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Actualité militante Montréal : Black Block à la manif étudiante

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 14 Mars 2012.

  1. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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    Mar 2005
    Homme , 32 ans
    Canada
  2. anarchiste, autonome
    Video ici:
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201203/13/01-4505098-les-etudiants-ont-de-nouveau-manifeste-au-centre-ville.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3

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    Une autre manifestation d'étudiants contre la hausse des droits de scolarité a eu lieu mardi après-midi au centre-ville, et s'est terminée un peu après 17h. Cette fois, l'affrontement a plutôt opposé des manifestants pacifiques, et d'autres, moins nombreux, visiblement plus enclins à en découdre avec la police qu'à appuyer la cause étudiante.

    Plus de 2000 protestataires réunis au Square Victoria se sont mis en marche vers 14h15, pour emprunter la rue Saint-Antoine, ainsi que les boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque, pour ensuite remonter les rue Peel, Guy et aboutir à l'angle des rues Sherbrooke et Metcalfe, devant l'Université McGill.

    Globalement, la marche s'est déroulée pacifiquement. Un petit groupe de 20 à 30 personnes, masquées et portant des drapeaux noirs, a cependant joué les trouble-fête. Tout au long de la marche, ils ont lancé des feux d'artifices dans le ciel de la ville, mais surtout, sur René-Lévesque, une de ces pièces pyrotechniques semble avoir été lancée en direction des policiers qui avaient ce groupe tout spécialement à l'oeil. L'engin a finalement explosé contre le mur d'un immeuble, sans dommages.

    Certains manifestants ont aussi lancé des balles de peinture sur deux ou trois édifices du centre-ville et ont fait quelques graffitis sur leur chemin, a rapporté le Service de police de la Ville de Montréal.

    Puis sur la rue Sherbrooke, ils ont aspergé des voitures de police de peinture noire, pour ensuite prendre à partie des représentants des médias qui les filmaient ou photographiaient.

    C'est alors que les étudiants protestant contre la hausse des droits de scolarité, très fortement majoritaires et non violents, ont eu une belle réaction.

    Certains ont pris la défense des médias visés, et se sont mis à bruyamment huer ces fauteurs de trouble. Plusieurs ont levé les doigts au ciel en signe de paix en scandant, «on reste pacifique».


    «Sacrez votre camp», leur ont lancé d'autres jeunes, alors que d'autres déploraient le fait que ces anarchistes causent un détournement du message réel de la manifestation en attirant vers eux les projecteurs.

    Puis, les manifestants se sont tranquillement dispersés, si bien que vers 17h, ils n'étaient toujours que quelques dizaines à bloquer la rue Sherbrooke, toujours à l'angle de la rue Metcalfe. Policiers et jeunes se faisaient face. Les quolibets et moqueries fusaient de la bouche de quelques manifestants, mais cela n'a pas dégénéré. Des policiers à vélo et à cheval les ont dispersés sans trop de heurts. Un seul manifestant, qui était couché sur la rue Sherbrooke et refusait de se lever, a été arrêté.

    Cette nouvelle manifestation marque une intensification des moyens de pression des étudiants, qui sont environ 150 000 en grève. Cette fois, ils soulignaient, de pair avec la leur, les luttes de confrères étudiants d'autres pays qui protestent contre ce qu'ils qualifient de «marchandisation» de l'éducation. Ils ont d'ailleurs fait un petit arrêt devant le consulat de Colombie, pointée du doigt.

    Au départ de la marche, les organisateurs avaient refusé de dévoiler à la police l'itinéraire de leur action. Même le conducteur du camion transportant les haut-parleurs, ouvrant la marche, se faisait indiquer la route au fur et à mesure.

    Jeanne Reynolds, porte-parole de la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a justifié cette décision. «C'est notre droit fondamental de ne pas annoncer notre trajet. Quand on le fait, les policiers nous attendent, procèdent à des arrestations de masse et la répression est encore plus grande», dit-elle.

    La police de Montréal confirme d'ailleurs qu'aucun règlement n'oblige des manifestants à dévoiler les trajets de leurs marches. Même s'il est préférable de le faire. Aucun règlement n'interdit non plus, pour l'instant, de manifester avec le visage masqué.

