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Trahison à Notre Dame des Landes

Discussion dans 'Discussion générale' créé par ninaa, 18 Février 2018.

  1. ninaa
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    Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)
     
  3. Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptes
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    Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptesPirate & corsaire Expulsé par vote

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  4. ninaa
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  5. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    "mc², post: 148154, member: 11728" a dit:

    Le 10 février, jour du grand rassemblement "Enracinons l'avenir", un autre rendez-vous avait été donné sur la zad, un appel à se rencontrer "en off" pour "differ auprès des gen.te.s qui arrivent pour la kermesse de la victoire" et "réfléchir ensemble de comment faire face aux prises de pouvoir dans les luttes". Parce que "Ce qui se passe maintenant dans cette lutte se passe aussi dans de nombreuses autres luttes.":
    [​IMG] Parmi les occupant-es de la ZAD, se dessinent aussi des luttes de pouvoir. L’autogestion a donné lieu a de nombreuses groupes-assemblés-comissions. Les inégalitées de classes n’ont pas disparues pour autant, et certain.e.s profitent de ces structures décisionelles tandis que d’autres s’en sentent exclu.e.s. Dans les assemblées, les positions dominantes sont les moins radicales et les plus diluées.

    Ce qui manquait à ces fractions dominantes du mouvement pour obtenir la légitimité de la part du gouvernement, c’est évidemment la démonstration qu’elles étaient en mesure d’instaurer l’ordre sur la Zone, l’ordre du mouvement se rapprochant de celui de l’État. C’est ainsi que l’on peut comprendre le nettoyage de la D281, véritable épreuve de force au sein du mouvement.

    Là ou en 2012 l’état s’était embourbé, il peut aujourd’hui compter sur des intermédiaires à l’intérieur du mouvement pour pacifier la résistance radicale et normaliser la zone. Le contrôle qu’exerce l’État se retrouve donc progressivement facilité, et même mis en œuvre, sur la ZAD. Les fractions dominantes du mouvement se sont mises en marche vers l’État qui les reconnaît maintenant comme interlocutrices potentielles. Ce qui ne préjuge pas des suites…

    Mouvement, où est ta victoire ? - Zone A Défendre
    [​IMG]
    Le rendez-vous off était aussi donné pour aider au chantier de reconstruction après la destruction des cabanes de la route D281:
    [​IMG] Le conflit sur la « libération » de la route montre à quel point l’unité était un leurre. Enfin, si on veut bien prendre en compte l’avis d’une bonne partie des occupant-es. Et le processus qui a mené à ce nettoyage est lui aussi intéressant à observer. Les dernières semaines de la lutte contre l’aéroport ont été d’une intensité particulière, accrochées à l’imminence d’une énième décision gouvernementale. La tension provoque la précipitation. La pratique d’une sorte de gouvernement par l’urgence, qui était déjà le quotidien en interne de la lutte, a perdu sa subtilité et ses précautions démocratiques. Ce moment du dénouement a le mérite de révéler brutalement ce que de nombreuses trouble-fêtes dénonçaient depuis longtemps. Une chronologie suffit parfois à en dire beaucoup...

    Le mercredi 17 janvier, le communiqué de presse du mouvement est modifié, sans validation, par quelques chefs deux heures après l’abandon du projet. Cette phrase est rajoutée : « En ce qui concerne la question de
    la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s’engage à y répondre lui-même. La présence ou l’intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation. »

    Le jeudi 18, l’AG exceptionnelle de ce « lendemain qui chante faux » a été l’occasion d’un putsch assumé comme rarement par COPAIN* et la Coord**, en imposant de rendre à l’État la route des chicanes dégagée dans une semaine, malgré la condition posée dans l’AG précédente qu’il n’y ait pas de menace d’expulsion. Le CMDO prend la même position.
    * un collectif contre l'aéroport hors zad et très lié au syndicat Confédération Paysanne
    ** coordination des opposants, une soixantaine d'organisations citoyennes, syndicats et partis politiques

    Le samedi 20, des négociations qui ne disent pas encore leur nom ont lieu au téléphone entre la préfète et un chef de COPAIN qui dit qu’elle accepte que la cabane de Lama Fâché reste.

    Le dimanche 21, les gens du « quartier » autour de la route se réunissent pour faire face au chantier du lendemain.

    Le lundi 22, environ 200 personnes viennent joyeusement à l’appel du mouvement pour « nettoyer la route » et beaucoup se rendent compte sur place qu’il y a de l’opposition, notamment autour de l’épicerie du Sabot qui ne pourra pas être détruite sans heurts. Ce jour là, à mesure que les carcasses fleuries et les réserves de pneus disparaissent, on observe le relai de la pression de l’État qui descend en ligne directe sur la route par la Coord respectable, COPAIN qui agit, le CMDO qui soutient, et une foule de personnes médiatrices « pour que tout se passe bien » qui dialoguent avec les gens qui résistent... Une œuvre exemplaire instantanée de la « composition » du « mouvement ». Pendant ce temps, dans les alentours, quelques compagnies de flics se tournent les pouces, avec grand fracas médiatique.

    Le mardi 23, le chantier reprend et le Sabot est démonté par les gens du quartier eux-mêmes en espérant ainsi garder Lama Fâché. Pendant ce temps, ô surprise, COPAIN annonce que la préfète veut finalement aussi la destruction de Lama Fâché. Le soir, une réunion exceptionnelle des habitant-es montre que le consensus est loin sur la destruction .

    Le mercredi 24, l’AG est mieux verrouillée que jamais et « le point sur la D281 n’est pas un débat ». COPAIN menace de quitter le mouvement si la route n’est pas entièrement dégagée demain.

