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Guerres & impérialisme Condamnation unanime après le test nucléaire nord-coréen

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 26 Mai 2009.

  1. Ungovernable
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    Condamnation unanime après le test nucléaire nord-coréen

    La Corée du Nord a annoncé lundi avoir mené avec succès un essai nucléaire souterrain, le deuxième depuis octobre 2006, qui devrait la mettre encore un peu plus au ban de la communauté internationale.

    Quelques heures après l'annonce de cet essai vingt fois plus puissant que le premier, les Nord-Coréens ont procédé au tir expérimental de trois missiles à courte portée, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

    Il s'agirait de missiles sol-air d'une portée de 130 km, qui ont décollé du pas de tir de Musudan-ri, sur la côte, là-même où avait été tiré en avril un missile de longue portée.

    A la demande du Japon, le Conseil de sécurité de l'Onu devait se réunir dans la journée de lundi et le président américain Barack Obama a estimé que la communauté internationale devait prendre des mesures face aux initiatives nord-coréennes.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en visite à Copenhague, s'est dit vivement préoccupé, évoquant "une violation manifeste de la résolution 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006, qui demandait à la Corée du Nord de ne pas effectuer d'essais nucléaires".

    "La République populaire démocratique de Corée a conduit avec succès un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai, dans le cadre des mesures de renforcement de la dissuasion nucléaire", a rapporté KCNA, l'agence de presse officielle du Nord. Ce test a été "mené à un niveau plus élevé en termes de puissance explosive et de technologie de contrôle", dit-elle.

    Il faudra sans doute un certain temps avant que les experts internationaux puissent juger du réel succès de cet essai. Le premier, effectué en octobre 2006, n'avait été considéré que comme un demi-succès.

    LA CHINE ET LA RUSSIE CONDAMNENT

    En Corée du Sud, toujours techniquement en guerre avec son voisin du Nord depuis la guerre de 1950-53, le président Lee Myung-bak a convoqué une réunion d'urgence sur la sécurité.

    La Chine, bien qu'alliée de Pyongyang, s'est déclarée "résolument opposée" à cet essai nucléaire et a demandé la reprise des discussions à six - Chine, les deux Corées, Japon, Russie et Etats-Unis.

    Selon des experts, il est toutefois peu probable que Pékin, malgré ses protestations, soutienne à l'Onu un renforcement des sanctions contre Pyongyang.

    Moscou a également condamné le test nord-coréen effectué "dans une région voisine de la Fédération de Russie" et a fait état de ses profondes inquiétudes. Selon les Russes, la puissance de la bombe était équivalente à celle lancée par les Américains sur la ville japonaise de Nagasaki en 1945.

    Washington et Pékin ont déclaré avoir été informés du test nucléaire une heure seulement avant qu'il ait lieu. Le Japon, lui, n'a reçu aucune notification des autorités de Pyongyang.

    Pour Barack Obama, "les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord représentent une grave menace pour la paix et la sécurité du monde".

    "Je condamne fermement cette action irréfléchie. Les Etats-Unis et la communauté internationale doivent prendre des mesures pour y répondre", a-t-il ajouté.

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que son pays ne coopérait pas avec Pyongyang dans le domaine nucléaire et a dit l'hostilité "de principe" de la République islamique à la fabrication d'armes de destruction massive.

    Pour le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, cet essai nucléaire menace un peu plus la paix et la sécurité dans la région.

    "ACTES IRRESPONSABLES"

    "Ces actes irresponsables de la part de la Corée du Nord nécessitent une réponse ferme de la communauté internationale. L'Union européenne va être en contact avec ses partenaires pour discuter des mesures appropriées à prendre", a-t-il dit.

    La France a annoncé qu'elle consulterait ses partenaires internationaux pour envisager un renforcement des sanctions internationales contre Pyongyang.

