Chargement...

Thailande : chronologie des évènements

Discussion dans 'Luttes Internationales' créé par Ungovernable, 17 Mai 2010.

  1. Ungovernable
    Offline

    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

    9 783
    314
    2,054
    Mar 2005
    Homme , 34 ans
    Canada
  2. anarchiste, autonome
    à lire aussi:

    http://forums.resistance.tk/message.php?t=8632


    [CHRONOLOGIE] La Thaïlande en proie à une grave crise politique

    Depuis 2006, les confrontations entre les manifestants antigouvernementaux et les forces de l'ordre ont plusieurs fois meurtri la capitale.


    /**/ .obs09-article-boutils li.obs09-facebook { background-image: none; padding-left:8px; } .obs09-article-boutils li.obs09-facebook a { text-decoration: none; color:#000; } .obs09-article-boutils li.obs09-facebook a:hover { text-decoration: none; } /**/

    [​IMG]
    Les "rouges" manifestent dans la capitale depuis le 14 mars. (Sipa)
    La Thaïlande reste profondément divisée entre les "Chemises Rouges ", partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, qui veulent faire tomber le gouvernement en place d'Abhisit Vejjajiva, et les "Chemises Jaunes", qui souhaitent le voir rester avec le soutien des élites de Bangkok dont le palais royal.
    Venus essentiellement des zones rurales du nord et du nord-est du pays, les "Rouges" manifestent depuis la mi-mars pour obtenir la chute du gouvernement actuel. Dans leurs dernières revendications, ils demandaient des élections sous 90 jours. Ils estiment Abhisit Vejjajiva illégitime. Les "rouges" lui reprochent de servir les élites traditionnelles de la capitale. Depuis un mois, les manifestants se sont barricadés derrière d'immenses montagnes de pneus et de bambous aiguisés, destinées à les protéger d'un éventuel assaut des forces de l'ordre.
    Même si cela doit se faire par la force, le pouvoir a réitéré sa volonté de reprendre la zone du centre-ville placée sous leur contrôle. L'armée thaïlandaise a resserré son étau sur le quartier de Bangkok occupé par les "Rouges". Cette crise a été déclenchée après la décision en février de la Cour suprême qui confisqué la moitié de la fortune de l'ancien Premier ministre Thaksin (environ 1,4 milliard de dollars), jugé coupable d'abus de pouvoir.

    18 coups d'état depuis 1932
    "Cette atmosphère de carnaval qui se transforme en violence vient de très loin", décrit Michael Montesano dans l'AFP, chercheur à l'Institut des études sur l'Asie du sud-est de Singapour. "C'est toute la Thaïlande que nous voyons ici. Il y a toujours beaucoup de violence sous la surface".
    18 coups d'etat ou tentative ont eu lieu depuis l'instauration de la monarchie constitutionnelle en 1932. Le pays ne cesse de connaître de nombreuses crises politiques. L'histoire de ce "pays du sourire" cher aux touristes est marquée d'épisodes sanglants et d'affrontements entre militaires et manifestants. Cela a été le cas en 1992 lorsque le roi Bhumibol Adulyadej, figure centrale de l'unité du pays, avait dû intervenir pour faire cesser les hostilités. Mais là, le souverain reste silencieux. Hospitalisé depuis septembre, il n'est pas intervenu publiquement mais il a été sollicité par l'opposition.
    Les élites de Bangkok autour du palais royal, l'aristocratie, la magistrature, la hiérarchie militaire ont profité du boom économique, depuis des décennies. Les masses rurales du nord et du nord-est et une partie des classes urbaines de Bangkok s'en estiment privées et se jugent méprisées. L'émergence dans les années 2000 de Thaksin Shinawatra, Premier ministre populiste, réélu de façon triomphale puis renversé par un putsch militaire en 2006, a accentué ce fossé. En menant une politique favorable aux démunis du nord où il est né, Thaksin a réveillé leur conscience politique. Il est devenu la première "star" de la politique thaïlandaise et ce malgré le népotisme, la corruption, les atteintes aux droits de l'Homme dont il est accusé
    "Il existe un sentiment en Thaïlande que s'il y a suffisamment de sang versé, les gens pourront s'asseoir et discuter. C'est clairement dans la tête de certaines personnes", regrette Michael Montesano.

