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Histoire Les anarchistes et anti-fascistes espagnols libèrent paris (24 aout 1944)

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 25 Janvier 2010.

  1. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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    Mar 2005
    Homme , 32 ans
    Canada
  2. anarchiste, autonome
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Si les guérilleros espagnols ne sont pas aussi nombreux dans le Nord que dans le Sud, leur présence se fera clairement sentir lors des combats de la Libération qui commencent en juin 1944. Cependant, sur ce théâtre des opérations, ils sont rejoints par leurs frères qui se battent sous l'uniforme français: ceux qui s'étaient engagés dans la Légion étrangère ou qui s'étaient enfuis en Angleterre après la défaite française, en 1940. Après avoir lutté contre l'Afrika Korps du général Erwin Rommel, ils se sont préparés à envahir la France. En été 1944, ils retourneront dans ce pays, aideront à le libérer, puis pénétreront en Allemagne. même.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] En été 1943, seize mille soldats, dont vingt pour cent d'Espagnols, sont regroupés en Afrique pour former la 2è division blindée (2èDB) française commandée par le général Philippe Leclerc. Ils viennent d'un peu partout, mais tous se sont déjà battus en Afrique. Équipée par les Américains, la division dispose d'un armement ultra-moderne. Vers la même époque, le général Brosset prend la tête de la 1ère division blindée et le général Jean de Lattre de Tassigny est nommé commandant de l'armée B. Ces unités vont devenir les symboles visibles de la résurgence de la vitalité militaire française et les instruments grâce auxquels la France pourra participer de nouveau à la lutte contre Hitler.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Des Espagnols sont disséminés dans toute la 2eDB, mais ils prédominent surtout dans le régiment d'infanterie du Tchad et dans la 9e compagnie de chars du 3e bataillon. Putz, un vétéran français des Brigades internationales commande le 3e bataillon et Raymond Dronne, la 9e compagnie. Pour les officiers français, apparemment, cette dernière affectation "n'était pas de la tarte" : avant la sélection de Dronne, plusieurs d'entre eux l'avaient refusée. "A vrai dire, écrit celui-ci, la compagnie inspirait de la méfiance à tout le monde et personne ne voulait en prendre le commandement." Si le capitaine Dronne est finalement choisi, c'est parce qu'il parle couramment l'espagnol, a passé beaucoup de temps en Espagne avant la guerre et, facteur peut-être plus important encore, est entré dans la Résistance dès le début. La plupart des Espagnols sont anarchistes, un certain nombre d'entre eux, socialistes et modérés. Quand la 9è compagnie débarque en Normandie au début du mois d'août 1944, elle compte cent quarante-quatre Espagnols. Seuls seize d'entre eux survivront à la traversée de la France, puis à celle de l'Allemagne.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Dronne trouve les Espagnols "à la fois difficiles et faciles à commander". Ils restent sur leurs gardes jusqu'à ce que leur officier ait fait ses preuves, mais, une fois qu'ils accordent leur confiance, celle-ci est "totale et complète". Ils veulent absolument connaître les raisons des tâches qu'on leur demande d'accomplir, mais, quand on les leur a expliquées et qu'ils les approuvent, ils les exécutent avec une résolution inébranlable. "Ils n'avaient pas l'esprit militaire, écrit Dronne. Ils étaient presque tous antimilitaristes, mais c'étaient de magnifiques soldats, vaillants et expérimentés. S'ils avaient embrassé spontanément et volontairement notre cause, c'était parce que c'était la cause de la liberté. Oui, en vérité, c'étaient des champions de la liberté."[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Le 4 avril 1944, la 2èDB embarque à Casablanca pour l'Angleterre. Bien qu'elle n'ait pas été spécialement désignée pour envahir la Normandie, elle débarque en France du 31 juillet au 4 août. Presque aussitôt, elle engage le combat. Le 7 août, elle déplore son premier blessé : Andrés Garcia, touché par un éclat de bombe. La 2èDB, qui est rattachée au corps d'armée commandé par le général américain Gerow, commence à monter sur Paris, le général de Gaulle ayant reçu du général Omar Bradley l'assurance qu'on laisserait à la division l'honneur d'entrer la première dans la capitale. Mais les Américains tardent à donner le feu vert aux Français. Leur stratégie préconise des mouvements enveloppants par le nord et le sud de Paris. Menacés d'encerclement, les Allemands seraient alors forcés d'évacuer la ville sans combat. Pour le général Dwight D. Eisenhower, la prise de la capitale était prévue pour les premiers jours de septembre. Impatient, Leclerc ne cesse de demander qu'on lui permette de foncer. Le 21 août, alors qu'il se trouve devant Argentan, il est informé que la Résistance, qui s'est soulevée à Paris le 18 août, livre de violents combats dans toute la ville. De sa propre initiative, il envoie sur Paris un fort détachement de reconnaissance, mais ce mouvement est stoppé par le général Gerow. Le 23 août, la 2èDB atteint Rambouillet, à 200 kilomètres de la côte normande et à 50 kilomètres seulement des portes de Paris. Selon Dronne, le 24 août, à 19 heures 30, le général Leclerc vient lui demander pourquoi son unité s'est arrêtée. Quand Dronne lui explique que le général Gerow veut qu'il garde sa place dans la ligne, Leclerc répond : "On n'est pas obligé d'obéir à des ordres stupides." Il prend Dronne par le bras et pointe sa canne en direction de la capitale : "Filez directement à Paris et entrez-y ", ordonne-t-il. Si j'ai bien compris, réplique le capitaine, je dois éviter toute distraction, n'accorder aucune attention à ce que je pourrais rencontrer en chemin. Leclerc acquiesce. Passez par n'importe quel moyen, ajoute-t-il. Il faut absolument entrer dans Paris. Dronne a raison de supposer que le but de cette manœuvre est plus psychologique que militaire. Elle est destinée à remonter le moral de la Résistance dans la ville. Il fallait que la population voie la seule armée française dans la région et sache qu'ils étaient les premiers Alliés à pénétrer dans la capitale.