    "La France condamne fermement l'essai nucléaire effectué par la Corée du Nord", dit un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

    Le Quai d'Orsay appelle Pyongyang "à s'abstenir de toute nouvelle provocation" et à "reprendre les discussions au sein des pourparlers à Six en vue du démantèlement complet, irréversible et vérifiable de son programme nucléaire".

    Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a ajouté sa voix au choeur des condamnations internationales, s'élevant "dans les termes les plus vifs" contre les essais nord-coréens.

    "La communauté internationale traitera la Corée du Nord en partenaire si elle se comporte de façon responsable. Si ce n'est pas le cas, elle ne doit s'attendre qu'à une aggravation de son isolement", a-t-il dit.

    Jusque-là, le seul essai nucléaire effectué par la Corée du Nord avait eu lieu en octobre 2006, mais Pyongyang menaçait depuis plusieurs semaines d'en mener un nouveau. A Moscou, une source proche de l'ambassade de Corée du Nord a indiqué que Pyongyang pourrait effectuer d'autres essais nucléaires si les Etats-Unis et leurs alliés continuaient de chercher à intimider les Nord-Coréens.

    Pyongyang s'est retiré il y a quelques semaines des discussions à six sur son programme nucléaire, après la condamnation par le Conseil de sécurité de l'Onu du tir de fusée effectué début avril.

    La Corée du Nord avait expliqué que ce lancement devait servir à placer un satellite de communication en orbite mais la communauté internationale y a vu un tir de missile déguisé.

    Kim Sung-han, professeur à l'université de Corée, à Séoul, interprète ce nouvel essai nucléaire par la volonté de la Corée du Nord de rappeler son statut de puissance nucléaire auprès des Etats-Unis, afin de les contraindre à négocier.

    Version française Jean-Stéphane Brosse, Eric Faye et Guy Kerivel (lepoint.fr)




    Protestations mondiales après le deuxième test nucléaire nord-coréen

    La Corée du Nord a mené hier matin son deuxième essai nucléaire, a affirmé Pyongyang, suscitant une vague de protestations dans le monde. Cette explosion, confirmé par les séismographes et d'une puissance de 10 à 20 kilotonnes, équivalente à celle d'Hiroshima, serait deux fois plus puissante que celle du précédent test, en octobre 2006. Le président américain, Barack Obama, a appelé la communauté internationale à réagir devant cette « violation flagrante des lois internationales ». Nombre de dirigeants occidentaux ont, à l'image de Paris ou du diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, jugé nécessaire un durcissement des sanctions de l'ONU contre Pyongyang, tandis que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, condamnait cette « provocation » d'un « régime totalitaire ». Même l'allié chinois de la Corée du Nord a appelé cette dernière à « respecter ses engagements de dénucléarisation » pris en 2007 en échange de la promesse d'une aide économique. La Russie, soucieuse de préserver de bonnes relations avec Pyongyang, s'est dit « inquiète », mais a appelé à « ne pas céder à l'hystérie ». Le Japon, voisin et ennemi du régime communiste nord-coréen, a demandé et obtenu la convocation hier soir d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. Comme Séoul, il réclame une nouvelle résolution sanctionnant la Corée du Nord.

    (lesechos.fr)
     
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  4. anarchiste, autonome
    17/07/2009 - 06:43
    Corée du N.: La liste noire de l'ONU s'allonge

    Le Conseil de sécurité des Nations unies a infligé jeudi des sanctions à cinq organismes et cinq dirigeants nord-coréens impliqués dans les activités nucléaires du pays. Sont notamment visés le Bureau général nord-coréen de l'énergie atomique (GBAE). Les autres entités sont des sociétés de négoces. Deux directeurs de sociétés commerciales et deux responsables du programme nucléaire nord-coréen sont aussi concernés. Les organismes et personnalités visés seront frappés d'un gel de leurs avoirs, doublé, pour les personnes physiques, d'une interdiction de voyager. Ces sanctions, qui s'imposent aux 192 États membres de l'ONU, complètent la liste noire des sociétés nord-coréennes dans le collimateur des Nations unies.
     
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