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Discussion sur la situation à Oaxaca (Mexique) EZLN, ...

Discussion dans 'Activisme, théories et révolution sociale' créé par Ungovernable, 21 Novembre 2006.

  1. Ungovernable
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    Discussion sur la situation à Oaxaca

    pour ceux qui s'informent pas... un bref résumé:

    Le dictateur qui est au pouvoir au mexique c'est un conard, la police est très répressive et le gouvernement passe plus de temps a opprimer son peuple qu'a lutter contre les narcotraficants et les multinationales américaines qui viennent envahir les régions riches en matières premieres au mexique.

    Un mouvement révolutionnaire a été lancé par des instituteurs et des étudiants. Contrairement aux autres insurrections qui ne sont pas majoritairement par des militants radicaux, communistes ou anarchistes, ils réclament clairement l'EXPULSION du président et de la Police Fédérale, l'amnistie pour les prisonniers et la liberté pour les disparrus.

    La répression se multiplie a mesure que les manifs deviennent plus nombreuses. Le gouvernement envoie l'armée, mais réalisent qu'ils ne peuvent pas rien faire contre un peuple qui n'est pas armé. Donc quand les polices n'utilisent pas leurs armes a feu sur les civils, c'est les tanks à eau et la violente anti-émeute qui les remplaces.

    Le gouvernement autoritaire et répressif mexicain ne cesse de supporter les intérets des banquiers et des américains plutot que ceux de son peuple. La révolte ne cesse de monter au mexique. L'insurrection devient plus forte que jamais.

    Le peuple se réeunit et fonde l'APPO (Assossiation des peuples populaires d'Oaxaca. le 1-2 novembre c'est presque le mexique au complet qui sort dans les rues pour réclamer la mort de la PFP (Police fédérale).

    Des zapatistes de l'EZLN (Armée de Libération du Mexique) se sont regroupés par CENTAINES pour attaquer, sans AUCUNE ARMES, une base militaire mexicaine pour que cesse la répression des villages par les militaires. Les soldats se sont fait carrément ARRACHER leurs armes des bras, et la base militaire a été occupé et transformé en camp de l'EZLN. C'est du jamais vu.

    Ce qui est particulier de l'insurrection au mexique, c'est que c'est le peuple AU COMPLET qui sort dans les rues pour aller manifester. Le monde font face à la police et la confronte. La répression de la police ne leurs empeche pas de bien définir leur revendications. Mais ce qui est encore plus particulier, c'est qu'on n'y voit pratiquement jamais aucun drapeau noir ou rouges dans les manifestations. C'est la preuve que la révolte meme si elle est révolutionnaire n'est pas alimenté par les communistes ou les anarchistes comme c'est souvent le cas... cet insurection a été lancé et elle est faite par le peuple lui même.

    Dans chaque manifestation on y vois des femmes, des enfants, mais surtout ce qui ma le plus marqué on y vois souvent des personnes agées qui sortent pour manifester. Dans un vidéo j'ai vu une dame d'à peu près 80 ANS (!!!!!) qui confronte la ligne d'anti-émeute en les frappant les uns apres les autres avec un bout de plante (?) en criant "LE PEUPLE, UNIS, JAMAIS NE SERA VAINCU"

    L'EZLN s'est regroupé pour fonder une sorte de village auto-géré ou une centaines de personnes guettent l'entrée à la ville et y refuse accès à la police fédérale.

    Un journaliste d'IndyMedia (Brad Will) a été tué à Oaxaca. Des milliers de zapatistes ont été emprisonnés, tués, ou enlevé par la police. Ceci inclus des femmes et des enfants. La police envoie fréquemment des petits groupes de personnes lourdement armés (mitraillettes) pour tirer sur le peuple sans-défense.

    SOLIDARITÉ AVEC OAXACA!
    VIVA ZAPATA!!! EL PUEBLO, UNIDO, JAMAS SERA VENCIDO!!!
     
  3. Ungovernable
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  5. Ungovernable
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  6. anarchiste, autonome
    La protestation a commencé il y a un peu plus de 60 jours comme expression de la lutte des enseignants de cet État pour l’obtention d’une revendication : l’augmentation de salaire par la voie de l’ajustement sur le coût de la vie. Il n’y avait rien de nouveau par rapport à des luttes similaires ayant eu lieu les années précédentes. Mais la tentative du gouvernement de l’État d’Oaxaca d’en finir avec le mouvement en utilisant la répression sauvage le 14 juin dernier a radicalisé les enseignants qui, dès lors, ont exigé la destitution du gouverneur de l’État.

    La revendication a trouvé rapidement un écho dans une très large partie de la société oaxaqueña qui s’y est ralliée. Offensés tant par la fraude électorale par laquelle Ulises Ruiz [2] est devenu gouverneur que par la violence gouvernementale contre une multitude d’organisations communautaires et régionales, des centaines de milliers d’Oaxaqueños ont « pris » la rue et plus de 30 mairies. Près de 350 organisations, communautés indigènes, syndicats et associations civiles ont formé l’Assemblée populaire du peuple d’Oaxaca (APPO).