    Le jeudi 25, au matin, alors que des personnes sont sur le toit et à l’intérieur de Lama Fâché, une trentaine de mecs du CMDO et leurs amis de la Maison de la Grève de Rennes commencent à démonter la cabane avec pieds de biches et marteaux. Sous le regard d’une cinquantaine de personnes qui discutent et transportent les morceaux en souriant, une vingtaine de personnes réussissent à arrêter cette situation en montant aussi sur la cabane et en leur criant de partir et de les laisser vivre ça seul-es. Après une assemblée à une quarantaine dans la cabane sans toit, et un simulacre de négociation, le démontage sera de nouveau fait par les gens eux-mêmes dans l’après midi avec l’idée de reconstruire à 15m dans le pré.

    Le vendredi 26, la voiture de la préfète passe sur la route accompagnée de ses sbires d’intervention et de quelques chefs du mouvement. Elle boit ensuite avec eux un verre de champagne et reconnaît leurs efforts, comme une inspectrice qui distribue des bons points à des instituteurs qui ont bien géré leurs classes, malgré les quelques potaches qui ont montré leurs fesses dans les buissons et l’hélico qui avait l’air de chercher obstinément quelque chose dans les bois. Cette semaine-là, même les moyens de communication par internet semblent avoir été perturbés par les évènements. Plusieurs textes critiques du nettoyage n’ont pas été publiés sur le site zad.nadir, ainsi que sur la liste inter-comités qui est passée soudainement d’une publication directe à une modération pour « filtrer » les positions gênantes. En parallèle, la page facebook qui, elle, n’est pas administrée par des occupant-es, s’est mise en grève...
    [​IMG]
    Cliquez pour agrandir...
    Le CMDO (comité pour le maintien des occupations):
    [​IMG] Sa signature est apparue dans le ZadNews en août 2016 et venait enfin donner un nom à ce groupe après de nombreuses critiques de sa présence forte et non assumée dans la lutte. Le CMDO est un groupe qui réunit une trentaine d’occupant-e-s qui habitent différents lieux de la zad. Je précise que parmi ces lieux figurent une grande partie des fermes et maisons en dur de la zad, qui disposent donc de grandes ressources matérielles et d’outils à dimension collective large. Il rassemble des personnes qui sont à l'origine de quasi toutes les initiatives publiques et stratégiques de cette dernière année. Politiquement très divers, il ressemble à un club d'intérêt, c'est une alliance sur des bases matérielles afin de prendre des initiatives sans s'encombrer des processus de décision du mouvement d'occupation.
    [​IMG]
    Il a mis en place une "assemblée des usages" destinée à devenir la seule assemblée commune sur la zad:
    [​IMG] Les assemblées du mouvement ne sont pas l’endroit d’où partent les initiatives, mais là où elles sont validées avec un ordre du jour prédéfini dans les réunions et les mails entre les élites de tous bords. C’est à dire entre quelques occupant-e-s du CMDO et quelques chefs des orgas citoyennes, agricoles, syndicats et partis politiques réunis dans la Coordination des opposants et de COPAIN.

    Depuis, il a été évoqué qu’en cas d’abandon du projet d’aéroport, il n’y aurait plus de mouvement, et donc plus d’assemblée du mouvement. L'assemblée des usages deviendrait alors l’unique assemblée commune, beaucoup plus policée. Créer cette assemblée doublon a réussi à redonner l’initiative centrale à la frange institutionnelle du mouvement, et à vider de sens les autres espaces d’assemblées.

    Sa commission juridique, déjà existante dès l’invitation à la première session, proposait ainsi dans son compte-rendu déjà prêt, de « constituer une délégation inter-composantes qui se fasse l’interlocuteur des médiateurs (de Macron) au sujet de l’avenir de la zad ». Un compte rendu anxiogène de cette commission, devenue commission hypothèses pour l’avenir, dressait une longue liste de recensement des pratiques quotidiennes sur la zad qui seraient potentiellement à normaliser, de l’hygiène des boulangeries aux normes d’habitats. L’hypothèse retenue est la création d’une structure légale unique à présenter à l’État. « Cette entité viserait à englober le fourmillement de la zad pour en maintenir la richesse, véritable manteau sous lequel les marges d’invention et de liberté pourraient continuer à se développer. »

    Par exemple, on invite le « collectif syndical » (quelques sections syndicales des environs, notamment la CGT AGO de Vinci) à participer tout en laissant sur le carreau les deux tiers des occupant-es.

    Ce qui saute aux yeux dans cette assemblée des usages, c’est surtout la ressemblance à une sorte de conseil municipal, certes un peu moderne, avec son ordre du jour prédéfini, sa tribune de cadres et son cercle des participant-es important-es. Et il y a ces « ploucs » dont j’ai fait partie qui sont forcément à côté de la plaque quand illes tentent de participer, avec leur questionnement sur ce qui est train de se passer ou leur coup de gueule, mais qui servent quand même au passage à donner la caution démocratique à la mise en scène. Et pour les quelques un-es qui siègent déjà ailleurs dans des conseils municipaux et autres instances politiques, ça doit être plutôt confortable et même excitant de vivre cette expérimentation de « démocratie participative ».
    [​IMG]
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    Sachant cela, que penser des 6 points de revendications ? De la volonté "que ce soit le mouvement anti-aéroport qui détermine l'usage de ces terres", sachant que l'assemblée des usages a été d'emblée autoproclamée "embryon de cette entité collective du mouvement qui a vocation à déterminer l'usage collectif des terres de la zone" ? Comment ne pas comprendre que pour ceux qui ont appelé à venir dégager la route D281 au nom de "l'ensemble du mouvement", cet ensemble ne comprend pas tout le monde ? Et que penser de la volonté de "porter ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits" de la part de ceux qui parlent de "nettoyer la zad" et qui font front commun face à un ennemi intérieur accusé "d'attaquer les bases collectives à partir desquelles nous essayons de construire un futur commun" ?

