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URGENT - Scandale de très grande ampleur dans le nucléaire français

Discussion dans 'Politique et débats de société' créé par NeUrOn, 12 Janvier 2009.

  1. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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  2. NeUrOn
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    J'habite à à peine dix bornes d'une centrale , je me fais du souci!!

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  3. Tazon
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    TazonMembre du forum Membre actif

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    :o

    J'ai faillit grandir à une dizaine de kilomètre d'une centrale nucléaire, merci aux anciens qui se sont battus pour qu'elle ne voie pas le jour chez nous.
     
  4. Lib.R.T
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    Lib.R.Tle traitre du dictateur. Membre actif

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    " y a aucun risques." Qu'ils disent
    Il n'y a qu'à regarder la photo qui suit.

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  5. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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    Déc 2008
    Là , je sais pas ou tu les a trouvées celle ci ,ignoble!
    Mais y doit y avoir pire ! enfin bon ça craint grave, y ce sont encore bien foutu de nous et on va encore en patir!
    Y m'ont quand meme refilé un papier avec l'apart,qui me certifié qu'il n'y avait aucun risque technologique avec la centrale ( je suis pas né de la derniere pluie , ça m'avait bien fait rigolé,mais je me marre vachement moins!)
     
  6. niouze
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    niouzeMembre du forum Expulsé par vote

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  7. libertaire
    beaucoup plus dangereux car moins visible j'ai des copine qu'ont grandie pres d'une centrale l'une a des probleme intestinaux assez severe l'autre des probleme de peau aucune preuve que sa vient de la centrale mais bon...

    sinon je profite de ton sujet pour relayer un mail que j'ai recu du collectif anti nucléaire 84
    n'habitant plus la region je n'y serait pas mais bon si y a des gens du coin ici
     
  8. niouze
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    niouzeMembre du forum Expulsé par vote

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    Nov 2007
  9. libertaire
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  10. Lib.R.T
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    Lib.R.Tle traitre du dictateur. Membre actif

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    Août 2008
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  11. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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    Source / auteur : Réseau sortir du nucléaire
    Sarkozy sur les falaises de Flamanville : le nucléaire français au bord du gouffre

    mardi 10 février 2009, par jesusparis


    En visitant vendredi le chantier du réacteur nucléaire EPR en construction sur les falaises de Flamanville (Manche), Nicolas Sarkozy symbolisera parfaitement l’état de l’industrie nucléaire française… au bord du gouffre. En effet, bien que qualifiés de "champions" par la communication élyséenne, EDF et Areva sont l’un comme l’autre en très grande difficulté industrielle et financière.
    Areva en cessation de paiement ?

    Areva est à la recherche de près de 3 milliards d’euros pour simplement boucler son budget 2009, et a déjà annulé, le 25 novembre 2008, son projet d’exploitation de la mine d’uranium Midwest au Canada. Autre déconvenue majeure pour Areva qui attendait beaucoup de ce marché : le 5 décembre, l’Afrique du Sud a annulé les 12 réacteurs qu’elle prétendait faire construire. Pendant ce temps, le chantier EPR d’Areva en Finlande, lancé en février 2005, tourne au désastre : déjà 38 mois de retard et 2,4 milliards d’euros de pénalité demandés par les Finlandais aux Français. Vendu 3 milliards d’euros, ce réacteur coûte donc en réalité 5,4 milliards… en attendant de nouveaux surcoûts. Par ailleurs, le départ de Siemens, annoncé en janvier dernier, a pris au dépourvu Areva qui doit trouver 2 milliards d’euros de plus pour racheter les parts détenues par son ancien allié. A la bourse de Paris, la cotation d’Areva est passée de 820 euros en juin dernier à 330 à ce jour : -60% !
    EDF plombée par ses raids (Grande-Bretagne, USA) et par l’EPR de Flamanville

    En Grande-Bretagne, EDF a dépensé une fortune (15 milliards) pour racheter British Energy et ses réacteurs nucléaire obsolètes… juste avant la crise mondiale : aujourd’hui, le prix en serait 3 à 4 fois moindre. De même, aux USA, EDF a payé le prix fort (5 milliards) pour racheter 50% des activités nucléaires de l’américain Constellation, tombé dès le début de la crise dans l’escarcelle du milliardaire Buffet, lequel l’a revendu bien plus cher à EDF. Dans les deux cas, il reste "juste" à EDF à trouver l’argent pour construire des réacteurs.

