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Quel mode de vie libertaire ? (logement, repas,...)

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Kazan, 2 Juin 2019.

  1. Kazan
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    KazanMembre du forum

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    Avr 2019
    Désolé si ce sujet a déjà été abordé, mais j'ai pas vu de fil de discussion spécifique là-dessus.

    Comment gérer sa vie quotidienne à l'écart du système ? Notamment pour le logement et pour les repas ? Qu'existe-t-il déjà ? Qu'est-ce qui se crée ? À la ville autant qu'à la campagne ? Est-ce que des structures libertaires pour le logement et les repas sont répertoriés quelque part ?

    Je m'intéresse nouvellement à ces questions de base, je connais donc rien et j'ai pas de relations pouvant m'informer.
    Ça me semble les premières questions qu'on doit se poser en tant que novice dans la sphère anarchiste.
    Personnellement, je vis actuellement encore chez ma famille malgré mon âge certain, mais plutôt que de prendre de l'autonomie de maniere individuelle en cherchant un appart ou une coloc, je souhaite chercher quelque chose de plus collectif et conforme à mes convictions.
     
  2. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  3. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Pour le logement, il y a soit les squats (avec risque d'expulsion plus ou moins rapide à la clé), pour la bouffe, la récup à Rungis, en fin de marché, on peut cultiver son propre jardin (mais il faut posséder ou louer un jardin donc avoir le pognon pour ça, ou bien avoir hérité, ce qui n'a rien non plus de très "à l'écart du système"). Valable pour les végans (en sachant que même là on peut entrer en compétition avec d'autres précaires affamés...).

    Pour prendre ton autonomie, même si ça ne signifie pas "être à l'écart du système" (mais à ma connaissance ce n'est pas possible de toute façon de "vivre à l'écart du système", il sait toujours se rappeler à ton bon souvenir même si tu as envie de l'oublier...), voir si tu peux bénéficier du RSA. Avec un peu de chance on peut trouver un logement minable mais pas cher, hors des grandes villes c'est moins cher en principe.
    La coloc c'est souvent la meilleure voire la seule solution.
    Voir si tu peux bénéficier de l'aide au logement:
    Allocation logement (AL) - Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales
    Il y a des offres de coloc sur différents sites (genre leboncoin). J'ai plusieurs copains qui ont trouvé leur bonheur sur leboncoin.

    Les squats: les possibilités sont de plus en plus réduites, donc les places en squat sont toujours limitées. De plus comme je disais plus haut il y a toujours risque d'expulsion. Rare qu'un squat tienne plus de deux ans! Tu peux quand même tenter ta chance?

    Un site qui répertorie les squats:
    [Squat!net]

    Quelques conseils des CAFards de Montreuil (qui hélas ont arrêté leurs permanences...) en cas de contrôle de la CAF (ben oui, quand on vit au RSA on est quasi obligé de truander pour survivre, la CAF le sait et tente souvent de piéger les fraudeurs):
    Ecoute de « N’avoue jamais » au Dilengo (mar. 29 avril ’14 @ Ivry)

    Si tu es sur Paris tu peux demander des conseils à la CIP (collectif des intermittents et précaires) qui tiennent des permanences hebdomadaires:
    CIP-IDF - Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France

    Sur le forum, un topic à propos des "zones de gratuité" en système capitaliste:
    supermarché où l'on ne paye
     
  4. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  5. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
  6. Kazan
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    KazanMembre du forum

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    Avr 2019
    Merci pour ta rapide réponse et pour tes références !

    En fait, je pensais plus à des solutions collectives.
    Je sais qu'on peut trouver des logements pas chers ou de la bouffe de récup. J'ai jamais été en coloc, mais je suis pas sûr qu'il y ait une grande offre pour quelqu'un ayant passé la vingtaine, la trentaine ou plus, et n'étant plus étudiant. Et ça reste complètement dans le systeme capitaliste, même si c'est un peu moins individualiste.
    Les squats c'est vrai que ça peut être une solution de dépannage, mais en dernier recours.
    J'imaginais des types de colocations, certes payantes, et donc dans partiellement dans le système, mais avec des groupes d'au moins 3 ou 4 personnes, voire beaucoup plus, et sur des bases autonomistes et anticapitalistes. Et des réseaux qui mettent en relation les colocs de ce type.
    Et des cantines participatives sur le même principe.

    Je cherche pour moi pour l'occasion, mais je pense que c'est de l'intérêt de tout libertaire de développer un mode de vie autonome et collectif en même temps.

    Sinon, je suis du sud-est, et il semble y avoir beaucoup moins de choses qu'en région parisienne...
     
  7. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  8. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Mais si bien sûr, il y a même des personnes âgées qui cherchent et proposent des colocations.

    Je te l'ai dit, y a pas moyen de sortir du système capitaliste, à moins d'une révolution sociale. Tous les lieux ont des propriétaires. L'alternative est donc de payer ou de squatter. En étant conscients que les propriétaires des lieux squattés vont tout faire pour te chasser et que la loi est de leur côté.

