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Dissolution des Zouaves

Discussion dans 'Anti-fascisme et luttes contre l'extrême-droite' créé par Anarchie 13, 6 Janvier 2022.

  1. allpower
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    "Mais, au départ, c’est en toute tranquillité que le cortège s’est constitué pont de la Tournelle, dans le 5e arrondissement de Paris. Arrivée rue de la Montagne Sainte-Geneviève, la manifestation s’anime. Au milieu de l’artère, la tempête se déchaîne. Un quidam, qui buvait un coup en terrasse, aurait simplement lancé des moqueries au passage du cortège. Il est violemment projeté au sol. Puis s’abat sur lui une pluie de coups de poing et de pieds. Et si le service d’ordre s’interpose rapidement, certains de ses membres ont toutefois également porté des coups selon notre reporter et les images des faits. La police est finalement arrivée après la bagarre, pendant que les agresseurs ont tranquillement rejoint le cortège. Le tout sous les acclamations des manifestants qui criaient : « On n’entend pas chanter les antifas » puis : « On est chez nous »."

    L'agression visionnable ici (pas besoin d'être inscritE) :
    https://twitter.com/HZ_Press/status/1482437683041472517?ref_src=twsrc^google|twcamp^serp|twgr^tweet
     
  2. allpower
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    allpower  Comité auto-gestion Membre actif

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    Une p'tite vidéo de Mediapart qui peut donner des idées :
     
  3. ninaa
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  4. anarchiste, anarcho-féministe, individualiste
    Lundi 16 mai, une vidéo d’agression d’un bar par des militants d’extrême droite a été publiée sur les canaux habituels de communication des hooligans néonazis. L’attaque date en fait de début mars et une enquête a été lancée.

    Des hooligans néonazis attaquent un bar à Paris – Info Libertaire

    La vidéo dure à peine 12 secondes. On y voit deux hommes entrer dans un bar en doudoune. Le premier arrive au bout du comptoir. Il s’avance vers le gérant et lui décolle un coup de poing. Le patron a à peine le temps d’être surpris que le deuxième larron lui envoie un coup de gazeuse à moins d’un mètre. « Ah putain ! », crie la victime, qu’on voit à nouveau prendre un coup au niveau du torse, juste avant que la vidéo ne s’arrête. Celle-ci a été postée lundi 16 mai au soir sur le réseau social Telegram, dans la chaîne nazifiante Ouest Casual, tenue par le groupe des Zouaves Paris. L’agression date en réalité de début mars 2022.

    L’attaque est revendiquée par deux membres des Pitbull Paris « pour corriger le gérant ». Le bar – que StreetPress ne nommera pas à la demande du proprio – est jugé « blasphématoire et obscène ». Bien connu dans le quartier, il a une décoration originale. Il affiche un grand nombre d’iconographies catholiques comme la Cène, des croix ou des bustes du Christ, avec d’autres images un peu plus olé-olé. De quoi heurter les prudes néonazis d’Ouest Casual qui proclament : « Nous ne laisserons personne souiller notre religion sans réagir. »

    Publiée sur Twitter par le militant de la Jeune Garde à Strasbourg Cem Yoldas, la vidéo cumule à l’heure actuelle plus de 200.000 vues. Au bar en question, on ne comprend pas le fait qu’elle ressorte deux mois et demi après les faits. Assez stressé par cette effervescence, le gérant n’a pas souhaité communiquer auprès de StreetPress (ou de Libération, passé peu avant). Il avait bien déposé plainte lors de l’agression mais avait mis cette histoire derrière lui. C’est finalement la police qui l’a recontacté et l’a informé de la publication de la vidéo. Il ne savait rien de ses agresseurs, les Pitbull Paris.

    Qui sont les Pitbull Paris ?

