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Vidéo vidéos violences policières

Discussion dans 'Documentaires et films' créé par ninaa, 1 Mars 2017.

  1. ninaa
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  2. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    MANIFESTATION CONTRE LA VENUE DU FN À NANTES : LA RUE S'ENFLAMME

     
  3. ninaa
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  4. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    En bas de la tour Balzac, dont ils ont été expulsés, des familles, des femmes et des enfants sans logement sont évacués par des CRS.
    Attention images très choquantes.
     
  5. ninaa
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  6. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Expulsion des Sorins:
    "TUEZ-NOUS! TUEZ-NOUS!"
    Chaque fois que je la vois cette vidéo me tord les tripes...


    [​IMG]

    C'était en 2011. La Mairie de Montreuil (Dominique Voynet à l'époque) a manoeuvré pour éloigner les soutiens (pour la plupart anarchistes, autonomes, squatters eux mêmes...). Depuis plus de nouvelles, rien depuis des années sur leur page Facebook...

    Habitants contre autorités : la lutte des expulsés de la rue des Sorins à Montreuil (93) - Anarchistes Ivry
     
  7. ninaa
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  8. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Sur le site de Taranis:[I][/I]

    Ci dessous un témoignage et une vidéo parmi d'autres sur cette journée-nuit de violences policières:
    [B][/B]
    [B][/B]
    3. MANIFESTANTS



    [​IMG]

    Témoignage d’un manifestant présent dans l’immeuble pris violemment d’assault par les forces anti-émeutes, rue Victor Letaille :


    « Dimanche soir et suite aux résultats des élections, j’ai rejoint avec quelques amis une manifestation spontanée partie de Ménilmontant. Après 3h de manifestation, nous avons dû nous disperser car l’étau policier se resserrait sur nous.


    Nous apprenons que parmi ceux qui se sont fait séparer du cortège, deux scènes ont lieu dans deux endroits différents et très proches. Un groupe de 80 personnes se sont fait mettre à genoux dans la rue, tenus en joue, et toute personne qui bougeait un peu trop recevait des coups de matraque. Ils ont tous été emmenés au commissariat de l’Evangile. Un autre groupe qui s’était réfugié dans un immeuble s’est fait sortir des lieux d’une manière assez angoissante : une sorte de haie d’honneur comme lors d’un mariage mais où il s’agissait de coups de matraque télescopique en guise de riz. Apparemment ceux-là n’ont pas été arrêtés si je ne m’abuse.



    L’un de mes amis proches fait partie des 80 amenés au commissariat de l’Evangile. Mais je suis place de la République, je n’ai aucune nouvelle de lui, et sur la place, les choses s’enveniment. La police encercle la place et tire un nombre conséquent de grenades lacrymogènes, non sans rappeler quelques heures de Nuit Debout l’an passé.



    C’est à ce moment-là que je m’échappe, commençant aussi à sentir la fatigue. J’ai pour objectif de rejoindre un de mes amis qui habite à Ménilmontant, et j’apprends qu’il s’y déroule aussi des manifestations spontanées. En arrivant à Ménilmontant, je découvre un nombre conséquent de barricades sur la rue de Ménilmontant. Une baignoire trônait même fièrement au milieu de la chaussée. Quelques poubelles en feu un peu plus loin indiquaient la route que la manifestation sauvage avait dû prendre.



    Sur l’esplanade, devant le métro Ménilmontant, un petit groupe s’organise, je me décide à le suivre. Cette manifestation spontanée ne durera pas longtemps, très vite rattrapée par les forces de police qui tirent allègrement au LBD. Une partie de la manifestation s’engage rue Victor Letaille. Nous nous retrouvons pris en tenaille entre deux rangées de policiers anti-émeutes qui nous arrosent abondamment de gaz lacrymogène, de tirs de LBD et de grenades désencerclantes. Nous entrons dans un bâtiment dont la porte était ouverte.


    Nous montons dans les escaliers mais il n’y a aucune échappatoire, les fenêtres ne communiquent pas avec la cour, ou alors à une distance présentant bien trop de risques. Je suis au 6e étage et j’entends la porte qui lâche, les agents de police qui montent les escaliers en hurlant, tous cagoulés.