    Même problème pour les cantines: il existe bien des cantines autogérées comme la cantine des Pyrénées:
    La Cantine des Pyrénées

    Cependant tous ceux qui s'essaient à ce genre d'expérience "alternative", aussi intéressante et indispensable soient-elles d'un point de vue militant, sont obligés de reconnaître:

    La cantine des pyrénées - Paris-luttes.info

    Tu remarqueras que ce texte se termine par un appel à des instances officielles (la Mairie? l'Etat?) à les aider. Ce qui est compréhensible car le problème est insoluble dans un cadre capitaliste. Un squat ne dure jamais longtemps (la Cantine des Pyrénées a été dégagée il y a des années avant de retrouver un autre lieu, ce qui n'a pas été facile, des lieux squattables il y en a de moins en moins...).
    Beaucoup de squats et structures "alternatives" doivent se résoudre à passer des accords avec des représentants de l'Etat. Sachant que ce n'est jamais gratuit, en retour il leur faut accepter un contrôle de ces institutions qu'ils sont censés fuir et combattre!

    Où dans le Sud Est, sans indiscrétion? C'est possible qu'il y ait plus de choses que tu crois!

    Sinon si tu jettes un oeil à ce topic tu verras quelques infos sur le mouvement "Food not bombs", qui normalement a des antennes un peu partout:
    supermarché où l'on ne paye

    Sur leboncoin et ailleurs (comme quoi ça n'a rien d'une démarche militante à la base...) on trouve aussi des propositions de coloc à trois, quatre et même plus.
    Pour les "bases autonomistes et anticapitalistes" on dépasse la question du logement (où contraints et forcés on s'inscrit à 100 % dans un cadre capitaliste: bien obligés de payer la totalité du loyer si on ne veut pas être expulsés...),
    ça concerne les lieux militants, que les gens y habitent ou non.
     
    Kazan apprécie ceci.
  9. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  10. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    A propos de squats militants, quelques exemples:
    Le CSA - Centre social autogéré - d'Ivry (où je n'habitais pas mais où mon groupe participait à des activités):
    Nouveau Centre social autogéré à Ivry

    Le lieu a cessé ses activités militantes, les habitants - principalement des sans papiers - n'ont pas encore été expulsés.

    L'ATTIEKE à st Denis:
    Activisme & pratiques - ATTIEKE « s’il y a expulsion, il y aura occupation(s) ! »

    Saint-Denis (93): cantine du Landy en soutien au nouveau centre social auto-organisé, dimanche 20 janvier 2019

    Le centre social autogéré CREA à Toulouse (huit ans déjà! UN RECORD!):

    Centresocialautogéré Crea
     
  11. ninaa
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    ninaa  Comité auto-gestion Membre actif

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  12. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    ça c'est sur Toulouse mais on peut trouver d'autres lieux militants un peu partout.
    A voir sur squat.net:
    [Squat!net]

    Et on peut participer aux activités sans y habiter. D'autant que encore une fois, vu la situation actuelle du logement (surtout pour les sans papiers...) le nombre de places disponibles est carrément limité.
     
  13. YoungResignation
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    YoungResignationMembre du forum Membre actif

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  14. anarcho-communiste
    C'est clair qu'a priori il n'est pas possible de sortir complètement du système capitaliste puisqu'il s'est installé partout... Yaura forcément des concessions à faire et/ou de la répression à subir.
    A moins peut être genre dans des forets ou des coins ultra reculés ou ya personne ? En mode ermite ?:\

    Sinon ouais, collocation à plusieurs. Plus on est de fou plus on rit, et surtout moins on paye.
     
    Kazan et ninaa aiment ça.
  15. Kazan
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    KazanMembre du forum

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    Avr 2019
    Ninaa :
    j'habite une petite ville actuellement, mais la grande ville la plus proche est Marseille.

    Je ne pense pas non plus que ce soit possible de sortir du capitalisme sans luttes et dans l'immédiat pour quelque chose comme le logement. Mais je pense que les libertaires et les anti-capitalistes doivent s'organiser pour aussi lutter collectivement de l'intérieur, en utilisant le capitalisme pour le retourner contre lui-même. Quand aucun autre choix n'est possible dans l'immédiat.

    La colocation c'est bien, mais encore faut-il pouvoir trouver des gens qui partagent un minimum une demarche et une mentalité autonomiste, solidaire et anti-capitaliste. C'est pourquoi je me posais la question s'il existait des plateformes facilitant ce genre d'échange, pour le logement ou autres besoins pratiques.

    J'avoue ne pas connaître grand chose au droit de la propriété, mais je me demande aussi dans quelle mesure c'est faisable d'être propriétaire collectivement d'un logement ou autre. Encore une fois, je pense que c'est indispensable que les libertaires s'organisent et s'unissent pour ce qui concerne leurs propriétés. Quoique c'est pas facile, sachant toutes les oppositions que les libertaires peuvent avoir entre eux... Il faut de la confiance et beaucoup de convictions communes pour pouvoir faire ça.
     

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