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Guerres & impérialisme À Falluja, des bébés déformés naissent presque tous les jours

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 3 Novembre 2011.

  1. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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    Mar 2005
    Homme , 32 ans
    Canada
  2. anarchiste, autonome
    Falluja est dans toutes les mémoires. Prise d’assaut en 2004 par les troupes américaines, la ville aux deux-cents mosquées est une ville martyre. Ses 300 000 habitants essuyèrent lors de l’assaut un feu dévastateur et peu conventionnel. Aujourd’hui, la population de Falluja est décimée par les cancers. Canal+ diffuse demain soir dans Spécial Investigation à 22h45 « Irak : les enfants sacrifiés de Falluja », un reportage de Feurat Alani, que nous avons interviewé.

    Al-Kanz : Pourquoi avoir réalisé un reportage sur Falluja ?
    Feurat Alani : J’ai eu la chance d’être correspondant à Bagdad, en Irak, et dans la région, entre 2003 et 2007. A l’époque, un reportage sur les dissensions grandissantes entre certaines tribus et « Al-Qaïda en Mésopotamie » m’avait amené à Falluja. Et alors que je récoltais des témoignages dans la ville, des habitants venaient spontanément me voir pour me parler. Ils voulaient m’informer d’un phénomène qui à l’époque, je l’avoue, avait suscité des doutes dans mon esprit tellement les propos étaient incroyables. On me disait : « le fils de mon voisin est né aveugle », « un tel à six doigts dans chaque main », ou pire encore, « certains bébés naîtraient avec deux têtes ». Face à ces propos, consternants, j’ai décidé de mener l’enquête, quelques années plus tard. Falluja est aussi la ville de mes parents.

    Al-Kanz : Falluja est la ville des cancers. La situation est bien pire qu’à Hiroshima selon un expert britannique que vous avez rencontré. Comment l’expliquer ?
    Feurat Alani : En 2004, Falluja a connu quelques batailles foudroyantes, notamment en novembre 2004, lorsque 15 000 soldats américains appuyés par l’aviation ont affronté 2 000 combattants irakiens, accompagnés de quelques dizaines de combattants étrangers. Résultats : la ville a été détruite à 80 %, bombardements et tirs de chars aidant. On soupçonne ces armes de contenir des matériaux très toxiques comme l’uranium et le phosphore blanc. Le premier, l’uranium, est un minerai exploité dans le centrales nucléaires. Il permet aux missiles de percer les blindages et les murs épais. Le second, le phosphore blanc, est officiellement utilisé pour éclairer les zones de combats et pour masquer la visibilité des troupes adverses. Or il a été utilisé directement contre des personnes. Le phosphore blanc est une arme barbare qui cause des brûlures très graves. L’air, le sol, l’eau de la ville de Falluja ont donc été contaminés sans que la communauté internationale s’en inquiète. Les habitants vivent depuis 2004 dans une ville toxique.

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    Falluja est dans toutes les mémoires. Prise d’assaut en 2004 par les troupes américaines, la ville aux deux-cents mosquées est une ville martyre. Ses 300 000 habitants essuyèrent lors de l’assaut un feu dévastateur et peu conventionnel. Aujourd’hui, la population de Falluja est décimée par les cancers. Canal+ diffuse demain soir dans Spécial Investigation à 22h45 « Irak : les enfants sacrifiés de Falluja », un reportage de Feurat Alani, que nous avons interviewé.

    Al-Kanz : Pourquoi avoir réalisé un reportage sur Falluja ?
    Feurat Alani : J’ai eu la chance d’être correspondant à Bagdad, en Irak, et dans la région, entre 2003 et 2007. A l’époque, un reportage sur les dissensions grandissantes entre certaines tribus et « Al-Qaïda en Mésopotamie » m’avait amené à Falluja. Et alors que je récoltais des témoignages dans la ville, des habitants venaient spontanément me voir pour me parler. Ils voulaient m’informer d’un phénomène qui à l’époque, je l’avoue, avait suscité des doutes dans mon esprit tellement les propos étaient incroyables. On me disait : « le fils de mon voisin est né aveugle », « un tel à six doigts dans chaque main », ou pire encore, « certains bébés naîtraient avec deux têtes ». Face à ces propos, consternants, j’ai décidé de mener l’enquête, quelques années plus tard. Falluja est aussi la ville de mes parents.

