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Actualité militante Émeutes en Algérie, octobre 2009

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 2 Novembre 2009.

  1. Ungovernable
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    20 octobre

    Algérie : la contestation sociale tourne à l’émeute

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    jeudi 22 octobre 2009

    Des incidents ont opposé, durant deux jours, la police aux habitants d’une cité d’Alger.Ils réclamaient de meilleurs logements. La fronde touche aussi d’autres villes du pays.
    Alger. De notre correspondant
    Après 48 heures d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont fait une cinquantaine de blessés, Diar Echems (les maisons du soleil) a retrouvé, hier, un calme précaire. Pour les 1 400 habitants de cette « cité de recasement » construite à la fin des années 1950 à El Madania (ex-Clos Salembier), sur les hauteurs d’Alger, la coupe est pleine. Des familles de dix à quinze personnes s’entassent dans des F1 exigus. Pour atténuer la promiscuité, ils ont construit des baraques sur les aires de jeu et les terrains environnants. Un bidonville à un jet de pierre du palais présidentiel !
    Lundi, ils ont tenté de squatter le stade municipal, déclenchant une réaction vigoureuse des autorités. Rachid, chômeur de 22 ans, est déterminé : « Je vis avec mes parents, mes quatre frères et mes trois soeurs dans une pièce unique. Nous dormons à tour de rôle. Mon frère de 34 ans est toujours célibataire, faute de logement. Nous irons jusqu’au bout, advienne que pourra ! ». Le wali (préfet), qui a reçu une délégation des contestataires, a promis de « régler le problème ».
    Prime à la violence
    Boualem, 43 ans, transporteur public et soutien d’une famille de neuf personnes, reste sceptique :« Il veut gagner du temps. Et même si l’État construit des logements,ce sont les privilégiés qui vont encore en profiter ».
    Le président Bouteflika avait promis, en avril 2004, un million de logements. Malgré d’incontestables réalisations, la crise est loin d’être jugulée. Sur fond de sentiment d’injustice et de déficience des services publics, des émeutes sporadiques éclatent un peu partout dans le pays. Elles risquent d’aboutir à une révolte généralisée. Déjà, à 800 km au sud d’Alger, des habitants de la commune de Rouissat ont, dimanche, bloqué les routes avec des pierres et des pneus enflammés. Des troubles étaient également signalés à Annaba, grande métropole de l’extrême-est algérien, à Tizi Ouzouen Kabylie ou à Boumerdès, à l’est de la capitale.
    En verrouillant les espaces de liberté, le pouvoir a encouragé l’émeute comme ultime moyen d’expression. Avec l’impunité et des « primes à la réinsertion » accordées aux terroristes par la loi sur la « réconciliation nationale » en 2005, la violence est devenue, pour beaucoup de jeunes, un moyen de promotion sociale.
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    Société et écran politico-médiatique

    www.liberte-algerie

    22 octobre 2009
    Toutes les chaînes du monde retransmettent depuis avant-hier les images des violentes émeutes de Diar Echems. Toutes sauf la chaîne nationale, clonée en chaînes linguistiques et thématiques.
    Pourtant, de la fenêtre du siège de l’ENTV, on pouvait certainement voir les nuages de gaz lacrymogène et entendre le vacarme des manifestations qui parviennent du quartier soulevé. Mais à l’Unique, on préfère sûrement fermer les volets et tirer les rideaux pour mieux se concentrer sur les activités salutaires du pouvoir.
    Tout se passe comme si le peuple, mineur, ne devait pas être atteint par une information sur des faits, mineurs eux aussi, mais qui risquait de déformer son jugement sur la gestion qu’on dit exemplaire des affaires de son pays. À propos, et en principe, les évènements, malheureux, certes, arrivaient à point nommé pour ouvrir un débat sur la question de la politique du logement. La veille de ce début des agitations, le ministre de l’Habitat annonçait que le programme du million de logements venait d’être dépassé de cinq pour cent. Il aurait été judicieux de s’interroger pourquoi une politique aussi ambitieuse et aussi hardiment menée débouche sur des émeutes du toit.
    Au lieu de cela, on fait comme cet adolescent du film Good bye Lénine. Il passait à sa mère qui, malade, n’a pu accompagner l’évolution de son pays, des vidéos de JT d’avant la chute du mur de Berlin pour qu’elle n’ait pas à constater que l’Allemagne n’est plus communiste et tirait les rideaux de sa fenêtre pour lui cacher l’immense panneau publicitaire de Coca-Cola qui couvrait la façade de l’immeuble d’en face.
    Chez nous, pas besoin de subterfuges pour rassurer les nostalgiques du parti unique ; l’ENTV le fait pour tous. C’est à se demander pourquoi avoir transformé l’office de la RTA en entreprise de TV ! À se demander même pourquoi avoir investi dans la couleur, alors que, pour le reste, elle a tout d’une télévision brejnévienne.
    La presse écrite, marginale du point de vue de son impact, elle-même gagnée par l’autocensure alimentaire, compense comme elle peut le monopole totalitaire de l’audiovisuel. Mais les deux médias n’y gagnent rien ! Ils y ont perdu leur crédibilité. On ne regarde pas l’ENTV pour s’informer : parmi la multitude de chaînes que le génie des Algériens et leurs moyens leur permettent, elle est réservée aux sketches, à la météo et au championnat de football. Les journaux sont lus avec la méfiance qui s’applique à l’informateur suspect.
    Au moindre chuchotement, les curieux zappent sur les chaînes internationales pour confirmer ou infirmer les nouvelles du pays. Pendant ce temps-là, la télévision et la radio publiques, et la presse écrite “indépendante” que nous sommes, sont faits pour renvoyer à ce pouvoir cette illusoire image qu’il croit distiller au peuple.
    Dans ce faux huis clos, il est à craindre que celui des deux, le quidam et le pouvoir politico-médiatique, qui est leurré n’est pas celui qu’on croit. Il est surtout à craindre qu’à son tour leurré par des médias qui lui font… écran devant la réalité, il ne l’apprenne que trop tard.
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    Une cinquantaine de policiers blessés dans des violences à Alger, en début de semaine