    Un autre porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, affirme que petit à petit, l'opinion publique, qui leur était majoritairement défavorable en novembre dernier, bascule de leur côté.

    «Hors du parti libéral et de ses amis du patronat, les gens sont de notre côté», affirme-t-il.








    Manifestation étudiante
    Le Black Bloc s'invite

    MONTRÉAL – Une autre marche contre la hausse des droits de scolarité s'est déroulée sous haute tension, mardi après-midi, au centre-ville de Montréal.

    Une vingtaine de membres du Black Bloc, cagoulés et portant des drapeaux noirs, se sont invités parmi les quelque 1800 étudiants grévistes. Les leaders étudiants les ont priés de respecter le caractère pacifique de la manifestation.
    Les étudiants veulent se faire entendre

    Le ton a été donné dès le début de la marche, rue Saint-Antoine, alors que des feux d'artifices ont été lancés dans les airs. Face à cette agitation, les organisateurs de la marche ont tenté de calmer les esprits en scandant «on reste pacifique». À de nombreuses reprises, les étudiants ont empêché les trouble-fêtes de poser des gestes violents.

    Une trentaine de policiers suivait de près le petit groupe de perturbateurs. La cavalerie du SPVM fermait la marche.

    Automobilistes nerveux

    En plus de ne pas divulguer leur trajet aux policiers «pour éviter des arrestations massives», les étudiants ont ignoré la directive de circuler dans le même sens que la circulation.

    Sur René-Lévesque, les manifestants défilaient entre les véhicules, devant des automobilistes nerveux.

    Alors que certains klaxonnaient impulsivement, d'autres, comme Pierre Lachapelle, ont complètement figé devant la horde d'étudiants.

    «Ça me fait peur, a affirmé M. Lachapelle, ils sont en plein milieu de la rue et ils bloquent tout. Il y en a qui sont visiblement ici pour faire du grabuge.»

    Plus loin, des policiers ont été ciblés par les pièces pyrotechniques des membres du Black Bloc. Les agents ont dû battre en retrait.

    Soutien aux étudiants

    Devant l'Université Concordia les étudiants ont exprimé, en anglais, leur soutien aux étudiants qui venaient de se joindre au mouvement de grève pour la première fois de l'histoire d'une université anglophone.

    De la peinture a été lancée sur le siège social de Rio Tinto Alcan, sur la rue Sherbrooke Ouest et des graffitis ont été faits sur des auto-patrouilles de la police de Montréal.

    La manifestation s'est terminée vers 16h30 avec le sit-in d'une soixantaine de personnes devant les bureaux du consulat de Colombie.

    Des membres du Black Bloc ont tenté de casser les vitres des voitures de police, mais des étudiants se sont interposés. Environ 350 protestataires sont demeurés au coin de Sherbrooke et Metcalfe, malgré la fin de la marche, qui a été déclarée «illégale» à ce moment par le SPVM.

    Peu avant 17h, les forces policières ont exigé de ceux qui restaient qu'ils se dispersent, en indiquant qu'il y aurait des arrestations s'ils n'obtempéraient pas. La foule s'est graduellement dispersée, vers 17h30, après l'intervention de la cavalerie et l'arrestation d'un jeune homme. Une arrestation a eu lieu, pour une bouteille lancée sur les policiers.
     
    Dernière édition: 14 Mars 2012
  3. christhi
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    christhiExpert en sinistre Membre actif

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    Avr 2007
  4. anarchiste, situationniste, chaos/Nihiliste, individualiste
    AH ces villains anarchistes... empêchant que nos "luttes" se déroulent dans le bon ordre! S'ils seraient pas si violents envers des vitres on se ferait pas casser le visage par ces braves Policier qui ne font que leur job pour la Démocratie.

    La Presse a bien raison de les condamner, ces sales black blocs qui refusent d'être civilisés et osent confronter es autorités... Grâce au soutien de nos amis journalistes du Ministère de la Propagande et dans les gros syndicats corpos (racistes et fachos), nous allons vaincre enfin le néolibéralisme... ben au moins geler les frais de scolarité jusqu'à l'hiver prochain!

    - un autre socialiste à la con
     
    Dernière édition par un modérateur: 14 Mars 2012
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