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Sexisme en milieu militant

Discussion dans 'Féminisme et luttes d'émancipations LGBTQ' créé par ninaa, 7 Avril 2017.

  1. ninaa
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  2. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Justement les réactions d'autres syndicats CNT montrent que la protection de ce violeur n'a pas fait l'unanimité à la CNT.

    D'ailleurs le texte qui prend la défense du violeur et met en doute la parole de la victime précise "CNT Lorraine" (et il est très probable que comme la plupart des communiqués d'orgas elle ait été rédigée par un seul individu).
    Le problème est qu'en dépit des contre-communiqués prenant la défense de la victime, ce texte a bien été posté sur le site officiel de LA CNT. Alors que les contre-communiqués n'y figurent pas (ils ont été postés sur Indymédia et sur le blog perso de la CNT 38).

    Communiqué public CNT 38 22 mars 2017 | CNT 38

    Indymedia Nantes | Articles | Show | Réflexions contre les agressions sexuelles et sur la lutte anti-sexiste au sein de le CNT

    Cependant je continue à penser qu'on ne peut pas parler de position de LA CNT: le site officiel n'est pas géré par l'ensemble des membres de la CNT mais par un petit groupe, voire par un seul individu.
    Tu me diras que deux contre-communiqués ça fait quand même pas beaucoup; que s'il y avait eu suffisamment de protestations en interne ce communiqué scandaleux aurait du être retiré du site officiel.
    Sauf que ça se passe probablement à la CNT comme dans tous les collectifs-groupes-organisations: quoi qu'il se passe il faut avant tout éviter les vagues. C'est très possible qu'il y ait eu des débats en interne mais que les opposants à ce communiqué aient reçu des pressions "pour préserver l'unité".
    N'empêche que c'est quand même pas à l'honneur de cette "majorité silencieuse"...
     
  3. mc²
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    mc²Membre du forum Membre actif

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    J'ai dit : "tu trouves aussi qu'il ne faudrait pas utiliser le mot "anarchaféministe" " parce que c'est ce que tu as dit ici. Et "misandrie" est un terme créé et utilisé par des masculinistes.
     
  4. Fanya
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    FanyaMembre du forum Compte fermé Membre actif

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  5. social-démocrate
    Misandrie ou Androphobie.
    Pas à mettre sur le même pied d'égalité que la misogynie en tant que système politique d'oppression, l'androphobie est une pathologie souvent due à des événements traumatisants avec un ou plusieurs "hommes" dominants. Créé par des mascus ou non, cela n'efface en rien sa réalité.

    (Les insultes de mascu et de crypto-soraliste vont poindre je le sens... Vite aux abris anti-cons !)
     
  6. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Très juste.
    Peut être mais je ne vois pas en quoi il devrait ne pas être utilisé si la personne passe à l'extrême. Le féminisme n'est pas plus que d'autre protégé de passer aux extrêmes. Bien que je reconnais que le féminisme actuellement doit parfois passer à l’excès pour se faire comprendre il ne faudrait pas que cela en devienne une idéologie qui passerait d'un non in-égalitarisme à un autre, d'un patriarcat à un matriarcat, d'un refus de l'autre, d'un dénigrement de l'autre sexe. Et ce même si cela est compréhensible pour les raisons que Fanya très bien décrite.
    On en revient toujours à ceci: la liberté sans l'égalité conduit au totalitarisme mais l'égalité sans la liberté y conduit tout autant. Il faut donc une juste mesure entre liberté et égalité.
    Mais je constate que certaines féministes, je dis bien certaines pas toutes bien loin de là, passent à de la misandrie, très certainement pour les raisons que fanya a évoqué. Mais passer d'un régime de terreur , qu'est la misogynie, à un autre que serait la misandrie n'est pas la solution.On se doit d'aller vers de l'égalitarisme non pas vers un renversement de domination ou de rejet de l'autre.
     
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  7. ninaa
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  8. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    J'ai souvent entendu parler de ces féministes extrémistes (généralement par des hommes...) mais je n'en ai jamais rencontré, même pas dans des blogs ou sur les forums de discussion!
    Je ne vois qu'un collectif qui ait existé sur de telles bases, le SCUM:

    [infokiosques.net] - SCUM Manifesto

    Jusqu'à preuve du contraire la "misandrie" est un épiphénomène qui relève de pathologies individuelles dans un contexte social et politique globalement misogyne.
    Même dans le cas (vraiment extrême!) du SCUM il s'agissait d'une réaction (excessive et inappropriée évidemment, mais heureusement, isolée!) au sexisme contre les femmes.

