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Comment agissez vous en tant qu'anarchiste?

Discussion dans 'Activisme, théories et révolution sociale' créé par FreeBird, 3 Juillet 2017.

  1. KickTick
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    KickTickMembre du forum Membre actif

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  2. extrême-gauche, révolutionnaire
    C'est marrant dans la réalité personne m'a jamais dit ça.

    Pourtant j'en passe du temps avec les anar.

    Avoir une théorie solide ça permet d'éviter les dérives sectaires, spiritualistes et religieuses, du type le millénarisme du kuhing en mode : "tout va se faire tout seul, il suffit d'attendre" (ça se voti t'es pas à une caisse 8h par jour hein).

    Ca veut dire quoi spontanément ? Ca veut dire quoi "la grande masse" ? Tu crois que les gens vont se laisser écraser, et puis que d'un coup pof ils vont se révolter et hop ça ira ? Moi je vois plutôt les gens s'organiser patiemment dans tous les secteurs de la société, fonder les outils dont ils besoin, ça me parrait plus cohérent. Limite dans ce que tu dis on à l'impression de pas exister. Genre, les gens qui veulent la révolution servent à rien, font pas parti du mouvement général, sont juste la, contemplateurs, en dehors de la lutte, et tout outil qu'ils essayent de forger est de la merde... C'est la théorisation de l'abscence du terrain.
     
  3. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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  4. chaos/Nihiliste
    Enfin c'est vous qui prétendez avoir une théorie solide et c'est plutôt sa le problème.
    Le marxisme se pose souvent comme le plus concret et le plus rationnel.
    Le véritable matérialisme ?
    Et on sent votre délire de supériorités quant il s'agit de cassés du sucre sur du totos,
    sur l'individualisme, sur l'insurrectionnalisme, sur l'anti-civ et tout sa en faisant des généralisations...
    Et encore sa c'est de l'idéologie alors c'est loin d'être le pire.
    Voyons donc ce qui peut y avoir derrière bien souvent.

    A moi de généralisé maintenant et tu verra comment sa biaise la réalité

    Que tu dise avoir des affinités avec les anar je suis sur que tu occulte bien des divergences.
    Le cotés nihiliste serai pour le marxisme un truc de petit bourgeois alors que au contraire c'est souvent le fond du trou.
    Même l'espoir et le fait d'aller au travail peut être un privilège pas donnés a tout le monde.
    Et pourtant l'argent il en faut un minimum.
    Même pour être caissière il faut avoir la possibilité de tenir le taff et le transport par exemple.
    Que faites vous des prolos noyez dans l'isolement, l'alcool,
    la drogue, la rue... qui ne sont surement pas dans vos schémas de luttes des classes ? A la place vous portez
    tout dans la production en occultant les exclus. Qu'est ce que ton délire de transition changera pour eux ?
    Tout pour le prolo valide mais rien pour le dommage de la pauvreté ? Parfois vous tombez dans un délire de faiseur de société qui sont toujours froid avec leur pragmatisme dégueux.


    Et a cotés c'est vous qui tenais la solution bien sur...
    La lutte c'est aussi des trucs au dela de certains de vos schémas. Sa peut être aussi l'illegalisme,
    La lutte armées, le sabotage, l'émeute, la destruction, le pétage de plomb, et même parfois le suicide et l'autodestruction... Mais pour le marxisme ce sont souvent des actes méprisable qui ne servent a rien.
    Donc de votre cotés vous avez la même attitude par rapports aux luttes qui ne vont pas dans votre sens.
    Genre ce serai trop individualiste petit bourgeois en manque de sensation forte ou des crises d'ado alors que en réalités vous tenez parfois un mépris d'une partie de la pauvreté.
    Vous ne comprenait pas que la pauvreté c'est aussi la violence qui emmène a faire des actes que vous méprisez.
    En gros le marxisme fait une sélection des pauvres qui aurait encore les idées claire et qui serai pas encore vraiment au fond.
    Il faudrait restez fort parce que sinon on est des merdes ?
    Et pour le reste....
    Le lumpenproletariat ? Le sous proletariat récupérés ? Allez parle nous de ce cotés sombre du marxisme
    qui fait encore débat aujourd'hui mais qui pour moi n'est pas claire.
     
