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Luttes vertes Japon: Un autre centrale en danger... Fuites, radioactivité et débordements

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 8 Avril 2011.

  1. Ungovernable
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    A 120 kilomètres au nord des installations nucléaires en péril de Fukushima, une autre centrale atomique, également frappée par le séisme et le tsunami du 11 mars, inquiète désormais ses riverains, certains envisageant même d'abandonner les lieux.

    La centrale d'Onagawa, située dans une baie de la péninsule d'Ojika (nord-est du Japon), ne fonctionne plus depuis la double catastrophe, dont elle est sortie avec des dégâts limités et un début d'incendie vite éteint.

    La société qui l'exploite, Tohoku Electric Power, assure que ses trois réacteurs ne sont pas dangereux.

    La température du combustible est sous contrôle, insiste-t-elle, et le niveau des rayonnements est "relativement bas".

    Mais ces déclarations rassurantes ne suffisent pas à calmer l'anxiété de certains habitants, qui redoutent un "autre Fukushima".

    A Onagawa, la vague du tsunami a atteint 15 mètres de haut, pulvérisant les habitations et allant jusqu'à faire dérailler les trains.

    Kouki Onosaki, 18 ans, estime que "les gens vont être plus nombreux à partir qu'à rester".

    "Si quelque chose arrive à la centrale nucléaire, il n'y aura aucun refuge possible", déclare-t-il. "Nous allons quitter cette ville où nous n'avons plus rien qui nous retient".

    Le lycéen a perdu sa grand-mère et sa maison a été emportée par les flots.

    L'inquiétude des habitants à propos de la centrale est alimentée par le manque de surveillance indépendante du taux de radioactivité ambiant.

    Les autorités locales disposaient de sept dosimètres: quatre ont été mis hors service par le tsunami et les trois restants sont perturbés par les coupures de courant répétées.

    Tohoku Electric Power, de son côté, affirme que son matériel fonctionne et qu'il n'y a rien d'anormal dans l'air.

    Keiko Abe, 70 ans, a cru mourir emportée par le tsunami. Malgré ce traumatisme, elle se dit déterminée à rester, à proximité de la centrale.

    "Tout ce que nous pouvons faire, c'est prier pour notre sécurité et supplier de ne pas laisser se reproduire un autre Fukushima ici".

    La centrale sert de refuge à environ 200 rescapés du tsunami, mais l'AFP n'a pas été autorisée à les rencontrer à l'intérieur de l'enceinte.

    Avant le 11 mars, l'archipel nippon comptait une cinquantaine de réacteurs en exploitation, dans des régions côtières urbanisées à forte densité de population.

    Mais, alors que les autorités japonaises se débattent en pleine crise nucléaire, l'accident de Fukushima évoluant de plus en plus vers un désastre environnemental majeur, les détracteurs du nucléaire civil au Japon comptent relancer leur lutte.

    Depuis le début de l'accident, toujours en cours, la centrale accidentée a rejeté de nombreux éléments radioactifs, à la fois dans l'air et dans l'océan Pacifique.

    "C'est la preuve que le nucléaire n'est pas une source d'énergie propre", remarque Kouetsu Sugawara, un militant anti-nucléaire. "Il est temps d'envisager de nouvelles sources d'énergie dans le processus de reconstruction de cette région".

    Les responsables municipaux d'Onagawa ont demandé à la centrale de renforcer ses digues anti-tsunami et d'observer la plus grande transparence dans sa communication, afin de rassurer la populations.

    "Pour le moment nous concentrons nos efforts sur la recherche des personnes disparues et sur le soutien aux survivants", explique Toshiaki Yaginuma, porte-parole de la ville. "Une fois cela achevé, nous allons discuter des mesures de sécurité à la centrale"



    Japon: débordements d'eau radioactive à la centrale d'Onagawa

    Le nouveau séisme qui a secoué le Japon jeudi soir a provoqué des fuites au niveau des piscines de désactivation dans la centrale à l'arrêt depuis le 11 mars.

    Des petits débordements d'eau faiblement radioactive ont eu lieu au niveau des piscines de désactivation de combustible usé à la centrale nucléaire d'Onagawa (nord-est du Japon) à cause du séisme de jeudi soir, ont indiqué vendredi 7 avril l'exploitant et l'Agence de sûreté nucléaire."En raison des secousses, plusieurs anomalies ont été relevées dans les bâtiments des réacteurs", a expliqué un responsable de l'Agence lors d'une conférence de presse, soulignant toutefois que le niveau de radioactivité était "très inférieur" à la limite légale.
    "De l'eau a notamment débordé de la piscine de désactivation du réacteur 2", a précisé une porte-parole de la compagnie d'électricité Tohoku Electric Power, exploitante de cette centrale qui compte trois réacteurs.
    De l'eau a aussi été découverte sur le sol à plusieurs étages des bâtiments des autres unités, mais à chaque fois en très petite quantité.

    Centrale à l'arrêt

    La radioactivité de cette eau est dans tous les cas très basse comparée à la limite légale, selon les données communiquées par la compagnie, qui s'attend toutefois à relever plusieurs autres incidents en poursuivant l'inspection du site.

    La centrale, dont la structure n'a pas été abîmée, est arrêtée depuis le terrible séisme et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est de l'archipel le 11 mars. Toutefois le combustible qu'elle contient doit être en permanence refroidi.
    Une réplique de magnitude 7,1 s'est produite dans la nuit de jeudi à vendredi.
    Située une bonne centaine de kilomètres au sud d'Onagawa, la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (N°1), fortement endommagée le 11 mars, n'a pas subi de nouveaux dégâts du fait de la réplique de jeudi, d'après l'Agence de sûreté et la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco)

    En revanche, plus de trois millions de foyers du nord étaient encore privés d'électricité vendredi matin, notamment en raison de l'arrêt de centrales thermiques qui devraient être remises en exploitation dans la journée de vendredi.
     
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