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Ecrire et lire.

Discussion dans 'Discussion générale' créé par Red Head, 19 Mai 2008.

  1. Red Head
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    Red HeadLe Ver qui Marche.

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    Mai 2008
  2. situationniste, progressite
    J'attendais de pied ferme 'louverture de la section culture pour savoir si y'avaiut des gens parmi vous qui écrivait, serieusement ou non, des nouvelles, romans, textes divers et varié. Je parle pas de journalisme ou de discours revendicatif, mais simplement d'histoire quoi...

    Perso, j'écris, mais j'attend de savoir si y'a des gens interessé avant de poster ce que j'fais...
     
  3. oiskinoi
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    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  4. libertaire, anarchiste
    moi sa m'interesse je n'ecris pas mais j'aime bien lire donc si tu poste des nouvelle ou truk du style ba je les liré (si elle me plaise)
     
  5. PareSSe
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    PareSSePersonalité instable Membre actif

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    Juil 2007
    J'écris moi aussi.

    Parfois des histoires, surtout des petits textes en vers, genre poésie mais sans la prétention qui va avec.
    Je sais lire aussi.

    C'est vrai que ça serait assez cool de s'échanger nos textes, de discuter autour d'eux. Mais je crois pas que Resistance soit fait pour ça, donc envoie par messages persos.
     
  6. Pablito
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    PablitoBreizhistance Membre actif

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    Jan 2008
  7. chaos/Nihiliste, apolitique/Indécis
    OUAI OUAI! si j'vous balance mes textes vous allés me les voler et les publier avant moi! j'vous connais!
     
  8. Zeak
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    ZeakMembre du forum Expulsé par vote

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    Nov 2007
  9. libertaire, auto-gestionnaire, apolitique/Indécis, anarcho-fédéraliste, progressite
    résistance c pas non plus fait pour le dessin et alors?

    Vas y balance tes textes on verras bien si sa plaît ou pas;)
     
  10. Red Head
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    Red HeadLe Ver qui Marche.

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    Mai 2008
  11. situationniste, progressite
    Une astuce d'écrivain pour pas se faire piquer ses oeuvres :
    envoyé vous votre manuscrit en recomander, le cachet de la Poste fait foi de prorpiété intelectuelle.
     
  12. man-of-resistance
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    man-of-resistancePunk guitariste Membre actif

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    Mai 2008
  13. libertaire, anarchiste
    Moi j'écrit mais c'est uniquement pour les expressions écrite en cours de frabcais. ^^
     
  14. oiskinoi
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    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  15. libertaire, anarchiste
    haha pareil tien jvous envoi une histoire que j'ai ecrite en redaction de francais c'est un peu noir pour moi mais bon

    Pour une connerie

    C’est par une nuits pas très tranquille que tout a commencé . Dans un squatte de banlieue ou vivaient des marginaux et des exclu de la société.
    Dans ce squatte vivaient il y avait un mec .Il n’habitait pas vraiment la mais ça lui arrivait d’y passer une nuit ou deux .Ce soir la ,un concert devait avoir lieu,c’était pour cela qu’il se trouvait là .Son trip à lui c’était de se déconnecter le cerveau et de faire la fête toute la nuits .
    Les emplies commencer juste a chauffer quand un pauvre zonnard lui demanda du feu .Notre homme lui prêta son zippo qu’il avait grader du temps ou il militer encore avec ses camarades anarchiste .Le zonnard alluma sa cigarette et dit avec un sourire a notre homme que s’il voulait récupérer son feu il devrai le suivre dehors .N’étant pas du genre a bouger pour si peu , il prit une bouteille et l’éclata sur la tête de son agresseur. Ni une ni deux le concert se transformas en pugilat néanmoins amicale entre camarades .Le lendemain l’ancien militant appris que l’homme qu’il avaient frapper été dans le comas a l’hôpital et que contrairement a se qu’il avaient crue il n’été pas un zonnard de banlieue mais un membre d’un groupuscule d’extrême droite bien connu pour ses action violente mais aussi pour divers meurtres et tortures sur des jeunes étranger et militant d’extrême gauche .L’organisation l’avait charger de récupère des information sur les habitants du squatte .La il été mal ,une boule lui noua le ventre il fallait qu’il cherche de l’aide .Mais ou ?Ses ancien camarades été soit mort soit en prison soit père de familles .Il décidas donc de quitter la ville pour la campagnes .Il connaissait quelqu’un là-bas qui le logerait le temps que tous cela se tasse .Il prit le chemin du local autogérés ou il habitait pour rassembler ses affaires .A trois rues de la ,on le sifflas,il accéléra .On l’appelas il se mit a courir .Trois hommes lui bloquée le passage tandis que trois hommes tentaient de le rattraper .Il sortit son couteaux .L’action fut brève,pas comme dans un de ses film ou les gars se tirent dessus pendant des heures .Un des agresseurs visiblement le plus âgé sortit son arme et fit feu .Toucher au torse notre pauvre gars tomba la tété sur le béton. Avant de mourir il pensa a son briquet .
     
  16. oiskinoi
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    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  17. libertaire, anarchiste
    a au faite j'ai eu 12 sur 20 pas mal :D
     
  18. ramoca
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    ramoca"je suis ton père" :) Membre actif

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    Août 2007
    Moi j'écris bien sur pour le français mais aussi pour mes ptin de cours de cinéma. Je vais arreter ça me soul ces cours. Dernier sénar sur une junki qui crève dans un apart pourri mais ça à pas plus à la profs. Elle prefert les histoire magnifique au pays des merveille.
    Voila donc il est 18h29 et je savais pas quoi foutre:D
     
  19. ludo99
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    ludo99Membre du forum

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    Juil 2007
    Je trouve sa sympa l'idée d'échanger quelques textes, je vous met une petite chanson:

    Derangeons le monde
    Boulversons le quotidien
    Faisons table ronde
    Detournons nous du droit chemin

    Allez parlons de l'Afrique
    1000 morts chaques matins
    Et disons que le fric
    Y'en a qu'pour les americains

    Ajoutons également
    Que si l'on veut réussir
    Il faut avoir de grandes dents
    Croquer les autres avec plaisir

    Rappelons en deux minutes
    Que l'ont vit dans un monde de brut
    Que l'apparence est trop marquée
    Que l'vrai amour c'est au ciné

    Et critiquons le chasseur
    Qui tire sur tout ce qui bouge
    Arabes, oiseaux a toutes heures
    Et qui aime bien son coup de rouge

    Discutons enfin de la Terre
    Faisons pas croire qu'elle va bien
    Il n'y a plus de bon air
    On se comporte comme des chiens
    Ormis que eux au moins
    Ils peuvent pas faire autrement
    Nous on pourrait vivre bien
    Faudrait moins d'flics, moins d'argent!!
     