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  5. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  6. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    Pour moi c'est une question de classe sociale. Tu as dit "la situation matérielle détermine la conscience", on reconnait les classes sociales du fait que ce qui les distingue c'est justement comment répondre à ses besoins les plus matériels (se nourrir, se loger, faire ses besoins, etc...). Donc entre classes sociales y a pas de conscience globale possible.

    Les indignés et nuit debout sont des mouvements de la petite-bourgeoisie. Si l'échange d'idée a dans les deux cas été complètement stérile c'est justement à cause de ça.
    L'un comme l'autre c'était que de la branlette et de la pose. ça jouait surtout sur l'exposition médiatique, donc le réformisme parce que le but c'était montrer qu'on est beaucoup, montrer qu'on est pacifique pour convaincre les politiciens de réformer le système. C'était revendiqué en plus.

    Genre ça a une quelconque importance l'émancipation des syndicats si c'est fait de manière complètement idéaliste. T'as des gens qui n'ont jamais été confronté à des syndicats, qui ne savent pas du tout, concrètement, en quoi c'est une limite pour la lutte qui te sortent "nique les syndicats, nique les partis". Evidemment, ces mecs sont capables de faire bien pire que des partis ou des syndicats, contre la lutte et sans s'en rendre compte.
    En plus, tu vois bien que c'est la mode les "mouvements" style Macron. Nuit debout ça a été celui des insoumis. S'ils étaient "contre les syndicats et les partis", comme tu dis, c'était parce que celui de Mélenchon avait pris une nouvelle forme celle d'un "mouvement". Et au final le résultat de nuit debout c'est un gros score pour Mélenchon aux élections, un gros chiffre d'affaire pour "Merci patron !", une audience élargie pour Fakir, Ruffin député, pleins d'intellectuels de gauche qui ont pu faire leur show et évidemment l'abandon de la lutte contre la loi travail.

    Même quand des questions de fond étaient abordées elles étaient noyées au milieu des revendications de chaque chapelle qui a vu là un bon filon pour vendre sa soupe. Et c'était sur le registre du débat. Aucune prise de position collective n'était jamais prise (peut-être justement à cause d'un refus simpliste des "partis"). Il ne sort pas de pratiques d'une simple confrontation d'idées.
    Puis celle qui dominait c'était qu'on était les 99%, soi-disant tous à égalité dans un débat parce qu'on serait la même "classe". Sauf que non, t'as ceux qui parlent comme à la télé qu'on écoute (pour rien au final vu que rien ne se décide à part l'ouverture d'autres lieux pour discuter comme un forum, une liste mail, des groupes / "commissions" pour faire plus classe). Pourquoi les intellectuels avaient des tribunes pour y dire des banalités, faire des billets d'humeur (si c'était pour restituer le résultat d'un travail à un collectif encore... mais rien à voir) ? Suffit pas que des gens se retrouvent et parlent ensemble pour que tout le poids de ta socialisation s'évapore. T'avais des gens tout ce qu'il voulait dans le fond c'était montrer que tel groupe est solidaire du "mouvement" pour racoler quelques personnes. Ils s'en battaient les couilles que ça aboutisse ou pas, de toute manière y avait aucun but à nuit debout alors qu'est-ce-qui va aboutir ?

    Pour moi nuit debout comme occupy c'était de la mixité sociale de militant. Des petits-bourges qui se révoltent pour garder leur place mais jouent les altruistes en s'emparant de thématiques qui touchent les classes populaires. Mais juste dans le discours.

    Donc même quand je "constate" je vois pas en quoi ces deux mouvements concernent les révolutionnaires.

    Je voulais dire "arrêter de consommer les produits qui sortent d'une entreprise". C'est ça que j'ai compris. Alors que pour moi faut se réapproprier les entreprises, continuer à produire avec les moyens qui y sont à disposition mais décider à l'extérieur de l'entreprise, entre prolétaires, comment on produit et à quelle fin.
    En gros, j'ai l'impression que ce que tu proposes c'est qu'on crée, à partir de rien, un nouveau réseau de producteurs et de distributeurs. Genre on s'invente entrepreneur mais sans gagner de thunes par conviction. Comme les fermes autogérées.
     
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  7. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    Je crois que le romantisme ( souvent adopté par des étudiants d'ailleurs ) du " working class hero " n'est plus d'actualité et, le vocabulaire du genre " petit bourgeois " appartient à un autre temps, révolu. Il est en rapport avec l'orthodoxie marxiste qui a fait son temps.