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    Mercredi 21 octobre 2009
    Au dialogue social, semble se substituer le langage des barricades et des cocktails Molotov en Algérie. Depuis quelques temps, les émeutes y sont récurrentes. Logements, gaz, électricité, les raisons de ces manifestations de colère sporadiques et répétitives sont liées aux conditions de vie des Algériens. Dernière émeute en date : le quartier de Diar et Echems, sur les hauteurs d’Alger, s’est embrasé, lundi et mardi, à cause d’un problème d’attribution de logements
    Le quartier populaire de Diar Echems, sur les hauteurs d’Alger, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des centaines de jeunes en colère, lundi et mardi. Les violences ont éclaté après l’intervention de policiers venus évacuer des baraques de fortune sur un terrain de football adjacent à la cité. Crise perpétuelle du logement. La presse algérienne recense une cinquantaine de blessés côté police anti-émeute et une quarantaine d’interpellés chez les émeutiers. Les affrontements de Diar Echems ne constituent pas un cas isolé. L’émeute est devenue un véritable phénomène de société en Algérie, où il ne se passe pas une semaine sans que des troubles n’éclatent dans une ville ou un village. Dimanche dernier, les habitants de Rouissat, près Ouargla (800 km au sud d’Alger), ont barré la route principale de leur commune à l’aide de pierres et de pneus brûlés pour attirer l’attention sur des nuisances causées par des travaux d’assainissement. A Skikda (500 km l’est d’Alger), des habitants des localités de Beni Bechir et Ramdane Djamel avaient bloqué des routes, le 26 septembre dernier, pour dénoncer des coupures récurrentes de l’électricité. Même scénario à Annaba, suites à des inondations, à Mila pour des problèmes d’approvisionnement en gaz, en Kabylie pour l’alimentation en eau potable.
    C’est, selon plusieurs analystes, à cause d’un déficit d’associations et de syndicats autonomes, en l’absence d’une réelle société civile et d’une opposition crédible, que les Algériens ont souvent recours au langage des barricades et des pierres. « En refusant (…) l’institutionnalisation du conflit social, l’expression autonome des revendications et la représentation politique de la société selon les intérêts en conflit, le régime politique génère l’émeute, l’expression extrême et violente de la prise de parole », analyse le politologue Mohamed Hachemaoui dans les colonnes d’El Watan. Les émeutes sont selon lui « l’œuvre rageuse d’une jeunesse désemparée, lourdement frappée par le chômage ».
    « Les réseaux mafieux » et la question du logement
    Evoquant les problèmes de logement, souvent à l’origine des émeutes en Algérie, Noureddine Hakiki, sociologue, professeur à l’université d’Alger, estime que cette forme de contestation sociale n’est pas uniquement liée à des conditions de vie difficiles. L’émeute est selon lui, dans bien des cas, le fait de « puissants réseaux mafieux qui utilisent des populations réellement dans la besoin pour verser dans le trafic de logements ». « Si on ne peut pas nier qu’il y a crise du logement, on ne peut pas non plus nier le fait que l’Etat algérien a construit beaucoup de logements ces dernières années en comparaison au Maroc ou à l’Egypte », ajoute-il. « Mais il est difficile d’identifier ceux qui méritent et ceux qui ne méritent pas, quand vous avez une puissante mafia qui sait comment constituer des dossiers et contourner les restrictions de la loi ».
    L’Etat s’enorgueillit d’avoir construit plus d’un million de logements les dix derrière années. Il en annonce autant d’ici 2014 et prévoit d’investir l’équivalent de 10 milliards d’euros pour améliorer les conditions de vie des Algériens. Mais en « l’absence d’une véritable démocratie, avec des intermédiaires entre la population et les pouvoirs publics, comme les partis d’opposition, les associations qui travaillent sur le terrain, et des autorités qui communiquent, l’émeute comme phénomène de « contre-pouvoir a encore de beaux jours devant elle », craint Noureddine Hakiki