    [​IMG] Derrière le fameux « imaginaire » de la zad, qu’on peut trouver dans la quasi totalité des textes publics et des évènements des dernières années, se cachent les concepts clefs d’un programme de gauche : la valeur travail et la productivité, la préservation de l’environnement et la transition énergétique, la démocratie directe et la division des taches, la gestion locale et l’aménagement raisonné d’un territoire, l’union sacrée et la paix sociale, l’ennemi intérieur et l’état d’urgence, et enfin l’ « avenir » radieux et sa nouvelle constitution des « 6 points ».
    [​IMG]
    Malheureusement, comme je le disais, il n'y a rien de tout cela dans le dossier FA. Tout juste en fin de dossier ce que tu appelles un "témoignage", en fait "quelques interrogations et réactions" de quelqu'un au Mexique qui restent bien vagues.

    [​IMG] Le 10 février a été l’occasion de célébrer la fin d’une lutte, longue et tenace. Des appels avaient été lancés pour que se retrouvent aussi ce jour- là des personnes qui ne s’arrêtent pas à cette victoire et aux miettes d’une négociation avec l’État. Le « Off » sur la D281 a permis de sentir la curiosité, le doute et le soutien de nombreuses personnes venues de loin pour voir de leurs yeux et entendre de leurs oreilles ce qu’il se passe ici. Un bar et un « infokiosk des perdant-es » étaient installés sur le carrefour. Dans le pré voisin, on voyait s’étaler le campement-chantier de construction de Lamassacrée, future cabane jumelle de celle détruite lors de la « libération » de la route des chicanes par le mouvement. L’après midi plus de 300 personnes ont participé à une discussion proposée in extremis autour des « prises de pouvoir dans les luttes ».

    Le lendemain avait lieu la réunion inter-comités, dirigée par les quelques mêmes éternels chefs du CMDO. Elle est sortie du cadre prévu de l’avenir brillant à cause d’un conflit fort parmi les comités autour du risque de normalisation en cours lié au choix de négociation avec l’État. On a pu voir ce week-end la première publication du CMDO, « Zad will survive », une glorieuse impression couleur sur papier recyclé distribuée en dizaine de milliers d’exemplaires. Décidément, nous n’avons pas les mêmes moyens.

    « Nous sommes bien conscients du fait que toute légalisation comprend bien évidemment des risques de normalisation. Mais ce que l’on envisage prend plutôt le chemin inverse : créer des précédents qui continuent à repousser le seuil de ce que les institutions peuvent accepter. En espérant que ces coins enfoncés dans la rigidité du droit français servent à bien d’autres que nous à l’avenir. » (extrait de « Zad will survive » du CMDO)

    Cette proclamation tardive est une belle définition du réformisme. Décidément, nous n’avons pas les mêmes buts non plus.
    Le mouvement est mort, vive la lutte !

    Le « mouvement » est mort. Vive... la réforme ! Une critique de la « composition » et de ses élites - Zone A Défendre

    Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)
     
  6. ninaa
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  7. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Je copie ici un dialogue à propos d'une brochure de la Fédération anarchiste:

    MC2 a dit:

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    Dernière édition: 4 Septembre 2018
  8. ninaa
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  9. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    [​IMG] La ZAD, unie, jamais ne sera vaincue !
    Le gouvernement a plié. C’est rare. Le rapport de forces instauré depuis des années, dans l’unité des composantes, paysans, citoyens, associations, zadistes, comité locaux, syndicalistes, a produit ce qui motive nos luttes : une victoire arrachée aux pouvoirs, État et collectivités au service d’une multinationale du BTP. Aussitôt, le Premier ministre a tendu un piège au mouvement, lui enjoignant de nettoyer la route des chicanes avec un ultimatum à peine voilé et une menace de le faire par la force si cette « normalisation » n’était pas exécutée par les militant.es. Ce qui ne s’est pas fait sans douleur pour une partie des zadistes vivant autour de cette route et qui n’ont pas participé aux assemblées où les composantes ont décidé de donner ce gage de bonne foi à l’État. L’urgence étant d’aborder les négociations pour obtenir le gel de la redistribution des terres, le refus des expulsions à la fin de la trêve hivernale, l’amnistie des militant.es du mouvement qui ont été condamné.es...

    [​IMG]
    Cette réponse immédiate à l’exigence des autorités pour la route des chicanes a laissé dans l’amertume des zadistes parmi les plus précaires. Le mouvement contre l’aéroport et son monde a toujours affirmé que toutes les formes d’occupation avaient jusqu’ici leur place, en déployant un sens inventif de la composition et une attention aux autres. Il faut être vigilant.es maintenant et demain sur des fractures sociales et politiques qui pourraient s’opérer.

    Toute lutte porte en elle les risques d’avoir ses gagnants et ses laissé.es pour compte. Comme les salarié.es titulaires embarquant intérimaires et précaires et les oubliant au moment de recueillir les gains du rapport de force créé collectivement. Ou les Katangais, zonards et autre prétendus « voyous » de Mai 68 sacrifiés à la répression après la fin des occupations de facs.

