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Histoire 1939-1945 : les anarchistes et la guerre

Discussion dans 'Webzine - actualité des luttes et partage d'articles de presse' créé par Ungovernable, 25 Janvier 2010.

  1. Ungovernable
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    UngovernableAutonome Comité auto-gestion Équipe technique Membre actif

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    Mar 2005
    Homme , 32 ans
    Canada
  2. anarchiste, autonome
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]L activité et le comportement des anarchistes français pendant cette période sont encore peu étudiés et mal connus. A cela plusieurs raisons, et entre autres le fait que toute réaction organisée et structurée ayant été impossible, c'est essentiellement le comportement individuel des militants que nous devons étudier. D'autre part, la "contemporanéité" des événements conduit souvent les acteurs passionnés à conserver une vision très personnelle.[/FONT]


    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Pour les anarchistes, et pour tout révolutionnaire, cette période constitue un revers : échec face à la guerre, au fascisme qui sévit, défaite de l'Espagne révolutionnaire, etc. Et beaucoup, face à cette adversité, semblent oublier, ou du moins ne songent pas à relater ce qu'ils jugent peu intéressant. Cependant, il est utile de mieux connaître cette période, tout d'abord pour tenter de réagir plus efficacement, si cela est possible, face à une nouvelle guerre apparaissant à l'horizon. Pour cela, il faut exorciser les fantômes et essayer le plus objectivement de relater les faits. Si le militant anarchiste se veut lucide, comment l'être lorsqu'on ignore une période aussi importante de son histoire.
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Aussi tenterai-je de retracer, à travers ces lignes quelques réactions, pour établir une contribution à l'étude de l'activité des anarchistes de 1939 à 1945, m'appuyant essentiellement sur des biographies de militants et des études partielles à propos de telle ou telle action. Devant cette tâche, je demeure plein d'humilité, et demande donc aux témoins de ces événements de m'excuser pour toute erreur, qui serait involontaire. Qu'ils s'empressent de la corriger pour pouvoir ainsi constituer un véritable travail de documentation (1).
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]La marche à la guerre Avant d'examiner comment les anarchistes français ont réagi face à la guerre et à l'occupation nazie, nous devons, pour mieux comprendre leurs réactions, exposer rapidement les événements précédant cette période. Sans remonter aux germes de la Seconde Guerre mondiale : traité de Versailles, développement du fascisme parla bourgeoisie, impérialisme des Etats, militarisme engendré par les industriels de l'armement, rivalités politiques, manoeuvres communistes (2)..., posons le décor de la tragédie qui va ensanglanter l'Europe toute entière (40 millions de morts).
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] En septembre 1938, après l'annexion de l'Autriche par Hitler, l'accord "boiteux" de Munich offre un répit et les Sudètes aux nazis. Le fascisme ou les dictatures militaires règnent en Europe : en Italie dès 1922, en Allemagne depuis 1933, mais également au Portugal, en Roumanie, Bulgarie, Hongrie... En France, la chute du gouvernement Blum (juin 1937) sonne le glas du Front populaire et de ses illusions.
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Le 28 mars 1939, la guerre civile espagnole s'achève, les espoirs de révolution sociale sont enterrés. Face à ces événements, en France, un regroupement pacifiste, hélas tardif, se constitue le 15 avril 1939, réunissant au sein d'un Centre de liaison contre la guerre des militants syndicalistes, libertaires et des marxistes non staliniens. Un appel "Contre la guerre" sera diffusé, proclamant : " Devant la gravité des événements, des militants de diverses organisations se sont réunis pour réagir contre l'union sacrée et la psychose de guerre -créée par les pouvoirs publics et leurs auxiliaires- qui entraîneraient les masses laborieuses au consentement au massacre. "
    Certains d'exprimer l'opinion de milliers de jeunes hommes mobilisés, arrachés à leurs familles et à leur labeur, courbés déjà sous la servitude militaire, nous déclarons que rien ne pourra nous faire admettre la guerre et que nous nous opposerons à elle résolument et la combattrons sans faiblesse et jusqu'au bout... "[/FONT]
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] A l'occasion du 1° Mai, le comité (C.L.C.G.) publie un long manifeste se concluant ainsi :
    " Non ! votre salut n'est pas dans la puissance des armées ! Il est en vous ne comptez que sur vous ! Peuples, sauvez-vous vous-mêmes ! "(3). Suite à ces textes, la répression allait s'abattre sur le mouvement pacifiste, " Poursuites, perquisitions, saisies de journaux, peines de prison redoublaient. Certains organes étaient particulièrement serrés de près. " (3) (saisie et interdiction du journal S.I.A., hebdomadaire de la Solidarité Internationale Antifasciste, voir le Monde libertaire n°504).