    Reprise des affrontements entre émeutiers et policiers dans un quartier d’Alger

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    AP | 20.10.2009 |
    Les affrontements entre émeutiers et forces de l’ordre ont repris mardi en début de soirée dans le quartier populaire de Diar Chems, dans l’est d’Alger, a appris l’Associated Press auprès de la protection civile et d’habitants de la cité.
    Ces nouvelles émeutes auraient fait plus d’une cinquantaine de blessés entre policiers et émeutiers, selon des témoignages d’habitants, alors que la protection civile, dans une déclaration à l’AP, a expliqué que “neuf policiers présentant des blessures diverses avaient été évacués à l’hôpital Mustapha”.
    Par petits groupes voltigeant d’un endroit à un autre de la grande cité dortoir de Diar Chems, les émeutiers s’en sont pris à coup de pierres, de cocktails Molotov et autres objets, aux forces de sécurité pour les empêcher d’accéder au quartier, ont rapporté des habitants.
    Soutenus par des femmes qui lançaient des youyous des balcons et aux cris de “Allah Akbar”, ces jeunes émeutiers ne décoléraient pas contre les autorités. “Non seulement, ils n’ont pas libéré les jeunes arrêtés hier soir, mais ils sont venus encore en arrêter d’autres cette après-midi”, s’insurgeait Ramdane Ali, habitant du bloc 3 qui accusait les forces de sécurité de “rallumer le feu”.
    Selon plusieurs témoins, le calme était revenu lundi soir à la cité de Diar Chems, après des “négociations” entre représentants des forces de sécurité, élus locaux et délégués de quartiers. D’après eux, ce sont les policiers venus procéder à des arrestations mardi après-midi qui ont relancé les violences.
    Les émeutes dans ce quartier populaire, situé à trois kilomètres du siège de la présidence de la République, ont éclaté lundi après l’intervention de policiers venus déloger des squatters qui avaient installé des baraques sur un stade de football de la municipalité. AP
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    Les promesses de relogement du wali sont restées sans écho : 2e jour d’émeutes à Diar Echem’s

    www.letempsdz.com

    20-10-2009
    Le quartier Diar Echem’s a encore été le théâtre de violentes échauffourées durant toute la journée d’hier. Durant les premières heures de la matinée, une centaine de jeunes acharnés se sont mis à la recherche de pneus à brûler et autres bouteilles pour la fabrication de cocktails Molotov.
    Le Temps d’Algérie a eu l’exclusivité d’assister aux différents plans mis en place. Des pierres commençaient à pleuvoir sur la chaussée et la circulation est bloquée avec des poteaux électriques et autres barres de fer arrachées des abribus saccagés pour l’occasion. Des personnes plus ou moins âgées ont tentés d’intervenir afin de calmer les esprits en exhibant des documents provenant de la wilaya d’Alger.
    En exclusivité, le responsable de la commission des habitants de Diar Echem’s a bien voulu nous en dire un peu plus. «Le wali d’Alger nous a appelés hier pour clarifier la situation, ils nous a promis le relogement des familles de trois bâtiments d’ici la fin février 2010.» Et d’ajouter : «Nous allons rencontrer le wali pour la deuxième fois samedi afin d’établir les listes et arrêter les modalités de transfert des familles.»
    Les jeunes et autres adultes qui nous ont entourés se sont révoltés contre cette décision : «Nous allons tous partir d’ici ou rien, le wali veut qu’on s’entretue. Qui sera relogé et qui devra encore attendre ?» Furieux, Salim déclare : «Je dors dans la cage d’escalier, et ça dure depuis 22 ans.
    Mes trois enfants sont tous atteints d’asthme et d’infection urinaire qui a touché les reins.» Et de s’interroger : «Pouvez-vous vivre sans toilettes ?» Un quinquagénaire qui habite la cité depuis 1967 a été doublement victime durant la décennie noire : «J’ai perdu deux de mes enfants, dois-je attendre encore ?» Les émeutiers n’ont font qu’à leur tête. Il est 14h et l’émeute reprend de plus belle.
    La benne à ordures du quartier déplacée sur la route principale, le feu est mis aux pneus et les automobilistes renvoyés. La brigade antiémeute dépêchée sur les lieux ne pouvait contenir la manifestation vu son ampleur.

    Les bombes lacrymogènes, un moyen de dispersion ?
    Une centaine de jeunes munis de couteaux de boucher, de sabres et de haches déferle. Une demi-heure a suffi pour qu’une pluie de pierres s’abatte sur les policiers qui ripostent avec les mêmes projectiles. Une femme de 65 ans a été gravement blessée par une pierre à la tête.