    Les premiers faits d’armes de ce groupe datent de moins d’un an. En octobre 2021, ils se vantent d’avoir recouvert avec les Zouaves Paris une fresque de la Jeune Garde. Dans le même mois, Ouest Casual publie une vidéo d’un de leur membre agressant « un antifa » dans le métro parisien, un ado qui a juste un sticker antifasciste sur une valise. Suffisant pour subir des insultes homophobes, se faire traiter de « traître à la France » et se prendre deux claques.

    Comme les Zouaves, le groupe de ces fafs bas du front semble plus porté sur la baston que sur la pensée politique. Ils ont participé à au moins un combat entre hools, organisé au mois de janvier dernier. De fait, ils s’inscrivent dans la lignée de ces nombreux petits groupes néonazis qui se revendiquent du hooliganisme, qu’ils aillent ou non au stade.

    Sur une autre photo postée fin novembre, ils revendiquent l’héritage du Kop of Boulogne en faisant des saluts nazis et sa variante à trois doigts, le salut de Kühnen. Il n’y aurait aucun membre historique du KoB dans leur milice, l’analogie n’est pas anodine. Le nom même des Pitbull Paris est une resucée du Pitbull Kop, un groupe de supporters néonazis du PSG des années 90 dirigés par Serge Ayoub. Mais la comparaison s’arrête là. Une source antifasciste indique : « Il y a des mecs qui ne viennent même pas de Paris, ça ratisse large des gros bras. ».

    Le groupe Pitbull Paris est avant tout un groupe de bagarre. Certains de ses membres sont passés par les Zouaves, groupuscule violent dissous par le gouvernement l’année dernière, après les violences contre les militants de SOS Racisme au meeting d’Eric Zemmour à Villepinte. Le groupe ne cache d’ailleurs pas sa proximité avec ces autres ultraviolents : en février, les Pitbull posaient devant un tag appelant à libérer Marc de Cacqueray, leader des Zouaves. Autre clin d’œil : suite à la publication de la vidéo de l’attaque du bar, le rade a eu quelques commentaires négatifs des fans d’Ouest Casual. Parmi les avis, on retrouve celui d’une certaine Aude de Cacqueray, sœur aînée de. « Scandaleux. Faites la même chose avec les musulmans, on verra si vous avez autant de courage », s’offusque-t-elle dans la droite ligne familiale.

    Côté judiciaire, Libération et Le Point confirment qu’une enquête a bien été ouverte pour « violences volontaires avec arme et en réunion ».

    Des hooligans néonazis attaquent un bar à Paris – Info Libertaire
     
  5. ninaa
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  6. anarchiste, anarcho-féministe, individualiste
    Case prison
    Le chef des Zouaves condamné à un an de prison ferme après l’attaque d’un bar antifa
    Marc de Cacqueray-Valmenier, présenté comme le chef du groupuscule d’ultradroite dissous les Zouaves Paris, a été condamné à un an de prison ferme pour l’attaque du Saint-Sauveur, un bar parisien emblématique de la mouvance antifasciste, vendredi au lendemain de son incarcération pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire.
    [​IMG]
    Les Zouaves à l'entrée du meeting d'Eric Zemmour, à Villepinte, le 5 décembre dernier. (Frederic Munsch/Sipa)

    par LIBERATION et AFP
    publié le 21 janvier 2022 à 15h22

    Une ligne de plus dans la (trop) longue histoire des Zouaves. Marc de Cacqueray-Valmenier, présenté comme le chef du groupuscule d’ultradroite dissous les Zouaves Paris, a été condamné à un an de prison ferme pour l’attaque du Saint-Sauveur, un bar parisien emblématique de la mouvance antifasciste, vendredi au lendemain de son incarcération pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire.

    Le tribunal judiciaire de Paris a placé Marc de Cacqueray-Valmenier, seul accusé présent lors du délibéré, sous bracelet électronique. Le procureur avait demandé à son encontre 10 mois d’emprisonnement pour «dégradations», «violences» et refus de communiquer le code de déverrouillage de son téléphone lors de sa garde à vue. Le tribunal a également condamné à six mois de prison ferme Bastien D., mais relaxé les trois autres prévenus pour les faits de violences et dégradations.

