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Rire de tout et de tous?

Discussion dans 'Discussion générale' créé par ninaa, 18 Août 2017.

  1. ricoo
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    ricooMembre du forum Membre actif

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    Jan 2017
    Homme , 49 ans
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  2. anarchiste, auto-gestionnaire, apolitique/Indécis, révolutionnaire, autonome, gauchiste
    Tt est relatif...
    Personnellement je peus exprimer un rire nerveux de rage ou de haine...
    Oui peut être impeu fada !
     
  3. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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    Jan 2009
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  4. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    y a des humoristes dont les blagues me semblent plus participé à du contrôle social. Gad Elmaleh, Jamel et toute la clique font de l'humour léger sur des sujets du quotidien qui n'a rien de subversif. Et au contraire, ils dépolitisent complètement l'humour et le monde social. et pour moi c'est même conformiste.
    Et inversement, il y a de l'humour qui choque et qui est peut-être "subversif" par rapport à ça - mais déjà "subversif" ça veut rien dire, on est déviant par rapport à une norme et chaque groupe social, même les plus marginaux, ont des normes - et qui pourtant arrange particulièrement le pouvoir ou un groupe social intolérant en particulier. C'est exactement le pb de dieudonné qui tiendrait sans doute exactement le même discours que toi sur le rire. Et son antisémitisme découle de ce raisonnement d'ailleurs : il fait des blagues racistes, naturellement ça choque et il est conspué pour ça, du coup il se dit quoi "j'ai dû déranger ! aha ! j'ai touché un point sensible, ! Je suis subversif" et du coup il se met à penser que rire des juifs est subversif donc que les juifs sont intouchables pour le pouvoir, donc qu'ils ont des lobbies dans les institutions, etc, etc...

    Donc je ne suis pas d'accord pour dire que le rire est forcément toujours un chemin vers l'émancipation.
     
  5. Menoriah
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    MenoriahMembre du forum Membre actif

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    Mai 2017
    Homme
    Tu lis dans les pensées ? :D
    sinon sans dec, pour Dieudonné aucune idée j'ai quasi rien vu/lu de lui, mais tous les chemins pour arriver au même endroit se valent pas, et la "subversion" peut être l'objectif ou la conséquence d'un acte (sans parler du fait que la notion de subversion est relative au milieu social )

    Je sais pas trop comment mettre des mots la dessus, mais je pense que "doit on rire de tout" est une fausse bonne question, ou plutôt elle tourne en rond.. Vu que le rire vient en parti des normes qu'on a intériorisé et de la façon dont on l'a fait, le problème c'est la norme en question, le rire n'est qu'une conséquence. Et j'ai pas l'impression que ce soit le bon bout a prendre pour résoudre le problème. par contre c'est une bonne façon de connaitre les mentalités et les normes en vigueur, pour savoir comment y faire face. mais ça empêche pas que l'humour reste utile pour lutter.
    du coup pour reprendre ta dernière phrase, je pense que la connaissance de ce qui engendre le rire est utile pour "s’émanciper"(mais je pense que ça te parait plutôt évident, en tout cas je vais le découvrir)
    je sais pas si je suis clair donc je vais m’arrêter la sur ce point.

    Ce genre d'humour serait voué a disparaitre simplement si il y avait plus de proximité entre les individues/groupes sociaux. je sais que c'est naïf, mais pour expliquer un peu mon propos, je pense qu'au delà des normes, il est aussi question de préjugé/d'ignorance, et ce qu'il nous manque pour qu'il y ait proximité entre les gens c'est tout sauf les moyens de le faire. Du coup je pense qu'il doit y avoir confrontation avec l'autre, dans le sens de la remise en question des deux cotés, pas tellement dans le sens du combat.
    en tout cas c'est ce que j'essaye de faire en pratique du mieux que je peux
     
  6. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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    Fev 2014
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  7. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Je ne dis pas qu'il n'y a pas des exceptions mais dans l'ensemble il y a des trucs qui coupent l'envie de rire. Si un de mes enfants mourait j'aurais aucune envie de banqueter et j'ai peur de ma réaction si quelqu'un s'avisait de se "foutre de la gueule du regretté défunt". L'humour dans ce genre de circonstances est un "anti-poison" à utiliser avec prudence à mon avis.
    En revanche quelqu'un dont j'ai rien à foutre (y compris dans ma famille) pourquoi pas?

