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Logement & gentrification Le projet de loi anti-squat risque passer bientôt!

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par wlibertaire, 16 Septembre 2017.

  1. wlibertaire
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  2. anarchiste, internationaliste
    Le projet de loi visant à criminaliser les squatteur.euse.s risque de passer bientôt.

    En effet une réunion de la commission justice était d’ors et déjà prévu à la chambre ce mardi 19 septembre, elle a été finalement annulé mais le risque est élevé qu’elle soit juste reportée à la semaine suivante…

    La semaine d’actions contre la loi anti-squat touche à sa fin mais ce n’est pas le moment de relâché la pression!

    Empêchons l’état de poursuivre sa criminalisation des précaires!

    Plus d’infos sur la loi anti-squat: Collectif d'opposition à la loi anti-squat en Belgique
     
  3. ninaa
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  4. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Sur squat.net
    Bruxelles: Rassemblement et semaine d’action contre la loi anti-squat

    Piratons Bxl
    occuponsbxl [at] riseup [point] net
    Piratons Bxl | Collectif de squatteur_euse_s
    Piratons Bxl, Bruxelles Belgium | radar.squat.net
     
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  5. ninaa
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    bxl.indymedia.org - Souricière Anti-squat
     
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  8. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Communiqué de la MANIF LOI ANTISQUAT : Répression policière et solidarité de quartier
    posté le 02/11/17 Mots-clés action solidarité sans-papiers répression / contrôle social luttes sociales logement / squats / urbanisme

    Communiqué de la MANIF LOI ANTISQUAT du 1er Novembre


    Répression policière et solidarité de quartier

    Hier soir, le gouvernement a marqué une nouvelle fois un tournant décisif dans la répression du mouvement squat. A mettre en relation avec les dernières expulsions expéditives de la nouvelle occupation du 123 Avenue Porte de Hal et de l’Orme ce mois-ci, pour ne citer qu’eux, ainsi que cette nouvelle loi votée le 5 octobre à la Chambre des Représentants criminalisant les squatteur-euses, le Gouvernement avait donné une consigne simple à la Police : empêchez-les de manifester ! Alors que la place du jeu de balle avait mis plus d’une heure à se remplir et où plus de 300 personnes ont finalement pris la direction de Porte de Hal à l’arrivée de la samba. Nous avions à peine fait 100 mètres lorsque des robocops ont bloqué simultanément les deux entrées de la rue Blaes avec les manifestants au milieu.

    C’est ainsi que nous fumes pris en nasse durant plusieurs heures sans la possibilité d’avancer ou de reculer. L’énergie collective fut solidaire et c’est dans un rythme de batucadas que nous pouvions entendre la foule scander des slogans contre la police et cette loi-antisquat. Des habitants témoins de la scène montrèrent leur solidarité en diffusant par exemple de chez eux de la musique anti-police depuis leurs balcons. Un bref contact fut alors pris entre quelques volontaires et les deux chefs de la zone de police responsables de la situation. Sans surprise la police donnait non seulement l’ordre de quitter les lieux un-e à un-e en passant par les cordons de fouille et de contrôle déployé par les larbins. Certain-es choisirent de quitter les lieux en se résignant aux injonctions tandis que la plupart d’entre nous étaient bien décidé-es à résister coûte que coûte face à cette nouvelle démonstration d’autoritarisme.

    Pris-es au piège, certain-es n’avaient pas leurs papiers ou ne voulaient tout simplement pas se faire ficher. Un appel fut donc lancé aux habitants de la rue afin que ces derniers nous accueillent ou nous permettent de fuir par les sorties arrières de leur propriété. Contre toute attente, c’est exactement ce qui a fini par arriver. Plusieurs commerçant-es et habitant-es scandalisés par ces crétins de flics ont ouvert leurs portes afin qu’une petite centaines de personnes puissent prendre la fuite et échapper aux contrôles. Soudainement, l’entièreté des dernier-e-s manifestant-es resté-e s jusqu’à alors dans la nasse a totalement disparu devant les regards béats et impuissants des RG et des lignes de robots qui encerclaient à présent le vide. Peu de temps après, des marolliens ont commencé à canarder la flicaille tandis que d’autres personnes venues en soutien continuaient à mettre la pression à l’extérieur du dispositif.