    Ce qui met mal à l'aise c'est qu'un homme intervienne pour la première fois sur le thème du sexisme en parlant de "misandrie", et en oubliant d'évoquer le contexte social et politique qui est loin d'être "misandre".

    Quant au néologisme "anarcha-féminisme", un mot relativement récent (années 90), comme toutes les définitions il ne rend évidemment pas compte de toutes les acceptions qu'il peut avoir pour celles qui l'utilisent.
    Je ne connais pas de féministes qui s'offusquent de se voir appeler "anarcho-féministes".
    J'ai toujours vu cette indignation de la part d'hommes et de femmes antiféministes (malheureusement oui, il y en a...) mais si vous avez des contre-exemples de femmes se disant féministes et anarchistes et refusant d'être appelées ainsi je vous écoute?

    En général c'est une façon d'affirmer d'emblée qu'on trouve aussi importantes la lutte contre l'Etat et le capitalisme que la lutte contre le patriarcat (en réponse par exemple aux anarchistes - généralement des hommes - qui trouvent sans grande importance les positions de Proudhon qui préconisait l'inégalité entre hommes et femmes, et à ceux qui pensent que le sexisme est un problème secondaire).
    D'ailleurs à titre personnel je ne me revendique anarcha-féministe qu'en situation de défense, face à ce que je ressens comme un déni des problèmes de misogynie.
     
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  9. Fanya
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  10. social-démocrate
    Ouvriérisme moisi, mentalités de buros, défenseurs des textes fondateurs du syndicalisme érigés en dogme, racisme, sexisme, virilisme, participation aux élections, défense du "nationalisme des opprimés" et de "l'autodétermination des peuples", du viol, des milieux pro pal et pro sioniste, de l'exploitation.... la liste est trop longue pour accorder encore la moindre sympathie à ce syndicat de quelques dizaines de cadavres. La CNT est pourrie jusqu'à l'os. Toutes les CNT.
     
  11. ninaa
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  12. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Comment répondre à une telle puissance d'argumentation, aussi objective et solidement étayée?
     
  13. ninaa
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  14. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Cette initiative pouvait sembler intéressante au premier abord:

    Présentation du Caaf Lyon : Collectif d'autodéfense et d'action féministe - Rebellyon.info

    Jusqu'à ce que je lise ceci:

    Quant à moi je pense que le recours aux juges et aux flics est à exclure abolument. Entendons nous: je ne juge pas les femmes qui s'illusionneraient sur cette "solution" à titre individuel. Le choc, le traumatisme peuvent expliquer qu'on ait du mal à voir la réalité en face: ni les flics ni les juges ne sont des alliés de la cause des femmes (ni d'aucune autre cause que celle du capitalisme).
    En revanche un collectif à visée sociale et politique est censé avoir assez de recul pour ne pas envisager de "solution" sécuritaire.
    On peut souligner que les plaintes des femmes pour viol, harcèlement sexuel au travail... ne sont pas prises au sérieux par la police et la Justice. Parce que c'est symptomatique de l'état de la société sur ces sujets. Mais si plus de violeurs et harceleurs étaient jetés en prison ça ne résoudrait pas plus le problème de fond que pour n'importe quel autre crime et surtout ça serait contraire à nos idéaux libertaires.

    Je n'ai pas de remède miracle pour venir à bout du sexisme en général et dans les milieux militants en particulier. Mais c'est déjà pas mal qu'il existe des espaces de paroles où les femmes peuvent recevoir écoute, soutien et empathie.

    [​IMG]
     
  15. Fanya
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  16. social-démocrate
    Ya même plus à argumenter sur la CNT, ni sur aucune orga anar existante en France tant toutes trimballes des tonnes de casserolles. A jeter avec les partis.

    Pour pas devenir aussi crasseux que leurs militants actuels, les fuir et leur cracher ouvertement au visage. Et de loin car leurs FLICS aka leurs SERVICES D'ODRDRES vous casseront la gueule comme les raclures de fonctionnaires de la CGT qui ne méritent que de cramer avec leurs taules. Ne jamais y entrer pour préserver un minimum de "santé mentale". Sauf si votre kif est de participer aux messes sur les Mujeres Libres qui finirent ministres. La suprême expression de l'ordre, les icones et le pouvoir ils kiffent ça les anars encartés. Peuh !
     