    Pendant ce temps, l’EPR de Flamanville accumule les déconvenues : le chantier de ce réacteur, lancé en décembre 2007, compte déjà près d’un an de retard. Son prix est passé de 3,3 milliards à 4 milliards, mais tout pousse à penser qu’il coûtera lui aussi 5 ou 6 milliards… ou plus. L’action EDF à la bourse de Paris est passée de 87 euros fin 2007 à 38 à ce jour : - 56% !
    La France ne vend des réacteurs nucléaires… qu’à elle-même !

    Il ne faut pas se laisser tromper par les effets d’annonce de l’Elysée, d’Areva ou d’EDF sur de supposées exportations, comme la vente supposée mercredi 4 février de deux (voire six !) EPR à l’Inde. En réalité, seul a été signé un protocole d’accord qui n’engage à rien. De même, les 2 EPR supposés vendu à la Chine fin 2007 restent à ce jour à l’état de projet : seuls quelques travaux de terrassement ont eu lieu fin 2008 sur le site de Taishan.

    Le nucléaire exige d’énormes investissements financiers pour une production d’électricité huit à dix ans plus tard et un retour sur investissement 30 ans après. De tels investissements, déjà difficiles à programmer avant la crise financière mondiale, sont encore plus improbables aujourd’hui, y compris en Chine et en Inde.
    Sarkozy radioactif… et archaïque

    Au lieu de venir se faire filmer, un casque sur la tête, sur le chantier en perdition de l’EPR de Flamanville, M. Sarkozy devrait enfin comprendre que le nucléaire est une énergie du passé, archaïque, polluante et qui, à investissement égal, crée 15 fois moins d’emplois que les alternatives (économies d’énergie + énergies renouvelables).
     
  12. jeunevoleur
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    jeunevoleurMembre du forum Membre actif

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    Mar 2008
    Quelqu'un a vu le bon reportage qui est passé ces derniers jours sur France 3?
    Une partie traitait des mines d'uranium abandonnées par Areva qui disséminent tout un tas de merde (polonium...) dans les eaux de surface puis dans les nappes phréatiques. Pour exemple les eaux de la ville de Limoges sont contaminés.

    Areva aurait aussi enfouis des futs remplis de déchets nucléaire hautement radioactif dans des coins reculés de l'auvergne, à la va vite sous des tas de terre, de préférence de nuit...

    Autre exemple le parking d'une station de ski de randonné qui est fait de remblai Areva. Ce remblai serait en partie constitué de "yellow cake" qui est un concentré d'uranium!! A une époque Areva donnait gentiment du remblai, qui n'était autre que du déchet nucléaire, et pas mal de construction ont pour base des matériaux radioactif.

    Je vous invite à voir ce doc vraiment TRES impressionnant, une enquête poussée, ici http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php
     
  13. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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    Déc 2008
    Mince tu m'as devancé!!
    Bon, je le le mets quand meme!!!

    Uranium : le scandale de la France contaminée

    http://programmes.france3.fr/pieces-...1415247-fr.php

    En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.

    Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !

    Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

    Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ?

    Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

    Les reportages :

    « GUEUGNON, ALERTE A LA RADIOACTIVITE »
    « NOS BELLES CAMPAGNES… DES POUBELLES RADIOACTIVES ? »
    «L’OMERTA POLITIQUE »

    reportages de EMMANUEL AMARA et ROMAIN ICARD
    production Ligne de Mire, avec la participation de France 3
     
  14. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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    Déc 2008
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    Source / auteur : Réseau sortir du nucléaire
    Accord nucléaire Sarkozy-Berlusconi : un nouveau coup de bluff

    mardi 24 février 2009, par jesusparis


    Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la politique des "effets d’annonce" développée depuis des mois par M Sarkozy qui, lors de ses déplacements à l’étranger, laisse croire que des réacteurs nucléaires (de type EPR) ont été vendus. Ce mardi, c’est avec son homologue italien Berlusconi - tout aussi pronucléaire… et tout aussi bluffeur - que M Sarkozy va tenter de conforter la fiction d’une industrie nucléaire française triomphante.