    La pression monte d’un cran
    Les manifestants étaient prêts à tout, les policiers serrent les rangs, notamment après l’enregistrement de deux blessés graves dans leurs effectifs. Le premier a été atteint à l’œil et un autre avait la jambe fracturée. La situation était incontrôlable. La décision de lancer des bombes lacrymogènes a été prise et le feu vert donné.
    Les émeutiers redoublent de férocité et s’attaquent aux policiers en civil à l’aide de sabres, atteignant l’un d’eux. Les manifestants, quant à eux, ont enregistré des blessés graves touchés par des projectiles. Des enfants en bas âge ont été évacués vers les hôpitaux. C’est l’étouffement. Les brigades antiémeute usent de coups de sommation afin de disperser la foule en furie.
    Vers 15h30, un renfort de manifestants arrive des quartiers avoisinants et afflue en nombre pour aider les manifestants. Ce qui a poussé les policiers à reculer et parfois même à battre en retraite. Des brigades de police sont encore dépêchées sur les lieux des affrontements. La situation est grave.

    Le P/APC d’El Madania aux abonnés absents
    Le président de l’Assemblée populaire communale d’El Madania a brillé par son absence durant ces deux jours d’affrontements. Sa secrétaire nous informe qu’il est en réunion et qu’il n’est pas disponible avant 18h. Notre déplacement aux locaux de l’APC a été vain. Aucun responsable ni élu ne voulait nous recevoir.
    C’est la démission totale des édiles de la municipalité. Selon des indiscrétions, le P/APC de la commune aurait été convoqué par le wali et promis aux résidents de Diar Echem’s de trouver une solution dans les plus brefs délais. Promesse que les habitants de la cité ont commenté : «Le jour où il tiendra ses promesses, sachez que ce sera la fin du monde.
    Il a déjà promis de nous reloger avant cet hiver et nous sommes encore là.» Au moment où nous mettons sous presse, les affrontements se sont accentués et des brigades d’élite sont appelées en renfort pour éteindre le brasier
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    Manifestations pour de meilleurs logements à Alger: onze policiers blessés

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    20 octobre 2009
    ALGER — Des incidents ont éclaté mardi dans un quartier populaire d’Alger quand des jeunes, protestant contre leurs mauvaises conditions de logement, ont lancé des projectiles sur des policiers dont onze au moins ont été blessés, a constaté un journaliste de l’AFP.
    Depuis lundi des habitants de la cité Diar Echems du quartier El Madania, situé près du centre de la capitale à quelques centaines de mètres du monument des Martyrs, protestent contre leurs conditions de vie et exigent des logements plus adéquats.
    Vers 15H30 locales (14H30 GMT) mardi, des dizaines de jeunes se sont mis à harceler les policiers anti-émeutes en lançant dans leur direction des projectiles, dont des pierres. Au moins trois policiers ont été blessés, a constaté le journaliste de l’AFP.
    Vers 18H00, les forces de l’ordre ont tenté d’investir la cité Diar Chems où se trouvent les manifestants, mais les maifestants ont riposté par des jets de projectiles blessant au moins huit autres policiers, a vu le journaliste de l’agence.
    Les forces de l’ordre avaient pratiquement bouclé El Madania pour empêcher les jeunes, dont certains étaient cagoulés, de progresser en contrebas vers un quartier abritant des sièges de banques, d’entreprises publiques et privées, et un ministère.
    Une heure après le début des incidents, d’importants renforts – camions anti-émeutes, ambulances de la protection civile et forces de police – se sont positionnés pour protéger le quartier administratif et maintenir les manifestants à distance.
    Depuis leur cité, des dizaines de jeunes ont continué à lancer sporadiquement des projectiles, pierres et bouteilles de verre, contre les policiers.
    Des incidents similaires s’étaient produits la veille. Dans les cités avoisinantes, les gens vaquaient normalement à leurs occupations à la tombée de la nuit. La tension a baissé après la tombée de la nuit, mais les forces de l’ordre sont restées déployées.
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    Émeutes dans la capitale, Alger sous haute tension