  17. ninaa
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  18. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Stratégies de défense des agresseurs sexuels en milieu militant – et comment les combattre / Partie 1/3 : Définitions et formation
    oursesaplumesLuttes, Nos corps, nous-mêmesAgressions sexuelles, milieu militant, Une, Viol, Violences

    Ceci est un texte collectif, issu de longues discussions entre militantes féministes d’organisations politiques et de collectifs différents, mais tous ancrés à l’extrême-gauche. Cela ne signifie aucunement que les situations décrites ne se produisent pas dans d’autres cadres. Mais certains ressorts ici exposés sont spécifiques à notre milieu, et il nous faut les exposer pour mieux les combattre.

    Les genres employés
    Les genres utilisés dans ce texte seront le masculin pour les agresseurs, le féminin pour les victimes. Cela correspond aux statistiques : 9 victimes d’agressions sexuelles et de viols sur 10 sont des femmes, 99 % des agresseurs (on entendra ici l’auteur d’agression(s) sexuelle(s) et/ou de viol(s)) sont des hommes. On parlera ici d’hommes au sens d’hommes cisgenres.

    Il ne s’agit pas d’invisibiliser les autres cas qui existent, mais de souligner un fait social, découlant du patriarcat.

    Des schémas récurrents
    Les stratégies décrites sont celles que nous avons pu observer de façon récurrente dans nos cadres collectifs, lorsqu’est rendue publique une agression sexuelle ou un viol. La récurrence frappante de ces schémas n’est pas un hasard : elle correspond à un comportement social d’agresseur. Le Collectif féministe contre le viol établit également des canevas de comportements et de défense d’agresseurs dans les cas de violences conjugales, de crimes contre des enfants, etc.

    Aussi, même si tous les agresseurs ne suivent pas ces stratégies, les personnes qui le font sont très probablement des agresseurs. Consciemment ou non, ils mettent en place des schémas leur permettant l’impunité et la récidive – un agresseur agresse rarement une seule fois.

    On pourra nous rétorquer que ces attitudes sont normales et spontanées, et qu’il est donc bien naturel de les retrouver largement. A ceci nous répondrons que nous avons vu des rares cas d’agresseurs réagissant correctement après avoir été confrontés par les victimes, ou après avoir pris connaissance des accusations à leur encontre.

    Une réaction correcte c’est, pour commencer :

    • reconnaître les faits,
    • se remettre en question,
    • réagir sans agressivité,
    • se préoccuper du bien-être de la victime, demander de ses nouvelles, chercher à savoir ce qu’elle souhaite,
    • éviter spontanément voire quitter définitivement les lieux et les cadres où la victime pourrait se trouver pour lui laisser sa liberté,
    • ne pas la dénigrer,
    • ne pas se chercher d’excuses, et au contraire lui en présenter.
    Dans certains cas, cela va aussi avec la recherche de soins psychologiques pour ne plus reproduire ces comportements. Dans tous les cas, il s’agit de partir de ce que veut la victime, de se préoccuper de son état.

    C’est là le trait caractéristique des agresseurs dont nous parlerons ici : l’absence d’empathie pour la victime. Ce trait, aisément repérable dans leur action, doit aussi alerter sur ce qu’il dit de la personnalité de l’agresseur, de la probabilité de véracité de l’accusation, et de sa capacité de récidive.

    C’est donc aussi ce qui doit guider notre action. Le fil rouge, pour combattre les stratégies des agresseurs, doit être de respecter la volonté de la victime : ne pas en faire une croisade personnelle même si cela peut être frustrant ou rageant. Outre le fait que cela dépossèderait encore une fois la victime de sa capacité à choisir et à agir, c’est aussi un calcul à court terme : face à ce comportement les prochaines victimes, effrayées de perdre le contrôle, ne parleront pas.

    Se former
    Afin d’identifier correctement les stratégies des agresseurs, et pour les combattre correctement, il faut un bagage minimal.