    A lire aussi
    Extrême droite : le patron des Zouaves Paris part combattre au Haut-Karabakh
    Société
    30 oct. 2020
    Marc de Cacqueray-Valmenier avait été présenté par l’accusation lors de l’audience en novembre comme le «chef» de cette expédition menée, à coups de battes de baseball et de gaz lacrymogène, contre le bar Saint-Sauveur, dans le quartier de Ménilmontant à Paris. Le 4 juin 2020, une «meute d’hommes tous vêtus de sombre et visages dissimulés», «entonnant des chants militaires et des cris de rassemblement», faisait irruption devant le bar Saint-Sauveur. «Ils ont tout retourné, ont frappé au hasard et sont repartis tout aussi vite», a raconté un autre client aux enquêteurs. Ceux-ci ont constaté des débris de bouteilles en verre, des impacts sur la vitrine. Quelques heures plus tard, l’attaque a été revendiquée sur la chaîne Telegram «Ouest Canal» par le groupuscule d’ultra-droite Zouaves Paris.

    Déjà interpellé jeudi matin
    Le militant de 23 ans a par ailleurs été interpellé jeudi à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) puis incarcéré après avoir été vu samedi dernier à Paris à une manifestation contre le pass vaccinal alors qu’il avait interdiction de participer à un rassemblement. Lors de ce rassemblement, des journalistes de l’AFP avaient été agressés.

    Cette interdiction faisait suite à sa mise en examen après les violences commises à l’encontre de militants de SOS Racisme lors d’un meeting du candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour à Villepinte en décembre. Elles avaient entraîné la dissolution, le 5 janvier en conseil des ministres, des Zouaves Paris, groupuscule d’ultradroite adepte d’actions éclair violentes façon «hooligans».

    Le chef des Zouaves condamné à un an de prison ferme après l’attaque d’un bar antifa
     
  7. ninaa
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  8. anarchiste, anarcho-féministe, individualiste
    CheckNews
    Que sait-on de cette vidéo montrant un gérant de bar se faire agresser «pour blasphème» par deux hommes à Paris?
    Une vidéo montrant l’agression d’un gérant de bar en plein jour par deux hommes présentés comme des hooligans d’extrême droite a suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. Les faits remontant à mars font l’objet d’une enquête pour «violences volontaires avec arme et en réunion».
    Dans le bar visé par l'agression. (DR)

    par Jacques Pezet et Arthur Quentin
    publié le 17 mai 2022 à 20h55

    Une vidéo rendue publique le 16 mai sur Twitter par le militant antifasciste Cem Yoldas montre deux hommes entrer dans un bar et agresser violemment un homme se trouvant derrière le comptoir. Il est frappé de plusieurs coups de poing par un homme en doudoune et aspergé à l’aide d’une bombe lacrymogène par son acolyte. Les deux agresseurs s’enfuient aussitôt. Cem Yoldas commente la scène en expliquant qu’elle montre «l’extrême droite [qui] attaque en plein jour le gérant d’un bar parisien car l’établissement est jugé “blasphématoire”.»

    Cette vidéo a initialement été partagée le 16 mai 2022 sur le canal Telegram du groupe Ouest Casual, qui réunit de nombreuses photos et vidéos de démonstrations de forces, souvent violentes, de hooligans et de militants d’extrême droite, tendance néonazie, dans toute l’Europe.La vidéo de l’agression est présentée comme montrant une «visite de courtoise dans un bar blasphématoire et obscène à Paris par deux Pitbull Paris pour corriger le gérant. Nous ne laisserons personne souiller notre religion sans réagir». CheckNews n’a pas été en mesure de confirmer l’appartenance des deux agresseurs à ce groupement. Créé en 1989 par le militant d’extrême droite français Serge Ayoub, le Pitbull Kop est un groupe de hooligans supporters du PSG réputés «pour ses slogans xénophobes et pro-nazis», selon la description qu’en font les chercheurs Dominique Bodin, Stéphane Héas et Luc Robène dans Sports et violences en Europe (Conseil de l’Europe, 2004).