    Les protestations ont coïncidé avec les élections fédérales [le 2 juillet 2006]. Après avoir laissé entendre qu’ils allaient boycotter ces dernières, les insoumis décidèrent de soutenir le vote de sanction contre le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et le Parti d’action nationale (PAN). Le 2 juillet, ils ont administré à ces deux-là une sévère raclée. Le "tricolore" [le PRI] fut balayé. La coalition "Pour le bien de tous" obtint 9 des 11 députés et les 2 sièges de sénateur en jeu. Et si le "Soleil aztèque", le Parti de la révolution démocratique (PRD), a perdu deux sièges ce fut à cause de ses divisions internes et de la faiblesse de ses candidats. Bien que le gouverneur ait offert de donner à Roberto Madrazo [3] un million de voix, il a dû se contenter d’un peu plus de 350 000, c’est-à-dire 180 000 votes de moins que ceux gagnés par López Obrador [4].

    Depuis lors, une très large part de la société ne reconnaît pas Ulises Ruiz comme gouverneur de l’État. Depuis sa dernière réunion le 25 mai dernier avec le mandataire, la « Commission négociatrice élargie » [organisme du syndicat des enseignants] ne l’a pas revu. Elle ne négocie pas ses revendications ni avec lui ni avec ses représentants. Elle n’accepte ni son argent ni ses programmes. Elle se dirige seule. Le 11 juin, l’APPO a entamé, avec succès, une campagne de désobéissance civile et pacifique par laquelle elle cherche à rendre manifeste l’ingouvernabilité et l’absence d’autorité dans l’État.

    Le mouvement a assumé le contrôle politique de la ville d’Oaxaca. Si elle considère que c’est pertinent, elle bloque l’entrée des hôtels de luxe du centre, l’aéroport local, elle empêche la circulation sur les avenues, elle empêche l’entrée dans les édifices publics et à l’Assemblée de l’État. Sa force est telle que le gouvernement de l’État a dû annuler la fête officielle de la Guelaguetza [5]. Cependant, enseignants et citoyens ont organisé une célébration populaire et alternative.

    La majorité des professeurs ont cessé pendant deux semaines d’occuper la capitale oaxaqueña pour terminer le cycle scolaire dans leurs communautés. Les cours finis, ils sont revenus en ville pour continuer leur plan d’action. Ils ont « pris » la ville d’Oaxaca.

    Pour essayer de pallier la crise, Ulises Ruiz a changé plusieurs fonctionnaires de son cabinet, dont le secrétaire de gouvernement, et les a remplacés par des membres des groupes du PRI qu’il avait supplantés du gouvernement de l’État. La manœuvre n’a pas eu plus d’effet. Il n’a pas seulement des problèmes avec la classe politique de cet État, mais aussi avec la société dans son ensemble.

    Dans le même sens, dans une action désespérée pour conserver le pouvoir, il a trahi son chef, Roberto Madrazo, en proposant lors d’une réunion des gouverneurs du PRI de reconnaître Felipe Calderón [6] comme vainqueur de la bataille électorale. Depuis, il a discuté à trois occasions avec le candidat du PAN à la présidence pour lui offrir son soutien et chercher son aide. Le gouvernement fédéral, à court d’alliés pour faire face aux protestations contre la fraude électorale [de l’élection présidentielle du 2 juillet 2006], a répondu en soutenant le gouverneur destitué.

    À mesure que le temps passe, la situation s’aggrave. Le 22 juillet un groupe de 20 inconnus a tiré avec des armes à feu de grande puissance contre les installations de Radio Universidad. La radio universitaire, conduite par le mouvement, s’est transformée en un véritable instrument d’information et de mobilisation sociale. Le même jour, plusieurs inconnus ont lancé des cocktails Molotov sur la maison d’Enrique Rueda Pacheco, secrétaire général de la section 22 du Syndicat national des travailleurs de l’éducation. Quelques jours plus tard, des cocktails Molotov ont été lancés contre le domicile d’Alejandro Cruz, dirigeant des Organisations indiennes pour les droits humains (OIDHO).

    À Oaxaca, la désobéissance civile est très près de devenir un soulèvement populaire qui, loin de s’épuiser, grandit et se radicalise jour après jour. Le mouvement a cessé d’être une lutte traditionnelle de protestation et a commencé à se transformer en un embryon de gouvernement alternatif. Les institutions gouvernementales locales sont toujours de plus en plus des coquilles vides sans autorité, tandis que les assemblées populaires deviennent des instances dont émane un nouveau mandat politique.

    Au train où vont les choses, l’exemple de la commune naissante d’Oaxaca est loin de se circonscrire à sa localité. Au moment le plus inattendu elle pourrait préfigurer ce qui peut se passer à travers tout le pays si on ne nettoie pas les « cochonneries » commises pendant les élections du 2 juillet.
     
  7. Odin68
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    Odin68Membre du forum

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    Avr 2007
    La Lucha sigue, solidarité avec Oaxaca, l'état tue au mexique!
     
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