    Les mouvements comme Occupy wall street, indignés, Nuit Debout ... ont l'avantage d'être spontanés ou presque et ils essayent de se passer de leaders ( je ne dis pas qu'ils y arrivent et finissent par être récupérés , exemple : Podemos )
    Ce clivage antique "ouvrier - bourgeois" y est dépassé et pourtant ces mouvements remettent en cause ( même confusément, je l'ai dit ) le système en place.
    Ensuite les partis et syndicats viennent faire leur tour et arrivent à reprendre le contrôle de la situation ( comme avec la CGT et Nuit Debout ).

    C'est en ce sens que je pense que si un mouvement de bascule sociale se passe, cela viendra plutôt de ce genre de manifestations, et non d'une avant-garde ou d'un parti ni même de groupes d'anarchistes s'ils avaient une influence suffisante.
    Mais, encore une fois, il faut que la conscience globale d'une grande majorité des gens soit suffisamment mûre pour que la mayonnaise prenne.
    Elle ne l'est apparemment pas encore.
    Et ça, ça ne s'impose pas.

    "Les conditions matérielles créent la conscience" , oui je le crois.
    Mais je n'ai pas dit qu'il y avait une relation mécaniste entre les deux.
    Ce n'est pas si simple et, c'est la raison pour laquelle un bon nombre d'ouvriers ont des conditions de vie qui les font tourner vers l'extrême -droite et la xénophobie plutôt que vers des idées progressistes.

    Pour la deuxième partie de ce que tu dis, il me semble avoir été assez clair dans la façon dont le basculement vers une société non marchande pourrait se mettre en place de façon irréversible et sans pour autant faire appel à une administration répressive, simplement parce que les gens, et dans leur immense majorité voire totalité , en auront plus et mieux qu'avant ( on peut l'expliquer facilement ).

    Je répète le scénario possible :

    -Mouvement d'unification de départ ( ça peut partir d'un "occupy" ou d'une grève qui se généralise )
    -Distribution et mise à disposition de tous les stocks et services disponibles.
    -=> chute rapide de la valeur de l'argent
    -Très vite, reprise de l'activité en investissant les lieux de production et en les ouvrant à tous les volontaires.
    -distribution sans échanges monétaires ni troc de tout ce qui est créé ( produits et services )

    Ce n'est qu'un scénario possible, il peut en avoir d'autres bien sûr.
     
  8. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  9. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    Je sais pas si c'est "dépassé", je crois pas vu que y a encore des chantres de cette vision, par contre ça n'a rien à voir avec ce que j'ai dit. J'ai pas parler de héro ou de quoi que ce soit approchant.

    Oui, bon ok...

    Et alors ?
    Qu'est-ce-que t'entends par "spontané" d'ailleurs ? Ils ont surtout l'"avantage" de ne rien revendiquer sous prétexte de racoler le plus large. De ne pas être organisés, de ne rien obtenir, tout en ne mettant absolument pas fin au leadership et aux différences de classes au sein de la lutte.

    Oui, c'est un clivage qui existe dans la réalité mais est nié dans ces mouvements par intérêt politique. J'ai l'impression que tu as du mal à croire que les citoyens présents dans ces mouvements aient des finalités politiques et défendent des intérêts bien situés. Tu crois ce qu'ils disent en fait : qu'ils viennent en tant qu'individu avec ses particularités venu partager son savoir... Mais "individus avec ses particularités" = "individu avec son vécu" qui est rarement particulier.
    Dans les faits beaucoup y voient un moyen de prouver que ce sont des vrais militants, les syndicats peuvent se donner en spectacle pour faire genre ils sont contestataires, idem pour tous les groupes politiques de la france insoumise aux collectifs queers...