    Voici quelques éléments de base :

    Vocabulaire et notions :
    • Le vocabulaire : on parle de violences, pas d’abus (cela signifierait que c’est un excès, et non une agression), on n’”avoue” pas un viol, on ne “déclare” pas, on le rapporte. Les victimes ne produisent pas un “témoignage” mais “un récit des faits”, etc.
    • Les termes de la loi : une agression sexuelle est “un acte à caractère sexuel sans pénétration commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». Un viol est « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. »
    • Les mécanismes du traumatisme : notamment la sidération, qui provoque une incapacité à réagir, à se débattre, à protester. C’est un mécanisme de survie, très bien connu des psychologues. Il s’agit pour la victime de survivre, physiquement et psychologiquement, en “bloquant”, en faisant disjoncter ses neurones Cela peut notamment expliquer le très long temps avant de mettre en mots ce qui s’est passé, et cela explique largement qu’il puisse y avoir viols et agressions sexuelles sans que la victime ait dit ”non”.
    Sur l’intentionnalité :
    • La “zone grise” : découlant du paragraphe précédent, il arrive que l’agresseur, mais aussi, plus souvent, son entourage qui ne veut pas couper les ponts, dise qu’il y a “malentendu”, que la victime n’a pas clairement émis son désaccord, etc. A cela il faut une réponse ferme : quand on n’est pas sûr.e que la personne est consentante, on ne fait rien. De plus, violer quelqu’un prend du temps : les agresseurs ont en réalité très souvent les éléments pour se rendre compte que quelque chose cloche : la personne est inerte, tétanisée, répond de façon mécanique…
    • Le portrait-robot de l’agresseur : même si la plupart des militant.e.s savent que la majorité des agressions et des viols sont le fait de proches (et non d’un inconnu dans une ruelle sombre) il apparaît toujours compliqué de faire comprendre que les agresseurs sont, la plupart du temps, des “braves types”, très souvent des dirigeants, des gens drôles, sympas… qu’il n’y a que rarement de signaux inquiétants, bref que les agresseurs sont des hommes “comme les autres”. C’est pourtant logique quand on sait que selon les études, c’est un homme sur 5 à un homme sur 3 qui reconnaît avoir violé ou pouvoir le faire, ou y trouve des excuses. Rapportez cela au nombre de militants autour de vous… sans compter que beaucoup en jouent pour pouvoir agresser en toute tranquillité, puisque personne ne croira qu’un mec aussi sympa, féministe, déconstruit, aurait fait une chose pareille !
    Les fausses accusations :
    Il s’agit ici de l’outil le plus efficace de la culture du viol dans laquelle nous vivons. Le mythe de la fausse accusation de viol fonctionne toujours très bien, y compris dans le milieu militant. Commençons par rappeler une notion très simple : dire qu’un agresseur est peut-être innocent, c’est dire que la victime est peut-être une menteuse.

    Quand une victime rapporte l’agression sexuelle ou le viol qu’elle a subi, une dynamique extrêmement violente de mise en doute, de dénigrement, de harcèlement même se met en place de la part de l’agresseur et de ses soutiens (voir plus bas). Ainsi, personne n’a intérêt à dénoncer une fausse agression sexuelle, car la réponse est extrêmement brutale. C’est pourquoi l’écrasante majorité des agressions sexuelles et des viols ne sont pas du tout rapportés par les victimes. Il faut avoir en tête que personne ne dénonce « pour le plaisir », « légèrement », « sans se rendre compte de ce qu’elle fait ». La dénonciation d’un viol ou d’une agression sexuelle est souvent un processus long, un choix difficile. C’est pourquoi brandir l’argument des fausses accusations est si grave – et tellement infondé.

    Si on n’a pas de chiffres en France, les études aux Etats-Unis par exemple font ressortir que les fausses accusations de viols seraient de l’ordre de 2 à 8% des plaintes déposées. Or si on observe l’accueil des accusations de viols dans le milieu militant, quasiment toutes – en tout cas une très large majorité – sont soupçonnées de fausseté. On se retrouve donc avec une inversion des chiffres : alors que peut-être 2 à 8% des accusations seraient fausses, c’est à peine le chiffre de celles qui sont crues.

    Cela a des conséquences lourdes : si entre 92 et 98% des accusations sont fondées, comment penser qu’un cas de violences sexuelles peut être traité en écoutant les deux versions et en renvoyant dos à dos victime et violeur, en mettant la charge de la preuve sur la victime, en brandissant le principe de présomption d’innocence du violeur, ce qui mécaniquement implique une présomption de mensonge de la victime ? Si 92% à 98% des accusations sont fondées, la logique militante et féministe devrait bien être la présomption de véracité. C’est un principe central.