    La phase qui s’ouvre pour la Zad met sur le devant de la négociation celles et ceux qui ont des projets agricoles, économiques, activités qui ont toute raison de demeurer dans la zone à développer, suivant les héritages de ce mouvement de lutte. Dans un monde où une certaine valeur travail fonde la légitimité de bien des actes en société, il serait extrêmement dommageable que le mouvement contre l’aéroport et son monde oublie que ce n’est pas le seul critère pour exister et qu’un jugement de classe en arrive à disqualifier celles et ceux qui n’entrent pas dans ce cadre.

    Un autre monde est possible. Si la ZAD est un bien commun des luttes, c’est uni.es, jusqu’au bout, que ça le restera.

    La CNT Nantes et le CNCA

    La ZAD, unie, jamais ne sera vaincue !
     
  10. pilou-ilou
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    pilou-ilou  Comité auto-gestion Membre actif

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  11. libertaire, anarchiste, féministe, anarcho-syndicaliste, syndicaliste, auto-gestionnaire, synthèsiste, anarcho-fédéraliste, anti-fasciste, anti-autoritaire
    Malheureusement, tu aura toujours des gens qui s'imaginent qu'en se mettant du bon coté du manche, ils arriveront à récolter des miettes.
    Je rigolerai un bon coup si ceux la ne récoltent rien et qu'en plus ils soient roulés dans la farine.

    Le truc c'est de les repérer dès le départ d'une lutte.
     
  12. Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptes
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    Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptesPirate & corsaire Expulsé par vote

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    Vu sur la toile ...

    Je ne parviens pas - pour l'instant - à recouper cette information d'une manière ou d'une autre.


     
  13. Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptes
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    Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptesPirate & corsaire Expulsé par vote

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    Dommage que la fonction "éditer" disparaisse si rapidement :(

    Bref, les informations données dans mon précédent post apparaissent sur deux sites au moins :
    Donc, pour faire court, des gros bras s'attaqueraient, sans que les forces de l'ordre n'interviennent jamais, à des compagnon(ne)s encore présent(e)s sur la ZAD !

    Étrange qu'il y ait si peu de réactions.
     
  14. ninaa
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    [​IMG] ZAD : Stop à l’occupation militaire de la D281
    Au lendemain de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-dame-des-Landes, suite à un ultimatum lancé par le Premier ministre de dégager la D281, l’AG des opposant·e·s a décidé de "libérer" ladite route des chicanes. Depuis, une poignée de salariés de la DIR, direction interdépartementale des routes, effectue tous les jours des travaux, coupe des haies, cure des fossés, rebitume la route...

    Ces travaux s’effectuent sous occupation militaire massive de 20 à 50 fourgons, ce qui est inédit depuis avril 2013 : chaque jour deux cents gendarmes mobiles sont présents sur la route, soi-disant pour sécuriser les travaux.

    [​IMG]
    Outre la situation de tension créée, ce flicage est aussi l’occasion d’un fichage de la zone : dans les premiers jours de l’occupation, les gendarmes en ont profité pour s’introduire dans des lieux de vie proches de la route. Depuis, chaque jour, les survols de drones et d’hélicoptère complètent les incessantes vidéos captées par des dizaines de caméras opérées par les gendarmes, et les renseignements accumulés par le Cnoeil*, fourgon dédié à la surveillance surmonté d’un mat-caméra télescopique 360° identifiant des gens à 200m.

    Par ailleurs, malgré les propositions des Naturalistes en lutte pour un défrichage de la route respectueux de la nature, la DIR massacre tout sur son passage, allant même jusqu’à buser les fossés.

    La CNT 44 exprime toute sa solidarité avec les habitant·e·s qui chaque jour subissent cette occupation, et y font face pour s’assurer que les gendarmes ne s’introduisent plus dans les lieux de vie.

    Nous exigeons la fin de cette occupation militaire, qui ne sert qu’à faire monter la tension pour justifier d’éventuelles expulsions annoncées par la préfète après la fin de la trêve hivernale.

    Nous appelons tou·te·s les opposant·e·s au projet d’aéroport et son monde à rester vigilant·e·s sur cette situation et à se montrer solidaires des occupant·e·s.

    Flics hors de nos vies, gendarmes hors de la ZAD !

    *Cellule nationale d’observation et d’exploitation de l’imagerie légale
     
  16. mc²
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  17. mc²
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    Prise de position de la légal team sur les actions de milice à la ZAD.
     
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  18. Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptes
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    Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptesPirate & corsaire Expulsé par vote

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  19. ninaa
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  20. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    En lisant les commentaires sur Indymédia Nantes on apprend que la victime était un agresseur sexuel. Ce qui ne justifie pas de tels actes évidemment, d'autant qu'il y a peu de chances qu'il y ait eu un rapport avec ces violences (en admettant que des "féministes extrémistes" aient voulu venger les victimes, elles auraient probablement revendiqué l'acte même anonymement...).

    Mais quand même accessoirement on apprend donc qu'il y avait un agresseur sexuel avéré sur la ZAD et qu'il continuait à cohabiter avec des gens dans un squat???

    Comme dans leur monde de merde

    [​IMG] Publié: le vendredi 30 mars 2018 à 23:27 par Antifa de toutbord

    Des personnes s'octroient le pouvoir de police et de justice sur la ZAD ......
    Et des crétins font même appel à eux !
    Ca s'appelle collaborer !
    D'autres crétins trouvent ça bien sous prétexte que la victime était un sinistre individu.

    Ce sont des méthodes de fascistes et ce n'est pas la première fois que ça se passe. Le scénario a déjà été utilisé.

    Fascistes encagoulés hors de la ZAD !