    En réalité, la crise économique mondiale compromet la plupart des projets nucléaires annoncés ces derniers mois : le nucléaire nécessite de très lourds financements pour un retour sur investissement 25 ou 30 ans plus tard : une éternité pour un marché qui (sur)vit au jour le jour.

    La politique d’effets d’annonce de M Sarkozy a pour objectif donner de la "légitimité" à la construction de réacteurs EPR… en France : celle-ci aurait bien raison d’en construire elle-même puisque de "nombreux" pays se bousculeraient pour lui en acheter. Or, la France n’a vendu qu’un seul EPR, en décembre 2003, à la Finlande. Cette dernière s’en mord d’ailleurs les doigts : le chantier compte à ce jour 38 mois de retard et 2,5 milliards d’euros de pertes que, légitimement, les Finlandais comptent bien faire payer… aux Français.

    Lors des déplacements à l’étranger de M Sarkozy, de simples "mémorandum d’entente" ou "accords de coopération" ont été signés et n’engagent absolument à rien, bien qu’il y soit souvent fait mention de l’éventualité de construire des réacteurs EPR. Libye, Algérie, Maroc, Abou Dhabi, Arabie Saoudite, Jordanie, Afrique du Sud, Estonie, etc : autant d’annonces pour - c’est heureux - des réacteurs parfaitement virtuels. Déjà, l’Afrique du Sud a annulé, début décembre, les 12 réacteurs qu’elle prétendait construire.

    Le 4 février dernier, l’Elysée a célébré la supposée "vente" de deux EPR à l’Inde. En réalité, un simple mémorandum qui n’engage à rien. De même, les deux EPR "vendus" à la Chine en novembre 2007 restent à l’état de projet. Quelques travaux de terrassement ont bien eu lieu mais aucune construction n’a été amorcée.

    En Grande-Bretagne, EDF a dépensé 15 milliards juste avant la crise mondiale pour racheter British energy… qui en vaut trois fois moins aujourd’hui. Et aux USA, EDF a déboursé 5 milliards pour acquérir 50% des activités nucléaires de Constellation, entreprise en très grande difficulté. Surendettée, EDF doit juste… trouver des milliards pour construire des réacteurs. Or Londres ne donnera pas une livre et, aux USA, le plan de relance d’Obama a attribué… zéro dollar d’aide au secteur du nucléaire qui espérait 50 milliards !

    En fait, M Sarkozy a bien vendu un réacteur EPR… à la France ! Fort de ce "succès commercial", il envisage désormais trois EPR pour la France, en comptant celui de Flamanville (Manche) dont le chantier accumule les déconvenues. L’Italien Enel peut bien signer ce mardi avec EDF un accord pour prendre 12,5% des parts des "prochains EPR". Il est légitime d’espérer que cela fasse 12,5%...de rien !

    Comme tous les pays de l’Union européenne, la France et l’Italie ont des objectifs fermes à atteindre en matière d’énergies renouvelables (20% en moyenne en 2020). Investir dans le nucléaire, énergie non renouvelable, empêchera d’atteindre ces objectifs et entraînera de lourdes amendes de la part de Bruxelles...
     
  15. NeUrOn
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    NeUrOnLa fin d'un monde... Membre actif

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    Déc 2008
    Source / auteur : http://www.planetenonviolence.org
    AREVA : Le Crash De L’Enfant Chéri du Nucléaire Français
    AREVA : Le Crash De L’Enfant Chéri du Nucléaire Français

    lundi 30 mars 2009, par Ludo


    Le mythe d’une puissante industrie du nucléaire en France s’enfonce dans le chaos financier.

    Avec lui meurt le slogan d’entreprise d’une "Renaissance du Nucléaire" pour la construction de nouveaux réacteurs, renaissance qui sombre dans l’encre rouge et les déchets radioactifs.

    Areva, l’entreprise publique vitrine du nucléaire de la France, a sombré dans une crise financière profonde due à un manque dévastateur de liquidités.

    Un raid a été mené à EDF, le fournisseur du service public français de l’énergie, par des fonctionnaires de l’UE l’accusant d’ éventuellement saper la compétition à travers tout le continent à cause de sa façon de fixer ses tarifs .