    www.algerie-focus.com

    mardi 20 octobre 2009
    Un dispositif impressionnant de policiers était stationné hier au niveau du quartier des Jasmins (Alger), au lendemain des émeutes qui avaient éclaté dans cette cité. Alors qu’on s’attendait à une accalmie, après la nuit d’apaisement qu’a connu ce quartier populaire d’Alger, les jeunes riverains toujours en colère, sont revenus à la charge et les émeutes ont repris de plus belle dans la journée de Mardi.
    La veille, des centaines de jeunes issus du quartier dit « Diar Echams », s’en étaient pris violemment à la polie anti-émeute, dépêchée quelques heures plus tôt sur ordre des autorités locales de la commune.
    Pour rappel, la genèse du litige était le refus des responsables locaux d’octroyer aux jeunes de la commune une assiette de terrain pour y bâtir des logements. L’objet du scandale est donc un lopin de terre qui servait jusque là de stade de football, et que les jeunes revendiquaient afin de régler leurs problème de logement. Une fin de non recevoir des autorités a été donné à la requête des jeunes concernés, et un conflit s’engage entre les deux parties.
    Consciente que le litige qui l’opposait à ses administrés allait se transformer en rapport de force, et prendre une tournure violente, les autorités ont fait appel aux forces de l’ordre pour prendre possession du fameux stade, où dit-on « des matériaux étaient déjà entreposés afin d’entamer les constructions« .
    Manifestant leur colère vis-à-vis de leurs gouvernants, des centaines de personnes s’en prennent dès lors aux forces de l’ordre venues s’emparer des lieux. Du coup, et durant toute la journée d’hier, un black out s’est installé au niveau des quartiers périphériques de la dite commune. La circulation y est interdite même pour les piétons, et nombre d’établissement dont le siège se trouve de ce côté de la ville d’Alger se retrouvent confrontés à d’énormes difficultés.
    Pour exemple, Eepad, le premier fournisseur privé dInternet en Algérie, a pratiquement annulé tous les déplacement de ses agents. Les voitures de services sont au garage, et des réunions d’une grande importance ont été reportées. Même constat pour les nombreuses banques installées côte a côte au niveau du ravin de la femme sauvage, qui ont essuyé tout au long de la journée des jets de pierres, à partir de certain quartiers de la même commune se situant en hauteur.
    A noter que la police anti-émeute, aurait usé de bombes lacrymogènes parfois de manière abusive, si on en croit les dires des journalistes présents au moment des affrontements. Pour l’heure, le ballet des ambulance continue dans les rues d’Alger, ce qui ne présage rien de bon quant à l’issue de ce conflit.



    19 octobre

    Violente altercation entre des jeunes et la police à Alger

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    20 octobre 2009
    De violents affrontements entre la police et de jeunes manifestants ont eu lieu, lundi, à Alger, en marge d’un mouvement de protestation contre les conditions de vie difficiles dans certains quartiers de la capitale algérienne.
    Jeunes et policiers se sont affrontés, lundi, à Alger, lors d’un mouvement de colère qui s’est répandu dans certains quartiers de la capitale algérienne pour protester contre les conditions de vie qui y sont déplorables.
    “Nous n’allons pas arrêter les émeutes. Nous allons continuer à nous battre jusqu’à la mort…”, confiait, hier, l’un des manifestants aux journalistes présents.
    Un journaliste de Reuters qui se trouvait dans la cité Diar Echems, située sur la commune d’El-Madania, à Alger, a vu les manifestants lancer des pierres sur les policiers. Pourtant armés de canons à eau, de bombes lacrymogènes et d’un véhicule blindé, les forces de l’ordre, en tenue anti-émeute, ne sont pas parvenues à disperser le rassemblement.
    Selon le quotidien algérien Liberté, les violences, qui ont commencé vers 11h du matin et se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, auraient fait des dizaines de blessés, dont six policiers.

    “Est-ce qu’on n’est pas tous égaux ?”
    Des troubles sociaux ont lieu périodiquement en Algérie, un pays où le taux de chômage est élevé et la crise du logement permanente. Toutefois, ils se produisent rarement dans la capitale.
    Selon des habitants du quartier d’El-Madania, ces manifestants vivent dans un bidonville et estiment être victimes de discrimination. La destruction de leurs baraquements est programmée. La municipalité a récemment publié une liste de personnes pouvant bénéficier d’un relogement.
    “Ils distribuent des logements à d’autres personnes. Nous demandons la même chose. Est-ce qu’on n’est pas tous égaux ?”, s’interroge un jeune manifestant.
    Dans la soirée, la police a entamé des négociations avec des représentants des manifestants.
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    Des dizaines de personnes blessées dans des émeutes à l’est d’Alger

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    AP | 19.10.2009 | 19:51
    Des dizaines de personnes ont été blessées lundi dans le quartier populaire Diar Chems, à l’est d’Alger, dans des affrontements avec la police anti-émeutes, a constaté sur place l’Associated Press.
    Selon des témoignages recueillis sur place, les affrontements ont commencé en fin de matinée quand des policiers mandaté par le juge de Bir Mourad Rais, sous-préfecture dont relève le quartier, sont venus démolir des baraques construites illégalement par des squatters sur un terrain de football.
    L’opération de démolition devait toucher également les bidonvilles construits illégalement dans ce quartier populaire, situé à deux kilomètres du siège de la présidence de la République, pour être remplacés par des immeubles inscrits sur le programme de la municipalité.
    “Face au refus des squatters et leurs familles de quitter les lieux, les policiers chargés de l’opération de l’évacuation du stade ont fait appel à des renforts, des fourgons de police anti-émeutes sont arrivés”, a témoigné Rachi Zeroual, commerçant à Diar Chems. “Mais, entre temps, les habitants des immeubles environnant et des bidonvilles situés en contrebas du quartier sont venus par solidarité prêter main forte aux squatters”.
    L’intervention de la police, qui a fait usage de bombes lacrymogènes et de canons à eau pour disperser les manifestants, a viré à l’émeute. Des commerces ont été saccagés, des véhicules incendiés et, face à la ténacité de la population, la police a dû battre en retraite sans pouvoir déloger les squatters du stade.
    Ces affrontements ont également fait une dizaine de blessés parmi les forces de sécurité, a appris l’Associated Press de sources policières. AP
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    30 interpellations et deux policiers blessés