  20. oiskinoi
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    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  21. libertaire, anarchiste
    on diré une chanson de renaud :p
     
  22. Pablito
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    PablitoBreizhistance Membre actif

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    Jan 2008
  23. chaos/Nihiliste, apolitique/Indécis
    La nouvelle de Pablito

    Encore une journée de merde pour ce chère Françis, marchant sur le trottoir froid et humide de sa ville, il vivait que pour son putin d'travail, 'marre de voir les mème gueules de mort tout les jours.

    Cette nuit, il allé la commencer dans un bar. Françis n'a pas de meuf, n'a pas de chien, juste une fée qui vit dans sa tête depuis le jour de son enfance, ultime bouclier de cette société manipulatrice et destructrice de rêves et de projets.
    A l'entrée du bar, réputée pour être le point de rendez-vous de nombreux crêteux et de punks a chiens crasseux, il se dit "s'soir mon bon, allons jouer au keupon".
    Se rapelant sa jeunesse oubliée, il foula le comptoir et s'assit, demande un demi et s'allume une clope, le "tavernier" lui apporte sa potion en ne disant pas un mot.
    Françis faisait un peu tache parmis tout ces personne ayant choisi une autre façon de vivre dans le moule,attisant les regards, il déserra sa cravate et fini par l'enlever sous quelque moquerie, qu'il le pris bien d'ailleurs.

    Suite a sa, un homme vint le voir, silhouette maigre et dérangeante, tatoué de partout, un vrai chat de goutière, il posa son cul sur une chaise face a lui et lui dit direct "bah mon vieux, tu sors d'ou? tu t'es perdu là?" Françis mis un peu de temps avant de lui répondre " J'avais juste envie de me prendre une bière, et de me vider la tête quelque part loin de chez moi" le sale punk, regardant le cul d'une fille, lui dit " t'as raisons mon gars, à la tienne", ils tendit leur verre, se regardant droit dans les yeux, cette nuit n'était pas si mal partit finalement.

    Discutant de chose et d'autre, de leur vie, de tout ces cons qui ne prennent pas le temps de se poser et de réflechir,
    "la vie est si courte, la vie est si étroite, la vie ne doit pas etre le reflet du systeme, la vie doit etre nous, toi, eux, pas celle de ceux qui sont en haut, en haut de toi" termina le punk, il se leva ,lui dit aurevoir, et il partit en titubant un tout petit peu!
    Françis était resté bouche bée face a la dernière phrase de cette créature, "putin, il a raison c'type".

    Rentrant chez lui, il se coucha dans son lit, méditant sur tous ce qu' avait dit monsieur le punk, il s'endormit dans la nuit noire, dehors plus personne, pas une voiture, la pluie s'abatta, un chien aboya, minuit sonna.

    le lendemain, reveil dur, il n'avait presque pas dormis de la nuit, encore une journée de travail, une journée de con, une journée de merde.
    Pas le temps de prendre son ptit dej', il était déja en retard, "merde!" ce dit Françis "merde!" ce dit encore Françis!
    Il courait, paniqué, dans la rue, soudain! il s'arréta net, mit ses mains dans ses poches, et marchat tranquillement avec un ptit sourire "rien a fout' ".
    Lorsqu'il arriva a son travail, son cadre supérieur, arriva avec ses grosse lunette de con, sa coifure de con, sa gueule de con et sa voix de con et lui dit a la manière d'un con " vous etes en retard! la prochaine fois, ce n'est mème plus la peine de revenir"
    Françis, lui sourit, ce qui déstabilisa le petit patron et lui répondit " ah bon? chui en retard! meeeeeerde... bon bah jme casse! a plus ducon!"
    Françis partit sans se retourner, claqua la porte bien exprès, pour faire chier!

    Françis se rappela lorsqu'il était petit, il naviguait souvent avec son père, évasion et rêves, il savait ou été se bateau, il allait le prendre, il allait se barrer!
    Arriver au port, il vit se vieux bateau abandonné depuis des 10aine d'années, depuis que son père a claqué pour etre plus précis.

    Il sauta dedans, détacha la corde, et regarda une dernière fois la ville qui le vit grandir, il remarqua une silhouette familière au loin, il plissa les yeux pour mieux voir, il se reconnut, l'enfant qu'il était , l'enfant sourit leva la main et lui fit un signe d'adieu, la fée endormie se réveilla dans sa tête et lui dit au creu de son oreille, "cette fois mon bon, la vie commence"
     
    Dernière édition par un modérateur: 21 Mai 2008
  24. PareSSe
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    PareSSePersonalité instable Membre actif

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    Juil 2007
    Bon bein alors allons y...

    Travailleur au Mc do

    Tu travailles pour financer la faculté
    Survivre, payer ta bouffe et le loyer
    Tu le sens bien qu'on t'exploite
    Mais faut bien financer ta consommation de pâtes
    Ils te font vendre des hamburgers si tard
    Que tous les matins tu marches au radar
    Et si tu n'as pas ton mot à dire
    Parce qu'en plus obligé de sourire
    Parfois ils t'offrent une promotion
    Un changement de chemise pour seule ambition
    Prisonnier derrière tes barreaux financiers
    Tu accèdes au statut d'esclave salarié
    Car si tu vois ce qui ne vas pas
    En fait tu n'as pas vraiment le choix
    Dans tous les supermarchés de l'exploitation
    On tue ta fierté contre un peu de pognon
    Du ketchup dans les veines
    Un big mac à la place du cœur
    Il faut bien se donner la peine
    Pour légitimer sa douleur.