    En Finlande, délais et dépassements des coûts continuent d’augmenter pour la construction catastrophique du réacteur d’Olkiluoto par Areva. Areva a admis un dépassement de 2,2 milliards de $ (1,619970000 EUR) soit une augmentation de 55% du coût de construction du site finlandais au bout de trois ans et demi. Le projet de Flamenville - le seul actuellement en chantier en France - dépasse déjà de plus d’ 1 milliard de $ (73.635.000,00 EUR) le coût prévu après seulement une année de construction.

    En 2008, l’utilisation de l’énergie nucléaire en France a baissé de 0,1% alors que dans le même temps l’utilisation de l’énergie éolienne gagnait plus de 37%.

    Les tentatives pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires français aux Etats Unis rencontrent une résistance acharnée.

    Et l’échec définitif du site de déchets nucléaires de Yucca Mountain renvoie en parallèle à l’incapacité de la France de gérer ses propres déchets radioactifs.

    Largement décrit comme le modèle de succès d’entreprise, Areva, le constructeur de réacteurs, est désespérémment en manque de liquidités. Alors qu’il mendie une subvention à son principal pourvoyeur de fonds, le gouvernement français, la mauvaise gestion d’Areva et le surdéveloppement dans la promotion et la construction de nouveaux réacteurs a ruiné son image sur les marchés de capitaux mondiaux. Selon Mycle Schneider, auteur basé à Paris d’ " Energie Nucléaire En France - Au Delà du Mythe", les actions d’Areva ont perdu plus de 60% depuis 2008, deux fois plus que le CA 40, l’indicateur standard des 40 plus grandes entreprises françaises côtées en Bourse.

    Le département marketing hyperactif d’Areva est à l’origine de deux commandes récentes pour construire deux nouveaux réacteurs en Chine. Mais Areva mendie actuellement de l’argent des contribuables, une subvention à court terme de 4 milliards de $ ( 2.945.400.000 EUR), et pourrait encore avoir besoin de 6 milliards de $ ( 4.418.100.000 EUR) en plus pour financer les investissements dans les mines d’uranium, la production de combustible et les essais de lancement de fabrication d’eau lourde.

    Areva aura également besoin de plus de 2 milliards d’euros ( environ 3 milliards de $) pour racheter des parts de son unité de fabrication de réacteurs nucléaires après que l’allemand Siemens se soit retirer de la fabrication conjointe. Dans la transaction chinoise, il y a eu des secousses largement rendues publiques. Et Areva pourrait maintenant être obligée de débourser des milliards de plus en pénalités à cause des délais et dépassements de coût pour la construction de son réacteur en Finlande, un fiasco.

    Le gouvernement finlandais devra également faire face à des coûts supplémentaires dans le commerce des émissions de CO2 car il comptait fermement sur le nouveau réacteur pour fournir de l’énergie "verte" dés cette année. Maintenant, Olkiluoto ne fournira pas d’électricité avant 2012.

    Les déboires d’Areva pourraient faire que le président français Nicolas Sarkozy doivent faire face à des licenciements et la vente d’actifs du géant de l’énergie contrôlé par le gouvernement et formé en 2001.

    La commande par la Chine des deux réacteurs nucléaires inclue une promesse d’Areva de fournir jusqu’à 20 ans de combustible nucléaire. Areva espère aussi vendre au moins 7 réacteurs aux US, mais ces projets rencontrent une résistance acharnée. Des luttes complexes de propriété et de licence ont surgi à Constellation Energy, chargée des deux nouveaux réacteurs dans le Maryland. Des révoltes de contribuables en Floride et dans le Missouri sont nées de plans visant à obliger le public à payer pour les nouveaux réacteurs en construction. Les tarifs électriques dans l’état ensoleillé (Floride ndlt ) ont déjà commencé à monter en flèche à cause de la proposition de construction du site nucléaire, provoquant une levée de bouclier populaire.

    Le marché potentiel américain des réacteurs a également subi un contre coup avec la fermeture définitive de la grande décharge nucléaire de Yucca Mountain au Nevada. Après des décennies comme "pièce maîtresse" de la "solution" américaine au problème des déchets nucléaires, avec au moins 10 milliards de $ (7.363.500 EUR) dépensé pour cela, l’échec de Yucca souligne le dilemme posé à la France par ses propres déchets.