    Al-Kanz : Falluja est la ville des cancers. La situation est bien pire qu’à Hiroshima selon un expert britannique que vous avez rencontré. Comment l’expliquer ?
    Feurat Alani : En 2004, Falluja a connu quelques batailles foudroyantes, notamment en novembre 2004, lorsque 15 000 soldats américains appuyés par l’aviation ont affronté 2 000 combattants irakiens, accompagnés de quelques dizaines de combattants étrangers. Résultats : la ville a été détruite à 80 %, bombardements et tirs de chars aidant. On soupçonne ces armes de contenir des matériaux très toxiques comme l’uranium et le phosphore blanc. Le premier, l’uranium, est un minerai exploité dans le centrales nucléaires. Il permet aux missiles de percer les blindages et les murs épais. Le second, le phosphore blanc, est officiellement utilisé pour éclairer les zones de combats et pour masquer la visibilité des troupes adverses. Or il a été utilisé directement contre des personnes. Le phosphore blanc est une arme barbare qui cause des brûlures très graves. L’air, le sol, l’eau de la ville de Falluja ont donc été contaminés sans que la communauté internationale s’en inquiète. Les habitants vivent depuis 2004 dans une ville toxique.


    ©YLG Falluja, mars 2011

    Al-Kanz : Pour vous le constat est clair. Les Etats-Unis ont utilisés des armes prohibées à Falluja. Vengeance, expérimentation, punition ? tout cela en même temps ?
    Feurat Alani : Malheureusement, ce n’est pas aussi simple. Le phosphore blanc est autorisé par les conventions internationales lorsque son utilisation est défensive et hors de portée des zones civiles. Pourtant, il y avait des milliers d’habitants dans la ville pendant les combats et des rapports militaires évoquent son utilisation directe contre les combattants. Quant à l’uranium, il n’est pas clairement banni, ni mentionné dans la convention de Genève par exemple. Des avocats internationaux affirment que son usage relève du crime de guerre, mais il est difficile de monter un dossier tant le sujet est obscur.

    Al-Kanz : Qu’avez-vous vu que vous aimeriez que plus personne n’ignore aujourd’hui ?
    Feurat Alani : Qu’à Falluja des bébés déformés naissent presque tous les jours. Que la guerre en Irak n’était évidemment pas une guerre propre. Les « frappes chirurgicales » vantées par l’administration Bush et de manière générale par les belligérants dans les guerres modernes causent beaucoup de dommages collatéraux irréversibles. Il faut savoir qu’une partie des déchets radioactifs dans les usines nucléaires, dont le stockage coûte très cher, est recyclée dans les missiles, obus et autres munitions sans que personne dans les plus hautes sphères ne le condamne. Que la « démocratie » en Irak a un autre visage.

    Al-Kanz : On apprend que l’on recommande aux habitants de Falluja qui tente de se reconstruire de cesser d’avoir des enfants. C’est terrible.
    Feurat Alani : Oui, c’est une phrase choquante et qu’une femme qui souhaiterait avoir des enfants n’aimerait jamais entendre. C’est terrible et injuste dans un pays où la fondation d’une famille est le dernier rempart contre la guerre vécue au quotidien.

    Al-Kanz : Quel avenir pour Falluja ?
    Feurat Alani : Falluja a besoin d’une enquête internationale, peut être encadrée par l’OMS, pour permettre aux médecins d’être informés et formés. Les hôpitaux manquent de personnels qualifiés et de matériels pour gérer ce phénomène. Il faut aussi que la population soit informée et éduquée. Les habitants de Falluja doivent-ils quitter la ville ? Peut-on la nettoyer ? Si ces simples questions ne sont pas prises en compte, l’avenir de Falluja risque d’être sombre. Des générations d’enfants seront sacrifiées.
     
  3. mAtth
    Offline

    mAtthConnard désabusé. Membre actif

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    Fev 2010
    Les Américains ont finalement presque réussi à faire disparaitre toute une population.
    C'est pas un crime contre l'humanité ça?
     
    Dernière édition par un modérateur: 4 Novembre 2011
  4. Vialou
    Offline

    VialouSyndicaliste énervé. Membre actif

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    Mai 2009
  5. anarcho-communiste, internationaliste, auto-gestionnaire
    :ecouteurs: Pas pour l'OTAN.
     
  6. G4TSBY
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    G4TSBYMembre du forum

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    Août 2015
    Le vietnam connait ca depuis plus de 40 ans.. faute a l'agent orange balancé par les U.S.
     
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