    Ceci étant posé, trop de comportements dominants , fascisants ,sexistes et globalement violents ont été toléré.
    L'autogestion de la violences n'a pas été réalisé sur la ZAD
    et a alimenté ce fascisme.

    Etant donné le climat actuel ça va être difficile à réalise
    Comprendre: une équipe mafieuse cherche à se goinfrer la terre zadiste !

    [​IMG] Publié: le samedi 31 mars 2018 à 00:28 par Jules Balarate

    Et ça il va falloir le comprendre !

    Alors bien sûr qu'un bout de la poignée mafieuse qui compte opérer est infiltrée en Zad, mais ils n'en sont pas "zadistes" pour autant ! La négociation avec les institutionnels seule capable d'officialiser les choses sur place les dérange. Eux leur but est d'empêcher cela le plus longtemps possible, de gagner le plus possible de temps pour s'organiser, faire partir les zadistes, de maintenir en en rajoutant si besoin est la confusion sur place - mettre le feu en Zad si nécessaire - toutes ces choses qui leurs seront forcement profitables. Et pour y parvenir ils ne sont juste pas à une ou deux agression prêts, un ou deux bobards prêts, genre au sage qui regarde le ciel ils montrent le doigt: "C'est les (très fameux) antisexisss extremisss qui ont fait le coup !"

    Va faloir se réveiller rapidement, c'est l'industrialisation agraire du bocage qui se profile !

    > Position de la réu des zab du jeudi 22 mars
    [​IMG] Publié: le samedi 31 mars 2018 à 13:50 par Réu zab jeudi 22 mars

    La réu des habitant-e-s considère que le niveau de violence des actes commis sur une personne cette semaine est inadmissible, choquant, et dépasse clairement les limites collectives de la ZAD.

    Nous ne savons pas l’heure actuelle si ça vient “de l’intérieur” ou de fachos, barbouses ou autres flics. Dans tous les cas, ces personnes ne pourraient pas rester sur la ZAD impunément.

    Des occupant-e-s, le 22 mars 2018.

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  21. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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    Vivre le pouvoir, répandre les barbouzeries : Ceci est un programme
    A propos d’une expédition punitive par des amis de l’ordre sur la ZAD

    mercredi 4 avril 2018


    NdNF : Que la ZAD de Notre Dame des Landes, haut lieu de l’expérimentation alternative s’il en est, se termine dans la négociation et la coproduction avec l’Etat d’un lieu où on pourra louer des cabanes le weekend et où l’agroalimentaire bio s’épanouira, n’a malheureusement rien d’étonnant.
    Que des paysans qui n’avaient jamais rien demandé d’autre que l’abandon du projet d’aéroport, que des politiciens, des organisations respectables, des citoyens respectueux, des écologistes en communication spirituelle directe avec Leur Mère La Terre, des déconstruits trop occupés par eux-mêmes et leurs affects pour se préoccuper de l’état du monde, que tous ceux-là soient satisfaits de la situation, allant jusqu’à crier Victoire, et jusqu’à organiser pratiquement aux côtés de l’Etat l’achèvement de l’expérience zadiste, n’a à vrai dire rien d’étonnant non plus - Une « victoire » qui laisse un amer goût de défaite intégrale, si ce n’est d’humiliation d’Etat. Car il n’y a victoire que pour celles et ceux qui s’accommodent de ce monde avec zèle et dont la perspective concrète reste sa (qui plus est, bonne) gestion.
    Que, pour en éduquer cent sans doute, l’un de ceux qui refusent d’applaudir cette normalisation se retrouve kidnappé et ligoté dans le coffre d’une voiture avec du scotch sur les yeux et la bouche, un bras et une jambe fracturés est véritablement ignoble : on ne pensait probablement pas en être arrivé là, ni que la décomposition post-moderne en cours prendrait des formes pires encore que ce que nous imaginions.
    Que cette personne, après une série de mutilations diverses ait ensuite été relâchée dans un état déplorable aux abords d’un hôpital psychiatrique est certainement la touche d’immonde qui en dit le plus sur ses auteurs. Donner aux flics, donner aux psys, faire risquer un internement d’office : protéger la loi, protéger la normalité, répandre l’immondice.
    Que l’on choisisse, avec toute la lâcheté qui caractérise la bourgeoisie, de s’attaquer à une personnalité apparemment des plus sinistres de la ZAD plutôt qu’à d’autres récalcitrants à l’image moins ternie, vient parachever la tactique de barbouze intégrale, certainement inspirée de la bataille d’Alger. C’est lui qui a été opportunément visé, mais c’est à tous ceux qui refusent de crier victoire aux côtés de l’ACIPA que l’on s’est attaqué ce jour-là, ne nous y trompons pas.
    Ce n’est pas la première fois que des violences ou tentatives d’intimidation sont exercées par ce parti, que ce soit à l’intérieur de nasses policières ou dans des mails impériaux et impérieux de menaces [1].