    Le centre français de retraitement des déchets de la Hague a été largement critiqué à cause de ses énormes décharges radioactives dans la Manche et l’environnement atmosphérique. L’usine a produit plus de 9 000 containers de déchets extrêmement toxiques avec nulle part où les stocker. Son sous produit, le plutonium, a compliqué les tentatives mondiales de réduire la dissémination de matériaux radioactifs capables d’être transformés en bombes nucléaires.

    En plus, concernant le processus de retraitement des déchets, sans solution permanente, la France avec ses 58 réacteurs a aussi accumulé plus de 10 000 tonnes de bâtons de combustible utilisé, soit l’équivalent de ce que génére constamment les 104 unités de production aux US.

    Areva dit qu’elle espère lever des liquidités en vendant une partie de son usine d’enrichissement d’uranium en construction dans le Sud de la France au japonais Kansa Electric. D’autres ventes d’actifs pourraient se trouver entravées par le ralentissement du marché des valeurs. Areva espère aussi un partenariat avec le fabricant d’armes US Northrop Grumman pour construire l’équipement d’un réacteur à eau lourde en Virginie.

    Mais,le 11 mars, le bureau de régulation de l’UE a opéré un raid dans les bureaux d’EDF à cause de " conduites suspectes qui pourraient inclure des actions pour faire monter les prix sur tout le marché français de l’électricité". Cette action étonnante contre une importante multinationale, qui est à 84,8% détenue par le gouvernement français, pourrait se terminer par d’énormes pénalités.

    L’UE dit qu’EDF pourrait avoir manipulé les prix et réécrits des contrats pour 60 entreprises clientes importantes. Ceux qui soutiennent le nucléaire avancent constamment que 80% de l’électricité en France provient des réacteurs dont l’énergie passe par EDF. Mais le manque de liquidités d’Areva et le scandale EDF dans la fixation des prix soulignent les vastes déséquilibres financiers imposés par la construction et le fonctionnement des réacteurs nucléaires. Selon Schneider, " les actions d’EDF ont perdu plus de 40% ces seuls derniers six mois. quand la direction a annoncé en février 2009 que des charges plus grandes que prévues avaient érodé les profits, la valeur de l’action a chuté de 12% en dessous de la valeur d’introduction en Bourse en novembre 2005. Pas vraiment un brillant investissement".

    EDF et Areva sont à l’avant garde de ce qui a été appelé la "Renaissance Nucléaire" mondiale. Leurs problèmes d’argent croissants révèlent un échec grandiose, facteur significatif dans l’actuelle crise mondiale de l’économie. Après un demi siècle de subventions gouvernementales massives aux US, en Grande Bretagne en France et ailleurs, l’énergie atomique continue de se heurter à des coûts élevés, insoutenables de construction, et des prix non compétitifs pour l’électricité générée.

    Le récent rachat par EDF pour 17,5 milliards de $ ( 12,886125000 EUR) de l’entreprise de production d’énergie nucléaire British Energy, s’est faite accompagnée d’une note d’alerte pour les responsables d’EDF que l’engagement de la Grande Bretagne pour l’énergie produite par les éoliennes pourrait saper le futur de l’énergie nucléaire. L’annonce de ce rachat a provoqué un grand étonnement et du mépris au sein de la communauté environnementale.

    Dans la communauté financière, il existe toujours des préoccupations concernant le demi milliard de $ ( 368.175.000EUR - et qui continue de grimper) de coût pour l’explosion de 1986 de Tchernobyl. La conversion instantanée de 900 millions de $ ( 662.715.000 EUR) de "valeurs" à Three Miles Island en une perte massive, s’est produite il y a 30 ans ce mois ci. (La conversion du réacteur de Fermi à Monroe dans le Michigan en un désastre en fusion d’un coût de 100 millions de $ - 73.635.000 EUR- a eu lieu le 5 octobre 1966).

    Les coûts dus au tremblement de terre l’année dernière qui ont endommagé plusieurs réacteurs sur le site de Kashiwazai au Japon sont toujours entrain d’augmenter. L’échec de Yucca Mountain a converti des milliards de $ d’investissement en valeurs et en impôts, en pertes sèches. Des mouvements d’opposition de base se développent dans le Vermont et ailleurs et menacent de mettrent fin à l’extension des licences et de fermer des réacteurs américains pour lesquels des fonds de décommissionnement ont été réduits à cause de l’effondrement des fonds d’investissements US.