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    20 Octobre 2009 – Page : 4
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    Le quartier Diar Chems à Alger a été hier après-midi, le théâtre d’affrontements entre la police et les citoyens.
    La police a été contrainte d’utiliser du gaz lacrymogène pour tenter de disperser les citoyens qui se sont attroupés hier après-midi au quartier Diar Chems à Alger. Des émeutes ont en effet eu lieu dans cette partie de la capitale où la population est confrontée à des problèmes de logement, entre autres. L’origine des émeutes d’hier remonte d’ailleurs à des revendications portant sur ce même dossier.
    Un habitant raconte que des citoyens du quartier ont bénéficié de logements dans d’autres régions mais que des femmes célibataires ont été logées dans ces demeures.
    Les habitants estiment qu’ils sont prioritaires pour disposer d’un toit ont demandé audience au wali délégué de la circonscription administrative de Bir Mourad Raïs pour avoir des explications.
    Ce responsable a refusé de les recevoir dans la matinée.
    Une fois à l’extérieur de la daïra, un comité d’accueil composé de policiers les attendait et il semble qu’ils auraient été malmenés. Dans ce genre de circonstances, les rumeurs vont aussi bon train. Elles attribuent l’origine des affrontements à un problème d’acquisition de terrain de construction.
    Selon cette version, des citoyens auraient tenté d’accaparer un lopin de terre situé dans ce quartier afin d’ériger des habitations.
    L’APC à qui appartient le terrain n’aurait pas vu les choses d’un bon oeil. Ses agents auraient tenté de dissuader les citoyens de recourir à ce genre de pratiques, ce qui aurait débouché sur un mouvement de protestation.
    Ce qui et vrai, en revanche, c’est que dès la matinée, les signes de mécontentement étaient visibles et il y a eu des escarmouches sans gravité avec la police. Le scénario a été tout autre durant l’après-midi. La police antiémeute a dépêché d’importants renforts sur les lieux pour contenir la révolte des habitants.
    Des canons à eau et des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser les manifestants, en vain. Les matraques ont ensuite été utilisées engendrant plusieurs blessés. Même les journalistes venus couvrir les événements n’ont pas échappé à la répression et ont été victimes de blessures.
    La circulation a été rendue très difficile dans les quartiers avoisinants comme à Bir Mourad-Raïs. Le quartier Les Sources a dû lui aussi être isolé des lieux des affrontements pour éviter toute contagion.
    Très vite, la police a même procédé à l’interdiction de toute circulation automobile dans ce secteur devenu sensible. Les barrages de police ont aussi obligé de nombreux citoyens circulant à pied à rebrousser chemin. La circulation était de toute façon difficile. Les manifestants n’ont pas cessé de jeter des pierres sur tout ce qui bouge. Et ce ne sont pas que les véhicules de la police qui ont fait les frais de cette grogne. Les abribus ont aussi été incendiés. Les manifestants ont également brûlé des pneus ce qui n’a fait qu’ajouter de la désolation à une scène déjà proche du chaos.
    Le vrombissement du moteur de l’hélicoptère de police qui a n’a pas cessé de survoler les lieux est un autre élément qui a fini par compléter le décor d’une guérilla urbaine.
    Les esprits commençaient à se calmer en fin d’après-midi lorsqu’une délégation était reçue par le SG de la wilaya déléguée. Mais à 18h, les affrontements ont repris de plus belle. Bilan de la journée: 30 interpellations et 2 policiers blessés.
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    Accrochages entre manifestants et policiers à Alger

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    Par Reuters, publié le 19/10/2009
    ALGER – Des policiers ont fait usage de canons à eau lundi à Alger pour tenter de disperser une centaine de jeunes qui protestaient contre leurs conditions de logement.
    Des troubles sociaux ont lieu périodiquement en Algérie, pays qui connaît un chômage élevé et une crise du logement, mais il est rare qu’ils se produisent dans la capitale.
    Un journaliste de Reuters présent dans le quartier de Diar Echams a vu les manifestants lancer des pierres sur les policiers, qui étaient environ 400. Des membres des forces de l’ordre en tenue anti-émeute ont utilisé des canons à eau et un véhicule blindé, sans parvenir à les disperser.
    Selon des habitants, ces manifestants vivent dans un bidonville et se jugent victimes de discrimination après la publication par la municipalité d’une liste de personnes pouvant bénéficier d’un relogement.
    Dans la soirée, on signalait une trêve, la police ayant entamé des négociations avec des représentants des manifestants.