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]En juillet et août, la répression continue : Faucier et Lecoin (S.I.A.) sont condamnés chacun à deux ans de prison sous l'inculpation de "provocation de militaires à la désobéissance dans un but de propagande anarchiste" Frémont, Anderson et Scheck ( Le Libertaire, Union anarchiste) récoltent 6 mois de prison pour des "écrits subversifs et la diffusion d'un tract appelant les travailleurs à se dresser contre la guerre ". D'autre part, un certain nombre de syndicalistes et de socialistes lance des manifestes pacifistes et tentent d'influencer le gouvernement. [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]En septembre, après l'invasion de la Pologne par les troupes allemandes, la machine de guerre s'affole, la mobilisation générale est décrétée en France et le 3 septembre la guerre éclate. Refusant de s'avouer vaincu, Louis Lecoin écrit un dernier tract appelant à la paix : " Paix immédiate".
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Cet appel, signé par des personnalités influentes de la littérature, de la politique, du syndicalisme, dont beaucoup se renieront parla suite, sera tiré à 100 000 exemplaires et envoyé dans toute la France. Mais il était déjà trop tard, et la portée politique de ce texte sera hélas nul (5). [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Pour appréhender l'ambiance régnant dans les milieux libertaires, au cours de ce mois de septembre, on peut citer Louis Mercier Véga : " Les organisations étaient bloquées, vidées de leur contenu par la mobilisation, paralysées par la surveillance policière. Les quelques locaux encore ouverts étaient connus et évités comme des pièges. Seuls quelques vieux, ceux qui avaient dépassé l'âge de la territoriale, venaient balayer les pièces désertes, ramasser les rares lettres et empiler les publication qui continuaient d'arriver de l'étranger et que plus personne ne venait parcourir. (..) Il était encore possible de circuler le jour à condition de banaliser le vêtement ou le langage et de posséder une pièce d'identité présentable, un livret militaire d'une classe non encore appelée. Mais dès la nuit tombée, le blackout transformait les règles du jeu et toute silhouette devenait dangereuse pour les chasseurs comme pour le gibier. L'action collective, les mouvements, les groupes de quartier ou d'usine, les publications, tout cela était effacé. Les dimensions du combat s'étaient brusquement réduites. Tout militant misait sa liberté dans l'immédiat, plus d'un jouait sa peau à échéance." (6). [/FONT]
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Que faire ?
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    Mais pourquoi, de la part des anarchistes, ce peu de réactions structurées et organisées ?
    Ont-ils été surpris par la guerre ? Non, en 1938, sous l'impulsion d'anarchistes comme Faucier et Lecoin, un Centre syndical d'action contre la guerre avait été constitué et regroupait entre autres l'Union anarchiste, la Fédération anarchiste et S.I.A. A la suite d'une enquête du Libertaire ("Précisons notre pacifisme "), des groupes,"refusant la guerre dite antifasciste camouflant une guerre de type impérialiste " (7), envisagèrent une grève générale insurrectionnelle préventive.
    Cependant des dissensions face à l'attitude à tenir, l'isolement, la conscience de leur impuissance, la résignation, le découragement dû aux défaites internationales du mouvement ouvrier, vont conduire les anarchistes à adopter une position individuelle. " Selon la prédiction de Frémont un an plutôt, il ne restait plus aux pacifistes que la solution individuelle pour se soustraire au crime collectif ". Et il confirmera le13 mars 1939 cette position à laquelle se rallieront les délégués au congrès de la fédération parisienne de l'Union anarchiste : "En cas de guerre, les militants doivent sauver leur peau et réaliser une organisation clandestine leur permettant de rester en liaison entre eux, même si toute propagande leur est impossible. De cette façon, le moment venu, ils pourront agir avec cohésion et à bon escient."
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Un militant de l'autre tendance, André Prudhommeaux, écrira de même à la même époque : "Le recul est trop général depuis juillet 1936 pour nous laisser une chance de pouvoir combattre efficacement pour notre propre cause". "Quant à nous faire crever la peau pour le capitalisme, trop des nôtres sont déjà tombés en Espagne et ailleurs." (7).
