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Mai
21
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Antimilitarisme
Opération « Dessins de Noël » : le patriotisme scolaire se porte bien

Encore un bel exemple du travail mené par les institutions pour renforcer ce qu’elles appellent « le lien Armée-Nation » [1]. Chaque année, l’association Solidarité défense conduit, en partenariat avec l’éducation nationale, une opération « colis de Noël » pour les soldats français. Ces colis sont accompagnés de dessins réalisés par des élèves. Pour remercier les 240 enfants d’Indre-et-Loire ayant participé à cette initiative, l’association organisait, le vendredi 17 mai, un goûter et une remise de cadeaux dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Tours. Mais aussi la diffusion de vidéos de propagande sur l’opération militaire de la France au Sahel.

D’après La Nouvelle République, « tous les enseignants présents se réjouissent d’une telle initiative ludique qui permet aux écoliers de mieux comprendre le rôle des militaires ». On peut saluer l’esprit patriotique de ces profs : le dessin n’est plus un apprentissage à caractère artistique, mais une activité ludique destinée à remonter le moral de nos braves pioupious partis au front. Comme aux plus grandes heures de la IIIème République, la propagande scolaire tourne à plein régime.

Illustration : Tiendq (CC BY-NC-ND 2.0)

Notes
[1] Sur ce thème, lire aussi...
Mai
19
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17 mai 2019 / Vanessa Vertus (Reporterre)

Depuis quatre mois, un jeune homme est enfermé à Toulouse. Aucun délit réel ne lui est reproché. Mais ses opinions anarchistes l’ont fait mettre en examen pour « association de malfaiteurs »... à lui tout seul. Il comparaît ce vendredi devant le juge.

Actualisation - Vendredi 17 mai, 14h45 - La juge des libertés et des peines, Mme Estèbe, a renouvelé le mandat de dépôt de R. Qui restera donc en prison, sans avoir commis de délit, quatre mois de plus.

Toulouse (Haute-Garonne), correspondance

En prison pour un jeu de clés. C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’affaire de « R. », un jeune homme de 26 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs » et détenu depuis près de quatre mois à la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne).

Le 2 février dernier, R. garde la fille d’une amie au domicile de cette dernière. Nous sommes un samedi, jour de manifestation des Gilets jaunes et voyant des policiers contrôler des manifestants, R. descend dans la rue pour observer la scène. Il est lui aussi interpellé par les forces de l’ordre, et refuse de donner son identité.

Face aux policiers, le jeune homme, de nationalité suisse, affirme s’appeler « Jérôme Schmidt », un nom imaginaire. Dans un premier temps, il est emmené au poste de police pour vérification d’identité, puis placé en garde à vue après avoir refusé le prélèvement de son ADN et de ses empreintes. En droit français, ce refus constitue une infraction. R. est par ailleurs en possession d’un trousseau de clés qui attire l’attention des policiers. Parmi elles, une clé Allen, du type de celles servant à la réparation d’un vélo et un passe PTT permettant l’ouverture de halls d’immeubles et de boîtes aux lettres. Dès lors, les enquêteurs se convainquent qu’il s’agit de preuves matérielles prouvant l’appartenance de R. à la mouvance de l’ultragauche. Dans leur...
Mai
14
Téo et Tristan, deux jeunes gilets jaunes et militants antifascistes ont été condamnés à des peines exemplaires, aujourd’hui au tribunal de Clermont-Ferrand. Des peines de prison ferme pour dégradations de biens lors de la manifestation du 23 février. Des peines plus lourdes que celles des membres du Bastion Social qui, eux, avaient, frappé plusieurs personnes, et cassé une jambe. Une incompréhension du côté de la défense, des familles. Une satisfaction pour le crédit Mutuel…Retour sur l’audience.

13H30. Quelques militants antifascistes, des syndicalistes, des représentants d’association se retrouvent devant le tribunal pour apporter leur soutien à Téo et Tristan, jugés pour dégradations de biens. Très vite, les consignes sont claires : les entrées sont filtrées. Pourtant, la salle d’audience est quasi vide. Hormis quelques étudiants, les journalistes et la famille des deux accusés. Maître Borie, avocat de la défense, s’agace un poil et va chercher quelques personnes restées dehors, forçant leur entrée dans le palais de justice. Les deux accusés entrent dans le box, menottés. Ils viennent de passer quelques semaines en préventive, tous les deux dans la même cellule. Tristan et Téo sont poursuivis pour les mêmes faits : dégradations d’un parking public, dégradation de la vitrine du Crédit mutuel, incendie de poubelles, et dissimulation de leur visage lors d’une manifestation. La poursuite pour des faits de violences sur les forces de l’ordre seront abandonnés. Aucun jet de projectiles sur des personnes n’ayant été prouvé.