    A la demande du gérant de ce bar parisien à la décoration atypique mêlant représentations christiques et pornographie, Libération ne dévoilera pas le nom de l’établissement. L’agression remonte au 1er mars 2022 et une plainte a été déposée. Contacté par Libération, le parquet de Paris confirme qu’une enquête a été ouverte du chef de «violences volontaires avec arme et en réunion» et que les investigations sont suivies par le service de l’accueil de l’investigation de proximité du commissariat central du XIe arrondissement.

    Alors que le gérant a assuré à CheckNews qu’il était demeuré sans nouvelles des forces de l’ordre depuis son dépôt de plainte, il semble que la diffusion de la vidéo de l’agression sur les réseaux sociaux ait relancé l’enquête, puisque le patron du bar a été recontacté par la police aujourd’hui, selon nos informations. Il ignorait jusqu’alors l’affiliation de ses agresseurs aux hooligans des Pitbull parisiens et leurs motivations.

    Depuis la diffusion de son agression, plusieurs avis négatifs ont été postés sur le profil Google de l’établissement pour ternir son image. Quelques messages de soutien ont aussi été publiés.

    Que sait-on de cette vidéo montrant un gérant de bar se faire agresser «pour blasphème» par deux hommes à Paris?
     
  9. ninaa
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  10. anarchiste, anarcho-féministe, individualiste
    Ou comment une fois de plus les "dissous" reviennent par la fenêtre... Mais enfin qu'est-ce qu'il faut faire pour venir à bout de cette vermine? :(:anti-nazi2::anti-nazi2:

    Les escrocs sont de retour : Ou comment l’extrême-droite instrumentalise la souffrance du peuple ukrainien
    Publié le 23/03/2022 par Réseau Angevin Antifasciste
    On les a vu.es gratter la terre d’un « potager communautaire », en maraudes auprès des « SDF français », occupé.es à nettoyer les rives de la Maine : les militant.es nationalistes de l’alvarium ont joué bien des rôles. Toujours de manière grotesque, tout comme leur ambition puisque nous les avons souvent pris en défaut sur la réalité de leur activisme. Pour le groupuscule seules comptent les apparences sur les réseaux sociaux afin de donner un visage aimable à leur projet néo-fasciste. Peine perdue, les atavismes reviennent vite : les intimidations, leur racisme, leur lgbt+phobie, leur goût pour la violence gratuite ont si souvent fait tomber le masque qu’il est brisé. Pourtant illes retentent le coup en endossant le costume de bénévoles de l’action humanitaire. Les escrocs sont de retour avec une association nommée Urgence Humanitaire et une campagne spécifique autour des réfugié.e.s de la guerre en Ukraine.

    Pour comprendre l’état d’esprit actuel du groupuscule, il faut rappeler que l’alvarium est sous le coup d’une procédure de dissolution administrative effective depuis novembre 2021. En janvier 2022, juste avant l’expiration du délai imparti ils se sont pourvus auprès du Conseil d’État pour casser cette décision. En attendant la réponse l’alvarium fait profil bas pour ne pas compromettre sa demande. Qui plus est, le nombre de militants condamnés ces trois dernières années (voici une liste non exhaustive : Théodore Riant, Martin Réveillard, Baudoin Le Nalio, François-Aubert Gannat, Hervé Le Morvan, Alban Martinez, etc.) contribue, au moins temporairement, à vider le groupuscule de beaucoup de son énergie. Pour agir, illes tentent de réactiver des structures associées laissées en déshérence comme par exemple le Rassemblement des Etudiants de Droite qui a appelé à commémorer les émeutes antiparlementaires du 6 février 1934, une « tradition » de l’alvarium. La ficelle est grosse et surtout usée : les mêmes militant.es, avec les mêmes mots d’ordre, agitent les mêmes drapeaux et banderoles, sous les ordres du même chef d’opérette en cosplay de fasciste des années 30 et finissent après la cérémonie dans leur local habituel. On a vu plus discret comme tentative de résurgence.