    C’est donc une mini victoire dans ce premier grand échec dans la rue et pour le squat de ces deux dernières années à Bruxelles. Aujourd’hui, les autorités ne veulent plus nous laisser manifester et ferment tous nous lieux autonomes un par un. Il n’y a plus de Centre Social Anarchiste, tous les squats se font fermer peu à peu avec les conséquences que cela implique pour le mouvement ainsi que les mal logés qui le composent. Peut être serait il temps de prendre du recul afin de nous réorganiser pour meilleure stratégie collective en prenant compte des nouvelles règles du jeu. Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons baisser les bras car il en va de notre survie pure et simple au sein de cette société capitaliste. Nous ouvrirons encore et encore des espaces temporaires et autonomes dans lesquels nous pourrons continuer la lutte pour la liberté !

    LOI ANTISQUAT => SQUAT ANTILOI !

    LONGUE VIE AU SQUAT ET A SON MONDE ET MORT A L’ÉTAT IMMONDE !

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    bxl.indymedia.org - Communiqué de la MANIF LOI ANTISQUAT : Répression policière et solidarité de quartier
     
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  9. ninaa
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  10. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    11.04.2017
    Bruxelles 1er novembre, retour sur la manif contre la loi anti-squats et son monde
    Categories: Luttes logements, Manif
    Bruxelles 1er novembre, retour sur la manif contre la loi anti-squats
    et son monde

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    On sentait bien que ça ne se passerait pas comme les dernières fois. Les informations venaient au fur et à mesure qu’arrivaient les copines et les copains sur la place du jeu de Balle ; dispositifs de flics çà et là dans le quartier, bus d’arrestation et combis à Poelaart, ministère de la justice surgardés, porte de Hal quadrillée. Le dispositif, visible comme caché, était plutôt impressionnant. Sur la place aussi, policiers en uniformes et en civil tournaient ostensiblement autour de nous. Les phares d’une voitures de police rivés vers les manifestants, l’ambiance était d’emblée tendue. Depuis un peu moins d’un an les manifestations sauvage sur le thème du logement ou du squat s’étaient vue encadré par un dispositif policier discret et avaient pu être conduite à terme sans interventions.

    À 18h, Nous étions à peu près 200 à nous élancer rue Blaes dans une ambiance déterminée en direction de la porte de Hal au rythme de la samba et aux cris de « loi anti squat – squat anti loi » , « Et tout le monde déteste les huissiers ». Au bout de 200 mètres, les flics sortent de leur cachette et déboulent au bout de la rue, cette fois ci ordre à été donné de ne pas nous laisser prendre la rue. Derrière les banderoles on continue à avancer. Le piège policier se referme alors sur le cortège des deux côtés de la rue, combis et robocop s’installent.

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    Les flics ne laissent personnes sortir pendant plus d’une heure tout en racontant au mégaphone que pour éviter l’arrestation collective, il était possible de sortir en montrant sa carte d’identité au compte-goutte, les bleus s’amusent à renvoyer les gens qui veulent sortir de la nasse à leurs collègues de l’autre côté de la rue, et vice versa. Du coup on tient, on tente de trouver des échappatoires, la samba continuer de jouer et les gens dansent, discutent, des voisins filment depuis leurs fenêtre, mettent de la musique anti flic. Tout le monde déteste la police. Au fur et à mesure, les gens s’en vont, soit en étant fouillés et filmés de la tête aux pieds avec leurs carte d’identité, soit en trouvant refuge chez des habitants ayant ouverts leurs portes.
    Comme une lueur dans la pénombre, la bienveillance du quartier aura permis de maintenir un peu le moral des nassé.e.s. Déci delà une réelle solidarité s’est fait sentir. D’accueil de nassé.e.s en jet de projectile par derrière la police, l’attitude du quartier face à l’agression et l’occupation policière est révélatrice d’un climat propre à faire naitre un peu d’espoir malgré ce grand foirage.

    Tous ces faits doivent nous interroger. D’autant que quelques témoignages laissent à penser que la stratégie du « laisser faire » jusqu’alors de mise face aux manifs sauvages n’était qu’une stratégie de fichage. Lors de la manifestation du 13 octobre, un policier en civil très peu discret et planté dans le parc en face du ministère de la justice aurait exigé le départ d’une voiture de police lors de l’emmurage symbolique du bâtiment. La claire volonté de ne pas nous laisser manifester cette fois laisse à craindre a un stratagème afin de compléter leurs dossiers. La communication et le soutient de copains venus d’autres pays a sans doute joué aussi dans la mise en place de ce dispositif disproportionné. On ne peut qu’y voir une claire volonté de découragement.

