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Salut à vous !

Discussion dans 'Présentations des nouveaux membres' créé par Eric Alkaest, 2 Novembre 2016.

  1. Eric Alkaest
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    Eric AlkaestNouveau membre

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    Nov 2016
  2. anarchiste, féministe, auto-gestionnaire, révolutionnaire, anti-autoritaire
    Définir en quelques lignes ce qui m'a mené ici, un exercice forcément réducteur...
    L'anarchie résonne en moi depuis au moins 40 ans de révolte contre les inégalités et l'autoritarisme (donc le capitalisme), et encore plus fort aujourd'hui que jamais. Quelques expériences heureuses et un peu moins de l'auto-gestion que j'applique déjà à mon existence, plutôt solitaire avec une furieuse envie de partage et de création d'espaces de liberté, déjà dans les têtes et dans les lieux où je traine cette carcasse.
    Bises aux camarades.
     
  3. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  4. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Bienvenue! :D
    Si tu as vécu des expériences d'autogestion, tu pourrais peut-être répondre aux questions que je me pose? (évidemment en pratiquant l'autogestion en solitaire tu évites le problème des conflits et abus de pouvoir!)
    Des espaces temporaires d'anarchie?
     
  5. Klik
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    KlikJeune Keupon Sauvage ! Membre actif

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    Fev 2016
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  6. libertaire, anarchiste, auto-gestionnaire, anti-fasciste
  7. Eric Alkaest
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    Eric AlkaestNouveau membre

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    Nov 2016
  8. anarchiste, féministe, auto-gestionnaire, révolutionnaire, anti-autoritaire
    Salut Ninaa,

    Je vais expliciter ma présentation en répondant à tes questions.
    Tout d'abord, l'autogestion si elle ne s'applique pas à sa propre vie est un vain mot. Tout le moins, le chemin vers elle comporte un processus interne de remise en question personnelle quant aux choix de vie. Quant à ton petit clin d’œil malicieux sur les conflits, bah ils existent aussi en solo, ne serait-ce que du fait de bousculer soi-même ses fondamentaux. Nul besoin pour cela d'être schyzo... ou bien nous le sommes touTEs plus ou moins... ;)

    Oui, mes expériences d'autogestion ont pu être des espaces temporaires d'anarchie (squats et événements ponctuels ces 35 dernières années, notamment), mais pas que. Tu connais l'une d'entre-elles (vu ton message ici sur ta laborieuse inscription là-bas) : le réseau social thechangebook.org (TCB), réseau pas spécifiquement anar. Par contre les conflits et tentatives d'abus de pouvoir, il y en a eu en ce lieu duquel je me suis éloigné pour le moment, après avoir un peu contribué à sa modération puis à son administration sur environ 4 années.
    Voici environ deux ans, un des nombreux cotés positifs de cette expérience d'autogestion sur le net via TCB fut un groupe actif de recherche sur l'horizontalité qui s’empêtra dans trop de formalisme et formalités...
     
  9. ninaa
    En ligne

    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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    Fev 2014
    France
  10. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    C'est vrai, cependant le mode de gestion des conflits en solo et celui qui concerne plusieurs personnes diffère sensiblement! Pour le savoir pas besoin d'avoir connu de collectif ou communauté IRL, il suffit d'avoir eu des potes ou d'avoir vécu même brièvement en couple!

    Participer à un collectif, une assoce ou une organisation c'est encore une autre affaire. Ce qui m'a toujours surpris dans les échanges avec des gens qui avaient connu ces expériences c'est la quasi similitude de nos histoires. J'ai aussi ressenti ça en lisant la BD autobiographique "La Communauté" et aussi le livre "Micropolitique des groupes".
    L'ennui c'est que si les problèmes sont bien posés dans ce dernier livre, les solutions proposées n'ont apparemment jamais été appliquées. Et à mon avis elles ne peuvent pas marcher en pratique. Le hic c'est que ces solutions reposent sur l'idée que les conflits sont dus à des malentendus. Or ce n'est pas du tout le cas la plupart du temps. Sauf exception les problèmes viennent de différences réelles et pas forcément conciliables, même avec la meilleure volonté.
    Prenons le cas des squats: pour ouvrir (et tenir) un squat il faut être nombreux. Or les anarchistes anti-électoralistes sont peu nombreux. Il faut donc se résoudre à fonctionner avec des membres de partis de gauche ou extrême gauche. Lesquels n'ont qu'une idée en tête: la propagande électorale, faire appel aux élus, sortir de l'illégalité (en acceptant des conventions avec la mairie locale, par exemple, en "se débarrassant des Sans papiers", en refusant les actions illégales genre occupations d'administrations, manif sauvages, etc.). Je ne vois pas vraiment pas comment on peut fonctionner ensemble dans ces conditions!
    Dans "espaces temporaires d'anarchie" j'évoque aussi les problèmes de sexisme et d'agressions sexuelles, ça aussi c'est pas évident à résoudre. Il y a aussi la question de partage des tâches (très bien évoquée dans la BD "La Communauté").
    Les expériences sur Internet ne sont pas exemptes de conflits évidemment, mais c'est quand même moins grave qu'IRL. Sur un forum je peux arriver à m'accommoder de membres que je déteste ou méprise. Mais s'il fallait se les cogner au quotidien ça se terminerait sûrement en clash.
    En plus sur internet il n'y a pas vraiment d'enjeu. Dans un squat c'est très différent. Sans parler des enjeux humains (quand des familles risquent de se retrouver à la rue parce que des autoritaires décideraient de suivre le conseil des élus et "se débarrasser des sans papiers"), je pense à un squat qui en principe devait servir de lieu de vie et de base militante pour des féministes âgées. Deux copines m'ont raconté ce qui s'y est passé: sans demander l'avis du collectif, une femme hypernarcissique et autoritaire a décidé de demander des subventions à la mairie, qui a accepté. Or la plupart des autres femmes (des anars tendance autonome) tenaient à l'idée de squat. Impossible pour elles de rester. Elles avaient donc bossé pendant des mois pour restaurer ce lieu pour rien.
    Cette problématique (squat vs lieu subventionné, légalistes vs illégalistes...) est plus que fréquente, j'ai connu vraiment plein de gens qui m'ont raconté la même chose, j'ai lu des articles et vu des films qui en parlent (le film "Squat" par exemple).



    C'est simple, ça semble complètement inévitable!
    Mais je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un qui ait trouvé une solution, c'est pourquoi ça m'aurait intéressé que tu racontes un peu en détail tes propres expériences passées?
    As-tu aussi connu des cas d'agresseur sexuel? Comment avez-vous géré le problème?
    Discussion autour du livre « Micropolitiques des groupes » - Anarchistes Ivry