Le juge commence avec lassitude “ une fois de plus, le mouvement des Gilets Jaunes” ose-t-il annoncer. Il reparle de cette journée de manifestation du 23 février qu’il qualifie de ” nationale” ( ce n’était qu’un regroupement régional) et énumère les dispositions prises : un hélicoptère, 300 mille euros d’argent public dépensés pour la protection des biens publics. Il rappelle les 21 interpellations, les 7 blessés et...
Mai
13
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Le samedi 13 avril avait eu lieu une tentative d’évasion du CRA. Les flics ont interpellé quatre personnes et les ont tabassées, certaines ont dû aller à l’hôpital et ont été mises en garde à vue. Après une première comparution immédiate le 18 avril, le procès a eu lieu le 3 mai, ils ont tous les quatre écopé de 4 mois de prison ferme. Compte rendu d’un procès où un détenu se défend seul.

Résumé de la comparution immédiate du 18 avril :
Une personne ayant refusé d’avoir un avocat et demandé du temps pour préparer sa défense, l’audience a été reportée pour tous au 3 mai. Le 18 avril, il ne s’agissait donc que de décider de leur sort jusqu’au procès. Par formalité, la juge leur demande s’ils ont des problèmes de santé. Une personne répond qu’elle a la maladie de Crohn et a besoin de traitements. Cette information n’a aucune incidence sur la décision finale, les deux seules alternatives étant l’enfermement : le CRA ou la maison d’arrêt. Ils ont été placés en mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Villefranche. En entendant cette décision, les détenus, en signe de protestation, sortent d’eux-mêmes du box en lâchant des : « Vive la France ! », « C’est ça la France Madame ?! ».

Compte rendu de l’audience du 3 mai :
Les 4 détenus arrivent dans le box, entourés de 7 keufs, dont 6 y resteront pendant toute la durée de l’audience. Dans la salle, ce sont 3 d’entre eux qui surveillent le public et 1 fait la sécu à l’entrée. Faut dire qu’entre l’audience pour des étrangers ayant tenté de s’enfuir du CRA et celles pour les gardés à vue de la Giletjaunade du 1er mai, l’après-midi verra se succéder les procès politiques. Bien évidemment, les magistrat.es ne manqueront pas de marquer leur mépris...

3 détenus seront assistés par une interprète.

On reproche aux quatre personnes une « tentative de soustraction à une mesure de rétention...
Avr
30
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Comment échapper aux fichiers mouchards et aux flics à l’hôpital
Publié le 28 avril 2019
Après avoir été tirés comme des lapins en manif, voilà qu’on nous fiche comme du bétail à l’hosto! Pas très vegan, tout ça. Petit guide pratique pour échapper aux poulets en blouses blanches.

Tout le monde a entendu parler du mouchard informatique des urgences, le fichier SIVIC qui recense à leur insu les manifestants·e·s bléssé·e·s pris·e·s en charge aux d’urgences des hôpitaux publics. À l’AP-HP, à Paris, Martin Hirsch, l’ex-porte-flingues «ès pauvreté» de Sarkozy, actuel patron de l’AP-HP, a d’abord expliqué qu’il n’y était pour rien — alors qu’il a lui-même donné des consignes pour que ce registre soit rempli dans le cadre des manifs Gilets jaunes — et qu’aucune donnée médicale n’était recensée, alors que des documents publiés ont montré le contraire.

On peut rappeler que SIVIC a été créé officiellement pour recenser les victimes lors d’attentats et de mieux informer leurs proches. Comme les Casta-boys n’auront pas droit à leur sale fichier des manifestant·e·s (censuré par le Conseil constit’ après le vote de la loi antimanif), SIVIC tombe à pic. On a entendu dire que l’utiliser pour réprimer la contestation sociale était un «détournement», histoire de laisser croire que des agents trop zélés l’auraient rempli de manière «inappropriée»! Pas plus qu’il n’existe des «bavures policières», aucun fichier informatisé alimenté dans notre dos n’a d’autre utilité que disciplinaire, ça reste une petite main armée de la répression, même si on l’enrobe toujours de précautions d’usages ou de finalités utilitaristes.

Le syndicat des médecins urgentistes a dénoncé dans la presse ces méthodes pourries, mais on n’a trouvé aucun texte qui donne aux patient·e·s des conseils pour riposter. On ne va pas se laisser ficher à l’hosto pour finir entre les mains des flics et des juges! En creusant un peu, on peut donner quelques pistes.

SIVIC a été créé...
Avr
23
Censure antiterroriste : Macron se soumet aux géants du Web pour instaurer une surveillance généralisée

14 novembre 2018

Il y a deux mois, la Commission européenne a publié sa proposition de règlement « censure antiterroriste ». Nous le dénoncions, expliquant que ce projet aura pour effet de détruire l’ensemble du Web décentralisé. Depuis, nous avons rencontré les ministères français en charge du dossier : nos craintes se sont amplifiées.

le texte, poussé par la France et l’Allemagne, utilise le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour soumettre l’ensemble des hébergeurs (et pas seulement les grandes plateformes) à des obligations extrêmement strictes :
- retrait en une heure de contenus qualifiés de terroristes par une autorité nationale
- la mise en place d’un « point de contact » disponible 24h/24 et 7j/7
- l’instauration de « mesures proactives » pour censurer les contenus avant même leur signalement ; si ces mesures sont jugées insatisfaisantes par les États, ces derniers peuvent imposer des mesures spécifiques telles que la surveillance généralisée de tous les contenus.