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Le jugement sévère émis à l'occasion de l'assemblée extraordinaire d'information de la 2° région (Paris et banlieue), le 16 octobre 1949 (8), en parlant des militants anarchistes : "un petit nombre d'entre eux fut germanophile, un autre gaulliste, le gros pratiqua le débrouillage individuel pour sauver sa peau", ne doit pas nous faire oublier les insoumis, déserteurs et résistants qui, s'ils ne furent guère nombreux, existèrent cependant.
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Il y eut des militants, abusés par la Charte du travail et ses quelques aspects néo-proudhoniens, des pacifistes trompés par l'armistice, qui furent séduits par le gouvernement de Vichy. Peu, heureusement, collaborèrent ouvertement au programme de la Révolution nationale de Pétain. On peut citer Louis Loréal, pacifiste anarchiste intransigeant avant guerre, qui écrira dans le journal Germinal, le 7 juillet 1944 : "je voudrais, en ces colonnes, faire appel à mes vieux camarades du mouvement syndical et des groupements pacifistes. Faire appel non pas à un sentimentalisme désuet, mais à leur raison. Pour leur donner un ultime avertissement. (..) Eh bien, venez avec nous. Par votre présence, vous nous aiderez à insuffler un authentique esprit socialiste à la révolution. " La Révolution sociale, a proclamé Marcel Déat, ne peut s'accomplir qu'avec le peuple (..) ", etc. (9)
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] D'autres, comme René Frémont, répondront à l'ordre de mobilisation, dans l'attente d'un sursaut révolutionnaire à venir. Certains, dans la même perspective ou pour continuer le combat ailleurs quitteront la France et rejoindront soit la Suisse (A.Prudhommeaux) soit l'Amérique latine (Louis Mercier-Vega, voir note n° 6). Beaucoup connaîtront la prison pour de longues années et iront croupir à Montluc, à Vencia, à Lodève, à Mauzac, etc. Avec Lecoin et Faucier, on peut citer : "André Le Marc qui déchira son livret militaire à la gendarmerie, Gil Dubois condamné à 3 ans de prison, incarcéré à Los et qui finit son temps à Clairvaux, et Joseph Briand, condamné à 5 ans et qui, libéré par les Allemands, fut incarcéré à nouveau lors de la libération et amnistié le 14 juillet 1946.
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Mais, il y a aussi Pierre Martin qui racontera ses aventures dans un ouvrage paru récemment : Candide et le Moloch (10), Maurice joyeux qui fomentera la mutinerie de Montluc en1941. "Cette mutinerie, la seule qui pendant cette période troublée ait réussi, est généralement ignorée, l'autorité militaire ayant fait autour d'elle un prudent silence." (11)
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Et combien d'autres, dont j'ignore les noms, qui seront emprisonnés pendant quatre ans, pour insoumission ou désertion, qui seront déportés ou tués lors des affrontements militaires.
    Ceux-là resteront fidèles à leurs principes et à leur serment, et auraient pu dire avec N. Faucier : "J'estime n'avoir pas à me faire l'instrument docile d'un clan en lutte contre l'autre, conscient que, quels que soient les prétextes invoqués de part et d'autre pour en masquer les véritables mobiles, la guerre n'est que le fruit des rivalités impérialistes engendrées par le régime capitaliste dont le système néfaste, basé sur l'égoïsme et la soif de profit d'une classe privilégiée, a de causé tant de méfaits significatifs. " (12)
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]On connaît la création, le 15 août 1941, des Sections spéciales, constituée en dehors des principes juridiques bourgeois -elles pouvaient rejuger des délits commis avant la loi les créant- pour réprimer l'activité communiste. Ce que l'on ignore cependant c'est que les anarchistes étaient également visés nommément. L'article Premier de la loi n° 3515 déclare :" Nous, Maréchal de France, chef de l'état français ; " Le Conseil des Ministres entendu ; " Décrétons : "Article Premier - Il est institué auprès de chaque tribunal militaire ou de chaque tribunal maritime une ou plusieurs sections spéciales auxquelles sont déférés les auteurs de toutes infractions pénales, quelles qu'elles soient, commises dans une intention d'activité communiste ou anarchiste. "
    Ce qui me conduit à penser qu'il y a eu, peut-être d'une façon réduite, des activités soit de propagande, soit de résistance de la part de militants anarchistes de 1939 à 1941. je n'ai pu cependant, à ce jour, en trouver de trace, à l'exception de l'activité d'André Arru. [/FONT]
