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L’ACHEVEMENT D'UN MONDE SUICIDAIRE

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Lukas Stella, 25 Janvier 2009.

  1. Lukas Stella
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    Lukas Stellainventeurs d'incroyances

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    Jan 2009
  2. libertaire, , situationniste, auto-gestionnaire
    Répandre la peur pour cacher les richesses

    Les richesses n'ont pas disparu dans la tourmente. Des multimilliardaires, spéculateurs de haute volée, ont profité largement de la crise en réalisant leurs plus gros bénéfices par des affaires douteuses, mais combien juteuses.
    Les États spéculent sur les banques et s'endettent pour créer de l'argent à tout prix, en l'empruntant à un avenir condamné, ce qui dévalue les monnaies, provoque de l’inflation en appauvrissant les populations. Les paris sur l'imprévisible pillent un futur incertain, le précipitant dans la fin d'un monde qui n'a plus de devenir, laissant échapper malgré-lui, de nouvelles perspectives qui esquissent l'ébauche de changements devenus possibles, et surtout indispensables.

    La confiance à disparue et la finance dérive en terre inconnue. La crise est nouvelle et personne ne sait ce qu’elle va devenir. Les banques sautent, la bourse perd les pédales et tout le monde attend ce qu’il va arriver. Le marché devait être régulateur, mais il n’a jamais régulé que le pillage de la planète pour le profit de quelques multimilliardaires qui s’accaparent ce magot démesuré, par les jeux obscurs de leurs spéculations sans limite.
    Dans la panique les politiques retournent leurs vestes et appellent, dans le désespoir, à plus de contrôle. Mais lorsque tout est informatisé, plus de contrôle provoquerait la multiplication de combines pour les éviter, et par conséquent plus de risques de dérapages. Les remèdes ont parfois des effets secondaires inattendus.
    L’argent qui abondait, il y a quelque temps, dans les sphères de la haute finance, n’a pas disparu avec la crise, il a seulement changé de main. Les prises de bénéfices s'accélèrent dangereusement. La crise est crue, les pauvres paieront.

    La richesse de quelques uns s’est réalisée par l’accumulation permanente d’une part de la valeur du travail dérobée aux travailleurs. Ces sommes cumulées depuis des années représentent aujourd’hui des richesses colossales qui circulent sur les marchés financiers à la recherche de profits juteux à court terme. Les richesses usurpées dans l’économie réelle passent par des paradis fiscaux, des comptes numérotés, puis sont rejouées dans l’économie virtuelle beaucoup plus lucrative mais aussi plus incertaine.
    C’est le temps des jeux sur la valeur de la valeur dans le temps. Sous le règne de l’arnaque, il s’agit de faire miroiter beaucoup d’argent facile et l’appât du gain fait le reste. Puis, il faut bien sûr, retirer sa mise avant la fin de la partie, sortir du jeu sans respecter les règles, ni les enjeux. A ce jeu pipé, les petits sont perdants car ils subissent les fluctuations. Par contre, les très gros spéculateurs créent les mouvements et les renversements, de ce fait ils ont toujours un temps d’avance sur les autres, ce qui leur permet de rafler le pactole.
    Dans ce monde barbare, les truands de la fortune «à tout prix», ont tous les pouvoirs, et notamment celui de disparaître aux yeux du monde. Leurs larbins répandent la peur de la catastrophe pour maintenir le peuple dans la soumission et la servitude. Recroquevillée dans son quotidien, la trouille au ventre, il ne se rebelle pas. Et quand cette folie des accapareurs de richesse provoque de gros dégâts dans l’économie réelle, on demande aux populations appauvries de payer les réparations, afin d’éviter la banqueroute du casino mondial. Les gestionnaires d’État sèment la panique à tout vent pour mieux justifier ce détournement des fonds publiques, qui n’est qu’une escroquerie sociale de plus, mais une de taille.
    N’oublions pas que les richesses n’ont pas soudainement disparues, elles ont seulement changées de main. Certains font des affaires extraordinaires.

    «Ce qui est traité en bourse, cette plus-value volée aux travailleurs puis rejouée aux dés sur le marché, n’est que la partie visible de l’économie. La masse invisible de cet iceberg a plus que doublé en 10 ans, en échappant à toute réglementation. Elle représenterait plus de 80% des opérations financières. Les transactions sur le marché des changes et les produits dérivés négociés entre particuliers, représentent aujourd’hui environ 50 fois le volume des transactions de l’économie réelle. Elles se comptent en millions de millards de Dollars, et peut-être beaucoup plus car si elles ne sont pas contrôlées, on ne peut pas en connaître précisément le montant.
    Ce que la propagande nous montre de la spéculation n’en n’est qu’une petite partie. En effet les quatre cinquièmes des opérations financières se déroulent hors-marché, de gré à gré entre ordinateurs, de particuliers à particuliers, sans comptabilité, sans contrôle et sans entrave. La finance s’est numérisée et l’économie dématérialisée.»
    (Stratagèmes du changement, de l’illusion de l’invraisemblable à l’invention des possibles, extrait du chapitre III)