    Non, j'ai définitivement pas compris pourquoi...
    Pas d'avant-garde ??? Spontanéité ? Nuit debout a été organisé par Ruffin dans un amphithéâtre au nombre de places limité dans l'idée de passer son film. Y a aucun lien entre l'occupation des places et les revendications. Ils ont pu argumenter ça a posteriori comme la réappropriation de l'espace public, blablabla... Dans les faits, c'était surtout un moyen d'attirer l'attention pour Ruffin et sa bande et il n'y avait pas de projet plus profond. ça a un peu pris, les gens sont venus, ils ont discuté, mais comme t'avais des pacifistes, des pro-violence, des électoralistes, des anti-parlementaristes, des fachos, des féministes, des ouvriers, des entrepreneurs, des cadres... y avait aucune perspective collective.
    Les "gens lambdas" ont des valeurs, des idéaux politiques même s'ils ne font pas parti d'un parti... Et ils se reconnaissent entre personnes partageant les mêmes valeurs dans un milieu hétérogène comme nuit debout. Donc entre personnes partageant un même vécu / un même rapport au monde.
    Les références de nuit debout et occupy wall street c'est la désobéissance civile donc si c'est pas pour fuir le conflit...

    Moi non plus, d'ailleurs je n'ai jamais dit qu'être ouvrier déterminait une opinion politique. Même ta remarque me semble étrange, pour moi c'est logique que le prolétariat se tourne en priorité vers l'extrême-droite ou Mélenchon plutôt que vers le PS ou les républicains, j'ai jamais adhéré à l'idée que plus tu vas vers la gauche, plus c'est populaire / ouvrier. Le clivage gauche / droite me parait une mauvaise grille de lecture.
    Mais c'est pas la question, la question c'est que tu prétends que comme ces mouvements se lancent spontanément, le vécu des gens n'importent pas. Seule importerait la "conscience globale"... Comme si les savoirs étaient intégrés de la même manière selon que t'es femme ou homme, pauvre ou riche, ouvrier ou cadre, jeune ou âgé, français ou étranger (pour nuit debout)... C'est parce qu'un mec va à nuit debout qu'il arrête d'être cadre. Il peut tenir le discours qu'il veut dans cet espace, quand il rentre chez lui il a toujours la même chose à faire s'il veut bouffer le mois suivant. Et ça c'est bien plus important pour lui, qu'il le veuille ou non d'ailleurs, que toutes les convictions qu'il peut crier le bras en l'air dans une AG.

    Je ne crois pas que ça soit un scénario possible.
    Parce que ta première étape je ne suis pas d'accord avec. L'unification ça se fait sur le long terme, par sur l'événementiel. Ceux qui essayent de créer du commun sur un événement (comme Ruffin avec nuit debout) n'arrivent à rien. Justement parce que dans la société réelle il y a des divergences que ces espaces soi-disant alternatifs / autonomes ne sauront jamais combler.
    La cohésion pour moi elle sera créée dans la société réelle par le capitalisme, l'augmentation du nombre de prolétaire et l'organisation de ceux-ci au quotidien pour résister.
    C'est pareil, je vois pas comment UNE grève située à un endroit précis (ou même une grève générale décrétée par les syndicats sans consultation de la base) peut créer du commun.

    Du coup, vu que y a pas de cohésion réelle mais juste une unification superficielle, la deuxième étape regroupera peu d'énergies. Donc elle ne mettra pas en danger le capitalisme qui les récupérera comme il le fait toujours dans ce genre de mouvement.

    Après je suis peut-être "pessimiste" mais en tout cas ça me semble correspondre à ce qu'il s'est passé à nuit debout, chez les indignés et occupy wall street et dans pas mal de squats qui deviennent des galeries d'art, de communautés autogérées qui deviennent des fermes complètement intégrées au cycle marchand. C'est que est arrivé à tout l'héritage du socialisme utopique à la Fourier ou Proudhon : les coopératives, les "banques populaires", les associations...
     
  10. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Peut être.
    J'avais participé un peu aux discussions de "Nuit Debout" aussi bien sur internet que sur le tas dans la ville française où j'étais.
    C'est vrai que ça tournait en rond et en même temps ça essayait de trouver une solution.
    À la mesure de la confusion actuelle.
    Mais je ne crois pas que quoi que ce soit de bon se fera en en "épurant" des participants.

    Pour illustrer, voici ce que disait Voline ( dont j'ai bien aimé le parcours et ce que j'en ai lu ) qui se rapproche de près où de loin avec ça :

    "Il est très utile, pour un anarchiste, d’étendre quelque peu les cadres de son milieu et de son action habituelle, de croiser ses opinions et ses vérités avec celles des autres."
     