    Bref, mais quand meme vive les blogs : http://glandeur-rockmantique.cowblog.fr
     
  25. Zeak
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    ZeakMembre du forum Expulsé par vote

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    Nov 2007
  26. libertaire, auto-gestionnaire, apolitique/Indécis, anarcho-fédéraliste, progressite
    clapclapclap...Eh ben pas mal pablito...
    Pas mal non plus oiskinoi mais j'donne ma voix a pab'
     
  27. Red Head
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    Red HeadLe Ver qui Marche.

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    Mai 2008
  28. situationniste, progressite
    Bon allez, un peu de serieux la...

    Quand j’était petit dans les années 80 et que je regardais par la fenêtre du RER le paysage industrielle presque neuf, je voyais les très longues échelles qui montait en haut des cheminée d’usinée encore blanche pour quelques mois, et je me disais que personne ne foulait les pieds des ces centaines de barreaux de métal assemblés par une autres centaine d’homme et de femmes, sous payes après les gens, heureux après la télé. J’ai appris à ne plus juger ce genre de choses, vouloir les changer au final bien trop de perte pour y revenir au final. Et aujourd’hui, c’est moi qui foule la couche de crasses noir accumulée sur les barreau de l’infinie échelle le long des la grande cheminée. Elle me parait infinies jusqu’a ce que j’arrive en haut. Je ne sais pas trop ou poser mon sac, je n’ai pas envie qu’il tombe et j’en ai besoin. Je sors ma bombe de peinture à voiture noire et mon masque anti-pollution qu’on vend dans les magasins de vélo, noirs aussi. Et je peint. Les gens qui prennent les RER peuvent sûrement me voir en train de m’agiter tout en haut de la grande cheminée éteinte, et de temps en temps voir un point noir tomber du haut. Je ramasserais après, en bas. La seule personne que j’ai croisée en arrivant c’est le gardien qui dormait. Un jeune brun avec une coupe afro et un bouc carré comme celui du gratteux de System of a Down. Il a écrit sur son visage qu’il aimait ce groupe. Moi ça me fait déjà mal de mettre un T-shirt d’un groupe, alors la barbe. Ne doit pas y avoir beaucoup de groupe dont on peut montrer sa fanitude par la barbe.
    On m’aurait dit il y a un an que je peindrais comme un maître de la renaissance, je n’y aurai pas cru. Et sur ce point, je me comprend tout a fait. Mais a présent que je termine ma figure imposée « Dieu donne la vie a Adam » au centre du massif X, en haut de la cheminée, je reviens sur ça Je ne peint pas c’est vrai. J’ « exécute », je « fais », je ne fabrique rien. Finalement, je finis de contourer ma croix et je remballe. Je remballe mon masque. C’est tout. Et je balance mon sac en bas. Maintenant j’m’en fous qu’il tombe. Mais moi, je prend échelle Il y a un an j’aurais sauté, juste pour me dire qu’être monté ne serve pas a rien. Ça marche comme métaphore également. C’est important de le préciser. Mais la, je descend échelle rouge peinture 1982, noire de crasse 2000, en me demandant sur la cage de métal autour de moi et vraiment une « sécurité » ou si, en cas de chute, on se bouffe pas simplement un coup la cage, une vertèbre, puis un barreau de échelle, la mâchoire, puis a nouveau la cage. Finalement, ce serait plus « sécurisé » de ne rien mettre, qu’on tombe dans le vide a 20 mètres par secondes. Je n’ai pas envie d’essayer pour autant. Tout les livres de méditation et d’élévation de la conscience serait tout a fait contre ce genre de répressions, mais je m’en fout, un bouquin va pas dicter ma vie, et encore moins plusieurs. Ce qui dicte ma vie, c’est mes rêves, c’est la fille qui me parle des croix, du dessin, du lieu. Et c’est la que je me réveille. Dans un bouquin, ou une série, ça serait la fin d’un chapitre, ou il mettrait la pub. Mais la, y’a juste moi, en bas de la cheminée, a chercher sur le béton les canettes de peintures vide qui aurait trop rebondie. Au moins personne n’effacera celui la me dis-je pour me rassurer. De toute façon, je l’ai en photo. C’est le seul truc que je n’ai pas balancé avec le sac. Je ne vous explique pas pourquoi, vous êtes grand et vous connaissez la valeur d’un sou. Je trouve mon sac, il est sale. Le terrain est sale en fait. Pourquoi, il n’y a rien sur ce terrain, rien que le béton autour d’une tour de béton, rien qui ne doit s’user dans les cent ans a venir. Et pourtant, il y a partout une fine poussière grise qui contamine tout ce qui touche le sol. Peut était il prévu que personne ne touche le sol. C’est le plus crédible que j’ai trouvé. Le mec est plus la quand je repart. Ici aussi on pourrait mettre la pub si vous voulez. Allez pisser, boire un truc. Si vous buvez avant, vous aurez trop envie de pisser pour savourer ce que vous boirez. Alors je vous en prie, allez pisser. Le temps que je roule une clope, ça, vous vous en foutez de le lire. Bien. Très bien. PUB

