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Luttes vertes Incendie en Russie: risques de nuage radioactif sur l'Europe ?

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 9 Août 2010.

  1. Ungovernable
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    Les autorités russes craignent que les incendies se propagent à une région dont le sol avaient été irradiés lors de l'explosion de Tchernobyl en 1986. Et l'Europe, dont la France, pourrait être menacée.


    La Russie prend actuellement toutes les précautions pour évacuer ses sites sensibles menacés par les incendies, mais une menace plane: l'apparition d'un nuage nucléaire. Une région inquiète notamment, celle de Briansk, à la frontière avec l'Ukraine et le Bélarus. C'est à partir de son ecosystème, son sol, ses végétaux, irradiés lors de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, que le nuage pourrait se former. "Si un incendie s'y déclarait, des substances radioactives pourraient s'envoler avec la fumée et une nouvelle zone polluée apparaîtrait", a averti le gouvernement. En revanche, le ministère des Situations d'urgence a annoncé la "stabilisation" de l'incendie aux environs du centre nucléaire de Sarov (région de Nijni Novgorod), d'où les autorités avaient affirmé mercredi avoir évacué les matières fissiles et explosives.

    Risques sur la Russie, mais aussi sur l'Europe. L'association écologiste Robin des Bois a mis en garde jeudi contre le risque de retombées radioactives en Europe, un danger que l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) s'est engagé à surveiller de près. L'IRSN "pourra disposer dans quelques semaines des résultats de mesure" en cours, et assure qu'il les présentera "dès qu'ils seront disponibles". "D'éventuelles traces de pollution radioactive ne pourront être décelées que si la France est exposée au panache de fumées. Or, depuis ces derniers jours, le territoire est plutôt sous des vents orientés nord-ouest", explique l'IRSN. "En tout état de cause, les niveaux d'activité susceptibles d'être observés en France à la suite de tels phénomènes ne sont pas de nature à provoquer une inquiétude d'ordre sanitaire", affirme l'institut.

    La France prête à aider

    Les installations militaires russes sont également surveillées de près. Quelques sites ont évacués par précaution, dont un dépôt de munitions de la région de Moscou. Le président Dmitri Medvedev a ordonné mercredi de renforcer la protection des sites stratégiques après l'incendie d'une base logistique militaire près de la capitale. Sur l'ensemble du pays, "on a constaté au cours des dernières 24 heures une baisse du nombre d'incendies, pas assez importante toutefois pour que l'on puisse se réjouir", a déclaré le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou. La situation s'est aggravée dans le Sud-Ouest, alors que l'Ouest et le Centre de la Russie - où l'état d'urgence a été décrété dans sept régions étaient jusqu'à présent les plus durement touchés par les incendies.

    Le bilan des pertes humaines est passé jeudi de 48 à 50 morts, selon le ministère. A Moscou, le nombre de morts a été multiplié par trois cet été, certains crématoriums refusant même de réceptionner les corps, car ils n'arrivaient pas à suffire à leurs fonctions, selon plusieurs bureaux de pompes funèbres locaux. De plus en plus de moscovites circulent avec des masques de protection, une épaisse fumée a en effet commencé à recouvrir la capitale.

    Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi que les autorités françaises "se tenaient prêtes à répondre à toute demande d'assistance", selon un communiqué de l'Elysée. La France dispose d'avions bombardiers d'eau, tout comme l'Italie qui a déjà dépêché deux Canadair en Russie. Le président vénézuélien Hugo Chavez s'est entretenu jeudi par téléphone avec Dmitri Medvedev pour exprimer sa "solidarité avec le peuple russe et présenter ses condoléances aux familles des victimes de cette catastrophe naturelle", selon un communiqué du Kremlin. En raison de la sécheresse qui entraîne une énorme perte pour les récoltes, le Premier ministre Vladimir Poutine a interdit les exportations de céréales jusqu'à la fin de l'année. La Russie est le troisième exportateur mondial de céréales, et les difficultés de son agriculture ont déjà contribué à une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux.
    Hausse vertigineuse du nombre de morts