  11. Anarchie 13
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    Anarchie 13Adolescent immature Comité auto-gestion Membre actif

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  12. libertaire, anarchiste, chaos/Nihiliste, individualiste
    Sauf que je ne me positionne pas en tant qu'anarchiste mais en tant que révolutionnaire / matérialiste. Parce que dans ces mouvements t'as des gens qui se disent anarchistes, et je suis qui pour leur dire qu'ils ont tort alors qu'ils font parfois parti d'orgas ce qui n'a jamais été mon cas. Mais ils refusent tout engagement sur la durée. Soit qu'ils sont bons à faire des "actions coup de poing" qui ne servent à rien à la mode insurrectionnaliste. Soit ils versent dans l'alternativisme, les trucs sauce "Chouard", ce genre de bail, la branlette intellectuelle. Je pourrais me complaire là-dedans, je suis fort à ça. Mais bon j'ai envie que les choses avancent, pas juste trouver la pensée la plus juste pour pouvoir me la péter dans les cercles de discussion.

    Je ne crois pas qu'il y ait besoin d'épurer quoi que ce soit, je crois que le tri est déjà fait a priori. Que dans le cas de nuit debout, ce mouvement a été initié par la petite-bourgeoisie, qu'il a attiré la petite-bourgeoisie, qu'il a porté des revendications de la petite-bourgeoisie, bref, qu'à aucun moment il n'a été populaire.
    Vice versa, dans les quartiers, les zones rurales, les usines on croise assez peu de petits-bourges. Alors qu'il y a des mobilisations, des organisations. Après je suis pas le mieux placé pour en parler mais les labels indépendants de musique populaire c'est un exemple. Ils portent des valeurs et parfois même une idéologie, et des fois ça crée une vraie dynamique. Mais je pense que y en a pas assez sans doute pour des question matérielles, parce qu'aujourdhui, en France, le prolétariat est encore trop éparse, y a une trop nombreuse petite-bourgeoisie.
    Mais je pense aussi que cette dernière est en voie de prolétarisation. D'où l'émergence de mouvements sociaux petits-bourgeois non pas pour faire la révolution mais éviter de devenir des prolétaires. D'où aussi le vote FN porté par les habitants des banlieues pavillonnaires et les commerçants, artisans, petits-propriétaires. C'est la crise quoi.
    A mon avis, si on démonte correctement les discours et démarches confusionnistes voir fascistes de la petite-bourgeoisie, c'est l'expérience qui amènera les gens vers une voie révolutionnaire.
     
  13. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    C'est ce que les anarchistes font constamment. Ils reviennent très souvent déçu non pas qu'ils ont rencontré des idiots bien loin de là mais qu'ils ont rencontré des personnes qui ne misent pour le changement que sur une chose; les élections. Donc ils sont toujours dans la croyance de la représentativité " démocratique". On en arrive à une époque ou l'humain ne croyant plus aux religions fait un transfert de croyance envers les partis politique donc le pouvoir coercitif. Tant que cela sera les anarchistes auront bien du mal avec le reste de la population car qui dit parti politique dit autoritarisme et tout ce qui en découle. C'est dans le fondement même de la manière de penser qui fait que ça ne colle pas.
     
  14. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    C'est ce que les anarchistes font constamment. Ils reviennent très souvent déçu non pas qu'ils ont rencontré des idiots bien loin de là mais qu'ils ont rencontré des personnes qui ne misent pour le changement que sur une chose; les élections. Donc ils sont toujours dans la croyance de la représentativité " démocratique". On en arrive à une époque ou l'humain ne croyant plus aux religions fait un transfert de croyance envers les partis politique donc le pouvoir coercitif. Tant que cela sera les anarchistes auront bien du mal avec le reste de la population car qui dit parti politique dit autoritarisme et tout ce qui en découle. C'est dans le fondement même de la manière de penser qui fait que ça ne colle pas.
     
  15. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017
    :)

    Deux choses sur ce que tu dis mon ami :

    1) Si t'es déçu, c'est que tu crois que c'est toi et tes copains-copines qui vont changer le monde où être le catalyseur qui va déclencher la réaction en chaîne.
    C'est un reliquat d'avant-gardisme avec lequel j'ai rompu depuis longtemps et, crois moi que je me suis démené pas mal pour convaincre, et j'en ai collé des affiches.
    Et ben non ce n'est ni toi, ni moi qui changeront le monde.
    Cela viendra d'une lame de fond qui nous submergera bien vite, si ça vient.
    Quand tu admets ça et que tu te débarrasses du poids extraordinaire de la responsabilité de changer le monde à toi seul ou presque, d'être le sauveur de l'humanité, c'est moins pesant.
    C'est comme l'histoire du gars qui porte ses valises pendant son voyage en train. Il trouve ça lourd. Alors le gars d'à côté lui dit : " tu peux poser tes valises parterre, elles arriveront aussi à destination "

    2) concernant la pseudo démocratie représentative, il y a tout de même un mouvement de rejet très visible comme en ont témoigné les dernières élections en France.
    Ça ne va pas aussi vite qu'on le souhaiterait ici, certes mais ça va tout de même dans le bon sens du train, ...semble-t-il.