    Pourtant, faire taire ses compagnons de lutte qui récalcitrent et ne comprennent pas que l’heure est au renoncement et à recueillir les fruits empoisonnés de la « victoire » fait sans doute partie de toute bonne négociation mafieuse, et le plus spectaculairement possible, histoire d’assurer sa tranquillité par la terreur. On avait été prévenu, à une époque où ce genre de propos, ridicules quand ils sont tenus par le premier de la classe, ne faisaient que prêter à sourire : même pas peur de se comporter comme une mafia. Eh bien voilà, nous y sommes : ceci était bel et bien un programme.
    Les barbouzeries font partie de ces pratiques illégales qui ne sont que le revers de la médaille du maintien légal de l’ordre, aussi vrai que, contrairement à ce que raconte Agamben depuis qu’il est institué philosophe officiel du parti, le prétendu « Etat d’exception » n’est que l’autre face de la normalité de l’Etat de droit. L’ordre s’assure toujours par tous les moyens, les moyens légaux et les autres, et il faut croire que, dans ses petites proportions, l’ordre alternatif fonctionne exactement comme la discipline de parti et l’ordre public : on fait d’abord voter la pacification, on la fait ensuite appliquer par des milices légitimes, et on terrorise en cagoule les récalcitrants pour s’assurer d’avoir les coudées franches.
    C’est permis par l’esprit des lois, cela s’appelle l’exercice du pouvoir. On a les frappes de drones qu’on mérite…
    Alors certes, les salissants procédés crypto-fascistes font tâche sur le tableau lisse d’une ascension politique en cours sur l’échiquier de la gauche de la gauche à coup d’élections locales, de « communes en commun » et de reconstitution du lien social marchand par l’épicerie de proximité. Il suffit alors que les épiciers de la politique haussent le niveau de la terreur, histoire que ce que tout le monde sait ne se dise pas et que les extrémités de l’échiquier politique ne se rejoignent pas (en effet, que penserait le soutien Francois Hollande de ce genre de pratiques ? Du bon boulot, mais publiquement indéfendable). On rejoue d’ailleurs le PS à sa meilleure période : capitalisation sur les luttes et leur radicalité, programme commun et alliances tactiques, élections et barbouzeries, et le tour est joué. En tout petit, tout sectaire, et tout minable bien sûr, loin du prédécesseur mitterrandiste. Mais le scotch, le coffre, les ficelles, les bras et les jambes cassés donnent un singulier goût de passage à l’acte à ce scénario qui tient pour le reste du fantasme. L’époque semble mûre pour que les Partis, imaginaires ou non, réactivent quelques SACs.

    Alors on peut s’offusquer encore et toujours de ce que le pouvoir montre parfois son vrai visage, et que ce n’est pas beau à voir, ou encore de cette odeur nauséabonde, c’est simplement que ceux qui lèchent le cul du pouvoir ont mauvaise haleine. On peut aussi quitter le déni, cesser de se laisser mener en bateau, refuser à la racine les partis, leurs nécessités tactiques et leurs propositions de conquête du pouvoir, arrêter de se laisser bercer par des rengaines sur l’autonomie alors que se reproduisent les pires pratiques de maintien de l’ordre et d’obéissance partidaire. Le mouvement autonome, celui qui s’est développé dans les années soixante-dix, et pas sur Facebook, Twitter ou Les Inrocks, n’en était d’ailleurs pas exempt, et c’est bien malheureusement tout ce qu’il en reste dans cette morne époque…

    Ne nous laissons pas terroriser, refusons les milices, les polices, les partis et les mafias alternatives, la judiciarisation et ses perspectives mortifères. Aucune forme de maintien de l’ordre, y compris vendue comme une nécessité tactique à prétention émancipatrice, ne peut donner autre chose que la désolation qui accompagne l’exercice du pouvoir. C’est la contre-insurrection qui vient… Balayons cet imaginaire vicié par le pouvoir, la magouille et la terreur : la révolution est ailleurs.
    Pour finir, où va le monde et son monde ? C’est aux pauvres de kidnapper des bourgeois, pas le contraire…


    Nous reproduisons ci-après deux communiqués issus de la ZAD sur cet épisode, qui de l’avis de beaucoup et du notre, ne doit pas être passé sous silence :


    Texte lu lors de l’AG du mouvement du 20 mars 2018
    Ce matin 20 mars à l’aube, la Gaité, un des lieux de l’Est de la zad, a été attaqué. Ses occupants ont été gazés, frappés, et l’un d’eux a été emmené, les mains liés, mis de force dans le coffre d’une voiture qui est partie aussitôt.

    Nous sommes restés sans nouvelles de lui toute la journée. Un certain nombre d’occupant.es réunies à La Masacrée ont passées la journée à le rechercher (coups de fil aux avocats, aux commissariats, aux hôpitaux, patrouilles en voiture sur les routes avoisinantes), pour finalement retrouver sa trace aux urgences du CHU, un bras et une jambe cassées.

    Nous ne savons pas pour le moment qui a commis cette agression rappelant fortement une milice fasciste. Mais compte tenu des cas précédents de personnes frappées et emmenées de force hors de la zad, ainsi que des menaces et attaques personnelles proférées par des occupant.es à l’encontre de la personne qui a été enlevée, nous ne pouvons pas NE PAS penser que cette agression peut venir de l’intérieur de la zad.

    Nous appelons tou.tes les occupant.es et les personnes solidaires à

    • 1) exprimer leur désaccord face à cette agression dégueulasse
    • 2) être plus vigilant.es que jamais, veiller les unes sur les autres, à rester en lien avec les lieux et les personnes isolées.
      Nous nous tenons prêts à réagir par tous les moyens nécessaires.
    Enfin, nous réaffirmons notre opposition à toutes les formes de police, avec ou sans uniforme, officielle ou officieuse.

    Ni oubli, ni pardon

    Des occupant.es réunies à La Masacrée le 20 mars à la tombée de la nuit.

    [Publié sur zad.nadir.org.]

    Prise de position de la légal team sur les actions de milice à la ZAD
    Mardi 20 mars dernier, 5 personnes cagoulées, armées de battes de baseball et de gazeuses ont fait une incursion dans un squat sur la ZAD. Ils ont tabassé les personnes sur place pour embarquer une personne, mains et jambes ligotées, scotch sur les yeux et la bouche. Ils mettent la personne dans un coffre de voiture et repartent aussitôt. Plus loin ils la tabassent encore et lui cassent une jambe et un bras, pour finalement l’abandonner à coté d’un hôpital psychiatrique.