    Cela dit même si je comprends que ça puisse soulager certains de rire des défunts (pourvu que ça ne fasse pas de peine aux vivants...) je ne vois quand même pas le rapport avec l'anarchisme et la subversion politique?
     
  8. henri belhache
    Online

    henri belhacheGuest

    Bonjour
    Parce que rire de la mort, de sa mort ou de celle des autres, est une manière de se révolter contre la chose
    la plus tragique, incontournable, désespérante que nous expérimentons tous plus ou moins, enfin pour ceux qui ont l'âme tragique: la conscience du néant et la vanité et de la futilité de toutes choses et de toutes les idées et projets face au temps qui passe et qui détruit tout, tôt ou tard. Et cela n'a rien à voir avec une insensibilité à la souffrance d'autrui et à son malheur. Au contraire, c'est parce que nous souffrons trop de son malheur, et à travers son malheur de la certitude du néant pour nous et nos œuvres aussi, que nous essayons d'en rire....Des fois, c'est impossible, je te l'accorde, comme par exemple la mort d'un enfant....Là nous ressentons intuitivement et animalement
    ce qu'est vraiment le néant. Et même l'humour doit s'avouer vaincu.
    Démocrite, le premier philosophe matérialiste attesté, était aussi appelé " le rieur".
    Amitié
     
  9. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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  10. chaos/Nihiliste
    Pourquoi le néant serai le grand malheur ?
    C'est classique d'entendre la fable de la terreur du néant alors qu'il n'y a pas de raison.
    Simplement disparaître.
    Pour beaucoup c'est bien plus rassurant que l'éternité ou qu'une longue continuation agonisante dans ce monde de merde.
    Je pleins plutôt les vivants que les morts.
    Je pleins même la naissance.
    Quoi de pire que de naître alors qu'on a rien demandé ?
    La souffrance, l'oppression, la tristesse, la douleur... c'est dans la vie et non pas dans le néant.
    C'est pourquoi on se révolte. C'est pourquoi on a la rage contre l'existant.
    La torture est bien plus tragique que le décès quant il est long et pénible. Le décès est atroce quant il est douloureux c'est a dire tout ce qui est mort non subite.
    Et aussi pour les proches bien entendu. Mais en soi il est complètement irrationnelle d'avoir peur du néant.
     
  11. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    On rit de ce qu'on a peur pour se rassurer.
    La mort en fait partie.
    On ne sait pas ce qui se passe dans le néant.
    Les dernières hypothèses en astrophysique expliquent que c'est de l'énergie du vide donc du néant que le big bang s'est déclenché.
    Donc le vide n'est pas le vide, le rien, au sens où nous l'entendons.
    D'accord avec toi pour dire que ce passage sur Terre n'est pas une sine cure. Et nous n'avons, jusqu'à preuve du contraire, pas demandé de faire cette expérience.
    En plus la chance pour que ça tombe sur nous est aussi infime que le nombre d'atomes de la galaxie est grand.
    Pas de bol ?
    On a certes le choix de mettre fin à ses jours mais la vie a tout prévu avec son instinct de survie relativement puissant.
    Nous sommes un peu comme dans un piège.
    Alors peut-être qu'il vaut mieux effectivement en rire puisque ça au moins on peut le faire.
     
  12. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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    Fev 2012
  13. chaos/Nihiliste
    Donc dans ce cas on appelle pas sa néant mais on dit plutot "j'en sais rien" ou encore on croit ou on doute sur des merde religieuse d'arrière monde et de continuation de l'âme... Je préfere clarifier mon rejet sur cette dernière.
    Et pour moi l'agnosticisme n'est pas suffisant.
    Le néant c'est l'absence sinon c'est encore autre chose.
    C'est vrai que j'ai fait du néant ma croyance (on ne peut croire en rien) et c'est aussi en réaction aux théories d'arrière monde et de mégalomanie. C'est vrai que je pourrais dire aussi "j'en sais rien"...
    Et d'un point de vu materiel c'est pourtant clair quant on meurt on devient charogne. On ne bouge pas et il n'y a plus d'expression sur nos cadavre. (ou de ce qu'il en reste)
    De la chair morte qui se putrifie. On nourrie les bestioles et ainsi rien ne se perd et rien ne se crée. Pourquoi croire encore a cette connerie de l'âme ou de conscience ?


