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Fascisme & extrême-droite Procès d'un néo-nazi à montréal : des anti-fascistes venu assister

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 25 Novembre 2010.

  1. Ungovernable
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    Un groupe de skinheads antifascistes est venu hier assister à la comparution de Julien Leclerc (notre photo), skinhead néonazi soupçonné d'avoir commis deux agressions à caractère raciste.

    [​IMG]

    Au premier regard, les skinheads d'extrême gauche et ceux d'extrême droite sont difficiles à différencier avec leur tête rasée, leurs jeans ajustés et leurs Doc Martens. Mais leurs valeurs sont diamétralement opposées. Lorsqu'ils se croisent, comme c'est arrivé hier au palais de justice de Montréal, le climat est tendu. Très tendu.

    «M. le juge, il y a des gens hostiles envers mon client qui sont ici. Je vais vous demander de faire une exception et de lui permettre de s'asseoir à mes côtés (plutôt qu'avec le public)», a demandé l'avocate de la défense, Stéphanie Carrier, après avoir vu une dizaine d'antifascistes d'extrême gauche dans le couloir.

    Le procès de Julien Leclerc, ce jeune homme de 21 ans soupçonné d'avoir commis deux agressions à caractère raciste au nom de la suprématie de la race blanche, se déroule à un étage où le public doit franchir des portiques de sécurité. Trois constables spéciaux plutôt qu'un seul avaient été dépêchés pour surveiller la salle.

    L'accusé, installateur de piscines creusées, est en liberté durant son procès, qui se déroule devant juge seul. Il fait face à quatre chefs d'accusation de voies de fait graves, de voies de fait et de méfait commis sur un taxi.

    Venus pour assister au procès, les skinheads portaient des chandails sur lesquels on pouvait lire les inscriptions «Red Skin» ou encore «Antifascist». Ils arboraient des écussons antinazis. L'audience s'est déroulée dans le calme, mais la tension était palpable. L'accusé évitait de sortir de la salle aux pauses pour ne pas les croiser.

    «On trouve ça profondément dégueulasse de poignarder de six coups de couteau des gars juste à cause de leur origine ethnique», a expliqué l'un d'eux à La Presse qui l'a questionné sur la présence du groupe en marge de l'audience.

    Le présumé complice de Leclerc était âgé de 17 ans au moment des faits. L'adolescent a été condamné en Chambre de la jeunesse à deux ans de mise sous garde. Cette agression est «clairement un crime haineux, relié à l'origine ethnique», avait indiqué la juge Élaine Demers.

    Altercation

    Vers 1h30 le 24 août 2008, l'accusé sortait d'un bar de danseuses nues rue Sainte-Catherine avec son ami de 17 ans et une jeune femme quand ils ont croisé un groupe de jeunes d'origine arabe. Leclerc et son présumé complice se seraient mis à les insulter, selon la preuve de la poursuite.

    L'accusé a nié les avoir insultés lorsqu'il a témoigné pour sa défense, hier. Il a raconté qu'il était à la recherche d'un taxi quand il a entendu des gens crier derrière lui. Lorsqu'il s'est retourné, il dit avoir vu six ou sept jeunes Arabes encercler son ami. Il affirme s'être porté immédiatement à son secours. Il aurait échangé quelques coups de poing avec «le plus grand» du groupe pendant que son ami était aux prises avec les autres. Quand son ami lui a crié: «Cours, ostie, cours», il aurait obéi. «Mon ami saignait. Je croyais qu'il s'était fait poignarder», a dit l'accusé.

    Trop occupé à se battre avec «le grand», l'accusé soutient ne pas avoir vu son ami sortir un rasoir à main de barbier et sauter sur un des jeunes Arabes qui a été grièvement blessé dans l'attaque. Leclerc est soupçonné d'avoir retenu la victime pour faciliter la tâche de son présumé complice. Un deuxième jeune a été poignardé en tentant de se porter à la défense de la première victime. L'accusé admet toutefois avoir ramassé le couteau tombé sur le trottoir et l'avoir mis dans ses poches, de peur que «quelqu'un se fasse tuer». La jeune femme serait restée à l'écart.

    Le trio a ensuite sauté dans un taxi. L'agresseur de 17 ans, blessé durant la bagarre, avait la main en sang. Il aurait passé sa colère sur le chauffeur de taxi en le traitant d'«ostie de nègre», puis en lui assénant des coups de poing, toujours selon la preuve de la poursuite. Le chauffeur a immobilisé sa voiture. Les deux jeunes hommes auraient tenté de l'empêcher de fuir, puis ils auraient saccagé le véhicule. Ils ont été arrêtés sur les lieux. Julien Leclerc nie s'en être pris au chauffeur. Il affirme avoir brisé le rétroviseur du taxi, «fâché» que le conducteur ne les conduise pas à l'hôpital.

    Les plaidoiries auront lieu le 10 décembre.
     
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