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Le défaut de la retraite par répartition

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Mick22, 21 Juillet 2020.

  1. Mick22
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    Mick22Membre du forum

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    Nov 2018
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    Bonsoir
    En ce qui concerne le défaut de la retraite par répartition
    Par exemple,un gouvernement de n'importe quel pays(peu importe le continent) va obliger ces habitants(nous les actifs,salariés) qui font tourner l'économie,avec notre force de travail,de travailler jusqu'à 65 ans,de manière à financer les retraités touchant une pension,une atteinte aux conditions de vie des travailleurs et en plus elle dépend de la croissance démographique
    Quel est votre avis?
    Merci
    N'attrapez pas le covid19
     
  2. HNORD
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    HNORDMembre du forum Membre actif

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    Jan 2020
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    France
  3. anarchiste
  4. K0dama
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    K0damaMembre du forum

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    France
    Ahahaha, la belle série de problèmes ; qui me semblent assez nettement tranchés négativement dans une perspective anarchiste (on n'en veut pas) mais, honnêtement, sans que je vois bien comment, au-delà de la négative, on en sort par le haut.

    1. Est-ce qu'on pense la retraite par répartition possible sans institution pour organiser le transfertfinancier, et sans institution coercitive pour éviter que certains individus ne jouent les passagers clandestins (chacun de nous envisageant le nombre de tels individus plus ou moins élevé selon qu'il est plutôt optimiste ou pessimiste sur la nature humaine).
    Si, en se voulant anarchiste, on répond : "il faut une institution financière et une institution coercitive", effectivement, ça devient problématique d'être pour la retraite par répartition, parce qu'en gros, on réinvente l'Etat.

    Du coup, sur le fond, je partage l'interrogation de Nina dans un autre fil :

    2. En mettant le problème qui précède de côté (je maintiens que ce n'est as gagné) est-ce qu'on pense la retraite par répartition souhaitable ? Bon, la réponse n'est probablement pas la même en théorie et en pratique.

    - En théorie, intellectuellement, le principe abstrait de la retraite par répartition est en tous cas collectif. la collectivité active d'aujourd'hui prend en charge celle d'hier qui l'a (en théorie) nourrie et éduquée. Seulement si on n'a pas envie de jouer collectif ?
    Là, je ne sais pas trop où se place l'anarchisme : du côté du collectif ? ou de la libre volonté individuelle ? Ben oui, peut-être c'est plus compliqué, mais justement, c'est dans la complication qu'une idée prouve sa robustesse.

    - En pratique, l'idée de base de la retraite par répartition, c'était de créer une solidarité intergénérationnelle en théorie la plus universelle possible. La raison très pragmatique, c'est qu'on avait beaucoup de vieux sans fric et beaucoup de jeunes avec plus de fric. Donc, ça pouvait marcher.
    Sauf que ça pose entre autre trois problèmes de mise en œuvre concrète qui me semblent appeler des réponses différenciées du point de vue anarchiste :
    (a) en pratique en France, la logique de la retraite par répartition reste assurantielle ; les modalités pratiques de la retraite par répartition reposent à la base sur une prolongation dans la retraite des inégalités salariales instaurées pendant la vie active. Si on est pour une égalité stricte des revenus, on est contre la déclinaison Française de ce système.
    (b) l'universalité promise en 46 n'a jamais été réalisée avec le maintien comme acquis spéciaux de régimes spéciaux, dont le caractère égalitaire et justifié est au moins débattu, et là, bon courage pour trouver un consensus. Où se place-t-on comme anarchiste ?
    (c) pour que ça marche il fallait soit un régime démographique équilibré, ce qui n'a pas été le cas, soit provisionner, ce qui a été un échec, l'institution coercitive étatique chargée de défendre le système n'ayant servi qu'à légaliser le vol du pactole. Voir la propension des chefs d'Etat et de Gouvernement à pomper dans le pactole exactement (comme ils font de la dette) comme réponse à chaque problème, avec la bénédiction des électeurs inscrits. L'anarchiste ne sera pas surpris puisqu'il ne croit pas ni l'Etat ni au système représentatif.


    Maintenant, cela posé, est-ce que la retraite par capitalisation est mieux ?? D'emblée, le principe est celui de l'accumulation capitalistique. Et du chacun pour soi. Beaucoup plus libéral qu'anarchiste, enfin, du moins à mes yeux. (chais pas, ou alors il faut l'imaginer dans un système d'égalité salariale avec un droit bancaire totalement refondé, et on n'est pas rendu, parce que le problème du droit, c'est que la putasserie humaine s'arrange toujours pour en trouver la faille....)

    La question est donc : si on élimine retraite par capitalisation et retraite par répartition, que fait-on des plus âgés dans une société anarchiste ?
    En sachant qu'on ne va pas s'en tirer avec "y'a qu'à blabla solidarité", parce que manifestement les gens dans la société actuelle n'ont pas envie de s'occuper de leurs parents âgés, voire dépendants.
    On peut toujours dire : "il n'y a qu'à" socialiser la prise en charge des âgés, la question reste de : qui concrètement va s'en occuper ?
    La solution est-elle alors d'imposer à chacun de s'occuper de ses parents ? Mais est-ce qu'imposer est très anarchiste ?? Et comment on impose en pratique ? Et puis est-ce que ce n'est pas pas à chacun de juger ce qu'il doit à ses parents ?

    Donc je ne suis pas sûr que tu aies bien compris la pensée libertaire, mais je crois que tu as indirectement mis le doigt sur un vrai sujet et chuis curieux de lire les réponses à la suite de ta question Mick22...
     

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