    Néanmoins ne négligeons pas leur recherche d’une vitrine présentable susceptible de duper les personnes non-averties. Des structures neuves à même d’éviter les poursuites pénales pour reformation de ligue dissoute. C’est une question de survie pour le groupuscule à l’état de mort-vivant. Un peu comme leur instrumentalisation des SDF par les maraudes, l’action humanitaire représente un champ d’action apte à brouiller les pistes.

    A vrai dire, ces nationalistes, frange radicale de la bourgeoisie angevine catho-tradi, se sont déjà grimé.e.s en bénévoles humanitaires. Leur chef Jean-Eudes Gannat, co-dirige Solidarité Arménie, qui lui a permit, ainsi qu’à d’autres militants de l’alvarium tel Paul Pichon ou Henri de la Marchandise, de se rendre sur place. Gannat a aussi été d’une mission en Syrie aux côtés de SOS Chrétiens d’Orient. Jusqu’à présent, la méthode de l’extrême-droite radicale consistait à créer un collectif ad hoc : Solidarité Arménie, Solidarité Kosovo, etc. Nous faisons l’hypothèse que désormais illes cherchent à fonder une plateforme généraliste au cadre d’action moins étroitement associé à une cause, offrant souplesse et réactivité afin de s’adapter aux situations de crise qui leurs conviendraient. La création toute récente en janvier de l’association Urgence Humanitaire va dans ce sens. Et l’explosion de la guerre en Ukraine leur a donné l’occasion de lancer une première opération spécifique avec le site refugies-ukraine.fr.

    La récente émergence du compte instagram @urgencehumanitairefr a attiré notre attention à plusieurs égards. Bien qu’il présente les apparences neutres d’une ONG, la première vague d’inscrit.es réunit en essaim serré presque tous les mouches à merde de l’alvarium qui y vont de leur like. La coloration « identitaire » est également donnée par les rares abonnements du compte : Solidarité Arménie, émanation directe de l’alvarium domiciliée dans leur local ; Solidarité Kosovo association satellite des Identitaires fondée en 2004 pour venir en aide aux Serbes du Kosovo ; SOS Chrétiens d’Orient, le projet le plus connu de la galaxie d’extrême-droite désormais sous le coup d’une enquête pour complicité de crime contre l’humanité ; et enfin, SOS Calvaires, association de sauvegarde du petit patrimoine catholique qui cache de moins en moins son engagement réactionnaire et ses affinités zemmouroïdes. A noter que cette association qui cherche à essaimer et sur laquelle nous avons déjà fait le point est elle aussi née en Anjou.

    D’un point de vue administratif des indices pointent vers un projet étroitement lié à l’alvarium. L’association à l’intitulé très consensuel, déclarée en janvier 2022 à Angers, édite le site en construction : refugies-ukraine.fr.

    [​IMG][​IMG]



    S’il présente une apparence lisse, le vernis humanitaire craque par exemple à l’évocation des « membres de la même famille européenne que nous ». La directrice de publication est Thérèse Beauvais, une des suppléantes de Jean-Eudes Gannat lors d’une des risibles participations de celui-ci, en 2021, au cirque électoral sous l’étiquette officielle de l’alvarium. Notre clown y a ramassé une tôle ainsi qu’une peine d’inéligibilité de 6 mois.

    En analysant d’un peu plus près ce site internet nous découvrons que le nom de domaine du site a été acquis par l’entreprise Omni Raise, domiciliée à Redon.