    [​IMG]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]De Gaulle et Leclerc passe La Nueve en revue.
    [/FONT][/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][B][/B][/FONT][/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Comme avant-garde, Dronne choisit les sections de half tracks espagnols commandées par le lieutenant Ellas et le sergent Campos. Son adjoint, le lieutenant Amado Granell, dit que l'unité était composée de 22 chars et de 120 hommes, A 20 heures 20, elle entre dans Paris par la Porte d'Italie où le capitaine Dronne se place lui-même à la tête de la colonne. Ensuite, celle-ci avance rapidement dans les rues et arrive à 21 heures 33 à l'Hôtel-de-Ville. Les premiers chars qui atteignent la place sont conduits par des Espagnols. Selon Granell, ils s'appellent Guadalajara, Teruel, Madrid et Ebro. Dronne est reçu par Georges Bidault, président du Comité national de la Résistance, Daniel Mayer, Joseph Laniel, Georges Marrane et Léo Hamon, membres du Comité. Dans leurs récits de la libération de Paris, Robert Aron et Adrien Dansette assurent tous deux que ce sont des chars français qui ont atteint l'Hôtel-de-Ville les premiers. Aron cite un tank nommé Romilly, Dansette en ajoute deux autres : Montmirail et Champaubert. Écrivant en 1947, Dansette n'accorde aucun crédit aux nombreux rapports concernant des soldats espagnols qui se meuvent avec l'avant-garde dans les rues de Paris. Il affirme qu'en réalité, ces hommes sont des Marocains. Dans une note de bas de page, il ajoute, non sans malice : Nous tenons ici un parfait exemple de la façon dont naissent les fausses nouvelles. Le capitaine Dronne, cependant, est catégorique : "Des half-tracks portant des noms espagnols et conduits par des Espagnols de la 9è compagnie furent les premiers à entrer dans Paris et à atteindre l'Hôtel-de-Ville", affirme-t-il. A un certain moment, après que les véhicules de tête ont occupé des positions défensives sur la place, Dronne pénètre dans le bâtiment pour converser avec les chefs de la Résistance. Une foule immense envahit la place, grimpe sur les chars et félicite les tankistes. Soudain, un tireur isolé envoie une balle à l'intérieur de l'Hôtel-de-Ville. Quand il sort, Dronne remarque que l'équipage de l'Ebro, délivré de ses admirateurs, qui ont fui au premier coup de feu, a déjà pris position contre une attaque éventuelle des Allemands. Les résistants F.F.I. qui vont et viennent dans l'ombre, note-t-il plus loin, rendent les Espagnols nerveux et vigilants: leur longue expérience des combats de rue leur fait craindre une attaque surprise. Léo Hamon, qui s'est précipité dehors pour saluer l'arrivée des chars, s'entretient avec leurs équipages. " Ils ne parlaient pas très bien le français, rapporte-t-il. C'étaient des républicains espagnols engagés dans la division Leclerc. " Décrivant le détachement d'avant-garde qui stationne sur la place, le lieutenant Granell relève que les chars portent des noms espagnols inscrits sur leurs flancs. Le sergent-chef Jesus Abenza écrit qu'avant d'entrer dans Paris, le général Leclerc avait dit aux Espagnols qu'il les voulait à la tête de la colonne, que c'étaient eux qui conduiraient l'armée de libération. Abenza se rappelle également que pendant le trajet de la porte d'Italie à l'Hôtel-deVille, la foule les avait accueillis aux cris de " Vive la France! " Quand on leur dit que les tankistes sont espagnols, ils crient "Vive les Espagnols !" Plusieurs chars arborent un fanion de l'Espagne républicaine et, lorsqu'ils atteignent la place, Abenza met en place le premier canon nommé El Abuelo "Le grand-père".[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]L'insurrection de Paris a déjà commencé le 18 août ; l'arrivée de l'avant-garde de la 2è division blindée, suivie, le lendemain du gros de la division et de la 4è division américaine, alimente la bataille de Paris. Plus de 4 000 Espagnols participent au soulèvement et jouent un rôle important dans les combats qui ont lieu place de l'Opéra, place de la Concorde, place de la République, à l'École Militaire et dans d'autres quartiers de Paris. Très souvent, ils se joignent à la 2e division blindée et participent à l'assaut de nids de résistance allemands au Luxembourg et aux Invalides. Dans le quartier de l'Étoile, un guérillero nommé Pacheco fait prisonniers douze Allemands à l'hôtel Majestic. Plus tard, il s'empare d'un certain nombre d'armes aux Invalides et les distribue aux résistants. José Baron, chef des guérilleros espagnols sur la rive droite de la Seine, meurt dans la bataille qui se déroule place de la Concorde. Un autre partisan espagnol, Trigomas, tue six défenseurs au Sénat et s'empare de leurs armes. Charles Tillon note que les guérilleros se battent dans toute la ville. Un groupe d'Espagnols dirigé par un ancien instituteur, Julio Hernandez, occupe l'ambassade espagnole et remplace le drapeau nationaliste par un drapeau républicain.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Ces opérations se déroulent dans le cadre du mouvement continu de la Résistance dans le Nord, mouvement qui s'était accéléré avec les débarquements alliés. Entre le 11 avril et le 30 septembre 1943, La Défense de la France dénombre presque 500 actions distinctes de résistance. 278 d'entre elles sont dirigées contre le système ferroviaire. D'autres missions comprennent la destruction d'écluses, de réseaux téléphoniques, de dépôts de munitions et d'usines. Ce journal clandestin rapporte que 950 allemands ont été tués, 1 890 blessés. Plus de 220 collaborateurs français sont tués ou blessés. En Normandie et en Bretagne, les Espagnols qui avaient travaillé pour l'organisation Todt ont formé de nombreux groupes de résistance (*) . En Bretagne et dans d'autres régions, les guérilleros font sauter cinq transformateurs, une gare et un centre de triage et une partie d'un terrain d'aviation à Saint-Jacques-de la Lande (Ille-et-Vilaine). Pedro Flores tue un officier allemand, revêt son uniforme et entre dans un cinéma exclusivement réservé aux Allemands. Il y a fait éclater une bombe, blessant un grand nombre de spectateurs. Le 8 juin 1944, il est arrêté, torturé et tué par la Gestapo. A Saint-Malo, en Bretagne, les ouvriers espagnols de Todt détruisent le réseau électrique de leur zone de travail. En novembre 1943, le groupe de Saint-Malo est décimé par la Gestapo, mais l'unité est réorganisée par un groupe de travailleurs espagnols évadés de l'organisation Todt dans l'île de Jersey.
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Extrait de : Par -delà l'Exil et la mort. Les républicains espagnols en France.
    Louis Stein (1981)

