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Actualité militante Grève étudiante au Québec : Les profs veulent faire une grève de soutient & la ville de Montréal a p

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 11 Mars 2012.

  1. Ungovernable
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    Grève étudiante: Montréal presse Québec d'intervenir
    «Il va falloir que cette situation se règle dans des délais raisonnables. Montréal ne peut pas continuer à être le théâtre quotidien d'affrontements comme on en a vu avant-hier», a dit le responsable de la sécurité publique de Montréal, Claude Trudel.

    Le jeu du «chat et de la souris» auquel se livrent les policiers et les étudiants commence à exaspérer la Ville de Montréal. Suffisamment pour que le responsable de la sécurité publique, Claude Trudel, presse Québec de s'entendre avec les grévistes.

    «Je fais un appel au gouvernement. Il va falloir que cette situation se règle dans des délais raisonnables. Montréal ne peut pas continuer à être le théâtre quotidien d'affrontements comme on en a vu avant-hier, a-t-il déclaré en entrevue. Ça perturbe, ça remet en cause le sentiment de sécurité de la population.»

    Laisser tomber la hausse?

    Le gouvernement Charest devait-il laisser tomber la hausse des droits de scolarité? M. Trudel affirme ne pas vouloir se prononcer sur le fond de la question. «Les jeunes ont des points de vue légitimes. Je ne veux pas me prononcer sur la stratégie gouvernementale. Mais il est temps qu'on vérifie de part et d'autre comment on peut s'entendre.»

    M. Trudel, qui affirme être en contact quotidien avec le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, se dit cependant satisfait du travail des policiers. «Est-ce que les opérations ont été déclenchées trop rapidement? Est-ce qu'il y a eu autant de violence qu'on le dit? Ça reste à voir. On va faire les enquêtes qu'il faut. Ce n'est jamais facile, une manifestation comme ça. Il y a des décisions qui se prennent rapidement.»

    Blessé à un oeil

    Mercredi, une centaine d'étudiants ont occupé les bureaux de Loto-Québec et de la Conférence des recteurs et des principaux d'universités du Québec, déclenchant une riposte musclée des policiers. Un cégépien a été gravement blessé à un oeil lorsqu'il a été atteint par une grenade sonore. Le lendemain, près d'un millier d'étudiants ont circulé une partie de la journée dans les rues de la métropole sans qu'aucun incident ne soit signalé.

    «Je veux féliciter les étudiants qui ont fait ça très correctement. Le droit de manifester existe, on le respecte. Quand ça se fait dans le respect des lois et règlements, personne n'a rien à dire. Ç'a été le cas hier, ça n'avait pas été le cas la veille.»

    Il invite leurs leaders à indiquer le parcours des manifestations plutôt qu'à y aller de coups d'éclat imprévisibles. «Ce n'est pas un jeu du chat et de la souris, il n'y a personne qui gagne à ça. Ça nous permet de mieux les encadrer, de mieux les protéger et de mieux protéger la population.»








    Grève étudiante: des profs veulent sauter dans l'arène

    Dans un courriel destiné «au plus grand nombre de profs possible» obtenu par La Presse, six enseignants de cégep montréalais invitent leurs collègues à se rassembler pour «prendre part à la lutte» amorcée par les étudiants plutôt que de «simplement appuyer le mouvement».

    Photo: Robert Skinner, La Presse


    Philippe Teisceira-Lessard
    La Presse

    Les cégépiens et étudiants ne sont pas les seuls à monter le ton dans le débat qui les oppose au gouvernement Charest: des professeurs de cégep et d'université ont décidé de se réunir pour planifier des «gestes symboliques», mettre sur pied des «actions d'éclat» et même discuter de la possibilité d'une «grève enseignante» d'une journée.

    Dans un courriel destiné «au plus grand nombre de profs possible» obtenu par La Presse, six enseignants de cégep montréalais invitent leurs collègues à se rassembler pour «prendre part à la lutte» amorcée par les étudiants plutôt que de «simplement appuyer le mouvement».

    Philippe de Grosbois, l'un des professeurs à l'origine de l'initiative, explique qu'il ne s'agit pas d'un groupe structuré, mais bien d'un simple forum pour discuter des projets de chacun. L'invitation envoyée par courriel évoque «un espace» permettant de concevoir les «actions et les interventions les plus percutantes possible».

    Les professeurs intéressés se sont réunis mardi dernier afin de planifier la suite des choses. M. de Grosbois assure que «plusieurs dizaines» de professeurs se sont déplacés pour l'occasion.

    Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), appuie ses collègues militants. Il a d'ailleurs participé au rassemblement de mardi. «Il y a un grand nombre d'actions qui sont envisagées», a relaté le leader syndical. «C'est de montrer qu'on n'est pas seulement en soutien aux étudiants, qu'on considère que c'est une question sociale de toute première importance.»

    M. Trudelle fait valoir que le corps enseignant se sent interpellé par la hausse, car elle touche très directement leur milieu de travail.

    Une grève des profs?

    Le courriel envoyé par M. de Grosbois et ses collègues met de l'avant la possibilité de déclencher une grève des professeurs d'une journée, le 22 mars prochain. L'ensemble des associations étudiantes a appelé à manifester ce jour-là, 48 heures après le dépôt du budget du ministre des Finances, Raymond Bachand.