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    Cette entreprise est liée à Tristan Mordrelle, spécialiste de la levée de fonds mais surtout connu pour ces accointances avec les milieux révisionnistes et néo-nazis. Ce néo-païen convaincu a dernièrement rejoint en toute discrétion l’équipe de campagne de Zemmour pour aider à la collecte de financements. L’apparition de ce nom sulfureux dans le paysage d’Urgence Humanitaire pose question sur les intentions sous-jacentes du projet. Assistons-nous à la naissance d’une nouvelle pompe à fric de l’extrême-droite ? Surtout qu’à peine née, Urgence Humanitaire s’auto attribue une mission d’intérêt général et s’octroie le droit de produire des reçus fiscaux qui ouvrent à réduction d’impôt. Encore une fois, l’état va subventionner indirectement l’extrême-droite. Pour finir, alors que Zemmour a affirmé être contre l’accueil en France de réfugié.e.s d’Ukraine, Tristan Mordrelle s’engage dans un projet qui va (en apparence) à l’inverse. L’extrême-droite radicale fait preuve d’une « souplesse » idéologique indécente.

    Mais c’est l’ensemble de l’équipe d’Urgence Humanitaire qui, à force de grands écarts, risque le claquage. En premier lieu Jean-Eudes Gannat qui bavassant sur Facebook avance que « le problème n’est pas « le régime de Poutine » auquel nous n’avons aucune leçon à donner. Le problème c’est la guerre dont il faut résoudre les causes et atténuer les conséquences […] ». Jean-Eudes Gannat veut bien aider les ukrainien.ne.s mais il ne faudrait pas en tenir rigueur à ce brave Poutine qui après tout n’y est pour rien dans cette guerre ? Le mot paradoxe n’est pas assez fort pour définir un (dé)raisonnement aussi claqué. A la fois qu’attendre de quelqu’un qui est allé en Syrie en soutien d’un Bachar al-Assad qui s’est maintenu au pouvoir notamment grâce à l’aide de Poutine ?

    On passera très vite sur le membre et mécène illuminé de l’alvarium : Axel Levavasseur. Celui qui leur met gracieusement à disposition des locaux s’affiche aux côtés de Douguine, l’idéologue des néo-eurasianistes qui a forgé un discours qui a en partie influencé Poutine dans son dessein d’envahir l’Ukraine. Là encore, les ukrainien.ne.s apprécieront ce genre de « soutien ».

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    Axel Levavasseur, mécène de l’alvarium et l’idéologue d’extrême-droite Alexandre Douguine

    Fin mars, une « mission » d’Urgence Humanitaire navigue entre la Pologne et Lviv. On y retrouve les habitués des voyages de Solidarité Arménie dont Xavier Maire, alias Henri de la Marchandise. Passé par le Bastion Social, à l’origine du GUD Strasbourg et condamné pour des faits de violences lors des Gilets Jaunes, il semble être l’homme de terrain de l’opération. Jean-Eudes Gannat l’a aussi récemment rejoint. Comme il se doit le déplacement est surtout utile pour fournir des supports à la communication générale de cette clique. Il est notable que leur unique camionnette a fait une escale à Hayange où selon le Républicain Lorrain les « trois bénévoles de l’association angevine » ont été accueillis et ont bénéficié du soutien du maire RN Fabien Engelmann. C’est à la fois peu surprenant de la part de l’instigateur de la très identitaire fête annuelle du cochon mais ce genre d’exposition aux côtés de Xavier Maire/Henri De La Marchandise, membre de divers groupes fascistes dissous, ne va pas dans le sens de la normalisation politique voulue par Marine Le Pen et rappelle que derrière la vitrine proprette, l’arrière boutique pue toujours autant le renfermé.