    Le nombre de décès à Moscou en juillet a été supérieur de près de 50% au même mois de l'année dernière, avec près de 5.000 morts supplémentaires imputables à la canicule, selon les services de l'état-civil de la capitale russe. "L'augmentation de décès a commencé en juillet, en juin au contraire les  chiffres étaient plutôt bons. La canicule a très certainement influé", a-t-on déclaré, sans pouvoir cependant donner de statistiques sur les cause de décès.










    *****









    Dans l'Oural, les incendies menacent notamment le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak.

    [​IMG] «La pire canicule en mille ans». C'est ainsi qu'Alexandre Frolov, directeur des services météorologiques russes, qualifie le climat exceptionnel qui a généré, depuis la fin du mois de juillet, d'importants incendies dans le pays. Le bilan officiel fait état de 52 morts directement imputables aux incendies. Et le taux de mortalité lié aux températures, qui dépassent les 35°C, est en hausse.
    Dans l'Oural, le feu menace à présent le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak. Les autorités russes ont dû décréter l'état d'urgence dans le secteur, et vont réunir mardi tous les services concernés pour coordonner la lutte contre l'incendie. Le complexe de Maïak, construit en 1945, a connu en 1957 un des plus graves accidents nucléaires de l'Union soviétique. Des déchets radioactifs liquides s'étaient répandus après une explosion, touchant 260.000 personnes. Plusieurs centaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées.
    Il ne s'agit pas de la seule installation nucléaire menacée par les incendies. A Snejinsk, également dans l'Oural, sept hectares brûlent non loin d'un centre élaborant des armes nucléaires. Le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, a demandé à ses services de travailler 24 heures sur 24 pour éteindre l'incendie. Le directeur du centre, Guéorgui Rykovanov, s'est montré rassurant et a déclaré aux médias russes que les conditions météo étaient favorables. «Si cela continue aujourd'hui, l'incendie sera éteint», a-t-il déclaré.

    Le vent risque d'attiser de nouveaux départs de feu

    Autre zone à risque: Sarov, qui fabrique aussi des armes nucléaires dans la région de Nijni-Novgorod, à 500 km à l'est de Moscou. En premier lieu, les autorités avaient affirmé qu'il n'y avait aucun risque dans la zone, pourtant proche des incendies. Elles avaient finalement, la semaine dernière, décidé d'évacuer les matériaux radioactifs. Une fois le feu éteint, tout a été remis à sa place. Actuellement, «la surveillance se poursuit sur quatre zones où la possibilité d'incendies subsiste», a indiqué Sergueï Novikov, porte-parole de l'agence de l'Energie atomique Rosatom.
    [​IMG]

    Et dans les zones irradiées par la catastrophe de Tchernobyl? «Dans la région de Briansk, la plus touchée par Tchernobyl, il pleut actuellement», se réjouit le scientifique Alexeï Iablokov, ancien responsable des questions écologiques au Conseil de sécurité russe et fondateur de Greenpeace en URSS. «Il y a aussi d'autres secteurs irradiés dans des régions touchées par les incendies, mais ces districts semblent avoir été épargnés pour l'instant.»
    Selon les prévisions météo, la canicule devrait se poursuivre dans les prochains jours et le vent risque d'attiser de nouveaux départs de feu. A Moscou, cernée par les incendies, la fumée représente un risque pour les personnes fragiles et la population critique de plus en plus l'action du gouvernement, souvent jugée inefficace.
    LIRE AUSSI:
    » Feux en Russie: «Aucun risque radioactif pour la France»
    » Fumées à Moscou: les risques pour la santé de la population
    » Incendies: le doute grandit sur l'efficacité du Kremlin
     
    Dernière édition: 9 Août 2010
  3. Angus0
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    Angus0Membre du forum Membre actif

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  4. anarchiste
    bon ben vive le nuclaire...:ecouteurs: .
    c'est quand meme a pleurer vivement que les capitalistes se fassent peter.
     