    Et sur l'instinct de survie et tout je suis totalement d'accord avec toi.
     
  14. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  15. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
     
  16. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Pas mal.
    On aimerait y croire.
     
  17. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  18. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Le problème du rire c'est quand ça blesse des gens. Au delà des généralités combien se permettraient vraiment comme dit henri Belhache de "se foutre de la gueule d'un défunt" à un enterrement? Au minimum on évalue la situation, on voit si les proches sont prêts à rire ou si ce serait ressenti comme une souffrance supplémentaire. J'ai pris l'exemple des enfants mais c'est surtout pour prouver qu'il faut sortir des formules trop généralisantes et abstraites: je réagirais très mal si des gens riaient alors qu'il s'agit de quelqu'un à qui je tenais vraiment.
    Parce que dans ce cas comme dans bien d'autres rire c'est une posssibilité mais pas une obligation. Quand on vient de perdre quelqu'un à qui on tenait vraiment on a le droit de pleurer et de mal ressentir les plaisanteries.
    Il y a deux jours un copain m'a appris qu'il avait un cancer de la moelle osseuse. ça va vous paraître blaireau peut-être mais je ne lui ai pas éclaté de rire au nez, je lui ai juste exprimé mon empathie. Je ne crois pas que plaisanter m'aurait soulagée de mon angoisse et ma tristesse et lui non plus à mon avis.
    Et même si tout le monde se mettait soudain à pratiquer le rire comme "antidote à la peur de la mort" je ne verrais toujours pas en quoi ça peut être subversif d'un point de vue politique.

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  19. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bonjour,
    Socrate disait déjà cela il y a 2500 ans.
    Et intellectuellement , c'est vrai. et facile à dire.
    Mais c'est faux émotionnellement ou sentimentalement. Pour nous, humbles animaux qui redoutons si fort le néant.
    ( par instinct de conservation sûrement ).

    Le néant est redoutable non point parce qu'il sera un jour mon néant, (mort, je n'aurai plus peur de rien, même pas du néant),
    mais parce qu'il est disparition d'un être unique, original à tout jamais . Moi ou un autre.
    Exemple:
    "Plus jamais je ne verrais ni ne toucherais cette personne que j'ai tant aimée". (il est là le drame).
    Personnellement ma propre mort m'angoisse, car je sais très bien, qu'une fois mort,
    toutes les personnes que j'ai aimées dans ma vie auront aussi disparues. puisque je serai néant.
    Aucune possibilité de les retrouver dans l'après mort, en bon matérialiste que je suis.
    Alors, sur l'angoisse du temps qui passe et qui néantise toutes choses et toutes vies, et qui est de mon avis
    le vrai drame humain et d'un désespoir infini, je constate, comme souvent, que ceux qui me répondent le font
    à côté de la plaque.
    Alors, je le répète: Rire de la mort et du néant peut aider à moins angoisser sur la finitude de toutes choses, même un militant anarchiste très sérieux.
    Et je n'emploie pas le terme sérieux d'une manière péjorative.
    Rire donc, en évitant de blesser les gens évidemment.
    Quoique je me demande si nous avons autant de scrupules et de délicatesses quand nous rions de nos ennemis politiques.
    Ma réponse est déjà toute trouvée: bien sûr que non!
    Et il y aurait une certaine mauvaise foi à dire le contraire. Les gens s'identifient à leurs idées, même les sales cons.
    Et si on se moque trop cruellement des âneries qu'ils débitent, ils se sentirons blessés. C'est normal et humain.
    Amitié
     
  20. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Je ne sais pas si cette phrase de Desproges a été evoquée ici :
    " On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui "
    Je trouve qu'elle résume bien la réponse à la question même si une phrase ne suffit pas.
    Parce que tout est parfois si dramatique que seule la dérision, celle qui fait rire, peut le transcender ou au moins le dépasser.
    Derrière un rire se cache souvent une ancienne souffrance, une peur.
    Et quand le rire prend le dessus sur les choses les plus graves, cela signifie sans doute que la distance est établie et que la peur ou la souffrance est dominée.
    Donc quand elle ne l'est pas alors le rire blesse encore plus au lieu d'apaiser. C'est ce qui faut savoir évaluer avant de rire avec quelqu'un.
     
