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Migrants & sans-papiers Grèce : Occupations, manifestations et campement No Border

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par mc², 9 Août 2016.

  1. mc²
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    mc²Membre du forum Membre actif

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    Août 2014
    A - I n f o s
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    Du 15 au 24 juillet se tenait un campement No Border sur le campus de l'Université Aristote de Thessalonique. Plus de 2 000 personnes venant de tous les coins de l'Europe ont participé à l'événement. Le maire de Thessalonique, Giannis Boutaris, s'est dit préoccupé par l'occupation du campus universitaire. Il craignait pour l'hygiène, la sécurité et le manque de protection de la propriété privée à l'intérieur de l'université. Toutefois, ce dernier ne fait jamais référence aux conditions catastrophiques dans lesquelles vivent des milliers de réfugié.e.s dans plusieurs centres de Grèce. Comme-ci l'hygiène était vraiment l'une de ses préoccupations premières… Les activistes ont taché de lui rappeler.

    Pendant la durée du campement, les activistes antiracistes et des réfugié.e.s ont pu construire un espace commun de solidarité où les gens ont discuté de capitalisme, racisme et du système de frontières. Le 17 juillet, plus de 300 personnes ont participé à une manifestation. Durant l'action, une cinquantaine d'activistes sont entrés dans l'immeuble de la station de télévision étatique ERT3 afin de donner la parole à des réfugié.e.s vivant dans différents centres de Thessalonique. Elles/ils ont ainsi pu parler de la réalité de leur pays et des conditions désastreuses dans lesquelles vivent les réfugié.e.s dans les centres de détention et de relocalisation en Grèce et en Europe. Le 21 juillet s'est tenu une manifestation sur le thème de Migrants pride. Plus de 5 000 personnes ont démontré, dans la rue, que les humains vont avant le profit. Tout le contraire des pays européens, Allemagne en tête, qui rejettent tout réfugié dont ils ne pourront pas tirer profit. Le dernier accord entre l'Union européenne et la Turquie va dans ce sens.

    Le 23 juillet a eu lieu une manifestation dont le but était d'atteindre la frontière gréco-turque, endroit très dangereux pour les réfugié.e.s. De telles manifestations ont déjà eu lieu à maintes reprises. Le message est clair. Il faut ouvrir les frontières!

    Devant l'inaction du gouvernement Syriza, il est devenu évident que seul l'auto-organisation peut régler les problèmes multiples engendrés par le capitalisme et l'impérialisme. C'est pourquoi le 22 juillet, des activistes ont occupé un bâtiment abandonné pour en faire un centre social afin de donner un toit et un endroit où vivent aux réfugié.e.s. Selon les chiffres officiels, 57 000 réfugié.e.s restent dans une quarantaine de camps à travers la Grèce. La moitié d'entre eux sont situés autour de Thessalonique et leur nombre est en croissance. Il y a aussi les centres de détention où les personnes sont tenues dans des camps isolés et complètement fermés sans connaître leurs droits, leur statut légal, la durée de leur enfermement, etc. Entre 6 000 et 7 000 personnes vivent dans ces prisons. La situation ne peut plus continuer comme cela!

    Face à cet élan d'organisation et de solidarité, la réponse du gouvernement social-démocrate Syriza fut la répression et la destruction. Le 27 juillet, les forces de police ont mené des opérations d'éviction dans trois centres sociaux pour migrants à Thessalonique. 83 personnes ont été arrêtées et 75 ont eu des charges pour trouble à l'ordre public.

    La répression a culminé avec la destruction du squat Orfanotrofio. Cette vague de répression a une double visée politique. D'un côté, isoler socialement et confiner les réfugié.e.s dans les centres de détention et de concentration et de l'autre, poursuivre la répression contre les cellules de la résistance sociale et de classe, contre les luttes du territoire, en voulant imposer des conditions d'appauvrissement et de soumission. Le gouvernement et son bras armé, la police, ne réussiront jamais à soumettre le mouvement. Dans la même journée, des anarchistes ont occupé les bureaux de Syriza à Thessalonique en réponse aux évictions et à la destruction du squat. Ils/elles ont aussi exigé la libération des camarades détenus après le raid policier.

    Plusieurs actions de solidarité ont eu lieu un peu partout en Europe. Liste non exhaustive.

    Action d'une soixantaine de personnes à Frankfurt, Allemagne.

    À Bilbao, au Pays basque.

    À Vienne, en Autriche.

    À Dresde, en Allemagne. Occupation des bureaux d'un parti social-démocrate.

    Ouverture d'un nouveau squat à Athènes!
     
    ninaa apprécie ceci.
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