    Enfin, il s’agit de réaliser la différence de conséquences entre une fausse accusation de viol et le refus de croire une victime de viol réelle. Une fausse accusation entraînera au maximum un relatif ostracisme social (de nombreuses personnes y compris militantes continuent à fréquenter des hommes convaincus de viol ou d’agression sexuelle, et on sait que ça n’a jamais ruiné une carrière….) et une exclusion des organisations dont l’accusé est membre. Cela est certainement difficile à vivre pour la rare minorité de personnes accusées faussement. Mais le risque à prendre, et qui est en pratique bien plus courant, en refusant de croire la victime, c’est également l’ostracisme social, le fait que la victime va quasiment toujours quitter d’elle-même les cadres (organisations, espaces…) que fréquente l’agresseur; mais c’est aussi une violence insoutenable, après avoir réussi à dénoncer l’agression ou le viol, que d’être publiquement estampillée comme menteuse, mythomane, qui a voulu briser la vie d’un homme, etc. De nombreuses victimes ne s’en remettront jamais, adopteront des comportements à risque, etc. Il n’y a pas de choix idéal, mais dans le doute, qui doit toujours profiter à la victime, les conséquences sont bien moins dramatiques pour un homme accusé que pour une femme qui n’est pas crue.

    Par ailleurs, les organisations d’extrême-gauche luttent normalement pour la fin des oppressions en se mettant en principe du côté des personnes dominées dans différents systèmes. Ainsi elles se mettent du côté des travailleuses et travailleurs exploité.e.s, du côté des personnes victimes du racisme, du côté des femmes victimes du systèmes patriarcal. Se mettre du côté de la victime, c’est donc un acte résolument politique.

    Lire la suite : Partie 2/3 : Les stratégies des agresseurs
     
  19. IOH
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    IOHMembre du forum

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    Qu est ce que vous pensez de ça? Pour moi c est un discours post reac qu’on pourrait dire masculiniste (ça y es j ai compris ce qu étais les masculinistes même si j aime pas ce mot) je voudrait que vous m aidiez à le critiquer sévèrement.
     
  20. IOH
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    IOHMembre du forum

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  21. allpower
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    "Revalorisation du masculin" dixit cette vidéo

    C'est bien un discours masculiniste,
    qui est très loin d'être une idée abstraite ou un délire de quelques individus !

    C'est un courant assez fort, notamment au Canada !
    Avec pas mal de "théoriciens" et d'activistes !

    A voir le film sur ce massacre masculiniste au Canada en 1989
    (encore 2 liens valides, rapide et sans virus !)
    Film - Polytechnique (2009) de Denis Villeneuve - Nouveau lien !


    Ainsi que "La Domination masculine" qui donne, entre autres, la parole à ces crevards !


    Les liens pour le doc ne sont plus valides,
    mais on peut y mater quelques interviews de masculinistes édifiantes :

    Documentaire - La Domination Masculine (2009) Doc 1h39 - Nouveau lien !

    Bref, ce D' de kabal est une grosse merde !
     
  22. Fanya
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    FanyaMembre du forum Compte fermé Membre actif

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  23. social-démocrate
    Il parle beaucoup pour ne rien dire.
    Et la conciliation de la "revalorisation masculine" et de la déconstruction ça sent l'arnaque confusionniste.
    Kabal fait partie de Spoke Orkestra un groupe aux lyrics avec des idées réacs dedans, misanthropes, éloge du fasciste Drieu La Rochelle...
    Un poto me disait que Kabal était plus libertarien que libertaire. Mais je ne sais plus sur quoi il se basait. Peut-être sur une chanson.
    Méfiance.
     
  24. mc²
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    mc²Membre du forum Membre actif

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    Tu dis "très juste" mais tu fais l'inverse en mettant à égalité misogynie et misandrie :
    "Il s'agit, comme son équivalent à l'égard des femmes (la misogynie), d'une forme de sexisme."
    "Mais passer d'un régime de terreur , qu'est la misogynie, à un autre que serait la misandrie n'est pas la solution."

    Les masculinistes eux pensent qu'on est déja dans un régime misandre. Mais quand même toi tu penses que "On en rencontre de plus en plus de ces sexistes là mais nul n’en dit rien". Alors que :
     
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  25. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Je vais le dire plus sèchement car cela commence à m'énerver: quand une femme sort que les mecs ne servent à rien sauf pour donner leur sperme afin de se reproduire, elles vont même jusqu'à l'insémination artificiel car le mec est tellement répugnant qu'il ne faut pas le toucher, c'est de la misandrie. J'en ai même entendu qui allaient jusqu'à dire qu'il faut éliminer les mecs de la terre. Alors je n'en ai rien a foutre qu'un con comme soral se serve de ce mot. Les première responsables ne sont pas ceux qui emploient ce mot mais font qu'il y a moyen de l'utiliser. C'est pareil avec la misogynie : il n'y aurait pas de misogyne que ce mot tomberait aux oubliettes. Malheureusement il y a des myosines.
     
