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Actualité militante Cessez-le-feu en Libye & l'ONU approuve le recours à la force en Libye

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 18 Mars 2011.

  1. Ungovernable
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    La Libye a annoncé, vendredi 18 mars, qu'elle mettait fin à toutes les opérations militaires en application de la résolution votée par le Conseil de sécurité de l'ONU dans la nuit, a indiqué le ministre des affaires étrangères libyen, Moussa Koussa.

    La Libye "a décidé d'observer immédiatement un cessez-le-feu et de mettre fin à toutes les opérations militaires", a déclaré M. Koussa lors d'une conférence de presse. Il a affirmé que son pays, étant membre à part entière des Nations unies, était "contraint d'accepter la résolution du Conseil de sécurité".

    Tout en jugeant "inacceptable que le Conseil de sécurité autorise le recours à la force militaire", le responsable a appelé à "l'ouverture d'un dialogue avec toutes les parties".

    "NOUS LE JUGERONS À SES ACTES ET NON À SES PAROLES"

    La volte-face du pouvoir libyen inspire la méfiance des chancelleries occidentales, qui s'apprêtaient à lancer une opération militaire, conformément au mandat donné par la résolution du Conseil de sécurité. Le ministère des affaires étrangères français a immédiatement réagi, indiquant que la France doit rester prudente quant à cette déclaration, la menace sur le terrain n'ayant, pour Paris, "pas changé".

    "Nous le jugerons à ses actes et non à ses paroles", a également réagi le premier ministre britannique, David Cameron, interrogé par la BBC : "Ce qui est absolument évident, c'est que la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU dit qu'il doit arrêter de faire ce qu'il fait, c'est-à-dire de brutaliser son peuple. Sinon, toutes les mesures nécessaires peuvent être prises pour l'arrêter. C'est ce dont nous sommes convenus hier soir, c'est ce à quoi nous nous préparons, et nous le jugerons sur ce qu'il fait."




     
  3. PapaSchultz
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    Déc 2010
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  4. libertaire
    Bizarre que cette volte face de la part de Kadhafi qui était pret a sacrifier tout son peuple pour la victoire.A t'il prit la mesure du fait que si l'ONU intervient c'est la fin pour lui ? Wait &see
     
  5. Ungovernable
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    Les forces de Kadhafi toujours actives malgré le cessez-le-feu

    Les forces fidèles au dirigeant libyen Muammar Kadhafi "attaquent toujours" malgré l'annonce d'un cessez-le-feu, a affirmé vendredi Khaled al-Sayeh, membre du conseil militaire de l'insurrection à Benghazi (est). Des accusations que Tripoli dément. "Le régime de Kadhafi n'a jamais cessé de frapper ou d'attaquer le peuple. Jusqu'à maintenant, il attaque toujours les villes assiégées", a déclaré Khaled al-Sayeh lors d'une conférence de presse.

    Il a fait état de "bombardements soutenus" sur Zenten (120 kilomètres au sud-est de Tripoli), Misrata (200 kilomètres à l'est de Tripoli) et Ajdabiya (160 kilomètres au sud de Benghazi), trois villes encore partiellement aux mains de l'insurrection.






    Compte à rebours pour une intervention en Libye

    TRIPOLI (Reuters) - Plusieurs pays, dont la France, ont lancé vendredi le compte à rebours d'une intervention militaire en Libye après le feu vert délivré par l'Onu et malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par le régime de Mouammar Kadhafi.

    Les forces libyennes ont à nouveau pilonné Misrata, principale ville tenue par les rebelles dans l'Ouest libyen, faisant au moins 25 morts, dont des enfants, selon un médecin sur place.

    Dans l'est du pays, où la rapide contre-attaque des forces de Mouammar Kadhafi les a amenées jusqu'aux abords de Benghazi, fief de l'insurrection lancée il y a un mois, des habitants ont qualifié l'annonce d'un cessez-le-feu de ruse.

    Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a déclaré que la Libye entendait se conformer à la résolution 1973 adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité des Nations unies, dont le vote a illustré les divisions au sein de la communauté internationale et au sein même de l'Union européenne.

    Ce texte, parrainé par la France, la Grande-Bretagne, le Liban et les Etats-Unis, autorise l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et le recours à tous les moyens nécessaires, c'est-à-dire militaires, pour protéger les populations civiles.

    La France est prête à agir militairement, a dit vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. "Nous sommes prêts pour des frappes contre la Libye, mais je ne peux pas vous donner de calendrier plus précis", a-t-il dit.

    PARTICIPATION ATTENDUE DE PAYS ARABES

    La Grande-Bretagne va pour sa part déployer des moyens aériens en vue d'une intervention, a déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron, devant le parlement.

    L'Italie s'est dit prête à participer "activement" à toute opération militaire contre la Libye et a proposé que Naples serve de centre de coordination.

    Le Canada, le Danemark et la Norvège envisagent de fournir des avions tandis qu'un ou plusieurs pays arabes pourraient contribuer à cet effort international.

    L'intervention militaire consisterait notamment à clouer au sol l'aviation libyenne, détruire ses systèmes de défense anti-aérienne, couper les communications des forces de Kadhafi et entraver leurs déplacements, dit-on de sources diplomatiques.

    La France accueillera samedi un sommet tripartite Union européenne-Ligue arabe-Union africaine pour évoquer d'éventuelles actions en Libye.

    La chancelière allemande Angela Merkel y participera malgré l'abstention de l'Allemagne lors du vote à l'Onu, où la Chine et la Russie se sont aussi abstenues.

    L'Otan, au sein de laquelle la Turquie s'oppose à une intervention militaire en Libye, est pour sa part en train de se préparer à une éventuelle action.

    PARIS SCEPTIQUE QUANT AU CESSEZ-LE-FEU

    Face à ces menaces, le régime libyen, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a annoncé "l'arrêt immédiat de toutes (ses) opérations militaires", conformément à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu.

    Moussa Koussa a ouvert la porte à un dialogue "avec toutes les parties soucieuses de l'intégrité territoriale de la Libye", sans préciser lesquelles.

    Depuis le début de l'insurrection, Mouammar Kadhafi a déjà formulé des offres de dialogue. Les rebelles ont rejeté toute proposition visant à lui permettre de rester au pouvoir, qu'il exerce sans partage depuis plus de 41 ans.

    La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis n'ont pas été convaincus par cette initiative libyenne, en contradiction totale avec les menaces proférées jeudi soir contre les insurgés par le "Guide" libyen.

    La France a considéré que "sur le terrain, la menace n'a pas changé". La Grande-Bretagne a prévenu que Mouammar Kadhafi serait jugé à ses actes et non à ses paroles. Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, a fait part de son scepticisme quant à la traduction sur le terrain des promesses du régime libyen.

    A Misrata, des habitants ont fait état d'un pilonnage intensif de la ville par les forces gouvernementales.

    D'après la chaîne de télévision Al Arabia, la ville de Zentane, elle aussi tenue par les rebelles dans l'Ouest, a subi des tirs de roquettes. Cette information n'a pu être confirmée de sources indépendantes. Les autorités empêchent les journalistes étrangers présents à Tripoli de travailler librement.

    Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a prévenu Mouammar Kadhafi qu'il le considérerait coupable de crimes de guerre s'il mettait à exécution des menaces contre la population de Benghazi.

    Avec les journalistes de Reuters à Benghazi, Tripoli et Tunis et la rédaction française à Paris, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser
     
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