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Répression & dérives sécuritaires Amy Miller, journaliste menacée de viol au G20 & Récits de femmes victimes de répression

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 17 Juillet 2010.

  1. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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  2. anarchiste, autonome
    :: Amy Miller, journaliste indépendante détenue et menacée de viol
    Elle se rendait pour couvrir la manifestation de solidarité devant le centre de détention. Quand ces collègues et elle ont voulu filmer des jeunes de Montréal se faisant fouiller sur la rue, des policiers l'ont agrippé par la gorge et l'ont détenue pendant 13 heures (toute son équipe fut arrêtée). Lors de son point de presse, Mme Miller déclara : « Des agents m'ont dit, à plusieurs reprises, que je serais violé, violé collectivement, et que je n'aurais plus jamais envie de jouer à la journaliste, car je serais violé à répétition en prison ».

    :: Lacy MacAuley, reportrice engagée, de Washington, pour des médias alternatifs
    Elle fut violemment kidnappée au beau milieu d'un rassemblement pacifique, pour ensuite subir une violence sexiste et gratuite.
    Dans les médias on a pu voir une jeune femme blonde, vêtue de mauve, se faire sauter dessus par un gros agent et un groupe de policiers en civil l'a lancée tête première dans une fourgonnette. Trois agents en civil dans la fourgonnette, refusant de s'identifier, l'ont maltraitée en lançant des propos sexistes injurieux.

    :: Tammy M., une Torontoise raconte son arrestation brutale où, maintenue de force par des agents antiémeutes, un d'eux a « fouillé » ses seins et son sexe.
    « Ce fut très traumatisant et effrayant de réaliser que je n'ai aucun droit et que je suis vulnérable comme femme, comme personne...»

    Traductions synthèses et vidéo dans la suite..





    http://vimeo.com/12925239

    [ traduction du contenu de ce point de presse ] Elle se rendait pour couvrir la manifestation de solidarité devant le centre de détention. Quand ces collègues et elle ont voulu filmer des jeunes de Montréal se faisant fouiller sur la rue, des policiers l'ont agrippé par la gorge et l'ont détenue pendant 13 heures (toute l'équipe fut arrêtée).

    Il y avait 25 femmes dans une cage.

    Des agents lui ont dit, à plusieurs reprises, qu'elle serait violée, violée collectivement, et qu'elle n'aurait plus jamais envie de jouer à la journaliste, car il allait la violer à répétition en prison.

    Des femmes lui ont rapporté avoir été fouillées par des hommes. Une jeune femme, qui avait l'air complètement traumatisée, a dit qu'un homme avait inséré un doigt dans son sexe.

    Avec ce qui lui a été dit, elle estime qu'il y a eu de la violence envers de jeunes femmes et elle demande une enquête. Elle ajoute que les policiers racontaient des choses diverses pour faire peur, aux plus jeunes en général qui souvent connaissent moins leurs droits.

    Les policiers lui ont arraché la carte de média alternatif qu'elle portait au cou.








    http://www.youtube.com/watch?v=hsjPqK1yO1E&feature=player_embedded

    http://toronto.mediacoop.ca/story/story-my-arrest-detainment/3997

    Dans les médias on a pu voir une jeune femme blonde, vêtue de mauve, se faire sauter dessus par un gros agent et un groupe de policiers en civil l'a lancée tête première dans une fourgonnette.

    Au début, elle prenait des photos avec son iPhone. Soudain, alors que la manifestation était pourtant particulièrement peace and love, des agents ont chargé et ont agrippé un jeune homme. La plupart des gens fuyaient cette violence, mais elle prenait des photos environ 10 pieds plus loin. Un agent l'a chargée (une charge d'environ 7 pieds) et plaquée sur la rue. Un autre l'a agrippée et l'a lancée vers la ligne de police. Un policier a mis tout son poids sur sa tête, enfonçant son visage sur la rue: la douleur était immense.

    - Trois hommes en civil, qui ne se sont jamais présentés comme étant des policiers, l'ont lancée tête première dans une fourgonnette familiale ordinaire. Son genou frappa une partie du véhicule.

    - Alors qu'elle était couchée sur le dos, menottée, un d'eux la frappait au ventre.

    - En la retournant face contre sol, les agents criaient « cesse de résister » et « cesse de nous frapper », alors qu'elle était menottée et à plat ventre. Voyant que leurs propos mensongers étaient probablement destinés à une caméra dans le véhicule, elle leur déclara « Je ne résiste pas. Je n'ai rien brisé et je n'ai blessé personne, je suis une bonne personne ».

