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Actualité militante Comment des infos de la police ont-elles fuité chez les JI?

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 3 Août 2009.

  1. Ungovernable
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  2. anarchiste, autonome
    Comment des infos de la police ont-elles fuité sur un site identitaire flamand ?
    POLICE - Des informations sur 26 militants autonomes, proches de l'extrême-gauche, balancées sur Youtube par des nationalistes flamands. Dans le genre générique moqueur, avec musique des Bisounours, et prénoms, initiale des noms, lieu de résidence défilant sur l'écran. Problème, ces renseignements auraient été délivrés lors d'une garde à vue, selon les autonomes, et n'ont rien à faire sur le Net.


    Sept d'entre eux ont porté plainte contre X, "pour avoir divulgué ou s'être procuré illégalement des informations que seul l'Etat doit obtenir". Le procureur de Lille a décidé d'ouvrir une enquête, confiée à la police judiciaire. La vidéo a été retirée de la page Youtube de la Maison flamande. Pour Me Moulin, défenseur de la Maison flamande, "ce ne sont pas des données personnelles qui ont été publiées. Elles proviennent d'une liste qui a été mise dans la boîte aux lettres de l'association."

    "Cauchemar des gauchistes". C'était le 23 mai dernier, à la manif contre la répression d'Etat. "Nous étions dans le Vieux-Lille et nous avons décidé d'aller à Lambersart, devant la Maison flamande", raconte Sébastien, l'un des plaignants. La Vlaams Huis est considéré par ces militants comme un repaire identitaire. Celle-ci se défend d'être d'extrême-droite. "C'est une association culturelle", explique Me Moulin. On cherche encore les références culturelles dans la vidéo "Rejoins-nous", mise en ligne sur le site internet, avec scènes de close-combat, slogans du style "démystification de la violence", "fierté, honneur et souffrance", "cauchemar des gauchistes".

    Deux manifestants défoncent le portail de la Maison flamande, la police procède dans la foulée à 26 interpellations. "Nous sommes menottés, assis par terre", raconte Sébastien. "Un policier en civil nous prend alors en photo chacun à notre tour. Il reviendra nous voir pendant la garde à vue au commissariat central, dans les cellules, avec les photos en vignette. En-dessous, il nous demande de marquer nom, prénom, lieu de résidence." Ce qui ne les a pas empêchés de se faire photographier une deuxième fois, avec empreintes anthropométriques, ce qui est là la procédure réglementaire.

    "Du pur fantasme". Une des militantes, domiciliée en Belgique, donne alors l'adresse de ses parents, un petit village en Italie. Un détail que ses amis proches ne connaissent même pas, et qui se retrouve sur la vidéo diffusée par la Maison flamande. Selon des militants d'extrême-gauche, un proche de la Maison flamande se serait vanté de "boire régulièrement des verres avec des policiers". "C'est du pur fantasme", s'indigne Me Moulin. La Maison flamande a d'ailleurs porté plainte pour diffamation contre trois sites internet dont Indymedia, selon le procureur adjoint de la République de Lille.

    "A la lecture des faits, on ne peut exclure totalement que l'information vienne d'un policier", reconnaît Benoît Lecomte, secrétaire zonal du syndicat policier Alliance, "mais côté police, nous avons une certaine sérénité. L'information peut aussi venir d'autres sources, par exemple l'avocat d'une des deux parties." Car plainte a été déposée par la Vlaams Huis, pour les dégradations commises. Une thèse que réfute d'emblée la Maison flamande, dans un communiqué diffusé sur son site. "Notre avocat a sollicité la communication des différents dossiers pénaux (...) des personnes arrêtées à proximité de notre local. Le Parquet n'a toujours pas communiqué ces dossiers et ne nous permet pas, puisque nous ne connaissons pas l'identité de ces personnes, de faire valoir nos droits."

    Agression. Me Riglaire, qui défend des militants autonomes arrêtés le 23 mai, a bien eu accès à la procédure, mais n'y a pas trouvé trace des photos annotées. "On peut prendre des photos des personnes interpellées pour prouver par exemple que les visages ne sont pas marqués de coups, mais ces photos doivent être listées, répertoriées, avec trace officielle dans le dossier", explique-t-il.

    Au-delà de la divulgation de ces informations personnelles, les militants de la mouvance autonome s'inquiétent : une des leurs a été agressée à proximité de son domicile, le 6 juillet. "Deux personnes aux crânes rasés, tatoués, l'ont marquée de six balafres au visage et au cou. Ils lui ont dit, 'c'est de la prévention, la prochaine fois on appuiera plus fort. Tu diras à tes petits copains d'arrêter leurs conneries.' " La Maison flamande condamne "très fermement" cette agression.

    Stéphanie Maurice
     
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