    [/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif]* Voir l'article de Pépito Rosell[/FONT] :
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Dans la résistance : l'apport du mouvement libertaire [/FONT]
    [​IMG]



    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Le halftract Guadalajara devant l'Hotel de Ville de Paris.[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]A l'occasion des cérémonies de la libération de Paris de 2004,
    un journaliste a retrouvé le dernier acteur vivant de cet évènement
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][/FONT]​
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Vous êtes un des premiers soldats de la division Leclerc qui, il y a soixante ans, ont participé à la libération de Paris. Au moment de la célébration de cet anniversaire, à quoi pensez-vous d'abord ?[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Luis Royo-Ibanez. : D'abord ? À mes dix camarades du Half-Track "Madrid" que je conduisais. Ils ont tous disparu.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Je pense à mon chef de section Moreno, à ces dix Espagnols anarchistes, socialistes, républicains, vaincus par les franquistes soutenus par les nazis et les fascistes italiens. Lorsque l'ordre nous a été donné par Leclerc de "foncer sur Paris", nous étions ivres de joie et de bonheur. Nous allions participer, aux premières loges, à la libération de Paris, nous allions chasser les Allemands et surtout prendre notre revanche sur ceux qui avaient assassiné la République espagnole que nous défendions à l'époque avec des tromblons datant de la guerre 1914-1918. En débarquant en France, en combattant dans l'Orne, en pénétrant dans la capitale de la France, nous disposions d'un armement américain moderne.
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Je pense à mon Half-Track "Madrid", à sa vitesse, à sa puissance de feu. Nous étions déterminés, bien armés et entraînés, bien commandés, bien guidés par les FFI. Les Allemands n'avaient, cette fois, qu'à bien se tenir.[/FONT]