    La séquence de l’immeuble extraite de la vidéo de StreetPolitics



    J’ai à peine le temps de saisir mes affaires qu’un agent m’attrape par les épaules et me lance vers les escaliers plus bas. Je vois que la personne devant moi manque de tomber de la rambarde et que les agents en rigolent. Puis j’entends des hurlements, des pleurs, je vois à l’étage en dessous les policiers frapper les gens un par un. Pour bien se figurer la scène, il faut comprendre que les agents étaient dos au mur, perpendiculaires aux escaliers, poussant les gens au choix vers les étages inférieurs ou vers la rampe avec le risque de faire une chute mortelle.


    Je n’ai pas le temps de me protéger quand je vois ça que c’est mon tour. Je prends une droite bien placée dans l’œil. Je prends mes lunettes à la main. J’ai peur, je pleure, je crie « Arrêtez, doucement, j’ai des lunettes, vous nous embarquez, on ne résiste pas, vous n’avez pas besoin, s’il vous plaît, ne frappez pas » mais rien n’y fait, je prends plein de coups. Je me suis mis en garde comme à la boxe, je reçois un violent coup sur l’arrière du crâne qui me fera saigner. Il est à noter que les agents avaient leurs casques anti-émeute, beaucoup étaient cagoulés, aucun matricule n’était visible, personne n’a filmé. A un moment, je tombe dans les escaliers et un agent me relève pour mieux me frapper à nouveau. Ils ont tous leurs gants coqués, leurs gifles sont très violentes.



    Les coups ne s’arrêteront qu’une fois sorti du bâtiment. C’était très violent. La peur avait saisi tout le monde. Je pensais de suite au G8 de Gênes et à l’école Diaz. Même s’il est évident que le nombre de blessés graves n’est pas le même, il s’agissait là des mêmes méthodes, de la même vengeance, de la même haine, de la même violence qui s’exprimait avec sadisme. Jamais de ma vie, je n’avais connu autant de sadisme, c’était humiliant et ils y prenaient plaisir, ils rigolaient, ils insultaient « bouge salope d’antifa », ils crachaient sur les victimes de leurs coups. Il s’agissait d’une expédition punitive, d’une humiliation collective, d’instaurer une soumission par la force et la terreur. Je vous laisse méditer sur ce dernier mot.



    Là tout le monde se fait mettre face au mur de l’immeuble d’en face, mains sur le mur, jambes écartées. Certains auront le pantalon baissé. Un camarade a l’air bien amoché au niveau de la jambe.



    Ils procèdent à une fouille musclée, vidant tout le contenu d’un sachet de tabac d’un jeune homme dans la rue, nous interdisant de fumer, ou d’utiliser nos téléphones. Nous sommes déjà en garde à vue mais personne n’en sait strictement rien. Ils prennent les cartes d’identité de tout le monde et 5 agents les prendront en photos sur leurs téléphones personnels. J’ai peur, j’ai honte, j’ai mal au ventre, je ne me sens pas en sécurité. J’ai l’impression que tout ce que j’ai pu apprendre en cours sur le droit constitutionnel, le droit des libertés publiques, le droit international et les droits de l’homme a été réduit en bouillie après 18 mois d’état d’urgence qui n’ont connu qu’une destruction spectaculaire, dont on devra rendre compte devant nos enfants.



    Ensuite, ils procèdent à un appel de certains noms, les 7 qui restent dont je fais partie sont embarqués. En réalité tout le monde se fera interpeller, 28 personnes exactement, mais cela nous ne le savons pas. Dans le fourgon je me retrouve avec le camarade à la jambe amochée. En fait il ne peut plus marcher. Il saigne, se tait, les agents ne voulaient pas qu’ils puissent s’assoir car nous sommes trop nombreux dans le fourgon, mais nous lui laissons une place, l’un d’entre nous restant debout à sa place. Les agents de police minimisent la gravité de son état physique, ironisent sur notre sort, nous renvoient à la gueule que nous sommes des « casseurs », que nous « devrions pas aller dans la rue », que « ce que nous avons fait est interdit », que nous « sommes violents » et que leurs « collègues du 11eme arrondissement ont été agressés par nos copains. »



    Au commissariat du 20ème, nous apprenons que nous sommes en garde à vue pour « attroupement armé », « violences sur agent de la force publique », « port d’arme », « usage d’armes par destination », « dégradations », « violences en réunion. »



    Là, mon avocate ne sera contactée que près de 4h après mon interpellation, ce qui est une irrégularité. On me met dans une cellule de dégrisement alors que je suis contrôlé à 0,00mg d’alcool par litre de sang. Je ne verrai un médecin que 10h après les coups, elle ne verra donc aucune trace du sang qui coulait pourtant de ma tête dans le fourgon. C’est là encore une irrégularité et une illégalité. Le médecin notera mes traces de coups, mes bleus, et me dira que cela vaut une ITT sans me préciser le nombre de jours d’ITT auquel je pourrai avoir droit.