    La police intervient pour mettre fin aux constructions illicites. Emeutes à Diar Echems

    www.liberte-algerie.com

    Des dizaines de blessés, dont six policiers, ont été enregistrées et plusieurs interpellations opérées parmi les émeutiers. La cité Diar Echems, qui relève de la commune d’El-Madania à Alger, a été hier le théâtre d’affrontements ayant opposé les services de sécurité aux habitants de ladite cité.
    Des heurts qui ont commencé vers 11h du matin et se sont poursuivis jusque tard dans la journée. Une vraie démonstration de force de la population dont la plupart résident dans les bidonvilles de ce quartier réputé pour sa dangerosité. La cause de cette insurrection populaire ayant entraîné des troubles est la décision des autorités d’El-Madania de détruire les bidonvilles adjacents au stade au moment où certains habitants continuaient à construire de nouveaux bidonvilles.
    La police intervient alors pour mettre fin à ces constructions illicites. Cette décision n’a pas été du goût des habitants de Diar Echems qui ont décidé, pour exprimer leur mécontentement, de barrer la route en signe de protestation. L’arrivée des policiers a vite embrasé la situation prenant la forme d’une émeute où tout le monde s’est mis de la partie, même les habitants des bâtiments de la cité, en signe de solidarité.
    Une situation qui a dégénéré très vite, nécessitant l’intervention d’un renfort important des CRS qui ont vite quadrillé tout le quartier. Les policiers ont utilisé des bombes lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants.
    Les forces de l’ordre étaient soutenues par un hélicoptère qui a survolé sans arrêt la cité. Les manifestants, de leur côté, ont brûlé des pneus sur la route menant vers la cité.
    Les services de sécurité, soutenus par un canon à eau, ont tenté de pénétrer à l’intérieur de la cité, mais sans succès face à une population déchaînée et décidée à en découdre avec eux.
    Résultat : des dizaines de blessés dont six policiers et plusieurs interpellations opérées parmi les émeutiers. Le chemin menant vers le ravin de la Femme sauvage a été fermé à la circulation car bombardé par une pluie de projectiles et de pierres tout au long de la journée par les émeutiers perchés sur les hauteurs jonchées de bidonvilles. La plupart étaient des jeunes, et on a constaté sur place que même des filles n’ont pas hésité à se mettre de la partie.
    L’un des policiers anti-émeute nous a fait savoir que leur troupe a tenté de s’introduire à l’intérieur de la cité, mais c’était quasi impossible. “Nous étions ici à 10h30 ce matin, et nous sommes encore là. Vers 13h, nous avons tenté une incursion pour disperser les émeutiers, mais cela s’est avéré impossible, car même des balcons des bâtiments d’en face, on nous balançait des projectiles de toutes sortes. Nous avons riposté avec des bombes lacrymogènes, mais cela n’a pas marché et toutes nos tentatives de contenir les émeutiers se sont avérées infructueuses”, nous a-t-il révélé. Un peu plus bas, sur la route conduisant vers Oued-Knis, nous avons retrouvé des jeunes de Diar Echems qui nous indiquent que ces habitants déchaînés ne voulaient pas d’un projet de l’APC qui, selon eux, convoitait le stade pour y ériger des tours.
    L’un d’entre eux nous dira que “ce n’est pas vrai, il n’y a aucun projet de l’APC, ce n’est là qu’un prétexte pour détruire les bidonvilles”. Les affrontements ont transformé les alentours de la cité en un véritable champ de bataille où de nombreux dégâts ont été enregistrés.
    Rien n’a été épargné, ni abribus ni même les automobilistes qui ont tenté de passer et qui ont été pris pour cible par les émeutiers qui entonnaient l’hymne national Qassaman. Une véritable favela que les services de sécurité n’ont pu atteindre malgré leur impressionnant renfort.