    Son tort, c’est d’avoir voulu mener une action contre un projet de l’état qui ne colle pas avec la stratégie dominante dans le mouvement, c’est à dire celle d’inviter la préfète, les flics et les aménageurs sur la ZAD pour négocier avec eux.

    On est bien au delà de la phase d’essayer de dire gentillement à certains groupes qu’ils vont trop loin, des remises en question, etc. Pour autant on trouve ça aussi craignos qu’il n’y ait quasi pas de prises de position après cette opération dégueulasse d’aspirants flics. Pour comparaison, quand des journalistes invité.es par l’ACIPA se sont pris un peu de compost, une boulangerie s’est mise en grève, les assemblées ont du déménager, l’internet d’un lieux a été coupé, etc…

    Une partie du mouvement veut essayer de gagner des points auprès de l’état en faisant le travail des flics. Des offrandes dont ils croient qu’elles vont motiver l’état à donner des cadeaux à son tour.
    […]
    Ce qui est hallucinant, c’est qu’il y en a toujours qui prétendent que sur la ZAD on essaie de s’organiser sans faire recours à la police et la justice. Que ici on fait commune, que ici on est révolutionnaire.

    Pour la légal team, cet acte représente ce contre quoi nous avons toujours lutté. On rappelle qu’un mouvement de lutte n’est pas à l’abri des rapports d’inégalités, les oppressions et leurs aspects mêmes les plus violents, et on vous invite à réfléchir et agir pour éviter dans d’autres luttes que certains prennent le dessus pour rétablir le pouvoir des classes dominantes, et du coup, de l’état.

    La légal team & Copain des Bois.
    [Publié sur Indymedia Nantes.]

    On pourra lire également sur Indymedia Nantes les deux articles suivants :

    Notes
    [1] Notons que suite à notre Réponse ouverte à Lundi Matin, un autre mail plus menaçant et ridicule encore de Lundi Matin a été laissé sans réponse, par effet de mépris. En voici seulement un échantillon pour informer de la bonne tenue et des bonnes manières des gérants gâtés de l’organe de propagande Lundi Matin lorsque leurs amis journalistes et procureurs ne voient pas : « Ahah, on vient de voir ta super réponse publique, quelle enquête ! Bravo le petit flic, tu sais faire bon usage de ton temps ! As-tu seulement pris soin de communiquer directement l’étendu de ton travail de surveillance à la DGSI ? Il paraît qu’ils adorent te lire pour comparer tes notes de synthèses aux leurs (ne vois pas là un sophisme, c’est ce qu’ils déclarent d’eux-mêmes à tes confrères journalistes). » Pour donner suite à une bien mauvaise enquête, on leur apprendra que le « tu » auquel s’adresse Mathieu Burnel (bras droit du petit père des peuples qu’On mérite) n’existe pas. Contrairement à Lundi Matin, nous écrire n’est pas écrire à une individualité instituée en gestionnaire de start-up, mais à un collectif fluctuant d’anonymes divers et délocalisés depuis une décennie. Par ailleurs, se faire traiter de flics par des gens qui s’enorgueillissent d’être en ligne directe avec les journaflics (comme des… flics) ne sera pour déplaire à aucun amateur de Pierre Dac. Le seul journaflic que nous connaissons/utilisons pour notre part est votre confrère Jean-Pierre Sourceprochedelenquête.

    Source: non-fides
     
  23. mc²
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    La trahison qui vient

    nantes.indymedia.org/articles/40821
    publié le dimanche 8 avril 2018 à 21:47



    ou comment on vous voit venir plus qu'un camion de GM sur la D281



    Accusé.e.s d'être parano, puis de voir advenir pire que ce qu'on imaginait, il nous vient l'envie de parler. «On s'est tu trop longtemps» dixit un.e voisin.e.

    Ces derniers mois s'est construit l'idée qu'il y'a des occupant.e.s qui dégageront aux expulsions et des autres qui resteront. Il y a bien cette prise de position qui dit qu'on veut négocier pour toute la zad via une entité « commune ». Mais la façade se craquelle et les actes se font attendre. Toute une partie des occupant.e.s (qui se nomment eux-mêmes habitant.te.s) n'est pas inquiète, pas stressée mais plutôt bien occupé.e.s par la négociation pour « construire l'avenir », parce qu'illes savent qu'illes seront de celleux qui « restent », qu'illes ont des projets (alternatifs!)...

    Et puis, après nous avoir tou.te.s trimballé.e.s à un rythme politicien de fou, où l'agenda était autant dicté par l'urgence des pro-négociations que par celle du gouvernement, nous voilà fin mars et on arrive peu préparé.e.s aux menaces d'expulsions. Tant de temps passé a faire avaler la pilule.... « Et là c'est le drame »... Au dernier moment, devant l'annonce du nombre de GM mobilisés pour le 9 avril, ça traverse l'esprit de la petite bande de l'avenir qu'illes seront peut être aussi touché.e.s. Alors pire que leurs indifférence, on a le droit à la panique du dernier moment et encore pire : leur crainte d'être associé.e.s à la mauvaise herbe, et, qui sait, de vivre aussi « l'horreur d'une expulsion ».