    L’argument que l’énergie atomique fournit une réponse au réchauffement climatique a subi un rude coup en France quand des réacteurs ont du être arrêtés pendant la vague de chaleur l’été parce qu’ils faisaient monter la température de l’eau de rivière bien au delà des normes réglementaires. Dans un autre cas, la paroi du caisson de protection d’un réacteur a du être aspergée d’eau pour faire baisser la température à un niveau opérationnel. Des arrêts identiques ont eu lieu pour le réacteur d’Alabama.

    Mais alors que les surcoûts massifs et les délais continuent d’augmenter sur le site de construction du réacteur en Finlande, un fiasco, le chef d’oeuvre d’Areva, l’entreprise réclame à grands cris d’avoir accès à l’argent des contribuables. L’actuel courant d’échec croissant de l’énergie atomique continue de garantir que les investisseurs privés seront favorables à l’énergie verte, comme le solaire les éoliennes, et à son efficacité.

    Donc, en France et ailleurs, la "Renaissance Nucléaire" pourrait être morte née. En 2007, la production d’énergie nucléaire mondiale a, un fait sans précédent, baissé de 2%. Selon Schneider, en 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’énergie nucléaire, aucun nouveau réacteur n’a été mis en service.

    Comme le fait remarquer Schneider dans son livre " Energie Nucléaire en France - - - Au delà du Mythe" après 35 ans de développement de l’énergie nucléaire, le "pays des merveilles" du nucléaire français ne représente que 16% au total de la production d’énergie. Le rapport de Schneider qui a été fait à la demande du groupe EFA du parlement européen à Bruxelles (Decembre 2008, Bruxelles)signale que presque la moitié de la consommation d’énergie en France vient du pétrole.

    En fait, dit Schneider, " l’économie française et des ménages de par leur nature encline au gaspillage conduit à une consommation de pétrole plus élevée per capita qu’en Allemagne, Italie, Grande Bretagne, où même que la moyenne européenne."

    "Ceux qui pensent que l’énergie nucléaire serait un moyen bon marché et propre de rendre les US moins dépendant du pétrole devrait regarder de prêt les résultats français".

    Au coeur français de sa "Renaissance", l’horloge de l’énergie nucléaire descend, elle ne monte pas. Le temps presse pour trouver une technologie qui, après 50 ans, reste incapable d’engendrer un niveau correct de financement privé, ne montre aucun signe de pouvoir se financer elle-même, et a maintenant plongé dans une profonde crise financière.

    Harvey Wasserman - 19/03/09, www.counterpunch.org
    Il est co-foundateur de Musicians United for Safe Energy, édte le nukefree.org site web. il est l’auteur de SOLARTOPIA ! Our Green-Powered Earth, A.D. 2030 (www.solartopia.org).

    Traduction Mireille Delamarre
     
  16. Pedro_1
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    Pedro_1Membre du forum

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  17. HotHead
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  18. anarcho-féministe
    En Belgique, on a eu deux très larges campagnes de pubs pro-nucléaires (dans un intervalle de 6 mois à peu près), avec des affiches censées proposer un "débat" (une affiche du type "vous êtes pour (en vert) le nucléaire parce que vous êtes moderne/vous voulez une énergie verte" "vous êtes contre (en rouge) le nucléaire parce que vous pensez au passé"
    Ils sont devenu un poil plus subtils lors de la dernière salve:
    http@://forumnucleaire.be/fr/@forum-nucleaire/campagne/septembre-2009
    (Enlever les @)

    Et ça fait bien deux and qu'Electr@bel placarde partout des affiches qui font un amalgame nucléaire-énergie verte (ou en tout cas Electr@bel=énergie verte).

    La Belgique a repoussé de dix ans la "dernière phase de sortie du nucléaire" (?).
    http://www.magnette.fgov.be/index.p...cord-sur-le-dossier-nucleaire-12-octobre-2009

    D'où la campagne béton pour faire passer la pilule. Personne n'a réagi, à part quelques petits collages à l'arrache...y'avait pas moyen de motiver du monde pour répondre, c'est déprimant (c'est la Belgique, quoi).
     
  19. Nico37
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    Nico37Membre du forum Membre actif

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