  5. mathias74
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    mathias74Membre du forum

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    Déc 2009
    De toute facons "ca s arretera aux frontieres".
    ont connait la rengaine, font flippes avec leur nucleair:ecouteurs:
     
  6. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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    Dans l'Oural, les incendies menacent notamment le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak.

    [​IMG] «La pire canicule en mille ans». C'est ainsi qu'Alexandre Frolov, directeur des services météorologiques russes, qualifie le climat exceptionnel qui a généré, depuis la fin du mois de juillet, d'importants incendies dans le pays. Le bilan officiel fait état de 52 morts directement imputables aux incendies. Et le taux de mortalité lié aux températures, qui dépassent les 35°C, est en hausse.
    Dans l'Oural, le feu menace à présent le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak. Les autorités russes ont dû décréter l'état d'urgence dans le secteur, et vont réunir mardi tous les services concernés pour coordonner la lutte contre l'incendie. Le complexe de Maïak, construit en 1945, a connu en 1957 un des plus graves accidents nucléaires de l'Union soviétique. Des déchets radioactifs liquides s'étaient répandus après une explosion, touchant 260.000 personnes. Plusieurs centaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées.
    Il ne s'agit pas de la seule installation nucléaire menacée par les incendies. A Snejinsk, également dans l'Oural, sept hectares brûlent non loin d'un centre élaborant des armes nucléaires. Le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, a demandé à ses services de travailler 24 heures sur 24 pour éteindre l'incendie. Le directeur du centre, Guéorgui Rykovanov, s'est montré rassurant et a déclaré aux médias russes que les conditions météo étaient favorables. «Si cela continue aujourd'hui, l'incendie sera éteint», a-t-il déclaré.

    Le vent risque d'attiser de nouveaux départs de feu

    Autre zone à risque: Sarov, qui fabrique aussi des armes nucléaires dans la région de Nijni-Novgorod, à 500 km à l'est de Moscou. En premier lieu, les autorités avaient affirmé qu'il n'y avait aucun risque dans la zone, pourtant proche des incendies. Elles avaient finalement, la semaine dernière, décidé d'évacuer les matériaux radioactifs. Une fois le feu éteint, tout a été remis à sa place. Actuellement, «la surveillance se poursuit sur quatre zones où la possibilité d'incendies subsiste», a indiqué Sergueï Novikov, porte-parole de l'agence de l'Energie atomique Rosatom.
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    Et dans les zones irradiées par la catastrophe de Tchernobyl? «Dans la région de Briansk, la plus touchée par Tchernobyl, il pleut actuellement», se réjouit le scientifique Alexeï Iablokov, ancien responsable des questions écologiques au Conseil de sécurité russe et fondateur de Greenpeace en URSS. «Il y a aussi d'autres secteurs irradiés dans des régions touchées par les incendies, mais ces districts semblent avoir été épargnés pour l'instant.»
    Selon les prévisions météo, la canicule devrait se poursuivre dans les prochains jours et le vent risque d'attiser de nouveaux départs de feu. A Moscou, cernée par les incendies, la fumée représente un risque pour les personnes fragiles et la population critique de plus en plus l'action du gouvernement, souvent jugée inefficace.
    LIRE AUSSI:
    » Feux en Russie: «Aucun risque radioactif pour la France»
    » Fumées à Moscou: les risques pour la santé de la population
    » Incendies: le doute grandit sur l'efficacité du Kremlin
     
  8. zarkax
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    zarkaxGANGNAM STYLE Membre actif

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    Oct 2009
    France

    Euh malheureusement on petera avec , c'est pour sa qu'il faut le stopper avant ;)
     
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