  26. pschrsrgnc
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    pschrsrgncGuest

    Calme toi Marc.
    Ça me ' vénère grave' ces propos!
    C'est des extrémistes sans conscience ni cerveau qui 'balancent de telles insanités !Ces personnes absurdes, ineptes, sont les ' salissures' des causes défendues!
    Malheureusement,la connerie n'a pas de limites et ne s'excuse pas par c'est parce que ceci,cela !Ils,elles entachent l'effort, la lutte.OUT!
     
  27. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Un moment donné il faudrait comprendre que si on aspire à une société anarchiste on ne pratique pas le rejet de l'autre et ce quelques soient ses différences. On accepte que l'autre pense différemment et on trouve par le dialogue un moyen d'expliquer à l'interlocuteur(trice) qu'il/elle va trop loin. Pour prendre un autre exemple que vous devez certainement avoir eu avec certains marxistes ou ils vont tellement loin qu'ils plongent dans le stalinisme. Il faut savoir un moment donné tirer la sonnette d'alarme et dire à l'autre tu vas trop loin. Là on vit de plus un anarchisme ou l'individu est formaliste ou donc il n'y a qu'une pensée unique. Pire il y a même une apparence physique , vestimentaire, age, unique chez certain(e)s. La richesse de l'anarchisme est justement la diversité non l'uniformisation.
    Tu parles de luttes mais qui dit que certaines sont encore valable ou que on ne s'est pas trompé? Je ne dis pas cela pour le féminisme entendons nous bien mais il faut savoir remettre en cause nos luttes et nos modes de luttes. C'est une des raisons d’ailleurs que l’anarchisme ne prend pas car on évolue pas ou plus au point que nombre d’anarchistes n'ont même plus un projet de société anarchiste. On est dans le moi et plus dans le nous. Je ne vois pas pourquoi , comme par miracle, les femmes ne risqueraient pas de sombrer dans un extrême puant, les hommes y ont sombré à maintes reprises et les femmes n'en sont pas plus protégées. Donc oui à un moment donner il faut sonner la sonnette d'alarme, si il faut, d’où le vocabulaire pour dénoncer ces extrêmes.
    Toutes les idéologies qui n'ont pas su faire leur examen de conscience on sombré dans une forme de totalitarisme et l’anarchisme n'est pas à l’abri de cela.
     
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  28. pschrsrgnc
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    pschrsrgncGuest

    La compréhension nécessaire... Ok.
    Arrive un cap où, à force de persuasions, de dévouement, le dialogue se restreint si l'échange est biaisé par des idées préconçues limitant l'ouverture. Elles existent, sont ancrées et révèlent les inaptitudes d'un débat serein.Allier;pédagogie, compréhension, analyse n'est pas toujours évidence. (Ce serait trop facile....presque)
    Donc,se rasséréner lorsque l'on est contestataire,être favorable peut comporter des risques face à un.e interlocuteur, trice qui ne modifie en rien ses positions. La réciprocité me semble nécessaire, sans cela les 'heurts' sont inéluctables.
    Les plus sages en retireront philosophiquement un renforcement. D'autres se braqueront où, mettront plus de temps.Ainsi,va la vie des hommes, des femmes.
     
  29. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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    Fev 2014
    France
  30. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Je serais sincèrement intéressée pour lire de tels propos? (à part le SCUM évidemment mais que j'ai déjà cité et qui n'existe plus depuis longtemps...)

    En l'absence de précisions, il peut y avoir beaucoup d'explications au refus de coucher avec un homme (je veux dire n'importe quel homme - mais beaucoup d'hommes pensent que les femmes qui ne veulent pas d'eux spécifiquement détestent les hommes en général...), par exemple:
    - homosexualité;
    - traumatisme suite à une agression sexuelle.

    Il semble que cette inquiétude (les femmes pourraient-elles en venir à "se passer sexuellement des hommes"?) soit partagée par certains hommes:

    La PMA La GPA pour tous ???

    Quoiqu'il en soit je conçois que cette répugnance de femmes pour le corps des hommes soit vexant, mais on ne peut le mettre en parallèle avec les violences faites aux femmes.

    les chiffres

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