    L'état d'urgence déclaré
    Après le coup d'Etat de 2006 contre Thaksin Shinawatra, les généraux royalistes gèrent le pays pendant plus d'un an. En 2007, ils décident d'organiser des élections, largement remportées par le Parti du Peuple, proche de Thaksin.
    En 2008, le mouvement royaliste et anti-Thaksin des "chemises jaunes" organise de nouvelles manifestations, à l'image de celles ayant précédé le putsch. Au mois de septembre, l'état d'urgence a été déclaré pour 12 jours après des heurts entre groupes anti- et pro-gouvernement. Trois personnes sont tuées en octobre et près de 500 autres blessées lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. Au même moment, un tribunal condamne Thaksin à deux ans de prison pour conflit d'intérêt alors que l'homme d'affaires a quitté le pays. Il n'y est pas revenu depuis.
    Les "chemises jaunes" décident de bloquer les aéroports de Bangkok et l'état d'urgence est imposé pendant près de deux semaines. La Cour constitutionnelle dissout le parti du Premier ministre Somchai Wongsawat, beau-frère de Thaksin. Le président du Parti Démocrate, Abhisit Vejjajiva, soutenu par les "Jaunes", devient Premier ministre à la tête d'une coalition de six partis.
    En 2009, les "chemises rouges" loyales à Thaksin multiplient les manifestations contre Abhisit Vejjajiva. Ils envahissent le bâtiment accueillant un sommet asiatique dans la station balnéaire de Pattaya. Les dirigeants partent précipitamment et la réunion est annulée. L'état d'urgence est de nouveau imposé durant douze jours. Deux personnes sont tuées.
    Début 2010, la Cour suprême a décidé de confisquer la moitié de la fortune de l'ancien Premier ministre Thaksin (environ 1,4 milliard de dollars), il est jugé coupable d'abus de pouvoir. En réponse à cette décision, le 14 mars des dizaines de milliers de "Rouges" s'installent à Bangkok et y réclament la démission d'Abhisit Vejjajiva. Le 2 avril les manifestants occupent un deuxième quartier de Bangkok, Ratchaprasong, cœur commercial et touristique de la capitale, ils ne le délaisseront le premier à la mi-avril.

    Des espoirs de sortie de crise
    Le gouvernement et les "rouges" entament des négociations, mais elles échouent deux jours plus tard avec le refus de dissoudre la Chambre basse du Parlement dans les 15 jours. Le 7 avril, l'état d'urgence est déclaré à Bangkok et les premiers violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre éclatent le 10 avril. Le pouvoir lance des mandats d'arrêt contre les principaux chefs des "Rouges". S'en suit de violents affrontements durant lesquels 25 personnes vont trouver la mort et plus de 800 personnes seront blessés. Le 12 avril, la Commission électorale crée la surprise en préconisant de dissoudre le Parti Démocrate, accusé d'avoir bénéficié d'une donation illégale en 2005.
    Le gouvernement a rejeté le compromis proposé par les "Rouges" de se disperser si des élections sont organisées dans les trois mois. Les forces de sécurité ont ouverts le feu sur un convoi de manifestants, à l'extérieur de Bangkok, tuant un militaire et blessant 18 personnes.
    Mais, le 3 mai, les premiers espoirs d'une sortie de crise apparaissent. Abhisit Vejjajiva propose une "feuille de route" pour mettre fin à la crise, qui prévoit l'organisation d'élections le 14 novembre en échange d'une levée du blocus. Parmi les cinq conditions du Premier ministre figurent le respect de la monarchie, la lumière sur les violences qui ont fait 27 morts et plus de 1.000 blessés depuis le 10 avril, et un accord sur une réforme de la Constitution. Il demande aussi aux médias thaïlandais de rester impartiaux dans la crise et estime que le pays doit désormais garantir une meilleure justice sociale.
    Les "rouges" approuvent la "feuille de route" mais réclament des engagements fermes sur la date de dissolution de la Chambre basse. Abhisit Vejjajiva demande aux "Rouges" une décision d'ici au lendemain quant à la date de dispersion de leur mouvement.

    Les élections annulées
    Les manifestants à Bangkok conditionnent leur départ à l'inculpation du vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban pour les violences du 10 avril. Le 13 mai, Abhisit Vejjajiva annule les élections anticipées car les manifestants "n'ont pas évacué" et l'armée boucle le quartier occupé. Le général Khattiya Sawasdipol, alias Seh Daeng, favorable aux "rouges", est grièvement blessé. L'état d'urgence est étendu à 15 provinces du Nord et du Nord-Est, bastion des "rouges". Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada décident de fermer leur ambassade.
    Le lendemain des affrontements éclatent à la limite de la zone occupée, où l'électricité et l'eau ont été coupées provoquant la mort de 7 personnes et en blessant plus de 100. Le pouvoir a réitéré sa volonté de reprendre la zone du centre-ville placée sous leur contrôle, si nécessaire par la force.
    L'incapacité du Premier ministre Abhisit Vejjajiva à mettre fin aux manifestations, ainsi que le bain de sang qui accompagne l'intervention des militaires, compromettent sérieusement ses chances de rester au pouvoir. La Thaïlande doit impérativement retrouver une forme de consensus politique si elle veut réussir à sortir de la crise et éviter ainsi de replonger dans un déchaînement de violences, comme elle en a déjà connu à plusieurs reprises, estiment des analystes.
     
  3. koukiak
    Offline

    koukiakNouveau membre Expulsé par vote

    9
    0
    0
    Mai 2010
    je n'avais pas suivi ce k se passait en Thailande, je comprend mieux . au départ je croyais qu'il s'agissait d'une grève des putes!mdr
    je suis rassuré, j'avais l'intention d'y faire un tour cet été , pour me changer les idées (avec des majeures of course!!). j'espère que d'ici là leur problème sera résolu , ou du moins qu'ils empecheront pas les gens d'aller au bordel , ca serait abusé , après tout les touristes n'ont rien à voir dans ces histoires.
     
Chargement...