D’un point de vue humain, technique et économique, seules les grandes plateformes qui appliquent déjà ces mesures depuis qu’elles collaborent avec les polices européennes seront capables de respecter ces obligations : Google, Facebook et Twitter en tête. Les autres acteurs n’auront d’autres choix que de cesser leur activité d’hébergement ou (moins probable, mais tout aussi grave) de sous-traiter aux géants l’exécution de leurs obligations.

Quand nous avons dit aux ministères que leur texte détruirait l’ensemble du Web décentralisé, ne laissant qu’une poignée de géants en maîtres, on nous a laissé comprendre que, oui, justement, c’était bien le but.

Tranquillement, nos interlocuteurs nous ont expliqué que Google-Youtube et d’autres multinationales numériques avaient convaincu le gouvernement que la radicalisation terroriste était facilitée par les petites et moyennes plateformes,...
Avr
21
St-Just n’est pas mort, vive St-Just !
Publié le 19 avril 2019 |
(13ème) Saint-Just Squats
Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois. Et nous avons plus que jamais besoin d’aide !

Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois.

Pourtant, nous ne sommes plus assez nombreux.ses. Surtout, nous sommes épuisé.e.s et exténué.e.s. Il est important de bien le signifier, de le dire haut et fort, les personnes présentes depuis le début du squat, soit 4 mois, sont à bout de forces et de nerfs. Le relais est essentiel.

Le 4 et 5 avril, le Conseil Départemental et la Préfecture sont venus offrir des solutions de relogement aux habitant.e.s de St Just. Ce déplacement a été traumatique pour celles et ceux qui avaient été mis.e.s à l’abri dans les murs du 59 avenue de St-Just mais aussi pour les bénévoles. Si les propositions de l’ADDAP13 entraient dans les parcours d’accès au droit, les familles se sont vues offrir des solutions inacceptables en l’état. Une trentaine d’entre elles ont donc décidé de rester dans ce qui est désormais leur Maison. De nombreux mineurs se sont depuis présentés à la porte et nous les avons acceptés, puisque le placement de 170 d’entre eux ne signifie pas que la tâche du Département est terminée, n’en déplaise à nos politicien.ne.s.

Notre non-communication après le relogement forcé a peut-être donné l’illusion d’une fin de combat. Il n’en est rien, nous devions reprendre des forces.

Aujourd’hui, plus que jamais nous avons BESOIN DE...
Avr
16
16/04/2019 by Crame ton Cra - Lyon
Appel au secours de l’intérieur du CRA

« -Ok donc y a deux jours y en a qui ont essayé de faire une tentative de s ’évader. Il y en a trois qui ont réussi et trois qui se sont fait attrapés, ont été grave blessés. Ils ont été quarante-huit heures en garde à vue et ils ont passé en quarante-huit heures et aujourd’hui ils rentrent au centre, et aujourd’hui il y a quelqu’un tout à l’heure qui a monté sur la porte où il y a le barbelé. Et il s’est suicidé avec le barbelé. Et il s’est étranglé avec le barbelé. Et la police ils on rien fait c’est nous qu’on l’a descendu. La police ils ont mis à peu près 25 minutes juste pour ramener une échelle. Ils étaient même pas loin à 200 ou 300 mètres. Nous on a voulu le récupérer malgré tout y a les portes entre nous, donc on s’est grimpé tout le monde et on a essayé de descendre mais sauf que eux ils nous a gazé ils nous a frappé ils nous a violé, laisse tomber. Ici tout le monde ils ont pété un plomb, tout l’monde ils ont commencé à brûler, brûler les chambres, à brûler les matelas, à brûler tout. Donc ici les gens ils sont traités comme des chiens, si il y a moyen de nous aider, ici on est des êtres humains on est pas des animaux, voilà notre seul délit qu’on a pas de papiers, c’est notre seul délit notre seul problème dans cette vie. Vous pouvez appeler les associations, ou appeler les médias ou appeler les journalistes, ou toutes les personnes qui sont là pour l’humanitaire, pour de vrai, il faut qu’ils soient là pour nous, pas de cinéma, pas de spectacle, pas de théâtre, ici c’est des êtres humains, on n’a pas besoin de théâtre, on n’a pas besoin de spectacle, on a besoin des gens qui luttent pour nous. C’est un message d’au secours.

-D’accord

-Voilà c’que j’veux dire, et c’est pour ça que...
Avr
12
LYCEE1_0.JPG
Avr
02
Plusieurs textes sur les évenements qui se sont déroulé dimanche à Bruxelles.