    Jean Trudelle indique que l'idée a effectivement été soulevée lors de la rencontre de mardi.

    Ça a été évoqué comme une idée parmi d'autres. Mais pour l'instant, je crois qu'on n'en est pas là», estime M. Trudelle.

    En vertu du Code du travail, une grève d'employés n'est légale que dans le cadre d'un renouvellement de convention collective. Les amendes peuvent atteindre 100dollars pour un employé, 10 000 pour un leader syndical et 50 000 pour un syndicat à chaque jour de grève illégale.





    Des professeurs songent à une grève pour appuyer les étudiants

    Certains étudiants sont en grève depuis maintenant trois semaines.

    Photo: André Pichette, Archives La Presse

    La Presse Canadienne
    Montréal

    La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a bien accueilli la suggestion d'un petit groupe de professeurs collégiaux et universitaires qui souhaitent discuter d'actions possibles pour appuyer la lutte des étudiants contre la hausse de droits de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest.

    Le quotidien La Presse citait, dans son édition de samedi, l'exemple de six enseignants de cégep qui ont invité, par courriel leurs collègues à planifier des actions plutôt que de simplement «appuyer le mouvement». Le courriel évoque d'ailleurs la possibilité de déclencher une grève des professeurs le 22 mars prochain, alors que se tiendra une grande manifestation étudiante. Un certain nombre se sont rencontrés, la semaine dernière, pour planifier la suite des choses.

    La CLASSE y voit un signe qu'il s'agit d'une question de société qui doit être prise au sérieux. Son porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, a déclaré que cette mobilisation des professeurs est «motivante» et a confirmé que les regroupements étudiants et ceux représentant les professeurs sont en contact.

    Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), appuie ses collègues militants. Il a d'ailleurs participé à la rencontre de la semaine dernière.

    Par ailleurs, la CLASSE était réunie en congrès samedi à Sherbrooke, afin de faire le bilan du premier mois de grèves et planifier la suite des choses.

    M. Nadeau-Dubois a également ajouté qu'aucune discussion n'est en cours avec le gouvernement qui, selon lui, fait preuve de fermeture complète malgré les appuis de plus en plus variés qu'obtiennent les étudiants.

    Refus à Québec

    Le porte-parole de la CLASSE a aussi réagi au refus des étudiants, la semaine dernière dans trois cégeps de la région de Québec, de se joindre au mouvement de grève.

    M. Nadeau-Dubois a estimé qu'il est difficile de savoir pourquoi la mobilisation ne fonctionne pas dans certaines régions de la province. Il n'a pas exclu que le contexte médiatique et politique propre à Québec soit en cause.

    Une manifestation étudiante aura lieu mardi à Montréal. La fin de semaine prochaine, des rassemblements familiaux coordonnés auront lieu dans cinq régions de la province, afin de symboliser les impacts sur les familles de la classe moyenne.
     
  3. christhi
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    christhiExpert en sinistre Membre actif

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  4. anarchiste, situationniste, chaos/Nihiliste, individualiste
    C pas trop tôt! Un grève étudiante a pas toute sa force si elle est pas appuyée par les profs aussi.


    Quand même bien que le gouvernement encourage l'organisation syndicale anarchiste, non? lol
     
  5. PapaSchultz
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    PapaSchultzMembre du forum Membre actif

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  6. libertaire
    alala qu'ils sont drole

    +1 , je sais pas chez vous mais en France la coalition étudiant-profs à beaucoup de mal à se mettre en place a chaque mouvement social.
     
  7. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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  8. anarchiste, autonome
    On a des raisons de ne pas révéler les trajets de nos manifs au Québec. Ca a commencé avec les manifs du 1er mai et celle contre la brutalité policière à chaque 15 mars. À chaque année ca déborde, surtout celle du 15 mars (demain ce sera l'enfer encore il y aura certainement du grabuge en réponse à la brutalité policière récente). Donc quand le trajet de la manif était révélé, les flics nous attendaient 2 coins de rue plus loin et ils encerclaient tout le monde...
    Ne pas révéler le trajet de la manif est un moyen d'éviter ce genre de piège.

    De toute facon manifester est un droit, quasiment aucune manif n'est déclarée illégale avant qu'elle n'ait lieux (faut dire qu'au Québec on a jamais eu d'affrontements de 2 manifs comme vous avec les contre-manifs antifa aux manifs fachos). Manifester est un droit et le fait que le trajet ne soit pas révélé aux flics n'est pas un prétexte légal pour l'interdire. Par contre c'est une bonne justification médiatique pour la répression, que les flics utilisent chaque fois.


    Ici aussi.

    Il y a des lois qui empêchent les profs de faire une grève pour appuyer des étudiants. La seule raison qu'ils peuvent faire grève, c'est si le renouvellement de la convention collective du syndicat prend fin. Présentement plusieurs profs veulent faire grève mais ne peuvent pas.

    Ceux qui brisent cette grève ont des amendes très salés, je crois que c'est 1000$ par jour de grève, et 10,000$ par jour pour quelqu'un considéré comme un leader. De quoi ruiner n'importe quel prof.
     
  9. PapaSchultz
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    PapaSchultzMembre du forum Membre actif

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    France
  10. libertaire
    ah ouais , c'est plus hard qu'en France.
     
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