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Résistance anarchiste[/FONT]
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    Le 3 septembre 1939, Jean-René Saulière, du groupe anarchiste de Bordeaux, entre dans la clandestinité. Il restera caché à Bordeaux pendant cinq mois, le temps de se procurer et de falsifier le livret militaire d'un ami réformé, Marcel-André Arru. Recherché pour insoumission, il rejoindra Marseille et constituera un groupe anarchiste clandestin (13) qui réussira jusqu'à août 1943 à effectuer une propagande libertaire. Une activité, assez importante, est menée pendant ces trois années : " un tract double page (2lx27) intitulé : " Aux travailleurs des bras et de la pensée "; une affiche (3lx24) contre le fascisme et les dictatures ; l'affiche : "Mort aux Vaches " ; la brochure " Les coupables ", (14x2l), 40 P. ; le journal La Raison (16x25), 12 pages ; chacun d'eux tirés à 1000 exemplaires ou plus. Il faut y ajouter " l'officine de faux papiers " qui permettait une aide sérieuse à des camarades et non camarades en difficulté avec les autorités françaises ou occupantes. " (14)
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] L'affiche "Mort aux Vaches " se concluait par ces termes : "Jusqu'à ce que les prolétaires du monde entier fraternisent, s'unissent, et au pas. De charge -l'ultime-, armés encore des baïonnettes fraîches encore du sang de leurs frères, aillent piquer les culs de tous les histrions bellicistes et gouvernementaux. Prolétaires, en 1919,en 1936, tu criais : Mort aux Vaches ! Crève-les toutes : qu'elles portent en grelot une croix gammée, une étoile rouge, l'Ordre de la Jarretière, la Croix de Lorraine ou une francisque. Vive la liberté ! Vive la paix ! Vive la révolution sociale ! " (15) [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif]Avant d'être arrêté par la police française, le 3 août 1943, André Arru renoue des contacts avec des compagnons anarchistes de plusieurs villes de France, qui aboutiront, le 19 juillet, à Toulouse, à la tenue d'un congrès anarchiste clandestin. "Il y avait présents des délégués de Toulouse, Agen, Villeneuve-sur-Lot, Paris, Marseille, des individuels et deux observateurs pour le compte de la C.N.T.-F.A.I., Voline était présent. Les discussions furent tant théoriques que pratiques. Il ne pouvait en être différemment à cette époque où nous nous confrontions quotidiennement aux autres antifascistes. Fallait-il s'associer à eux ou rester à contre courant ?
    La question était souvent angoissante sur le terrain. " (14)
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Incarcéré à la prison Chave, avec le compagnon Chauvet, il sera "oublié " par le responsable communiste lors de l'évasion organisée par les Groupes Francs dans la nuit du 22 au 23 mars 1944. Transféré à la prison d'Aix-en-Provence, il s'en évadera grâce à une action montée par les détenus communistes et des membres des F.T.P. (Francs Tireurs Partisans, d'obédience communiste) au cours de la nuit du 24 au 25 avril 1944. Fin juin, il gagne Toulouse et dès la libération de cette ville, en août 44, participe à la diffusion d'un tract intitulé "Manifeste des groupes libertaires à tendance anarcho-syndicaliste". Les 29 et 30 octobre se tient le pré-congrès d'Agen, réunissant André Arru, Laurent Lapeyre, Voline et quelques autres, pour reconstituer une organisation anarchiste nationale pouvant regrouper toutes les tendances et tous les militants.
    Le 21 décembre 1944, Le Libertaire reparaît et au mois d'octobre 1945 se tiendra le premier congrès de l'après-guerre. Malgré de nombreuses divergences, et pour éviter l'éclatement, une motion fut élaborée qui instituait un Mouvement libertaire réunissant trois tendances représentées par autant de journaux. Cette structure confédérale n'eut en fait jamais d'existence réelle. En revanche, la Fédération anarchiste, créée à la même occasion, après avoir traversé bien des avatars et quelques crises, demeure de nos jours.
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif]En concluant cette modeste étude, je ne peux que constater combien de questions restent posées :Quelle était l'activité des groupes ou individus participant au congrès clandestin de Toulouse, du 19 juillet 1943 ?
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif] Une réunion d'anarchistes a-t-elle eut lieu le 15 janvier 1944 ? Quel en fut le contenu?
