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Fascisme & extrême-droite Colmar: un néo-nazi jugé pour le meurtre d'un Marocain

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 21 Juin 2011.

  1. Ungovernable
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  2. anarchiste, autonome
    Déjà condamné pour profanation d'un cimetière juif et tentative d'assassinat à l'explosif contre un retraité marocain, Emmanuel Rist comparaît à Colmar pour assassinat.

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    Les assises, encore. Pour la deuxième fois en un peu plus de deux ans, Emmanuel Rist, 41 ans, comparaît depuis lundi devant les jurés de Colmar (Haut-Rhin).

    En 2009, ce néonazi de 108 kilos au crane rasé et au torse bombé avait été condamné à dix ans de réclusion pour une tentative d'assassinat à l'explosif visant un retraité marocain. Une peine qui s'ajoutait aux 30 mois déjà infligés en correctionnelle pour la profanation de 127 tombes du cimetière juif d'Herrlisheim, commise en 2004.

    Aujourd'hui, il est accusé de l'assassinat d'un marchand de tapis ambulant, marocain également. Le 22 mai 2001, Mohammed Madsini, 46 ans, avait été abattu d'une balle dans la tête au milieu d'une rue du village de Gundolsheim.

    Au moment de son interrogatoire de personnalité, lundi en fin de matinée, Rist répète comme lors de ses précédents procès que son admiration pour Hitler et le IIIe Reich fait partie du passé. Puis il admet à demi-mot avoir appuyé sur la détente. «Je suis devant le tribunal et devant un enfant de Monsieur Madsini et je vais assumer mes responsabilités (...). Je regrette mes actes», déclare-t-il d'une voix étranglée, en se tournant successivement vers les jurés et vers l'un des fils de la victime, seul membre de la famille présent à l'ouverture du procès.

    Son avocat, questionné lors d'une suspension d'audience, est plus explicite: «Effectivement, il a tiré sur cet homme dans le cadre d'une bagarre. Il ne l'a pas assassiné», affirme Me Renaud Bettcher. «Aujourd'hui, poursuit l'avocat, il va dire la vérité comme il l'avait fait au début. On repart sur la version livrée en garde à vue et réitérée devant le juge.»
    Psychorigide

    Ces déclarations remontent à l'été 2007. Mis en cause pour l'assassinat de Gundolsheim par ses deux complices dans l'affaire de la profanation d'Herrlisheim, Rist, agent de maîtrise dans une entreprise de gardiennage, avait alors livré des aveux. L'accusé, décrit comme psychorigide par les experts, y racontait qu'alors qu'il circulait en voiture dans Gundolsheim, le 22 mai 2001, il avait dû ralentir pour laisser passer le marchand de tapis ambulant, qui traversait lentement, hors des clous. Le ton serait monté.

    Excédé, Rist serait sorti de sa voiture muni de son pistolet automatique allemand, un Sauer und Sohn datant de la Seconde Guerre mondiale, calibre 7,65 mm. Puis il aurait fait feu «à l'aveuglette, par réflexe», au moment où il tentait d'éviter un crachat de la victime.

    Mais au bout de quelques semaines, Rist s'était rétracté, mettant en cause «une connaissance», «un ami» dont il ne pouvait révéler le nom et pour le compte duquel il aurait seulement joué le chauffeur sans savoir qu'il s'apprêtait à commettre un meurtre.

    Cette version est donc aujourd'hui abandonnée. L'enjeu du procès, désormais, tourne autour de la question de la préméditation retenue par l'ordonnance de mise en accusation. Elle évoque un «guet-apens», une «exécution» selon le terme attribué à Rist par l'un de ses deux dénonciateurs. Le motif en serait, selon eux, «une discussion idéologique» au cours de laquelle Rist aurait reproché au vendeur ambulant d'exercer son activité en «zone germanique».

    Pour mettre à mal la thèse de l'assassinat, la défense va notamment pointer des contradictions dans les témoignages d'habitants de Gundolsheim, qui ont affirmé avoir vu une voiture similaire à celle d'Emmanuel Rist garée au centre du village plusieurs minutes avant le coup de feu, un homme correspondant à son signalement patientant au volant. Le verdict est attendu vendredi.
     
  3. PapaSchultz
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    PapaSchultzMembre du forum Membre actif

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    Déc 2010
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  4. libertaire
    Super crédible le mec...
     
  5. BartWadela
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    BartWadelaNouveau membre

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    Août 2011
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  6. anarchiste, auto-gestionnaire
    Emmanuel Rist est condamné à 20 ans dont 13 ans de sûreté pour le meurtre de Mohamed Madsini

    Le verdict est tombé à 17h, le jeudi 23 juin.

    30 ans avaient été requis par le procureur.

    "Il faut préserver la société de cette idéologie abominable", a souligné l'avocat général de la cour d'assises François Jurdey, après avoir rappelé les convictions néonazies de l'accusé.

    "M. Rist a-t-il renié tout ce fatras ? Je n'en suis pas persuadé. Je suis persuadé qu'il ne va pas véritablement s'amender", a-t-il dit.

    La victime avait reçu une balle dans la nuque, tirée avec un pistolet automatique de la marque Sauer und Sohn, arme caractéristique du IIIe Reich. Agé de 46 ans, l'homme était marié et père de cinq enfants.

    Emmanuel Rist, déjà condamné pour la profanation de tombes juives et pour avoir gravement blessé un retraité marocain en piégeant son cabanon à l'explosif, a tenté de convaincre les jurés qu'il avait changé et abandonné son "idéologie absurde". Reconnaissant avoir tué M. Madsini, il a nié au avoir prémédité son geste, racontant

    avoir agi quasiment par accident, au cours d'une altercation avec la victime. Cette version n'a pas du tout convaincu l'avocat général, qui s'est attaché au contraire à démontrer que le néonazi, qui avait promis une semaine avant son crime dans un tract de mener des "raids punitifs" contre "la race inférieure", avait prémédité son geste.

    "Il va mettre ses menaces à exécution, il va tourner dans les environs pour chercher un Maghrébin (...) Il est tombé sur ce pauvre M. Madsini, il l'a suivi, il l'a guetté. Il a garé son véhicule (...) il a cherché l'arme dans la boîte à gant, armé le pistolet, descendu la rue, il a chassé Madsini, il est arrivé derrière lui, il lui a tiré une balle dans la tête à courte distance", a-t-il relaté. Emmanuel Rist a été reconduit à la Maison d'arrêt d'Ensisheim. Du fait de la non confusion des peines, il va accomplir le restant des 10 ans auxquels il a été condamné et au moins 13 ans pour le meurtre de Mohamed Madsini.

    10 + 13 = 23ans (-1932jours) = un peu moins de 18ans au total
     
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