    [​IMG]
     
  16. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Si tu crois au pouvoir des élections... Ou alors tu n'as pas compris que le fait de croire aux élections paralyse toutes nos luttes. Quand on lutte en ne rêvant qu'un gourou fasse les choses à notre place tel un dieu qui résoudrait tous nos problèmes forcément ce n'est pas le même genre de lutte ou du moins la manière qu'ont les anarchistes. Ces derniers ne croient qu'en eux même pour changer les chose les autres croient en harry potter et sa baguette magique tel le mélanchon ou bien d'autres. On a le même problème avec les syndicats ou les individus attendent toujours que ce soit le syndicat qui fasse les choses à leur place.
     
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  17. Fanya
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    FanyaMembre du forum Compte fermé Membre actif

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  18. social-démocrate
    T'imagines pas comme ton message me touche purée.<3
     
  19. KickTick
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    KickTickMembre du forum Membre actif

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  20. extrême-gauche, révolutionnaire
    Je répond très en retard mais... what ?

    Les communistes ont toujours eu une politique d'aller vers les gens les plus touchés : les femmes isolés au foyer, les gens qui sombrent dans l'alcool, etc. Ces gens font parti des notres, des gens que le système à broyé.

    Le prolétariat est le centre politique, la classe qui peut faire la révolution. Mais tout les gens broyés par le système, toutes les classes dominés peuvent être ses alliés. Et les communistes sont les alliés et les amis de tous les gens broyés par le système. Je vois pas en quoi avoir une analyse de classe ne permet pas d'avoir une analyse spécifique des problèmes qui touchent massivement le peuple.

    De plus aujourd'hui les seuls à avoir soutenu les émeutes de 2005 physiquement, en y participant, sont les maoistes. En entreprise, je n'ai aucun problème avec le sabotage. Au contraire, je considère que c'est une pratique positive. D'ailleurs, la gauche prolétarienne (ancêtre des maoistes) basait sa pratique sur le sabotage, le coulage des cadences, etc. Après, bien sur je regrette quand le sabotage etc... touche le peuple, les masses populaires (bruler des voitures, couper l'électricité, etc). Mais quelle est la contradiction principale ? Entre les masses et la bourgeoisie et son Etat. Le plus important est que les gens se révoltent, le reste est secondaire.

    Et je suis très touché par l'autodestruction et le suicide des gens, d'autant que j'ai failli y passer et que l'un de mes très bon amis y est passé.

    Donc arrête de me faire dire ce que je ne dis pas. Je suis moi même entre l'intérim et le chômage en permanence, je sais ce que veut dire galérer, je suis pas exclu des gens dont tu parles. J
     
  21. KickTick
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    KickTickMembre du forum Membre actif

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  22. extrême-gauche, révolutionnaire
    La vrai question c'est comment vous, sans organisation structurée, sans programme, sans analyse de la réalité et sans synthèse des expériences, vous parvenez à aider les gens et à changer leur réalité matérielle. La vrai question elle se situe là. Les communistes maoistes sont aujourd'hui les seuls à avoir une reflexion et une action sur la question de la drogue et de l'alcool.
     
  23. AAKUAN
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    AAKUANNihiliste, Anticosmique, Antinataliste Membre actif

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  24. chaos/Nihiliste
    Par quelle miracle les maoistes changerai plus la réalité que des anar par exemple ?
    Pour moi on est tous au fond du trou. Le seul status quo c'est le capitalisme.
    A cotés de sa la révolte c'est des interstices nécessaire car sinon on en crêve encore plus péniblement.
    Mais on voit bien ce que sa a donnés le structurés avec Mao et co... "Tout changer pour ne rien changer"
    Franchement sa donne pas envie.
     
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