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    Tous ces faits doivent donc nous interroger. La répression a revêtue ses vieux habits à la faveur d’un temps de plus en plus délétère où de toutes parts tout le monde se radicalise, dans la connerie et la méchanceté, comme dans la volonté de rupture avec l’ordre existant. L’état est, comme toujours à l’avant-garde de cette radicalisation et se plait à désigner tour à tour les ennemis de l’intérieur, de plus en plus ciblés, de plus en plus acculés. Il nous oblige à repenser nous aussi nos méthodes et nos moyens, mais plus encore à insister pour conserver les rares parcelles de liberté encore accessibles. Les manifs sauvages continueront, les occupations aussi. Paradoxalement, les heures passées ensemble dans cette nasse sont en soi un événement politico-culturel, qui recrée du lien, de la solidarité, et des souvenirs de vies a l’intérieur du milieu squat. Il y’a sans doute des manières moins stressante de continuer à approfondir ces liens et de les élargir. C’est la tâche qui nous est désormais dévolue si nous souhaitons continuer à expérimenter la liberté dans l’anarchie.

    Bruxelles 1er novembre, retour sur la manif contre la loi anti-squats et son monde | Piratons Bxl
     
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  11. ninaa
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  12. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    https://paris-luttes.info/conventions-d-occupation-et-anti-9224
     
  13. wlibertaire
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  14. anarchiste, internationaliste
    Franchement malgré quelques réflexions intéressantes, cet article c'est globalement de la merde hautaine...
    Une analyse faites par quelqu'un.e qui visiblement n'as fait qu’effleurer la situation bruxelloise (cet article n'est clairement pas écrit par quelqu'un.e qui y vit...)... Et si bien des occupations conventionnées sont criticable sur bien des points, menacer de venir briser des vitres et jambiser des gen.te.s (qui par ailleurs ne se revendiquent meme pas nécessairement squatteur.euse.s ou anarchistes...) parce que ces gen.te.s vivent/font des activités dans des conventions c'est vraiment dépasser les limites de l'acceptable. Il y a bien d'autres gen.te.s a attaqué avant elleux... Et puis dans ce cas on fait quoi des gen.te.s, des collectifs qui louent un lieu ?? On les pends pour traitrises à la révolution? Mettre dans le meme sac toutes les conventions c'est aussi vraiment n'importe quoi, des gen.te.s peuvent se retrouver à signer des conventions pour pouvoir mener des projets à long-terme qui soient réelement révolutionnaire sans tomber dans la gestion de la misère que font certaines asbl...
    Mais apparement pour mener ce genre de projet, il faut avoir la thune de payer un vrai loyer sinon t'es qu'un.e traitre! Ou alors te faire expulser tout les 2 jours... Déjà juste le truc de avant la loi anti-squat, la loi belge sur les squats ressemblaient à la loi française... AHAHAH la grosse blague. La loi belge sur le squat n'as jamais ressembler à la loi française.. Ici, il n'y a jamais eu de truc des 48h ou ce genre de choses, sa a toujours été beaucoup plus laisser à l'appréciation de la flicaille... Les expulsions illégales s'enchaines depuis bien avant cet loi... Et les procès avant expulsion ont toujours été bien plus rare. Sa fait des années que de nombreux squats recoivent juste un papier la veille ou l'avant-veille de l'expulsion, tout au mieux une semaine avant, sans meme avoir été au courant auparavant qu'il y avait une quelquonque procédure de lancer... Et pour avoir aussi squatter en france, ca été bien moins expéditif que ce que j'ai vécu en belgique... De plus, il n'y a actuelement plus aucun squat politisé et ouvert au public à bruxelles... Si c'est clair que certaines convention et asbl jouent à diviser les "bons" des "mauvais", il faut pas non plus tout simplifier à l'extreme comme ça.. Et ce serait pas mal aussi que certain.e.s militant.e.s parisien.ne.s arretent de jouer les donneur.euse.s de leçon universelle... Lancer des débats, des réflexions,.. sur les stratégie des un.e.s et des autres c'est bien, c'est important, c'est intéressant... Menacer l'intégrité physiques de gen.te.s qui essayent de combattre le capitalisme (je ne parle évidement pas là de la febul et autres gestionnaires, mais toutes les conventions ne sont pas de leurs initiatives), meme si parfois ielles peuvent prendre des choix que l'on considère comme mauvais, ce n'est pas acceptable.
     