    Emeutes à Diar Echem’s. L’exiguïté mère de l’explosion

    www.letempsdz.com

    19 octobre 2009
    Des émeutes ont éclaté hier matin à Diar Echem’s, un quartier de la commune d’El Madania à Alger. Une centaine de jeunes ont exprimé leur ras-le-bol en organisant un rassemblement au lieu-dit Ravin de la femme sauvage pour protester contre le maire et le chef de daïra de la circonscription concernant la liste des logements affectés à cette commune.
    La cité de Diar Echem’s, qui était destinée durant les années 80 aux étudiants, avec la crise du logement, abrite à présent des familles venant de l’intérieur du pays dans des appartements de type F1. Vers 11h, les protestataires, qui voulaient marcher jusqu’au siège de la daïra, ont été avertis par les éléments de la brigade anti-émeute de se disperser, en vertu de la loi interdisant tout attroupement et toute marche dans la capitale. Des échauffourées ont éclaté entre certains jeunes du quartier et les policiers.
    En quelques instants, la route a été barrée et des jets de pierre commençaient à fuser de toutes parts. Un renfort de policiers a été appelé à la rescousse afin de contenir la manifestation et éviter d’éventuels dérapages. Mais rien n’y fait. Bien au contraire, les esprits ont encore chauffé.
    Les affrontements commencent à prendre des proportions alarmantes, des slogans hostiles à l’Etat et aux responsables locaux sont lancés par les jeunes en direction des policiers, «Vive le FIS, vive Ali Belhadj, non à la hogra…». Pour rappel, le maire de la commune d’El Madania, ex-Clôs-Salembier, a rendu visite aux habitants du quartier avant-hier, la nuit, afin de procéder à la démolition des habitats précaires. Des bidonvilles ont été construits tout autour de la cité.
    La seconde raison de la visite du responsable local était, selon les citoyens, «l’interdiction à ces derniers de construire sur le terrain qui faisait jusque-là office de stade du quartier».
    Un responsable local rencontré sur les lieux a tenu à s’exprimer au Temps d’Algérie, : «Ils réclament des logements et des terrains, sinon ils vont construire sur le terrain du stade qui se trouve comme vous le voyez perché et donc menacé d’effondrement. Comment voulez-vous qu’on les laisse faire ?» et d’ajouter : «ceux qui n’ont jamais bénéficié de logements ont eu leur part, pour les autres, la mairie d’El Madania n’est pas l’OPGI.»
    Le ras-le-bol !
    Les appartements de Diar Echem’s sont tous de type F1 et contiennent des familles qui peuvent atteindre 10, voire 12 membres. Comment est-ce possible ? Le génie des locataires et l’étroitesse des appartements a poussé les habitants à construire d’une manière anarchique sur les toits et autres espaces verts de la cité, ce qui donne un visage «bédouin» à la ville.
    La cour de la cité a été aussi construite, c’est l’étouffement. Aucune norme de vie correcte n’est assurée. Des odeurs nauséabondes chatouillent les narines à une centaine de mètres de l’entrée des immeubles. Des agitateurs sont cachés entre les maisons et sur les toits des bidonvilles et utilisaient tous les moyens pour faire reculer les policiers.
    Aux environs de 14h30, l’émeute s’amplifie. Des jets de pierre, des bouteilles en verre, des pneus brûlés sont jetés sur la route principale. Des «Allahou Akbar» retentissaient, histoire de se donner du courage et d’affronter corps à corps l’armada de policiers dépêchée sur place. Un hélicoptère volait dans un ciel en fumée, rôdant autour de la cité afin de dissuader les jeunes émeutiers et les disperser, mais encore une fois c’était peine perdue.
    Trois camions de police venus aider leurs camarades en difficulté, l’un muni de jets d’eau chaude et deux de type chasse-neige arrivent en donnant l’alerte et en provoquant une surexcitation parmi les manifestants. Le terrain de l’émeute grandit alors, s’étalant du siège de la daïra jusqu’au siège de l’agence presse service (aps). Après l’offensive de la police, les manifestants se sont attaqués aux voitures des fonctionnaires de la daïra on les saccageant. N’était l’intervention de la police, toutes auraient été brûlées.
    Une situation et une atmosphère de guerre régnaient sur les lieux. Des officiers supérieurs de la police ont fait leur apparition afin de donner les directives à suivre. Un plan d’attaque a été élaboré et une offensive a été instruite. Trois bataillons de la brigade anti-émeute ont foncé à l’intérieur de la cité, ce qui n’était guère facile.
    Des femmes et des hommes lançaient des sacs poubelle par les fenêtres. Des jerricans d’eau, des débris de matériaux de construction et même des persiennes de fenêtres sont jetés sur les policiers. Arrivés à l’intérieur de la cité, les policiers, les journalistes et photographes sont accueillis par des «meutes» de jeunes prêts à tout pour se venger de leur situation précaire.
    Nous avons pris attache avec des femmes qui lançaient des youyous afin de nous expliquer la situation et nous éclairer davantage. «Nous habitons cette cité depuis des années, nous sommes une famille de 14 membres dont trois frères sont mariés, nous dormons dans les couloirs de l’immeuble», a déclaré Fatma en larmes. Une autre femme sort de la foule, certificats médicaux à la main : «Nous sommes trois asthmatiques à la maison.
    On suffoque.» Selon les résidants de ce quartier, «le maire d’El Madania a octroyé des logements à ses connaissances. Par exemple N. D. est célibataire et vit seul ici mais il a bénéficié d’un appartement de type F4 alors que nous sommes 14 et nous continuons à à vivre l’étroit». Les sonnettes d’alarme ont été déjà tirées et des demandes adressés aux différents responsables de l’Etat, en vain. A l’heure où nous mettons sous presse cet article, les émeutes ont repris de plus belle et des blessés sont enregistrés parmi les policiers.
     
  3. Ungovernable
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