  21. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Bonjour,
    Entièrement d'accord avec toi.
    Décidément, cela devient une habitude qui commence à m'énerver prodigieusement!
    Je n'arrive pas à me singulariser!
    Amitié
     
  22. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  23. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Je sais pas jusqu'à quel point ça peut être "thérapeutique", mais dans pas mal de cas ça peut faire du bien, à tout le monde, donc aussi à des militants anarchistes!
    Des tas de choses peuvent faire du bien, les câlins, une bonne bouffe, un bon film (pas forcément comique...). Mais quel rapport avec la subversion et la révolution sociale et libertaire?

    J'ai vraiment pas besoin d'être convaincue des bienfaits de la rigolade sur le moral, d'autant que je le rappelle, j'ai commencé à Radio libertaire avec une émission d'humour.

    grands moments de solitude 73 (tome 2) - Le blog de Gudule

    Au sujet des limites de la rigolade: en fait Gudule a un peu arrangé l'histoire, l'émission "Le Passe-temps des dames et des demoiselles" ne s'est pas arrêtée parce qu'on a été prises d'assaut par une horde de mâles en rut et que ça aurait déplu au secrétariat radio. On avait souvent des retours agressifs de militants (pas du secrétariat), jamais à cause de l'humour, mais parce qu'on parlait très crument de sexe (un auditeur disait: "Le jour de la révolution c'est des chiennes en chaleur comme ça qui détourneront les militants des barricades"...). Non, en fait, ce qui nous a conduit à arrêter, c'est Nelly, une fille qui était censée faire seulement la technique. Elle avait très envie de s'exprimer au micro, mais elle était en complet décalage avec le ton de l'émission. Ce qui l'intéressait c'était la lutte féministe: le viol, l'excision, les femmes battues... Elle lisait des témoignages qui nous clouaient d'horreur. ça nous coupait toute envie de rire (et tant pis pour la "thérapie", l'envie de rire ça se commande pas, comme dans ce cas l'envie de crier et pleurer!). On a fini par arrêter. De son côté Nelly a créé sa propre émission féministe ("Femmes libres", qui existe encore aujourd'hui). ça leur arrive de plaisanter mais en principe c'est pas le pitch...
     
  24. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    je ne sais pas si ce que j'écris sur le rire et l'angoisse a un rapport avec la subversion et la révolution sociale et libertaire, mais je sais que c'est en rapport avec la discussion que tu as toi même initiée..
    Oh, mais que suis je bête ! J'ai oublié ! Je ne suis pas un militant ! C'est gentil Ninaa de me le rappeler. Chacun à sa place.....
    Les militants qui décident du champs d'une discussion et les feignants comme moi qui n'ont qu'à s'y inscrire et surtout pas déborder
    dans les ornières du champs....
     
  25. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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    Fev 2012
  26. chaos/Nihiliste
    Pourquoi tu généralise. Moi je n'ai pas peur du néant mais de la souffrance qui est dans la vie finalement.
    J'ai peur de mal vieillir, J'ai peur de me retrouvés a la rue, j'ai peur de la guerre, j'ai peur de l'oppression, j'ai peur
    de perdre des proches, j'ai peur de mourrir en souffrant (donc pas de la mort en soi), j'ai peur de ratés un suicide...
    mais en aucun cas je redoute un jour de ne plus rien ressentir bien au contraire.
    Et ton instinct de conservation c'est pas pour moi deja que je refuse de procréer... On est bien différent.


    Moi c'est tout le contraire. Je me considere pas comme important.
    La vie elle défile et j'en ai rien a carrés de devenir rien et d'être oublier au contraire.
    Que je soi original ou banal jmen fou aussi. Je rêve surement pas de l'eternité dans un arriere monde a la con ou autre.
    Avoir des proches a l'infini ou comment finir par se faire chier c'est pas pour moi...
    Il est bien pire des perdre des proches dans la vie parce que la tu le ressent et sa fait mal.
    Sa c'est du sentiment.
    Deja que plein de choses de la vie me lassent avec le temps et qu'il y a pleins de souffrances imagine que ce soit eternel non merci...
    De quoi de devenir complétement fou.
    C'est pas une pose philosophique mais belle est bien mes sentiments.
    Je voit pas pourquoi tu signe comme si on voulais tous laissés un héritage ou être eternel ?
    Les humains ont des sentiments bien varier et en tout cas bien plus que dans le schémas de généralité que tu vient de faire.
    Si l'animal humain est comme tu dit et bien je suis antihumain.
     