    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Comment s'est déroulée votre entrée dans Paris ?[/FONT]

    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Luis : Par la porte d'Orléans, et toujours guidés par les FFI car nous ne disposions d'aucun plan et ne connaissions pas la route. Avec un premier objectif : l'école militaire. Là, nous avons été accueillis par des tirs nourris provenant des maisons entourant les Invalides. Ce n'étaient pas les Allemands mais la milice française. Une fois cette poche éliminée, nous avons reçu l'ordre de rejoindre l'Hôtel de Ville, toujours en compagnie des FFI. Il y avait beaucoup de monde. Le Half-Track Madrid a pris position devant la porte centrale. Imaginez notre joie et notre fierté.
    Pourtant, un événement nous a choqués.
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Plusieurs individus ont entraîné des femmes pour les tondre sur la place. Un spectacle insupportable, qui en rappelait d'autres : les troupes franquistes pratiquaient de la même manière en Espagne. Nous les avons dispersés en leur disant : Vous voulez en découdre ? Alors prenez les armes, partez sur le front, combattez les Allemands et laissez ces femmes tranquilles. Ils ont quitté les lieux.
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Je sais qu'ils ont continué un peu plus loin leur sinistre besogne. Nous avons demandé à nos officiers d'informer Leclerc.[/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif][​IMG]
    [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Numéro de Solidaridad Obrera daté du 26 septembre 1944. A la Une : Avec les espagnol de la Division Leclerc.
    [/FONT][/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][B][/B][/FONT][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]24 Aout 1944, Pierre Crénesse, le reporter radio envoyé par la radio clandestine du 37, rue de l'Université[/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif], radio de la Libération de Paris. Tout feu et flamme, il se met à interviewer, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, ces Français bien de chez nous, venus de si loin pour libérer la "mère patrie" et s'entend répondre : Señor, soy español ("Monsieur, je suis espagnol")[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif] La "UNE" du journal Libération du 25 août 1944 relate l'arrivée du capitaine "Bronne" (sic) mais affiche la photo de son adjoint, le lieutenant espagnol Granell, accueilli par deux représentants de la Résistance.
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]En Angleterre, début 1944, ils vont baptiser leurs half-tracks de noms espagnols. Les anarchistes de la Nueve veulent en appeler un "Durruti", les communistes militent pour "La Pasionaria".
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif] Pour éviter les affrontements, les officiers espagnols tranchent pour les noms des batailles de la guerre d'Espagne : Teruel, Belchite, Guadalajara...[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
    [/FONT]
    [​IMG]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]"Cette guerre européenne qui commença en Espagne ne pourra se terminer sans l'Espagne." A. Camus, le 7 septembre 1944 in Combat. [/FONT]
     
  3. le grand timonier
    Offline

    le grand timonierMembre du forum Expulsé par vote

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    Sept 2010
    mon aieul m'avait raconté ce genre d'histoires... il n'y a pas participé , mais y a assisté . sur le moment il était très heureux de voir ces sales conasses de collaboratrices tondues et humiliées...
    après coup il se dit que c'était pas très malin.
     
  4. Hoddy Evalb
    Offline

    Hoddy EvalbBanned from the Roxy Membre actif

    112
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    Fev 2008
  5. anarchiste, internationaliste, auto-gestionnaire
    Sérieux, mais CASSE TOI ! T'es obligé de placer le mot "connasse" à chaque fois que tu parles de femmes ? Et viens pas sortir que tu ne fais que citer ton grand-père (qui a l'air d'avoir été un bon lui aussi dans ton genre...) parce que c'est systématique.
     
  6. le grand timonier
    Offline

    le grand timonierMembre du forum Expulsé par vote

    36
    0
    0
    Sept 2010
    j'enlève connasse si tu veux, mais pas collabo!!

    insulte pas mon aieul stp, c'est grâce à lui que t'es là aujourd'hui
     
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