    Précisions concernant l'activité des frères Lions, militants libertaires et imprimeurs de journaux clandestins. Témoignages concernant May Picqueray, sa collaboration à un réseau d'évasion de prisonniers français en Allemagne, son activité de fabrication de faux papiers.
    Il est impossible de ne pas mentionner l'apport important des anarchistes espagnols à la résistance française dans diverses régions. Cette contribution est en partie relatée dans deux ouvrages : Par-delà l'exil et la mort et Les dossiers noirs d'une certaine résistance(16). [/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]
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    [FONT=Times New Roman, Times, serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Pascal Bedos[/FONT][/FONT]
    [FONT=Times New Roman, Times, serif](1) Au nom du secrétariat Histoire de la FA., je demande à tous les militants anarchistes qui possèdent des documents sur cette période ou un témoignage à apporter, de bien vouloir nous contacter, en vue, peut-être,prochainement de faire paraître une étude plus détaillée.
    (2) A propos des germes de la Seconde Guerre mondiale, lire l'ouvrage de NICOLAS FAUCIER : Pacifisme et antimilitarisme dans l'entre deux-guerre (1919-1939), éd. Spartacus, 60 F, en vente à la Librairie du Monde libertaire.
    (3) Op. cit p. 170à 172.
    (4) Op. cit. p. 185.
    (5) Voir Le cours d'une vie de LOUIS LECOIN,
    (6) La chevauchée anonyme, L. MERCIER- VEGA, p. 13 et 14, 2
    (7) Le mouvement anarchiste en France, tome II, J.MAITRON, 80 Fà la lib. du M. L.
    (8) Op. cit. p. 37.jean MAITRON ne cite pas de quelle organisation anarchiste il s'agit ( ! )
    (9) InLes anarchistes et la résistance, p 33et 36, C.I.R.A. Marseille. Cette brochure relate en fait uniquement un cas de résistance anarchiste, celle d'André Arru.
    (10) Candide et le Moloch,: éd. D'Utopie, .
    (11) Mutinerie à Montluc, M.JOYEUX, éd. La Rue,
    (12) Déclaration de Nicolas Faucier lors de son procès pour insoumission à Orléans, le11 avril 1940. (13) Ce groupe réunissant deux personnes en 1940, comptera 8militants en 1943.
    (14) Op. Cit. Les anarchistes et la résistance. p. 33.
    (15) Idem p. 14 bis.
    (16) Par-delà l'exil et la mort, Louis STEIN, éd. Mazarine & Les dossiers noirs d'une certaine résistance, gr Puig-Antich de la Fédération anarchiste,
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    [​IMG] [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][B][/B][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Affiche et tract libertaire diffusé en 1943.[/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Autres articles :
    [/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif]1940, Que faire à la veille de la guerre ? ; Dans la résistance : l'apport du mouvement libertaire ;
    1943, tract libertaire : A tous les travailleurs de la pensée et des bras ;
    1944 : les dossiers noirs d'une certaine résistance ; "Contre vents et marées" histoire de l'exil espagnol
    [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif] ;
    [/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif]24 aout 1944, les anarchistes et anti-fascistes espagnols libèrent Paris ; [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif]André Arru résistant libertaire à propos de l'évasion de la prison de Chave et du rôle exécrable des communistes.[/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif] [/FONT]
    [/FONT][FONT=Times New Roman, Times, serif]
    [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][FONT=Times New Roman, Times, serif]Jose Ester Borras et le "réseau Ponzan" ; El Quico, Francisco Sabaté : la guérilla libertaire en Espagne 1945-1960 ; [/FONT][/FONT]
    [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]A lire :
    Les camps de prisoniers espagnol 1939/45
    (Marie-Cmaude Rafaneau-Boj) ;
    les Dossiers noirs d'une certaine résistance
    (Gr. Puig Antich / Fédération Anarchiste) ;
    Mutinerie à Montluc
    (Maurice Joyeux) ; Louis Lecoin (Volontée Anarchiste ) ;
    La revue Itinéraire consacrée à Voline ;
    [FONT=Times New Roman, Times, serif] [FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]Par-delà l'exil et la mort (Louis STEIN[/FONT][/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif] ) ; [/FONT][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif][FONT=Arial, Helvetica, sans-serif]La chevauchée anonyme (L. Mercier Vega) ;[/FONT][/FONT][/FONT]
    [/FONT]
     
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