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  15. ninaa
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  16. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    Je suis bien d'accord avec toi, je n'avais pas lu assez attentivement.
    Cela dit la seule phrase qui fait allusion à la "jambisation" est celle ci, je l'avais zappée en effet:
    Pas question d'attaques physiques en aucun cas, là dessus bien d'accord avec toi, et l'article n'est en tout cas pas assez ferme sur ce point (même s'il ne dit pas non plus clairement qu'il y est favorable).

    Je suis farouchement, radicalement, définitivement opposée à l'idée de vengeance, même en cas de viol
    ou de meurtre!

    Le bris de vitres c'est très différent et tout dépend de quelles vitres il s'agit (j'ai jamais été scandalisée par le bris de vitrines de banques par exemple...).

    Cela dit illégalisme et légalisme sont difficiles, voire impossibles à concilier. Je l'ai vécu à plusieurs reprises dans des squats. La pire situation que j'ai connue est la proposition d'un élu retransmise par une délégation autoproclamée (contre l'avis du collectif) de se "débarrasser des sans papiers" et "d'arrêter les occupations", en échange de quoi les occupants avec papiers verraient leur dossier HLM mis sur le dessus de la pile.
    Le problème est que ceux qui désirent des conventions le font souvent dans le dos des illégalistes: je pense à une maison squattée au départ par des féministes pour en faire une maison pour militantes âgées. Une femme a pris l'initiative de demander un accord à la mairie sans en parler aux autres femmes. Bien entendu ces conventions ne sont pas sans contrepartie, les autorités demandent toujours un droit de contrôle sur ce qui s'y passe. Résultat les militantes anarchistes ont du abandonner ce lieu dans lequel elles s'étaient pourtant beaucoup investies.
    Autre exemple de contrepartie à une convention avec une mairie: des occupants d'un squat à Ivry après leur expulsion ont accepté un accord avec la mairie pour occuper un lieu provisoirement vide (en fait c'est tout bénef pour les proprios, ça fait des gardiens gratuits en attendant de l'utiliser). Très vite la mairie a exigé qu'ils ne fassent aucun évènement public. Puis ils ont menacé de briser l'accord si deux militants qui luttaient contre leur politique de logement ne partaient pas.
    Même histoire dans un autre squat d'Ivry appartenant à la mairie: après avoir accepté une convention, la mairie a menacé d'expulser les familles de roms si les squatteurs continuaient des activités publiques.
    J'aurais bien d'autres exemples de ce genre, tout ça pour dire qu'il ne s'agit pas d'un désaccord de principe (même si bien entendu je ne pense pas que ça mérite de près ou de loin des violences physiques!).
     
  17. ninaa
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  18. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    J'ajouterais que je ne juge pas les gens qui cèdent au chantage et acceptent de ne plus organiser d'activités publiques pour que des gens à la rue aient un toit.
     
  19. wlibertaire
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  20. anarchiste, internationaliste
    Je n'ai rien contre les bris de vitrines de banques mais là le texte ne parle pas de jambiser les politiciens et de briser les vitrines de banques mais bien de jambiser des gen.te.s du milieu associatif ou non qui ont fait des accords conventionnés avec de proprios... et d'aller briser les vitres des lieux conventionés, c'est quand meme pas du tout la meme chose vu la teneur de l'article il n'y a pas à douter que c'est bien elleux qu'ielle vise... Surtout quand on sait que de nombreuses soirée de soutien contre la répression, pour des collectifs anar, pour la ZAD ou d'autres luttes on été organisé dans des lieux tel que le 123 ou le Barlok (qui sont des conventions!!).
    Je ne dis pas pour autant qu'il n'y a pas d'asbl qui font de la gestion de la misère...
    Je ne dis pas non plus qu'il n'y a pas de convention dont les pratiques ne sont pas douteuses et ne nuisent pas au squat...
    Je dis juste qu'on ne peux pas mettre dans le meme sac des lieux dont tout les évenements sont à prix libre et qui organise des soirée queer, des soirées antirep, des soirées pour organiser des évenements militant... et d'autres lieux et convention qui font de la merde, expulsent des gen.te.s et se posent en gestionnaire des biens vacants. Par ailleurs beaucoup de convention sont négociés avec des proprios privés, il ne s'agit pas nécessairement des pouvoirs publiques...
    Quant à des conditions tel que expulser de sans-pap', des gen.te.s politisées ou ne pas organiser d'événements, les collectifs ont le choix de refuser des conventions si les conditions ne leurs plaisent pas et continuer à squatter, ça s'est fait et sa se fera encore.
    On ne peux juste pas mettre toutes les conventions dans le meme paniers. Tout comme, tout n'est pas rose dans le milieu (que je connais bien plus que celui des conventions...) des squatteur.euse.s, il y a déjà eu en belgique par exemple un squatteur qui sous-louait des chambres dans ses squats à des familles pauvres sans leur dire qu'il s'agissait d'un squat. Ce n'est pas pour autant que tout.e.s les squatteur.euse.s font ce genre de chose...
    Il en va de meme pour les conventions on ne peux pas généraliser et mettre tout le monde dans le meme sac.
    Il y a des buts, des visions, des moyens, des compromissions très différentes entre chaque convention/collectif.
     
