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Hécatombe

Discussion dans 'Archive' créé par Ruban Rouge, 15 Novembre 2007.

  1. Ruban Rouge
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    Ruban RougeMilitant? Bof. Nan. Membre actif

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    Mai 2007
    << Gérard. Vous avez bien tiré, mais absolument mal jugé.
    - Ouais c'est la bavure quoi.
    - C'est la bavure très bonne explication, très bien. >>


    Au marché de Briv'-la-Gaillarde,
    À propos de bottes d'oignons,
    Quelques douzaines de gaillardes
    Se crêpaient un jour le chignon.
    À pied, à cheval, en voiture,
    Les gendarmes, mal inspirés,
    Vinrent pour tenter l'aventure
    D'interrompre l'échauffourée.

    Or sous tous les cieux sans vergogne,
    C'est un usage bien établi,
    Dès qu'il s'agit de rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie.
    Ces furies, perdant toute mesure,
    Se ruèrent sur les guignols,
    Et donnèrent, je vous l'assure,
    Un spectacle assez croquignol.

    En voyant ces braves pandores
    Etre à deux doigts de succomber,
    Moi, je bichais, car je les adore
    Sous la forme de macchabées.
    De la mansarde où je réside,
    J'excitais les farouches bras
    Des mégères gendarmicides,
    En criant: " Hip, hip, hip, Hourra ! "

    Frénétique, l'une d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis,
    Et lui fait crier: " Mort aux vaches !
    Mort aux lois! Vive l'anarchie! "
    Une autre fourre avec rudesse
    Le crâne d'un de ces lourdauds
    Entre ses gigantesques fesses
    Qu'elle serre comme un étau.

    La plus grasse de ses femelles,
    Ouvrant son corsage dilaté,
    Matraque à grand coup de mamelles
    Ceux qui passent à sa portée.
    Ils tombent, tombent, tombent, tombent
    Et, selon les avis compétents,
    Il paraît que cette hécatombe
    Fut la plus belle de tous les temps.

    Jugeant enfin que leurs victimes
    Avaient eu leur comptant de gnons,
    Ces furies, comme outrage ultime,
    En retournant à leurs oignons,
    Ces furies, à peine si j'ose
    Le dire, tellement c'est bas,
    Leur auraient même coupé les choses:
    Par bonheur ils n'en avaient pas !
    Leur auraient même coupé les choses:
    Par bonheur ils n'en avaient pas !

    (Solo)

    Georges Brassens
     
    Dernière édition par un modérateur: 16 Novembre 2007
  2. flayne
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    flayneNouveau membre

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    Nov 2007
    salut tout le monde comment sa va
     
  3. farfadet
    Offline

    farfadetMembre du forum

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    Jan 2008
    ba encore pas mal hou hou ke du bon koi