    Il y a un an, on m’aurait dit que je montrai en haut de cette cheminée, j’aurais dit peut être, mais j’aurais rajouté que j’aurai cherché un coin plus facile d’accès pour autant de hauteur. OU j’aurais sauté sous le métro. Il y a un an, ce qui me poussait au suicide n’a rien d’intéressant. Surtout pour les gens qui lisent. Ce sont des problèmes idiots, des faux problèmes, et pourtant tout a fait vraiment bêtes. Une seule chose importante : j’ai fait deux mois de coma après être électrocuté sur les rails du métro Chapeau au mecs qui a réussi a freiner a temps. Je me souviens que pendant que je tremblotais sur les rails en fumant, je pensais « la prochaine fois, je sauterais tout au bout du quai, pas au milieu ». La « prochaine fois ». Mes muscles étaient tendus au point de péter un par un et je pensais à « la prochaine fois ». Et un peu avant, je pensais qu’un suicide au milieu de la voie serait plus visible, plus spectaculaire. Mais non, les gens s’en foutent de votre mort. Il prête attention a votre corps qui fume pendant deux minutes, en écoutent Justify my Love. Ça ou autre chose. Je peut vous parier que la grande blonde qui porte des lunette de soleil qui couvres de son front a jusque sous ses pommettes et qui me voit frire sur les rails du métro avec l’album de Paris Hilton ne sais pas quoi penser de ma tenue, de ma pose crispée et se dit que ça va retarder le métro Et c’et a ce moment que je tombe dans mon coma de trois mois. A coté de moi dans la chambre, il y avait un drôle de type. Et je viens de réaliser que c’est le mec que j’ai vu à l’entrée de l’Usine, le fan de System of a Down. C’est incroyable, mais je n’ai pas le choix, c’est la vérité, alors j’y crois. J’ « admet ». Il n’y rien de moins intéressant a raconter qu’un coma. Surtout quand le narrateur et le concerné sont la même personne. On parle de « première personne ». Après mon coma, j’ai commencé a rêver. On a déjà mis la pub, tant pis. J’aurais du me retenir, et par conséquent, vous aussi. Après mon coma donc, j’ai commencé a rêver. Et alors ça, c’est intéressant à raconter. Alors je commence.
    A chaque fois dans mes rêves, je commence sur les rail du métro C’est pour ça que j’ai raconté. Tout est pareil et la conasse écoute les mêmes morceaux de Paris Hilton ou n’importe quelle autre fille qui chante a sa place. Sauf que la, je me lève et je me casse. Je vais-je sais pas ou. Je sais vraiment pas ou, y’a aucun panneau et la station ressemble a rien. Au début, je pensais que ça changeait à chaque fois, mais en fait non. Je monte, je descends, je perds le niveau de la mer. Mais au moins, je ne reviens pas en arrière, ce qui arrive toujours quand on se perd. Quand on est éveillé surtout. Quand on se perd et qu’on est éveillé, qu’on ne dort pas. Voila. Donc la, je dort, je rêve et je me perd pas. Comme quoi c’est bien un rêves Je me balade dans la station bizarre et je monte, je descend, je prend les escalators plat qui vont a quatorze kilomètres par heures. Et à la sortie, je vois la fille. Toujours la même, évidemment. Pas celle qui écoute du Paris Hilton, celle la, elle reste sur le quai, a attendre le métro qui sera en retard parce qu’un « bêtes » s’est jeté sur la voie. Et ce « bêtes », c’est moi. Comme je rêve, je m’en fous, je vais voir la fille. Elle est super belle. Elle a des cheveux blond court en bataille, un visage rond et pourtant, tout fin. Elle a aussi des grands yeux bruns, qui dans la pénombre, apparaissent noir. Après, j’ai compris qu’il était noir à cause de mon coma. Et je l’ai appris tout seul. La seule raison qui m’aurait poussé à faire psycho, ça aurait été les filles. Et dans mon rêves, y’a une fille super, et beaucoup faire de la psycho. Surtout que dans mes rêves, la fille me parle, et moi écoute Elle est d’un coté des portillons et moi de l’autre. Et je sort pas pour la voir, non, je écoute Elle me dit de peindre des croix, dans des endroits super chaud a atteindre. Et moi je fais tout pour le faire. Je vis dans la rue. J’ai eu le plus gros coup de bol du siècle en découvrant que je jouait super bien du djembé C’est tout. J’ai fait un coma de trois mois et j’ai plein de raison sans intérêt qui mon poussée au suicide, mais je joue super bien du djembé C’est un vieux mecs qui me la dit, avec ces mots la. Et les vieux black de Paris, quand il sont pas saoul, il sont sages. Comme tout les vieux qui sont pas drogué, a l’alcool, au tabac, au crack ou au fric. Ils sont humbles. Ils s’en foutent que t'ai des raisons de te suicider, ils vont te trouver un raison de rester en vie. Et je repense a eux en me réveillant de mon rêves bizarre. Et pour eux, j’ai envie de peindre ce que la fille ma dit de peindre. Au début, je croyais que je faisais ça, comme des pierres tombale, de ces mecs, puis comme pour laisser ma marques de territoire, puis ma marque dans le temps… J’me suis trouvé plein de justification bidon pour mes tags. Après j’ai pigé que comme y’en avait plein, ça valait queudalle. La loi du marché appliqué a la vie. C’est peut être le seul moyen de l’appliquer a la vie, alors j’suis fier. Enfin, pas trop quand même

    Ça marche comme ça : je joue super bien du djembé, je fais du fric parce que je demande pas de ticket restaurant, et avec le fric j’achète des bombe de peinture. Le sac et le masque, je les ai eu à la gare de l’Est. Il ne faut pas oublier que Gare de l’Est, c’est la gare qui est à l’est. Maintenant que je l’ai dit, ça vous parait con, mais si je ne l’avais pas fait, vous n’y auriez jamais prêté attention. Et comme vous avez besoin de comprendre et de raison, vous cherchez a quoi bon être conscient que Gare de l’Est, c’est la ou se parque les train, et c’est a l’est. Et bien rien, « a rien bon ». C’est purement gratuit, un spam mental sans pubs. Comme ces messages en flash qui marchent pas. J’ai le net depuis trois mois, mais le mail ça m’as vite gonflé. Après, je suis tombé dans le coma. Et après, je joue du djembé pour acheter des bombes de peintures. La fille me dit de peindre un X en haut de la grande cheminée B de l’usine accès, je joue du Djembé et me voila en train de raconter pourquoi y’a de la poussière sur un terrain vide a des milliers d’inconnus. Je rentre chez moi en RER, et je vois ma croix en haut de la cheminée, et je me dit « Il y a une heure a peine, j était la ». Ça me fait ça à chaque fois. AU début, je pensais que la fille de mon rêve voulais que je ressente ça Mais non. A voir comment elle se débat avec le portillon du métro pour passer, j’me dis que ça doit être plus physique. Et pis tagger le dessus d’un château d’eau, c’est pas très visuel. Pour les avions peut-être…même pas, pour les parachutistes au grand max…Peut être ceux la y verront quelque chose. Le type il sort de prison, inculpé a tort du meurtre de sa fille, il veut tout oublier, il rejoint la légion. Il passe cinq ans a faire cinquante borne par jour avec vingt kilo sur le dos dans le désert et la première chose qu’il voit du sol français a son retour, parachuté, c’est qu’un mec a taggé une grosse croix fractale sur le toit du château d’eau de son village. Et toute l’affaire lui revient, le corps de la fille, l’enquête, la traque et les moqueries du véritable coupable. Il ouvre pas son parachute, laisse tomber. C’est le mot. C’est peut être pour ce genre de truc que la fille me fais tagger ces trucs…J’ai du mal a y croire. Si était le psy qui payait pour entendre l’histoire des gens, avec moi il en aurait pour son argent…Je connais bien la vie de l’armée a cause de mon père.