  21. ninaa
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  22. anarchiste, anarcho-féministe, communiste libertaire, individualiste
    D'accord avec toi pour faire ces différences. Je ne sais pas comment c'est par chez toi le fait est que je ne connais pas de squats conventionnés qui organisent des évènements publics (il en existe peut-être mais je n'en ai pas entendu parler?). En revanche bien sûr en cas de location il n'est pas question de contrepartie et un locataire peut organiser ce qu'il veut.
    Le Rémouleur à Bagnolet par exemple est une location:
    [infokiosques.net] - Le Rémouleur (Bagnolet)

    Tu as raison, mais dans ce cas les propriétaires privés envisagent les occupants comme gardiens. D'ailleurs en région parisienne les militants et mal logés ont de plus en plus de mal à trouver des lieux inoccupés. Les propriétaires ont d'ailleurs une préférence pour les artistes, à tel point que des familles de sans papiers avaient tenté de se faire passer pour des "plasticiens" pour passer une convention.

    Dans le cas que je t'ai cité les avis étaient partagés: bien sûr on ne peut pas reprocher à des familles en galère d'être prêts à n'importe quoi pour trouver un abri. Mais évidemment les sans papiers et leurs soutiens ne pouvaient pas être d'accord. la proposition de l'élu a été refusée mais la bagarre interne a été chaude tu t'en doutes.
    Dans le cas du lieu conventionné à Ivry d'une part les militants qui s'opposaient à la politique de logement de la ville sont partis d'eux mêmes pour ne pas être responsable de l'expulsion de leurs copains: quant au squat conventionné qui héberge des familles de roms impossible de ne pas céder au chantage!

    Dans le cas du Centre social autogéré à Ivry il n'y a pas eu de tentative de convention (là il s'agit d'un bâilleur privé) mais procès, et il a été décidé qu'ils ne seraient pas expulsables avant avril 2019. Pas de convention, donc pas de chantage possible.

    Oui je le sais moi aussi tout n'est pas rose dans les squats!
    J'en avais un peu parlé dans ce topic:

    Des espaces temporaires d'anarchie?

    Et c'est bien pourquoi je demandais aussi comment faisaient concrètement ceux qui avaient réellement connu des expériences dans ce domaine, comment ils faisaient pour régler les conflits, en particulier entre légalistes et illégalistes, mais aussi les problèmes de sexisme.
    Un autre problème est le sentiment d'impuissance quand des mal logés viennent supplier qu'on leur laisse "une petite place".
    Dans le cas du Centre social autogéré d'Ivry par exemple ce n'est pas possible d'accueillir plus de gens dans de bonnes conditions. Alors bien sûr on est heureux pour les familles qui y vivent car c'est un lieu vraiment génial, propre, confortable (eau courante chaude et froide, cuisine, équipements, électricité, chambres individuelles, WC, douches...).

    Nouveau Centre social autogéré à Ivry

    Mais ça ne résout pas le problème général du mal logement et on s'en rend d'autant plus compte que cette sécurité est limitée dans le temps et que tant, tant, tant de gens ne peuvent pas en bénéficier.
    C'est pourquoi il faut continuer à lutter contre le mal logement en général, car ce n'est malheureusement pas en ouvrant des squats qu'on viendra à bout du problème, ils sont trop à en avoir besoin, et il n'y a pas assez de lieux disponibles.
    Non pas qu'il n'y ait pas assez de logements vides mais la plupart sont gardés (par des vigiles professionnels ou des gens ayant passé une convention avec les propriétaires).

    Montreuil (93): ne faites pas confiance aux proprios et aux autorités
     
    Dernière édition: 20 Décembre 2017
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