    - Un des agents a écrasé sa gorge, étranglant la carotide, pendant environ 10 secondes. Elle pensait perdre connaissance et a alors uriné sur place.

    - Durant le voyage, ils la traitent de cunt (vagin), bitch (chienne), whore (pute). Parfois avec des phrases du genre « Donc tu penses que tu peux venir faire du grabuge à Toronto ? Penses-y à deux fois sale chienne ».

    - Malgré le fait qu'elle était maintenue par deux hommes déjà, un 3e assis en avant tirait ses cheveux avec force.

    - Ces agents n'ont jamais voulu s'identifier malgré ses demandes.

    - Une fois au centre de détention, elle a tenté de dire aux officiers supérieurs le traitement qu'elle venait de subir. Ces derniers l'ont ignoré. Un des agresseurs (agent en civil) s'est plaint qu'elle avait uriné sur lui et lui a demandé si elle avait des maladies.

    Il est intéressant de noter que, dans son récit, Lucy exprime un côté foncièrement pacifiste et appelle même à faire preuve d'empathie envers des agents qui seraient victimes « de leurs mauvais choix durant leur vie », ce qui rend crédible son affirmation selon laquelle elle n'aurait rien brisé ni fait quoique ce soit d'autre que vouloir prendre des photos.

    Elle fut accusée d'avoir, quelques moments avant l'arrestation, agressé un agent de police.

    Son iPhone, avec lequel elle prit des photos des actions du samedi (dont le black block), fut gardé comme « élément de preuve ».

    Les détectives, selon ce qu'elle a entendu au téléphone, ne semblaient pas aimer le fait qu'elle est une activiste.

    La seule chose de positive, qui recoupe aussi les autres témoignages, c'est qu'elle a pu se faire examiner par des infirmier.ières qui ont soigneusement pris en note ses blessures.

    Comme tout le monde, elle avait trop froid pour dormir. Elle s'est donc réfugiée dans la toilette de type Sani-Jones sans porte.

    Elle conclut : « L'expérience m'a appris ceci : Nos volontés sont plus fortes que leurs fusils, que leurs barreaux, que leurs menottes. Cet emprisonnement inhumain de 900 personnes ne va qu'aider à construire ce mouvement qui va les dépasser et démanteler leurs systèmes d'oppression, pour que les gens puissent construire un monde meilleur. »

    ( This experience has taught me this: Our wills are stronger than their guns, their bars, or their handcuffs. The inhumane jailing of 900 persons only helps build the movement that will overtake them and dismantle their systems of oppression, so that the people can build a better world.)





    http://www.youtube.com/watch?v=Yd5K-TfEeyU&feature=player_embedded

    L'arrestation fut brutale, dont un violent coup à la tête (la douleur à la tête aurait durée plusieurs jours). Un antiémeute l'écrasait au sol en l'accusant de résister. À de nombreuses reprises, elle a affirmé qu'elle ne résistait pas et n'allait rien faire. Elle explique que quatre à cinq antiémeutes l'ont alors encerclé, collée sur leur fourgonnette. Un a mis sa main —portant des gants— sur sa bouche. Pendant qu'un tenait ses cheveux avec force, poussant sa tête vers l'arrière, un d'eux a alors fouillé... ses seins et [pleurs] son sexe.

    Ils ont alors demandé s'ils pouvaient, avec un couteau, couper le bandana noir qu'elle portait. Étant secouée par la « fouille », elle a uriné sur place.

    Elle parle aussi des ty-wraps trop serrés, de fouilles à nu (devant des femmes) et des agents durant les audiences judiciaires qui se moquaient d'elles. Finalement, elle fut libérée, mais ils ont gardé sa carte santé, son certificat de naissance et sa pancarte « Le logement est un droit ».

    « Ce fut très traumatisant et effrayant de réaliser que je n'ai aucun droit et que je suis vulnérable comme femme, comme personne, en tant qu'individu qui ne faisait que parler pour les gens dans le monde.»

    ( It was very traumatizing and scary to experience that I have no rights and that I'm vulnerable as a woman, as a person, as an individual who was just speaking for people globally.)

    Elle est accusée d'attroupement illégal et d'avoir fait obstruction au travail d'un policier.
     
  3. Ungovernable
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    Dernière édition: 17 Juillet 2010
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