    Je joue du djembé et je vais dormir. Je suis crevé, les échelles ça crève. J’m’en souviendrais. Quand je vais me coucher, j’attend quelque chose qui vient dans tout les cas quand j’ai fini le truc d’avant. Mais en même temps, attendre le rêve, ça m’empêche de dormir. Mais la, je suis crevé, alors je m’endort et j’me réveille Sur les rails du métro, comme d’hab. Toujours sale. Toujours le tunnel noir devant moi, et le quai derrière moi. Et la blonde qui me regarde, et je la regarde. Je sais que je suis dans un rêve parce qu’elle tourne le regard. Dans le métro, les gens vous fixent comme si vous n’existiez pas. Ils fixent le mur derrière vous. Il essaye de lire la pub alors qu’il savent très bien que « Yes, I speak Wall Street English ». J’ai jamais fait d’anglais et ça j’le sait. J’dois avoir le niveau pour entrer dans l’école j’en sais rien…En même temps, si j’y entre avec un bon niveau, aucun intérêt d’y aller si ce n’est pour apprendre le vocabulaire de Wall Street. Stock Exchange. Je dit ça a voix haute dans le métro Il ne se passe rien. Il ne se passe jamais rien, alors je pars dans un couloir. Soit disant vers la « ligne cinq ». Peut être « Orange ». Cinquante pourcent de chance de « Direction Bobigny ». Ou pas.
    Mais j’y vais. Quelque soit le choix, c’est cinquante pourcent. Ça arrive ou ça arrive pas. C’est bon ou c’est pas bon. Y’a pas de c’est plus souvent ceci ou cela. C’est juste l’un ou l’autre. Et moi, dans les long couloir, en dépassant les affiche Admiral T a l’Elysée Montmartre, sous les panneau « couloir roulant a 19km », je pense a ça. Je suis conscient. Je suis conscient qu’a l’Elysée Montmartre, les places sont à 54 euro. Si je connaissais le truc que dit le mantat méchant dans Dune, je le mettrai, ça ferai classe. Le truc avec l’élixir de Saphro. Mais je connais que la litanie de la peur, et la, ça irai pas. Car je n’ai pas peur. J’ai envie de trouver la sortie, voir la fille. Si au passage, elle pouvait me rejoindre et qu’on finisse le rêve ensemble, ce serai pas mal. Cinquante pourcent. Et la voila...J’ai rien envie de dire, je la regarde c’est tout. Elle arrive par l’escalier juste en face, et j’arrive pas à lire à quelle sortie on est. Ça m’agace qu’il y est un panneau et j’arrive pas à le lire. Alors que je lis beaucoup. Enfin plus que les gens. Je comprend pas pourquoi les gens ne lisent pas. C’est à la portée de tout le monde, ça coûte pas cher, ça tient dans la poche, ça prend pas de temps, vous pouvez lire trente seconde et vous arrête, c’est bon. Si avec un peu de chances vous lisez un truc bien, vous allez même apprendre des trucs. Je dis vous, je veux dire eux. Parce que vous, vous lisez. Et elle arrive. Laissez moi la contemplez, après je la décrit, promis. Voila. Elle n’est pas grande, elle doit faire un mètre soixante, soixante cinq. Comme tout les filles pas grandes. Elle est blonde, elle a des boucles épaisses. Enfin, des anglaises quoi. Elles sont rabattues derrières ses oreilles, mais elle ne tiennent pas. Quand elle marche, elle semble basculer de chaque coté parfaitement, elle ondule tout son petit corps vers un équilibre parfait, de marche, de pose, du décors autour. Comme une animation de Disney. Elle est un peu ronde, et c’est ce que j’aime le plus chez elle. Enfin, je crois. Je suis presque sur que si on la prend a la taille, elle vous fond dessus et en même temps, vous savez que vos tenez une jolie fille. Vous la sentez tout contre vous. Un mec naze parlerai de « surface de contact ». Ce genre de mec aurait décrit une voiture comme je viens de décrire la fille. Et je serai d’accord que sur une choses avec ce gars la : on a rien dit en fait. On peut pas décrire la fille comme ça Et la dessus, on repartirait en engueulade. Pour simplifier, dite vous juste qu’elle est super jolie, mais elle est pas « bonne ». C’est pas une fille qu’on veut violer dans la rue. Déjà, elle porte pas un de ces hauts avec une fermeture éclair en diagonale sur tout le long « Prêt à violer ». Un de ces jeans a laçage « Ouverture facile » pour les filles qui osent par porter de corset tout en sachant que son mecs adorerait défaire le laçage. Donc elle met ce jean. Non, c’est pas une fille comme ça. Elle, elle a un T-shirt et un jean. Sous son T-shirt, ses moyen seins pointent a peine. Je dit moyen parce qu’ils sont moyen. Essayez de décrire quelqu’un pour voir. Et vous verrez. Pour moi, tout est clair. Alors c’est à vous de vous éclaircir l’esprit et de faire tout c’que je peut pas faire à votre place. Et quand vous verrez la fille, vous comprendrez comment c’est difficile de la décrire Son jean, c’est un jean. Son T-shirt, c’est un T-shirt. Il est jaune vif. Ça colle bien avec ses cheveux blonds, ses anglaises qui retombe juste au niveau de son col autour de son visage rond d’enfant. Je dirais ça à la télé, ça passerai pas. Si vous parlez d’une jolie fille et que vous placez le mot enfant, vous êtes foutu. Pas de chances, moi j’écris haha ! Je rigole tout seul pendant qu’elle arrive. Surtout, me demandez pas comment j’arrive à écrire dans mes rêves et gardez ce que j’ai écrit. Dans les livres de Lovecraft, penser à ce genre de truc rend fou. J’y croit pas comme un religieux, mais y’a toujours cinquante pourcent de chance que ce soit vrai. Soit ça l’est, soit ça l’est pas. Alors j’y pense pas. Je pense à la fille. Et je dit « Salut. ». Et elle dit « Salut. Ça va ?».
    -Ça va mieux ton bleu ? Je lui demande. Par rapport a la dernière fois.
    Elle relève son jean et je vois que son bleu a l’air d’aller mieux. Y’a presque plus rien. Je lui dit.
    - Oui, ce n’était pas grand-chose. J’vais y aller plus tranquille. Et elle commence à escalader le portillon. Ce qui rend la chose difficile, c’est qu’il y a une grille en haut, ce qui laisse un tout petit espace pour passer. Et elle, c’est pas une souris qui passent dans un tout petit espace. Je connaissais des nanas qui avaient du être des souris avant. Des souris de dessins animé, des souris de laboratoire. Mais à l’époque, je jouais au vrai jeu « Attrape Souris ». C’est ce genre de truc qui a fais dire a mon prof de français qu’il fallait que j’écrive plus. Ce qu’il me manquait, c’était une bonne histoire, et la voila. Ma bonne histoire est en train de se débattre avec le portillon du métro Elle me dit
    -c était bien en haut de la cheminée
    -Non. Mais mon tag était bien.