    Cette réalité qu'illes découvre, c'est celle que vivent pleins de gens près de la route depuis qu'ils ont été vendu (non, donnés!!) pour la paix sociale à ce grand méchant loup d'état, ennemi d'avant-hier, allié potentiel d'hier et peut-être demain bourreau? On ne sait plus, ces veste ont trop de doublures et cette politique manque de fond. Ca a senti bon le neo-agriculteur qui gardera une place grace au départ des parias, et pas de problème moral à « sacrifier » une partie des occupant.e.s et leurs lieux de vies... ahhh ils sont loin les 6 points (tant mieux!) !!

    On sait qui ne sera pas sur la route lundi matin, bien trop crispé.e.s de cette soudaine possibilité « d'en être » (peut-être vous avez aussi en tête que vous n'y seriez pas les bienvenus ?). Mais pas d'illusions, ceux qui ont gagné leurs place pour rester ici ne seront pas les premières victimes de la répression : du soutien du réseau, du média, de l'agri, de la thune pour les avocats, pour cantiner, des solutions de replis... il y a tout cela qui isole la classe moyenne de la base. « Isolé.e.s », loin des solidarités de terrains, imperméables aux enjeux de l'autre.

    Et la crainte des expulsions ressentie cette fin de semaine pluvieuse est à la hauteur de ce qu'il y a à perdre matériellement, dommage pour eux, ici certain.e.s luttent et n'ont pas tant à perdre que leurs idées, leur éthique...et n'ont pas d'illusions sur « l'élan de solidarité » pour la reconstruction. Pour sûr il y aura de l'aide ! Mais qui en bénéficiera ?

    Et c'est pas si mal si enfin les masques tombent, si l'on voit clairement que celleux qui vont être attaqués en premier par les keufs (et qui le sont déjà d'ailleurs) représentent de simples dommages collatéraux pour la survie ici de celleux qui ont des projets, qui « se bougent », qui « avancent ». Des privilèges à la masse dans ce monde pourri qui poussent aux plus dégueulasses stratégies pour sauvegarder ce qu'on a. Comme par exemple avoir la confiance qu'après quelques jours d'expulsion les soutiens afflueront pour protéger les lieux « emblématiques », les lieux en durs, les lieux qui ont des projets. L'élite locale a bien ça en tête et en tire sa stratégie. Débarrassés des embarrassants, se disant que finalement l'état en restera peut être là, car il aura « gardé la tête haute » en expulsant une partie de la zad afin d'assurer ses engagements. Car c'est bien cet argument qui a été avancé pour lâcher la route des chicanes, celui de permettre à l'état de ne « pas perdre la face » après l'abandon du projet.

    2 mois et demi plus tard les expulsions sont imminentes.

    Aujourd'hui on vient dans la précipitation mettre 3 barricades devant son quartier, par peur, pour se racheter une conscience, qu'importe ça ne comblera malheureusement pas tout ce temps écoulé depuis l'annonce des expulsions le 17 janvier qui aurait pu nous permettre d'être fort « ensemble » et de se préparer aux expulsions. Pour mémoire ce jour là le gouvernement annonçait la fin d'un projet d'aéroport ET qu'il y aurait des expulsions, trou ou pas trou dans la route, négoc' ou pas négoc' avec l'état, entité du mouvement ou pas, radicaux ou pas... Il a été répété par l'élite zadienne qu'on faisait la division en ne « comprenant pas les enjeux » d'enlever les chicane de la D281, aujourd'hui on dirait qu'on est pas si pourri en stratégie : ne jamais rien attendre de ses ennemis (n'a t'on pas clamé que l'état était notre ennemi?)..

    On sent que le soutien tant promis n'est pas là. Bizarre... mais qui serait donc l'interlocuteur.ice privilégié des comités locaux, des agriculteur.ice.s, des médias ? On lit d'ailleurs dans un article de Ouest (F)rance du 7 avril que les milliers d'anti-aéroports n'iront pas « voler au secours des radicaux» de la zad lors des expulsions. Comment ne pas pointer le groupe presse dans ce qu'ils diffusent depuis des mois (des années ouais!) à propos de la zad? Comment ne pas exploser de rage face aux prises de position des dominant.e.s se dissociant de celleux qu'illes ne peuvent pas contrôler, comme celui sur le débitumage de la route des chicanes (cf A propos de l’interruption des travaux sur la d281, des menaces d’expulsions et de nos engagements communs) ?

    On ne défendra pas notre maison, on ira s'opposer à la répression là où elle s'abat. On ne défendra pas la zad mais on s'associera à des personnes avec lesquelles on partage du vécu, des idées, de l'affectif, des envies, des solidarités... Parce que c'est ça qu'on a appris ici, ça qui nous a fait tenir jusque là. Parce que des « habitant-es qui résistent » ont un jour ouvert leurs portes a des gens pas comme eux, marginaux et décalés, pour espérer lutter ensemble. Cette force là ne nous lâchera pas ! Et on luttera contre celles qui sont nos ennemies, contre la récupération des luttes du « bas », contre les privilèges et l'autorité de celleux qui en usent.

    Contre le monde qui a besoin d'aéroport et de futurs députés européens
     
  24. ninaa
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  25. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Commentaire sur Indymédia Nantes:

    https://nantes.indymedia.org/articles/41034
     
  26. ninaa
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    https://nantes.indymedia.org/articles/41041
     
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  28. mc²
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    Commentaire d'un lèche-bottes:
    "une petite bande de radicaux qui refusent touttes différences politiques sur la vision du rapport de force ET insultent à longueur de texte celleux qui ne pensent pas comme elleux."
    ...
     
  29. mc²
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    Un texte pour l'instant pas publié sur zad.nadir, comme d'autres...
     
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  30. mc²
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    ZADissidences. Des voix off de la ZAD entre l'abandon du projet d'aéroport et la semaine d'expulsion du 9 avril 2018

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