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18-02-2017: Appel à une manif déter’ pour Théo, en... (Grenoble, Auvergne-Rhône-Alpes, FR)

Discussion dans 'Agenda militant - manifestations et évènements' créé par mc², 17 Février 2017.

Appel à une manif déter’ pour Théo, en solidarité avec Aulnay

Grenoble
Rue de l'Arlequin, 38100 Grenoble, France

Samedi, 18 Février 2017 - 02:00 PM
(fin le Samedi, 18 Février 2017 - 11:59 PM)

Fuseau horaire: Europe/London


Cet événement est terminé...
  1. mc²
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    mc²Membre du forum Membre actif

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    Août 2014
    Ce samedi, l’UNL, l’UNEF, et compagnie organisent une « maifestation citoyenne » dans la « volonté de repenser les relations police- citoyen·ne·s. » On voit bien leurs intentions, ça promet d’être assez ennuyeux…

    Nous aussi participons à cette manif’, mais pas dans les mêmes intentions qu’eux. Nous avons trouvé deux textes d’appel venant de Paris bien plus intéressant, que nous vous invitons à diffuser, en rajoutant où et quand auront lieu cette manif’,

    Samedi 18 février à 14 heures, rue de l’Arlequin, tram A arrêt la Bruyère.
    « L’après-midi du 2 février, Théo est violé et passé à tabac par la police d’Aulnay. Suite à ça, une déchirure de dix centimètres lui a été diagnostiquée, il a dû être opéré et porte maintenant une « poche » gastrique. L’IGPN (la police des polices) dénie la qualification de viol et parle d’une introduction accidentelle, alors qu’il a été démontré que c’était impossible. C’est toute l’institution policière qui est mouillée dans cette affaire, ainsi que la justice qui préfère condamner rapidement des jeunes révoltés tout en laissant les policiers auteurs des faits en liberté.

    En réponse à ces violences policières qui ne sont pas des bavures, mais une continuité dans la gestion néo-coloniale des quartiers populaires, où les principales personnes touchées sont noires, arabes ou Rroms, de multiples affrontements se sont déroulés dans les banlieues, ainsi que des rassemblements et des manifestations sauvages dans les centres-villes.

    S’ensuit un rassemblement à Bobigny où des milliers de personnes se sont réunies pour dénoncer par des prises de parole les violences policières dans les quartiers populaires, le racisme quotidien des flics et des politiques qui trouvent pour la plupart que ‘bamboula’ serait tolérable, les arnaques des politiques qui préfèrent parler de renouer le dialogue avec la police plutôt que de parler de rénovation urbaine ou d’accès à de nouveaux droits, l’humiliation des attouchements lors des contrôles, les outrages pour les personnes qui osent se rebeller face à ces exactions et la liste est encore longue. Rapidement, la colère concentré en un point se traduit par une émeute généralisée autour du tribunal de Bobigny. Une liaison s’opère entre les principaux concernés qui subissent les humiliations, le racisme et la violence quotidienne, avec les personnes présentes qui ont participé au mouvement contre la loi travail et qui ont expérimenté une infime partie de la violence d’État que subissent les habitants des quartiers populaires.

    La révolte gronde et continue de s’étendre dans les banlieues avec le soutien des centres-villes, même si les médias n’en parlent pas toujours et préfèrent souvent s’intéresser purement aux affrontements sans les relier aux discours qu’il y a derrière. La même logique d’isolement des ‘casseurs’ qui seraient en ‘marge’, alors que ce n’est pas la marge, mais simplement une partie des manifestants qui décident de ne plus rester dans les limites dessinés par l’État et sa police. »

    « Adama et Théo ne sont pas les premiers ni les derniers qui subiront la violence de la police. À l’heure où une nouvelle loi vient renforcer les droits de la police sur la légitime « défense », il est temps de tous descendre dans la rue pour crier notre légitime défiance face à ceux qui prétendent nous gouverner en frappant les plus démunis ou ceux qui l’ouvrent un peu trop à leur goût.

    Pour que l’événement soit une réussite, nous invitons tout le monde à rédiger son propre appel, ramener des banderoles ou des pancartes, de la nourriture à partager, préparer des prises de parole & tout ce qui vous semble nécessaire.

    « S’il y avait connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable. » Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, dimanche 12 mars 2006. »

    Et voici l’autre texte d’appel :

    [​IMG] en soutien à Théo et à toutes les victimes de violences policières
    [​IMG] en solidarité avec les émeutiers et les incarcérés

    S’il y avait connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable.

    Sarkozy suite aux émeutes de 2005.

    Ce qui a commencé à entrer en fusion à Bobigny, : l’alliance de ceux qui parfois s’exposent à l’arbitraire policier par l’affirmation d’un désaccord radical avec ce que défend la police, et d’autres qui sont exposés aux exactions policières de naissance »

    Serge Quadruppani : https://www.lundi.am/Bobigny-debut-de-fusion

    La révélation des sévices (viol, insultes négrophobes) commises sur Théo lors d’un contrôle d’identité a mis une fois de plus en lumière la réalité des pratiques policières dans les quartiers.

    On ne doit pas parler de « bavures », de « mauvais policiers », mais du fonctionnement normal d’une institution qui depuis trente ans joue le rôle de force néo-coloniale dans les quartiers pour empêcher que ceux-ci s’organisent par eux-même. Une force qui participe à fabriquer un pseudo « ennemi intérieur » et sert à justifier le maintien du système actuel.

    Pas de chance pour le gouvernement, cette fois, les tentatives d’appel au calme, les grossières manipulations et l’enfumage médiatique n’ont pas marché. La requalification des faits par l’IGPN qui parle de « viol accidentel », la ridicule opération de com’ sur l’histoire de la fillette soit-disant secourue par les CRS, les visites de Hollande au chevet de Théo et dans les quartiers pour « parler de l’emploi » n’ont pas suffi.

    Ainsi, depuis deux semaines, une série de rassemblements, d’émeutes, d’actions pacifiques ou non agite les quartiers et les centre-villes. La révolte prend de l’ampleur et depuis quelques jours s’étend au-delà du 93, dans toute l’Ile-de-France et même en province. Un rapport de forces s’installe, à l’ombre des médias qui font mine de ne rien voir :

    À Aulnay, Clichy/Montfermeil, Tremblay, Rosny sous Bois, Pantin, La Courneuve, Sevran, Le Blanc-Mesnil, St Denis, Bobigny, Neuilly-sur-Marne, Stains, Villepinte, Drancy, Pierrefitte, Sartrouville, Trappes, Limay, Les Mureaux, Le Val-Fourré, Villeparisis, Melun, Roissy-en-Brie, Torcy, Chelles, Achères, Argenteuil, Les Ulis, Nanterre, Vénissieux, Villeurbanne, Chambéry, Chalons sur Saône… etc

    À Paris, Lille, Toulouse, Lyon, Nantes, Bordeaux, Rouen, Marseille, Rennes, Grenoble…