    - La ça va être plus tranquille, mais plus long.
    -Ah ?
    -Oui, tu vas tagger la cloche de l’Eglise St. Mathieu
    Je note pas l’adresse ici, je la note à la fin de mon carnet, c’est pas très intéressant
    - Je tagge une croix comme d’habitude ?
    -Oui, mais a l’intérieur de la cloche. Et juste les contours, remplit pas la croix.
    -Ça va être vite fait alors.
    -Non, parce qu’il y a un garde de nuit. Y’a que quinze minute ou elle est pas surveillée. Et c’est dur d’entrer. Bonne chance.
    Et comme elle arrive pas à passer, elle renonce. Je lui demande :
    -Tu veut pas essayer un peu plus, t’y était presque ?
    -Non, j’ai pas envie d’avoir un autre bleu.
    Je réponds rien. Sa petite voix est vachement forte, j’ai toujours du mal à parler après elle. Je me dis patience. Et je repars.
    -Salut.
    -Salut.
    C’est à la fois dur de partir et facile. La quitter et très dur, mais comme la sortie, c’est de se jeter sous les rails du métro, ça calme ma pulsion suicidaire. C’est nul ce genre de pulsion.
    Et je me réveille C’est le matin, il doit être dix heure. Je joue du djembé pour me réveiller Je prend ma douche et je joue du djembé en séchant. A poil. Même sec, des fois, je joue du djembé Si c était une guitare, je suis sur que j’aurais la trique. Mais ledjembé, ça à un son qui fait pensé à un vieux papi jamaïcain. Et les vieux papis jamaïcains me font pas bander, même si je suis déjà à poil. Et je m’habille en pensant au vieux papi jamaïcain qui se foutrait de moi et de mes pensées débiles qui vont trop loin. Je l’ai jamais rencontré mais je sais qu’il existe et qu’il rigolerait de ça Pas de moi, mais de ça Je bouffe un bol de céréale, avec beaucoup de lait. Plein de bon lait sucré. J’adore ça, je sais pas pourquoi. Depuis tout petit, j’adore ça Mais seulement avec les céréales, pas tout seul. Tout seul, ça me fais gerber, puis dormir. Avec des Frosties, ça me réveille Avec des Cherrio’s, pareil. Avec ces espèce de Cherrio’s au chocolat, dont je me rappelle pas le nom, celle où y’a un savant fou dans la pub. Celle la, elle sont trop bonne avec du lait, mais faut les manger avant qu’elle ramollissent. Si c’est trop tard, vous pouvez les laisser sécher, ça marche. Pas au four, non. A l’air libre. Ou mieux, si vous avez un frigo qui assèche les trucs, c’est mieux. Après, vous pouvez les manger, mais sans lait cette fois. C’est dommage. Ce matin, c’est Cherrio’s. A non, ce sera Miel Pops, y’a plus de Cherrio’s. Je pries secrètement pour qu’il reste plein de Miel Pops, j’ai pas envie de faire des courses. Je sais qu’il ne faudrait pas que je prie pour n’importe quoi. Mais je m’en fout, de toute façon je prie personne, je prie « pour que ».
    « Pour que » il reste plein de Miel Pops.
    « Pour que » le feu passe au orange, pas au rouge. Ça passe jamais du vert au rouge. Et moi je suis a pied, c’est pour ça que je prie pour le rouge.
    « Pour que « j’oublie pas mes clés. Et comme j’y pense, je les oublies pas. Je prend mes clés, mon sac et voila. Dans mon sac, j’ai mis huit bombes de peinture noire. Je l’ai ai prise dans mon placard ou je met mes bombes. Si je dis ça au téléphone, c’est foutu, j’ai une descente des Bérets verts chez moi. Ça serait pas super. C’est le foutoir chez moi, vraiment pas militaires et encore moins vert. Et je ferme la porte. Quand j’étais petit, j’ai lu plein de trucs sur l’armée française, parce que mon père avait fait la guerre. Il a pas voulu me dire laquelle, même si je sais que c’est pas la Seconde, ni même la Première. Peut être celle d’Algérie, peut être celle d’Indochine, peut être une autre que je connais pas. Il était Béret Vert, lui. Il disait ça souvent, quand je l’appelais pour lui emprunter de l’argent. Parce que je n’ai pas de travail. Et que j’ai pas continuer les études après mon DEUG d’art plastique. J’ai fait un an plutôt photo, et après il ont bien voulu que je propose mes tags comme rendu de travaux divers. En photo. Je pourrais être prof d’art plastique. En lycée. Au collège, les élèves sont des gremlins Les mêmes que dans le film. Pour un sage et mignon et malin et cultivé, y’en a cent débiles, violents, sauvages et comme dans Gremlins deux, il revêtent plein de formes et de mutations différente. Je pense a tous ça et je note tous ça dans le métro Ça sonne, ça s’ouvre et ça se ferme. Tout les parisien connaissent le timing exact entre le moment ou ça buzze et le moment ou ça clongue ! C’est un timing vachement pointu et inaltérable et précis, et tout les parisiens le connaissent. Si il diffère d’une milliseconde, ils vont relever la tête de leurs romans, de leurs « Vingt Minute », ils vont retirer une de leurs oreillettes. En pensant que ça va forcer une voix de nulle part à expliquer ce qui se passe. Et ça marche. Mais la, le timing était bon, et j’arrive a quatorze heure a ma station. Si je l’ai pas noté avant, c’est pas pour la noter maintenant. J’arrive à l’église St.Matthieu, avec deux T. C’est étrange, mais pas dérangeant. Devant l’église, deux vieux sont en train de jouer à Uno. Un des deux mecs est encore ce mec. Il s’est rasé. Peut être qu’il écoute plus System of a Down. Je m’en fous. Pas de ce qu’il écoute ou non, mais que ce soit encore lui. Je devrais me dire c’est louche. Mais non. Je me dit que si je trouve ça louche, c’est juste que LUI quand je le croise, je le reconnais, et du coup parmi toutes les fois ou mon cerveau enregistre « j’ai croisé quelqu’un », il ressort plus facilement celui la. Parce que je le reconnais. C’est parce que je le croise que je le croise « souvent ». C’est juste que je remarque quand je le croise, parce que je le croise. Et la, il joue au Uno. Je m’approche d’eux. Il me voient venir avec mon look de taggeur et mon sac déformer par les bombes de peinture.
    -Bonjour…vous travaillez ici ? Je demande.
    -Oui, je peut vous aider ? Il pose un Trois Rouge sur le Trois Vert de l’autre. Il c’est le fan de System avec une coupe afro. Noire.
    -Lui y bosse, moi je joue haha. L’autre a l’air être un pote et il a aussi l’air dégoûté, parce qu’il a pas de rouge, ni de trois. Il pioche. Encore. Encore puis pose un Trois Bleu.
    -Toi tu perd, répond l’autre en posant un autre Trois Rouge.
    -Non, je fais juste un tour. Merci.
    -Salut, finit t’il, le mec qui aime bien System of a Down.
    Et j’entre dans l’Eglise. Et la, la pub, vlan !

