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Actualité militante La révolution ne meurt jamais

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par zarkax, 20 Novembre 2011.

  1. zarkax
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    Oct 2009
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    http://www.youtube.com/watch?v=cy4jYBWRunU



    Le souffle de la contestation face à l’armée ne faiblit pas en Egypte, à moins de dix jours du premier scrutin législatif depuis le départ d’Hosni Moubarak. Deux manifestants sont morts et plus de 750 ont été blessés au cours de violents affrontements entre police et manifestants.

    Des médecins ont successivement annoncé la mort d’un jeune homme de 23 ans, qui a reçu une balle dans la poitrine au Caire, puis celle d’un autre jeune, âgé de 25 ans, touché par une balle en caoutchouc à Alexandrie. Des médecins ont par ailleurs indiqué avoir prodigué des soins à plusieurs personnes touchées aux yeux par des tirs de balles en caoutchouc, précisant que certaines avaient été transportées dans des hôpitaux.

    Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le ministère de l’Intérieur a toutefois assuré que «la police n’avait pas fait usage d’armes à feu, de fusils de chasse, ou de balles en caoutchouc», affirmant que les forces de l’ordre avaient eu recours à des «moyens légaux», n’utilisant «que des gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers».

    Dans la nuit, des dispensaires de fortune installés à même la chaussée accueillaient de nombreux manifestants en proie à des malaises ou suffocants en raison des tirs intensifs de grenades lacrymogènes par la police anti-émeutes.

    Armée contestée

    Les affrontements, qui ont éclaté dans la matinée au Caire sur l’emblématique place Tahrir ont fait 750 blessés dans la capitale, selon le ministère de la Santé, avant de gagner d’autres villes du pays, notamment Alexandrie, Assouan (sud) et Suez, sur la mer Rouge.
    Dix personnes, dont sept manifestants, ont été blessées à Suez, selon un responsable de la sécurité.

    Au cours des rassemblements, les protestataires ont scandé des slogans hostiles au maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et dirigeant de fait de l’Egypte.

    «Tout ce qui arrive est la preuve que les militaires veulent garder le pouvoir», a estimé Ahmed Abou el-Enein, militant de 30 ans, sur la place Tahrir, foyer de la révolte populaire qui a conduit à la chute de M. Moubarak en février. En outre, de nombreuses ambulances se trouvaient sur la place, où des milliers de manifestants s’apprêtaient à passer la nuit, certains enveloppés dans des couvertures.

    Des centaines de partisans de Hazem Abou Ismaïl, candidat salafiste déclaré à l’élection présidentielle dont la date n’est toujours pas fixée, avaient auparavant renforcé les rangs des manifestants. M. Abou Ismaïl est ensuite arrivé.

    Appel «à la raison»

    Dans la nuit, le gouvernement égyptien a appelé «à la raison» dans un communiqué lu à la télévision, ajoutant que «ce qui se passe depuis ce matin est dangereux et a un impact direct sur la marche du pays».

    Plusieurs partis politiques ont réagi, l’un demandant la constitution d’un gouvernement de salut national, tandis qu’un autre a réclamé le report des élections. De leur côté, les Frères musulmans ont appelé au calme afin de ne pas «ternir l’image de la révolution» dans un message publié sur Twitter.

    Sit-in évacué

    Les affrontements sur la place Tahrir ont débuté après que la police eut tenté dans la matinée de disperser par la force un sit-in organisé depuis plusieurs jours par des personnes blessées lors de la révolte anti-régime du début de l’année. Elles réclamaient le jugement des policiers et dirigeants responsables des violences qui ont fait à l’époque officiellement 850 morts et des milliers de blessés.

    Les affrontements de samedi surviennent alors que les Egyptiens doivent voter le 28 novembre pour élire les représentants de l’Assemblée du peuple (chambre des députés), premier tour d’un scrutin législatif qui doit se dérouler au total sur quatre mois.




    Après une nuit de violences, les affrontements entre policiers et manifestants se poursuivaient ce matin aux abords de la place Tahrir au Caire.

    Les heurts ont éclaté hier soir dans un théâtre proche où se déroulait, en présence des familles, une cérémonie en hommage aux victimes de la révolution. Les versions divergent : des bandes armées et la police sont tour à tour accusées d‘être à l’origine des violences.

    Le secteur de la place Tahrir a été aussitôt bouclé par les forces de l’ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

    Ces troubles surviennent alors que les militants pro-démocratie appellent à une manifestation le 8 juillet prochain. Ils réclament, notamment, le départ du chef du Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis le départ d’Hosni Moubarak.
     
  2. zarkax
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    zarkaxGANGNAM STYLE Membre actif

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    Oct 2009
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    Trois personnes ont péri dimanche d'asphyxie après que la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants sur la place Tahrir au Caire, ont rapporté des médecins dans un hôpital de campagne sur la place. La police anti-émeutes et la police militaire sont brièvement entrées dimanche sur cette place emblématique du centre-ville, avant de refluer dans les rues adjacentes face à une vive résistance de quelques milliers de manifestants présents. Deux protestataires ont été tués au Caire et à Alexandrie samedi, première journée d'affrontements meurtriers qui ont fait monter la tension en Egypte, où le premier scrutin législatif depuis la chute de M. Moubarak doit se tenir dans huit jours. Quelque 750 personnes ont également été blessées dans la nuit sur la place Tahrir, selon le ministère de la Santé. Les heurts qui avaient commencé samedi matin se sont poursuivis dans la nuit avant de reprendre dimanche matin et s'insensifier dans l'après-midi, notamment aux abords du ministère de l'Intérieur, proche de Tahrir, rappelant les scènes de la révolte anti-régime du début de l'année, avec toutefois une moindre ampleur. Selon l'agence de presse officielle Mena, des milliers de personnes se sont par ailleurs rassemblées dimanche pour les obsèques du manifestant tué à Alexandrie.
     
  3. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  4. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    Ca change des indignés, eux ils ne se laissent pas taper dessus lorsque leurs tentes sont détruites.
     
  5. zarkax
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    zarkaxGANGNAM STYLE Membre actif

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    Faut dire que le contexte n'est pas le même, si les indignés ont plus de tentes le soir ils rentrent chez eux .....

    alors que sur la place Tahrir beaucoup sont prêts à mourir parcequ'ils n'ont plus que ça finalement . Le pacifisme c'est un truc de bourgeois ....
     
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