    Le spectacle, qui n’est rien d’autre que la vision publicitaire du monde marchand sur lui-même, ne parle que de débâcle économique, doublée d’une récession sociale, pour mieux faire disparaître cette gigantesque rafle des richesses par quelques accapareurs au dessus des lois, au delà du visible. Dramatiser la situation leur permet de faire croire à la fatalité de cette crise inévitable, bouc émissaire planétaire, afin de mieux cacher cette monstrueuse arnaque ainsi que les suivantes qu’ils nous préparent. La prochaine crevaison viendra-t-elle de la bulle des fonds de pension, des matières premières, de l’énergie, des produits agricoles, ou alors des paris sur le futur ? La réaction en chaîne qu’elle pourrait entraîner n’est pas prévisible. Tout est possible...
    La peur de l’avenir n’est que l’expression de l’incertitude du devenir des capitalistes qui n’ont plus de futur. Tous ceux qui n’ont plus grand chose à perdre ont tout à espérer d’un nouveau monde émergeant par nécessité.
    Ce qui nous arrive n’est pas un accident de parcours, mais bien l’aboutissement du capitalisme, l’achèvement d’un monde suicidaire.
     
  3. Lukas Stella
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    Lukas Stellainventeurs d'incroyances

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    Jan 2009
  4. libertaire, , situationniste, auto-gestionnaire
    FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE

    Les richesses n'ont pas disparu dans la tourmente. Des multimilliardaires, spéculateurs de haute volée, ont profité largement de la crise en réalisant leurs plus gros bénéfices par des affaires douteuses, mais combien juteuses.
    Les États spéculent sur les banques et s'endettent pour créer de l'argent à tout prix, en l'empruntant à un avenir incertain, ce qui dévalue les monnaies, provoque de l’inflation en appauvrissant les populations. Les paris sur l'imprévisible pillent un futur en dépôt de bilan, le précipitant dans la fin d'un monde qui n'a plus de devenir, laissant échapper malgré-lui, de nouvelles perspectives qui esquissent l'ébauche de changements devenus possibles, et surtout indispensables.
    La crise économique et financière, qui ne fait que commencer, est maintenant une crise sociale générale. Il est aujourd'hui clair que les décideurs de la dictature économique ont largement fait preuve de leur irresponsabilité en menant la société à sa faillite promise, ruinant un futur déjà condamné, en polluant toute vie sociale et détruisant irréversiblement la planète. La confiance entre la population et l'élite au pouvoir a été rompu, car tous les décideurs sont tenu responsables de cette situation désastreuse.
    La seule issue est à vivre ensemble avec nos différences. Tout en nous ré-appropriant l'emploi de nos vies quotidienne, instaurons la démocratie directe dans les entreprises et tous les établissements publiques, une personne une voix, qu'il soit élève ou inspecteur, manutentionnaire ou actionnaire. L'autogestion généralisée de la vie est un minimum nécessaire à un changement de perspective devenu incontournable.
    Ni entrave ni temps mort !
    Lukas Stella, février 2009.
     
  5. jeunevoleur
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    jeunevoleurMembre du forum Membre actif

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  6. k1000
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  7. Nyark nyark
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    Nyark nyarkMembre du forum Expulsé par vote Membre actif

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  8. libertaire, anarcho-communiste, syndicaliste
    Ca fait du bien un site comme ça : intelligent, impertinent, tout-à-fait passionnant.
     
  9. Lukas Stella
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    Lukas Stellainventeurs d'incroyances

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  10. libertaire, , situationniste, auto-gestionnaire
    Stratagèmes du changement

    Mon dernier bouquin, "Stratagèmes du changement" édité par les Editions Libertaires, va sortir très bientôt, on peut maintenant le commander à Courtcircuit Diffusion .
    Lukas Stella
     
  11. nouvel contre ordre mondial
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    nouvel contre ordre mondialNouveau membre

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    Avr 2009
    exacte tu met le doigt sur l'un des points le plus important

    exacte tout ce que tu dis est vrai
    mais ce que tu ne c'est pas
    c'est pourquoi il ont fait tous ca depuis tant de temps
    ont : est une organisation secrète qui a infiltré tout la plupart des gouvernements du monde ainsi que les service secret de ceux ci

    il ont un but bien précis
    conditionner les peuples a de futur guerre
    pour mettre en place ce nouvel ordre mondial
    je crois que c'est la devise qui se trouve sur le billet américain

    et tout cela pour avoir un contrôle total sur les populations
    pour les forcer a faire la guerre

    cette guerre la sera la dernière

    heureusement qu'il y internet que cela est difficilement contrôlables

    retrouve mes messages d'autre discussion et tu comprendra mieux ce qui ce trame
    dans les coulisses des pouvoirs