    La fille blonde du métro, une fois, je lui ai demandé si je pouvais utiliser des pochoirs. Elle m’a dit « oui ». Juste « oui ». C’est parfait comme réponse pour une question nulle. Mais la, ça m’arrange, j’ai un pochoir de contour de croix qui est bien. Et comme le gardien joue au Uno, c’est bon, j’ai finit en une heure. Je redescends déjà du clocher et je fais un tour de l’Eglise, qui est vachement belle. Je prends d’autre photo que celle de mon tag. Je prend toujours une photo de mon tag, c’est important de le dire, merde. Un peu déçu. Il ne s’est rien passé, la preuve, je n’ai rien raconté. Le mec joue plus au Uno ; il est plus la. C’est vrai, c’est déjà l’heure du creux dans les gardes. C’est dans ce creux la que j’aurait du entrer, monter dans le clocher, tagger le début de crobars dans la cloche et redescendre pressé et flippé pour revenir demain. Et non, haha ! Ça me fais rire, et sourire. Le sous-rire. Est-ce une question de supériorité de qualité, de place dans le temps. J’en sais rien, mais ça, je m’en fout pas. Ça me fais cogiter jusqu'à chez moi. J’ai l’impression d’avoir rien fait de la journée. Et d’ailleurs, je fait pas grand-chose du reste de ma journée. J’ai fais beaucoup de djembé alors j’ai un peu de sous d’avance. Surtout que je dépense pas grand chose et que je vit dans un squat ou les flics ne viennent pas. Je tape ce que j’ai noté, c'est-à-dire ce que vous lisez, sur mon vieux pc d’étudiant, et je fais un peu de Google Earth. Ça m’amuse de regarder les villes. Les très grandes villes où j’irais jamais. Et puis je vais me coucher pour rêver de la suite. C’est classe comme phrase.
    Dans mon rêves, je me perd, je voit la fille arriver, je tombe encore amoureux et elle me dit ou tagger. Elle me dit ça :
    « Tu vas faire une énorme croix sur la place de Strasbourg Saint Denis. Ça va te prendre plein de temps et de canette, mais personne t’emmerdera alors profite en pour en faire une belle. Tant que tu la fait de nuit, pas un flic, pas une voiture. » Elle me dit précisément d’où a ou je doit placer mes trait pour que ça fasse une très grosse croix. Je dis ok. Je le note pas ici parce que ce n’est pas intéressant, sauf pour moi. Parce que c’est moi qui fait le tag. Et elle, elle n’arrive pas à passer le portillon. Je comprend que si la station est labyrinthique, c’est simplement pour pas que je trouve la sortie, pour pas que j’aille l’aider à passer. Je me réveille, sur les rails du métro
    Le matin, je cherche sur Google Earth la place Strasbourg Saint Denis. C’est classe, c’est pas très grand, c’est pas loin de chez moi. C’est bien. Je cherche un endroit ou j’ai taggé, il y a longtemps, sous la voiture d’un PDG sur le parking de sa boite en banlieue parisienne. Je retrouve l’endroit mais il y a un chantier a la place de tout. Du parking de la boite, des bâtiments de la boite. Il n’y a plus la boite. Il ont du bouger. Je cherche un autre endroit au pif, et je vois un truc bizarre. La cheminée a été démolie. L’usine aussi. C’est bizarre. En même temps, j’ai pas repris le RER depuis. Je m’en fous. Je pense à la fille. J’ai pensé a la dessiner, mais je l’ai pas fait, elle est parfaite en penser, la porter matérielle serait juste mal. Simplement mal. Pas « mal » dans le sens Maléfique, mais juste que ce ne serait pas bien, ou neutre, ou rien, ce serait mal. Il faut pas le faire, d’ailleurs je le fais pas. Je vais à Strasbourg Saint Denis et je repère les lieux. Il y a une heure a peine, Je regardais la où je me tiens a présent depuis le ciel. Tout a bougé et rien n’a changé. Il y a toujours des voitures, des passants, deux clochards et des jolies filles. Il y a encore ce mec qui fait la queue au Marché Franprix. Je commence à trouver ça marrant, et bizarre a la fois. Marrant parce que c’est bizarre, me revoilà forcé à admettre l’incroyable avec les faits sous les yeux. Et finalement, je trouve ça bizarre de trouver ça marrant, et plus l’inverse. Peut être c’est un flic. Peut être un pervers. Peut être simplement un mec qui a flashé sur moi dans le métro J’y fais pas plus gaffe que ça, et quand je revient sur la place le soir, après une après midi de djembé dans le métro (32 euro sur la ligne huit), il est plus la, et j’y pensait plus. Je commence a tagger et c’est vrai, pas une voiture ne passe la ou je suis et les passant me foutent la paix ; et pas de policier non plus. Juste un mec a vélo le premier soir. Je rêve pas. Quand je suis en train de faire un tag, qui prend plusieurs jour, je rêve pas. Des tas de gens tueraient pour ne pas rêver, il y a une technique simple. Il suffit d’avoir un radio réveil avec un mode « Sleep » ou une lecteur cd ou encore un radiocassette. Vous mettez la radio et le mode Sleep, ou une cd, ou une cassette pour vous endormir. Le mode « Sleep » coupera la radio au bout d’un certain temps. Ça va de dix minutes à deux heures, d’habitude. Le cd arrête à la fin, et la cassette aussi. Sauf si il y a un autoreverse. Une fois que vous avez un système comme ça, écoutez très attentivement ce qui passe pendant que vous êtes allongé, dans le noir, les yeux fermé et fatigué. Vous, pas les yeux. Concentre vous sur les mots, les phrases, imaginez le chanteur ou le chroniqueur derrière son micro. Et ceux jusqu'à vous endormir. Je peut vous garantir que, un, vous vous endormirez sans problème et deux, vous aurez un sommeil sans rêve La concentration de l’ouie sur quelque chose et la réflexion doit influer un truc qui fait qu’on rêve plus profondément et du coup on s’en souvient pas, ou du moins on est pas conscient du rêve J’ai pas fait psycho, et encore moins neurologie. Mais ça marche, je vous le garantis. Mais moi, pour ne pas rêver, il faut et il suffit que je sois en train de tagger une croix et que j’ai pas fini du jour au lendemain. Et sinon, j’ai envie de rêver pour voir la fille. La, je rêve pas pendant une semaine, et quand j’ai fini, je rêve Mais avant d’aller me coucher, j’ai vu sur Google Earth la grande croix sur la place. Ça passe par plusieurs rue, c’est noir, ça a coûté cher, j’ai fait du djembé tout les jour sur les grosses lignes pour payer ça Si mon père savait, il enverrait les Bérets verts me chasser de mon squat. Et après l’avoir vu, je rêve
    Je rêve de la fille qui se débat, qui me parle de tout et de rien, mais pas de tag. Et la, un mec arrive derrière elle. Le truc le plus dingue, c’est que vous savez déjà qui c’est, et moi a ce moment la je m’attendais a tout sauf a lui. Le fan de System of a Down se pointe dans mon rêve, fait binguer son passe Navigo et la fille passe avec lui. Elle le remercie d’un bisou sur la joue et s’en va en courant par un des couloirs. Je note : elle prend la ligne 5, mais je sais pas quelle direction. Je voudrais la suivre mais le fan de System me retient. Il a toujours sa coupe afro, sa barbe a la con. Con de con de con ! Déjà que la fille que j’aime te fait un bisou, mais en plus il me retient. Con de con ! Lâche moi !
    « Lâche moi » je lui dis.
    « Tes tag sont le viseurs de l’arme de Dieu, tout ce que tu marque est détruit. »
    Et je me réveille. J’ai retenu ce qu’il a dit, et je l’ai écrit. Et je repense a Strasbourg Saint Denis en me disant c’est dingue. Je repense à la cheminée et la boite. Et ça craint être a Paris a ce moment la. Même les Béret Verts auraient pas fait péter la vitre de ma fenêtre, mais le flash dehors l’as fait. Con de con, avec sa voix de merde qui me dit que j’ai marqué la cible de la fin du monde. Con de connard de con. Tout ça pour une gonzesse. Ça craint ça craint ça craint ! Je vais dehors pour voir et je voit en effet un putain de ciel rouge. Et il fait chaud. Très chaud. Il y a personne dans ma rue, mais j’ai l’habitude. Je reste la à rien faire, je suis tétanisé.