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    le maire d’Hayange Fabien Engelmann avec Xavier Maire à sa droite

    On comprend que de manière encore embryonnaire, Urgence Humanitaire veut être la plateforme qui va permettre aux fascistes de l’alvarium et à quelques autres associé.e.s de mutualiser leurs divers « «projets humanitaires » afin de s’offrir une plus grande surface sur internet et rationaliser leurs outils. La présence de Tristan Mordrelle connu pour ses réseaux et sa capacité à lever des fonds n’est pas anodine bien que les contours exacts de son implication restent flous. A l’opposé de toutes les vraies structures humanitaires parions que l’opacité sur les sources de financements et leurs usages sera de mise. Quelle part sera utilisée pour faire fonctionner l’association ? On peut poser la question, gageons qu’elle restera sans réponse. L’important dans ce projet n’est pas l’aspect de soutien aux population, l’opportunisme idéologique des fascistes en est la preuve. Il leur importe ici de développer leur réseau, d’offrir une apparence de respectabilité, aspirer des fonds et des contacts. Tout ceci n’est qu’une mise en scène cynique de plus, les réfugié.e.s ukrainiens.ne. ayant pour les cadres mentaux étroits de nos racistes différentialistes l’avantage d’être blanc.he.s et chrétien.ne.s. Les escrocs d’extrême-droite profitent de la guerre et instrumentalisent la souffrance de tout un peuple pour leur plus grand intérêt.

    Le RAAF
     
  11. ninaa
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  12. anarchiste, anarcho-féministe, individualiste
    Je ne l'ai pas (pas encore) lu mais ce livre présenté par l'OCL me semble livrer des pistes intéressantes:

    FACE A LA MENACE FASCISTE, sortir de l’autoritarisme

    Juillet 29, 2022 – Par Organisation Communiste Libertaire (OCL)
    173 visites
    Ludivine Bantigny, historienne, et Ugo Palheta, sociologue, ont écrit ce livre il y a un an, et par bien des aspects, il aide à comprendre les rapports de force politiques dans la France d’aujourd’hui, au lendemain de la séquence électorale de ce printemps.

    Tout d’abord, même s’il évoque par moments différentes formes de fascismes historiques ou contemporains, son objet n’est pas de définir le fascisme et de dire quel(s) parti(s) actuels le représentent. Il repose d’abord sur la description de l’exercice du pouvoir par ceux qui l’occupent aujourd’hui (et leurs prédécesseurs) ; un pouvoir de plus en plus autoritaire dans sa défense du capitalisme : répression des travailleurs, brutalité des contre-réformes, insécurité sociale, criminalisation des mouvements contestataires, état d’exception…

    Ce petit livre nous amène à réfléchir sur les conditions d’émergence d’un fascisme d’aujourd’hui. Evidemment, le macronisme n’est pas un fascisme, mais il est prêt à user de violence pour imposer les réformes stratégiques capitalistes. Les auteurs rappellent d’où viennent le président et ses soutiens : ils sont les tenants d’un libéralisme extrême qui fait tout pour démanteler l’état social.

    Ensuite les auteurs décrivent le processus de fascisation en cours : comment ses deux aspects principaux progressent : l’autoritarisme de l’Etat et la montée du racisme et de la xénophobie. Sur ce dernier plan, il est manifeste que la politique à l’égard des populations de banlieue issues de l’immigration et la politique anti-migrants se durcissent depuis des années. Et parallèlement, les discours racistes et xénophobes imprègnent de plus en plus la classe politique de l’extrême-droite jusqu’à une bonne partie de la gauche. Sur le premier point, l’autoritarisme de l’Etat face aux mouvements de contestation est de plus en plus fort… ça crève les yeux !

    L’intérêt de leur analyse du processus de fascisation est de reconnaître que le processus est complexe, chaotique et que son avancée dépend des rapports de forces dans la société. C’est pour cela que pour les auteurs, ce n’est pas la défense incantatoire de la démocratie qui peut combattre le fascisme, mais le développement de mouvements sociaux révolutionnaires et anticapitalistes associant à la lutte de classe les autres combats émancipateurs : féminisme, antiracisme…

    Certains des concepts évoqués trop rapidement dans ce petit livre mériteraient d’être mis en débat, comme par exemple celui de « démocratie réelle » ou celui de « politique d’émancipation ». Pour moi, c’est un livre qui mérite d’être lu et discuté.