  27. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Alors tu dois être communiste.

    J'aime bien ce que tu dis en général parce que les sentiments que tu évoques, je les comprends.
    C'est sans doute du à un excès de sensibilité et de lucidité de ta part qui fait qu'à un moment donné ce qui se passe autour de nous devient insupportable d'autant qu'on ne peut rien y changer. J'ai perdu l'idée qu'on pouvait changer quelque chose à ce qui nous entoure. Je garde juste le mince espoir d'un éveil de conscience général et spontané.
    Mais l'espoir est mince.
    Ce que tu dis me rappelle ce que me disait mon oncle aujourd'hui décédé et qui a toujours refusé de travailler. Il mangeait quelques noix et du muesli pour se nourrir et il arpentait les rues de Paris tous les jours du matin tôt au soir tard.
    Un jour il m'a dit : " la vie c'est du vent ".
    Ça m'est resté dans la tête depuis.

    En même temps c'est vrai que nous sommes des êtres uniques et si la vie n'est pas forcement un cadeau, elle est exceptionnelle si on y pense.
    On ne sait pas pourquoi on est là ni à quoi ça sert mais on est le résultat d'une histoire de près de 14 milliards d'années.
    Et encore une fois c'est un hasard vraiment extraordinaire que ça tombe sur nous.
     
    henri belhache apprécie ceci.
  28. henri belhache
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    henri belhacheGuest

    Oui, on est bien différent.
    Pourquoi je généralise ? Parce que je pense qu'une très grande majorité de gens pensent comme moi,
    en plus d'avoir peur de toutes les souffrances que tu évoques. Ils ont peur de la mort et c'est normal.
    Alors toi, c'est différent, tu n'as pas peur de la mort en soi. Quelque part je t'admire, j'aimerais bien avoir ce courage là.
    Mais moi, mon instinct de conservation est trop grand....

    C'est sûr, mais relis moi, je n'ai jamais plaidé pour l'éternité de ma vie. J'ai simplement exprimé mon angoisse du grand départ,
    et de la séparation définitive avec des êtres que l'on aime. Et cette angoisse n'a rien à voir avec le fait qu'on se considère comme important
    et original. Mais simplement parce que j'ai le sentiment aigu de la finitude de toutes choses. Et surtout de futilité de toute création, puisque tout disparaît un jour ou l'autre.... En allant jusqu'au bout de mon angoisse, la seule solution pour moi serait le suicide.
    Heureusement, j'aime trop la vie malgré toutes ses horreurs, que je suis bien trop lâche pour me donner la mort, et que j'aime rire...

    Alors, bon, tu n'es pas comme moi, OK! Et j'ai eu tort de généraliser sur l'instinct de conservation et sur la peur du néant.
    Mais tu admettras quand même que des gens qui n'ont pas peur de mourir, ils sont très très minoritaires sur cette planète.
    Moi, je ne fais pas partie de cette élite là. ( et j'emploie le mot sans ironie). Je fais partie des gros bataillons, qui tiennent obstinément
    à leurs précieuses peaux....
     
  29. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  30. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    La discussion que j'ai moi même initiée est partie de deux phrases que tu as toi même exprimées:
    Il n'était donc pas question de discuter du rire en général: est-ce bon pour la santé? Pour le moral? Est-ce que ça cache du désespoir?
    (perso je suis assez basique, sauf exceptions - rire nerveux en cas d'embarras - je ris quand je suis heureuse et je chiale quand je suis malheureuse).
    La question était de savoir si les "anars doivent savoir rire de tout" "en tout temps et toutes situations", plus quelques affirmations pour le moins hasardeuses: "les anars rigolent de tous et de tout" "au contraire des marxistes qui sont dogmatiques (d'où tu tiens ça???)

    C'est toi qui a lancé ces aphorismes concernant "les anars" et "les marxistes", je trouverais logique que ce soit toi qui précise ce que tu as voulu dire?

    Et puis pourquoi vouloir résumer des choses aussi complexes que le rire, sa fonction sociale, sa signification selon les individus, les cultures, les circonstances, ses limites... en une seule phrase? Aussi "pétante" soit-elle? Même prononcée par un people?