    «Je ne dois pas avoir peur. La peur est la petite mort qui mène à l’oblitération totale. Je dois la laisser passer en moi et à travers moi, ou un truc comme ça…. La peur est
    Et merde j’arrête de noter, même ça j’m’en souviens plus.
     
  29. Zeak
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    ZeakMembre du forum Expulsé par vote

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    Nov 2007
  30. libertaire, auto-gestionnaire, apolitique/Indécis, anarcho-fédéraliste, progressite
    Ouch!Sa c'est du récit balèze!
    J'ai tout lu jusqu'as la fin!^^(paye ton pavé)
    Eh ben c pas trop mal mais apocalyptique et bizarroïde...mmmhhh.Je reste perplexe sans savoir trop quoi penser.Je soupçonne un fond de vécu derrière tout sa et une bonne dose de weed pour l'écrivain.
     
  31. oiskinoi
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    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  32. libertaire, anarchiste
    tkt zeak moi c'été une redaction j'ai été censurer si jtrouve le temps jen feré une mortelle
     
  33. ludo99
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    ludo99Membre du forum

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    Juil 2007
    Je dois le prendre comment?
    Sinon sympa vos textes même si j'ai pas le temps de lire celui de Red head (un poil long... mais promis je le lit la prochaine fois :)
     
  34. oiskinoi
    Offline

    oiskinoiMembre du forum

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    Avr 2008
  35. libertaire, anarchiste
    prend le comme tu veut .

    red head pas mal ton texte mais efectivement bizaroide j'ai bien pri le temps de le lire et c'est simpas