    Alain

    FACE A LA MENACE FASCISTE, sortir de l’autoritarisme – Info Libertaire
     
  13. Anarchie 13
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  14. libertaire, anarchiste, marxiste, individualiste, révolutionnaire, anti-fasciste
    Bon le résumé là ne me met pas l'eau à la bouche. Comme ils le disent "son objet n'est pas de définir le fascisme" mais sans le définir ils se servent du concept pour qualifier un ensemble de dynamiques sociales (essaient-ils d'y donner une cohérence ?). Ils ne semblent pas se rattacher à une quelconque tradition révolutionnaire dans la conception du fascisme et l'analyse de la société. Au final ce qu'ils semblent dénoncer c'est exactement ce que dénoncent les antifas et que perso je pense être une erreur lorsque c'est assimilé au fascisme ("l'autoritarisme de l'état", "la politique anti-migrants", "la politique à l'égard des banlieues", etc...). Après si y a des données ça peut être intéressant d'y regarder de plus près.
     
  15. ninaa
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    Angers : l’Alvarium renaît de ses cendres
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    Novembre 18, 2022 – Par Union Communiste Libertaire (UCL)

    Un an après la dissolution de l’Alvarium à Angers par le gouvernement les identitaires locaux ne semblent pas inquiets et continuent leurs activités. Au niveau national, d’anciens membres de Génération identitaire relancent également un nouveau groupe : les dissolutions ne semblent pas porter leurs fruits.

    Le 17 novembre 2022 cela fera un an que la dissolution de l’Alvarium par décret a été annoncée par Gérald Darmanin. Le décret précise  : «Sous couvert de son objet social, l’Alvarium diffuse l’idée d’une menace permanente pesant sur ses membres et ses idées afin notamment de légitimer le recours à la violence». Pourtant, malgré cette dissolution prononcée par le plus haut niveau de l’État, les activités du groupe identitaire semblent continuer sans trop de soucis à Angers [1].

    En effet, depuis la dissolution, les rassemblements d’extrême droite ne se sont pas arrêtés et les violences non plus : deux militants d’extrême droite ont été arrêtés pour violence et port d’armes en voulant perturber une manifestation pour l’IVG et deux autres militants proches de l’Alvarium ont été arrêtés à la suite de l’attaque de la librairie Les Nuits bleues. Plus étonnant encore, des conférences sont toujours tenues par des fascistes – Jean-Yves le Gallou ou plus récemment Thaïs d’Escufon – dans l’ancien local de l’Alvarium, rue du Cornet.

    Les activités autrefois organisées par l’Alvarium sont désormais organisées par le Rassemblement des étudiants de droite (RED), un groupe qui préexistait à l’Alvarium mais dont l’activité s’est beaucoup intensifiée depuis la dissolution de l’association. Le Réseau antifasciste angevin (RAAF) a enquêté sur les structures utilisées pour poursuivre ces activités et c’est aperçu que les militantes et militants de l’Alvarium avaient créé plusieurs autres structures associatives qui leur servent de faux nez [2].

    Une mesure inefficace
    La dissolution n’est qu’une mesure administrative et la menace de condamnation pour «reconstitution de ligue dissoute» ne semble pas inquiéter les intéressés. On en a également l’exemple du côté de Génération identitaire dont d’anciens membres viennent de lancer Argos, un nouveau groupuscule qui reprend les codes de Génération identitaire avec une communication léchée et un discours raciste et rétrograde [3]. Les dissolutions ne semblent servir que les intérêts du gouvernement ou des élu·es locaux sans affaiblir réellement les fascistes et sans même leur faire quitter leurs locaux ! Le gouvernement peut alors se dire en lutte contre l’extrême droite à peu de frais, tout en promulguant dans le même temps des lois racistes et sécuritaires. Plutôt que de vouloir utiliser l’appareil d’État, il nous faut construire un véritable rapport de force populaire par les luttes sociales contre l’extrême droite qui se nourrit de la misère.

    Benjamin (UCL Orléans


    Source: Unioncommunistelibertaire.org
     
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