le PRI à la coalition "Pour le bien de tous" (PRD, PT et Convergencia) de quelques députés uninominaux [7]. Si cela se vérifiait, cela mettrait en évidence la position unitaire de toute la classe politique contre un peuple qui recherche la justice et la liberté véritables.

    Sans nier la possibilité que quelques-un-e-s des Oaxaquègnes qui se sont abstenu-e-s aient pu souffrir de ces sentiments de colère, de peur et de désespoir, il n’en est pas moins probable que le motif de l’abstention soit le mépris et le rejet envers toute la classe politique. Et cette probabilité se transforme en puissante certitude pour la grande majorité des femmes et des hommes participant au mouvement : ceux-ci, bien qu’ils luttent depuis plus d’un an, et que beaucoup d’entre eux aient subi la violence, les viols, la torture, la persécution et la mort, n’ont pas pour autant perdu l’espoir de réussir un changement profond pour Oaxaca et de virer Ulises Ruiz.

    La classe politique de tous les partis, avec ces déclarations, prétend au monopole du commerce de l’espérance. Elle oublie que ce sont eux, précisément, avec leurs promesses vaines et non tenues de justice, de changement, de bien-être, et leur franche trahison de ceux qui leur font confiance en se mettant au service des intérêts des puissants, les vrais assassins de l’espérance.

    L’espoir des gens simples et honnêtes d’Oaxaca n’est pas mort ; simplement, de manière sage, il a été préservé des trahisons et des frustrations par la non-participation au processus électoral. Bien au contraire, le mouvement des peuples d’Oaxaca, dans sa quête infatigable de justice et de liberté, cherche et trouve des chemins inédits, pacifiques et convaincants, pour parvenir à une authentique libération. La lutte des peuples d’Oaxaca continue et, le 5 août, elle s’est manifestée dans toute sa vitalité. Non ! L’espérance n’a pas été enterrée dans une boîte en carton.

    David Venegas Reyes "Alebrije"
    Centre pénitentiaire de Santa María Ixcotel, Oaxaca.
    Le 15 août 2007.

    Traduit par el Viejo.

    [1] Tous les prisonniers arrêtés le 16 juillet à Oaxaca ont finalement été libérés, certains, certaines - dont Silvia et Maria Guadalupe, de VOCAL - après deux semaines d’enfermement et le paiement d’une caution. La rapide mobilisation solidaire, nationale et internationale, en plein été, ainsi que l’intervention des organisations humanitaires ont certainement joué un rôle important. Rien n’est cependant terminé. Il reste de nombreux prisonniers, dont David Venegas, du mouvement social de l’Oaxaca.

    [2] Les quartiers populaires.

    [3] Union électorale de trois partis de la gauche institutionnelle : le PRD, le PT et Convergencia.

    [4] Section oaxaquègne du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, SNTE.

    [5] Conseil estatal, de l’État d’Oaxaca, de l’APPO.

    [6] Après les élections du 5 août pour les députés locaux doivent se tenir des élections municipales en octobre.

    [7] Le système électoral mexicain prévoit de tempérer l’effet du vote majoritaire par une part de proportionnelle. Par exemple, dans l’État d’Oaxaca, sur les 42 députés locaux, 25 sont élus par le système majoritaire (députés "uninominaux") et 17 sont pris sur les listes fournies par les partis, en fonction des résultats globaux (députés "plurinominaux"). Lors des élections du 5 août 2007, le PRI l’ayant emporté dans toutes les 25 circonscriptions, il n’a droit à aucun député "plurinominal". Or, pour garantir l’impunité aux deux sinistres suscités, respectivement responsables de la police et de la justice en 2006, il avait prévu d’en faire des députés "plurinominaux". La manœuvre que dénonce David consisterait pour le PRI à admettre qu’il y a eu fraude dans deux circonscriptions, et donc à refiler deux sièges "uninominaux" à la "gauche", pour pouvoir caser ses deux assassins et leur donner ainsi l’immunité parlementaire. (Note du traducteur.)
     
  12. zombifex
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    zombifexMembre du forum Membre actif

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    Juin 2007
    je sais mes texte sont trop long ....
     
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