    Lors de ma deuxième audition un OPJ rigole à chaque phrase que je prononce lorsque j’explique les raisons de mon refus de prélèvement ADN. D’ailleurs, l’officière de police qui me réclame mes empreintes en me tutoyant parle de « mon délit. » Je l’arrête tout de suite, je n’ai commis aucun délit, si ce n’est la manifestation non autorisée, j’ai droit à la présomption d’innocence, elle ne doit pas me parler comme ça. Je réclame un temps de réflexion et qu’elle sorte de ma cellule, ce qui me sera accordé. Je donnerai une leçon de droit à tous les agents de police que je rencontrerai, du début à la fin de mes 40 heures d’enfermement.



    Je suis amené au dépôt, je ne sais même pas que les charges pour lesquelles nous avons été arrêtés sont toutes tombées, je stresse. Au commissariat du 20e, on m’aura changé trois fois de cellule, fouillé deux fois la cellule et réalisé une palpation dans le couloir. Je n’ai jamais pu avoir de temps de repos sans interruption.



    Au dépôt, dans le tribunal de grande instance de Paris, on me notifie mes droits et mon droit à voir mon avocate dans la nuit. Il est 23h45 dans la nuit de lundi à mardi quand j’arrive au dépôt. Il était 01h35 dans la nuit de dimanche à lundi quand ma garde à vue a commencé.



    On me fait savoir qu’à partir de 07h du matin, on me redira mes droits et je pourrais voir mon avocate à nouveau. Je suis emmené dans une cellule de 7m². Nous sommes 3, dont un autre camarade, arrêté près de Stalingrad. Lui sait qu’il est ici pour refus d’ADN et d’empreintes. Il refusera la vérification d’empreintes effectuée au dépôt. Je l’accepterai, non sans me poser des questions.


    Il faut savoir qu’à chaque fois qu’ils réclament les empreintes ou les photos, ils procèdent à un chantage, disant que c’est forcément puni d’un an d’emprisonnement, alors qu’il s’agit de la peine maximale, laissant accroire que cela nous permettra de prouver notre innocence et de sortir plus vite. Mais ils gardent les empreintes pendant 25 ans. Et pourquoi devrais-je avoir mes empreintes dans leurs fichiers pendant 25 ans alors que je suis innocent ? Ils nous disent aussi que l’on a le droit de les faire supprimer si l’on est prouvé innocent. Mais, alors que je ne le sais pas, je suis déjà innocenté des motifs d’interpellations, donc ils ne devraient pas me les demander.


    Je resterai 18h au dépôt, sans jamais voir mon avocate, sans jamais que mes droits me soient à nouveau dits. Mes co-détenus auront, eux, le droit de voir leur avocate, rencontreront l’assistante sociale, mais je n’aurai aucune nouvelle, aucune information, aucune réponse des agents de police.



    Vers 17h, une policière vient me chercher pour m’amener devant le substitut du procureur. Je fais savoir à l’agente de police qu’aucun de mes droits n’a été respecté et que je n’ai pas vu mon avocate. Elle me répondra que j’allais de toute manière être libéré. Libération ou non, j’aurai du voir mon avocate. Je le dirai aussi à la substitut du procureur, qui approuvera toutes mes raisons d’aller porter plainte auprès de l’IGPN au vu du récit détaillé que je lui ai fait des évènements des 48h qui ont suivi dimanche soir.


    Je sors du Tribunal avec un rappel à la loi pour refus de prélèvement ADN, je suis soulagé, mais ça reste dingue pour moi. Pourquoi devrais-je accepter ce prélèvement alors que je suis innocent ?


    Maintenant, je me sens toujours fébrile, mais ce qui s’est passé rue Victor Letaille ne doit pas rester sous silence, quand bien même il y a fort à parier que cela restera impuni.



    Et dire que certains ont peur de Marine Le Pen. »
     
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